Didier Astruc et Patrice Simon, nouveaux membres de l’Académie des sciences

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Didier Astruc et Patrice Simon, nouveaux membres de l’Académie des sciences

Au terme des élections ouvertes en 2019, l’Académie des sciences vient d’élire 18 nouveaux membres. Pour la section chimie, font leur entrée sous la coupole :

  • Didier ASTRUC, professeur émérite à l’Université de Bordeaux
    Maitre de recherche à l’Université de Rennes I (1980-1982), puis professeur à l’Université Bordeaux 1 depuis 1983, il est connu pour ses travaux sur les complexes réservoirs d’électrons et batteries moléculaires dendritiques, ses recherches en catalyse (métathèse [1], couplage C-C5, catalyse dans l’eau) à l’aide de nanoréacteurs, et en reconnaissance moléculaire avec les nanoparticules d’or dendritiques. Actuellement, les recherches de son équipe concernent les problèmes énergétiques et en particulier la formation d’hydrogène.
    Il a présidé la division de Chimie de coordination de la Société Chimique de France de 2000 à 2004 et a reçu de nombreuses distinctions [2], dont le prix Joseph-Achille Le Bel de la SCF en 2001 et le prix de la division Enseignement-Formation en 2016 [3] .
  • Patrice SIMON, professeur à l’Université Paul Sabatier et chercheur au Centre Inter-universitaire de Recherche et d’Ingénierie des Matériaux (CIRIMAT, UMR CNRS 5085), Toulouse. Il coordonne avec Jean-Marie Tarascon le Réseau sur le Stockage Électrochimique de l’Énergie (RS2E, FR CNRS 3459).
    Ses travaux portent sur la synthèse et la caractérisation de matériaux nanostructurés pour les systèmes de stockage électrochimique de l’énergie. Depuis ces dernières années, son équipe s’intéresse plus particulièrement aux supercondensateurs, qui stockent les charges par adsorption des ions d’un électrolyte dans des matériaux carbonés poreux. Leurs travaux portent sur l’étude du transport et l’adsorption des ions dans les carbones poreux, la synthèse et la caractérisation de matériaux pseudocapacitifs (oxydes métalliques, MXenes...) et les électrolytes haut potentiel à base de liquides ioniques ou encore aux électrolytes gélifiés et solides (ionogels) [4].
    Il a reçu de nombreuses distinctions, dont la Médaille d’argent du CNRS en 2015 [5] et le prix Pierre Süe de la SCF en 2019 [6].

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