Chimie du solide

Lauréats

Lauréats 2016

David Portehault

David Portehault, 36 ans, est chargé de recherche CNRS au Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris (LCMCP).

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Paris, agrégé de physique-chimie et docteur en physique et chimie des matériaux de l’Université Pierre et Marie Curie UPMC – Paris 6, il soutient sa thèse en 2008 sous la direction de Jean-Pierre Jolivet et de Sophie Cassaignon, avec pour sujet l’application de la chimie douce à la synthèse de nanoparticules d’oxydes de manganèse pour batteries lithium-ion. Il intègre ensuite l’Institut Max Planck pour les Colloïdes et les Interfaces à Potsdam dans le département de Markus Antonietti, grâce au Programme d’Excellence pour les Nanomatériaux conjoint entre le CNRS et la Société Max Planck. Il tire profit de cette bourse pour initier pendant deux ans des recherches sur la synthèse de nouveaux composés du bore de taille nanométrique. David Portehault est recruté par le CNRS en 2010 au sein de l’équipe Matériaux Hybrides et Nanomatériaux de Clément Sanchez (UPMC – CNRS – Collège de France).

De retour en France, il développe son activité de recherche portant sur la synthèse de nanomatériaux inorganiques et hybrides aux compositions d’une complexité inatteignable jusqu’ici. Ces matériaux, aux propriétés potentielles inédites, impliquent des composés originaux jamais obtenus à l’échelle nanométrique, mais aussi des composites aux hétérogénéités contrôlées à l’échelle nanométrique. Ainsi, cette activité se décline en 4 axes principaux : (1) les nano-alliages à base d’hétéroéléments, en particulier du bore ; (2) les réseaux covalents bore-carbone-azote-phosphore ; (3) les oxydes métalliques à valences mixtes ; (4) et de façon transverse le développement de méthodes originales de synthèse de nanomatériaux, notamment la chimie douce pour des oxydes complexes et les sels fondus inorganiques comme solvants haute température. Ces travaux, effectués dans un cadre académique mais aussi en lien avec l’industrie, ouvrent de nouvelles opportunités dans les domaines de l’énergie, de la catalyse et des technologies de l’information, grâce aux propriétés inédites et parfois inattendues de ces nouveaux nanomatériaux.

David Portehault est co-auteur de 2 chapitres d’ouvrages, 3 brevets et d’une trentaine de publications à fort impact avec plus de 800 citations.

Houria Kabbour

Houria Kabbour est Chargée de Recherches au CNRS à l’Unité de Catalyse et de Chimie du Solide (UCCS, UMR8181) au sein de l’équipe OXID (Oxydes Innovants et Diffraction Avancée).

Docteur en Physico-Chimie du Solide de l’Université de Nantes, Houria Kabbour a soutenu sa thèse en septembre 2005 à l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de Nantes sur le thème « conception rationnelle de nouveaux composés inorganiques à partir de sous-unités structurales 2D » sous la direction de Laurent Cario et Alain Meerschaut. Suivant une approche prédictive et en combinant simulations DFT et expériences, elle a développé et étudié au cours de sa thèse de nouveaux composés à anions mixtes aux propriétés remarquables. Elle intègre ensuite pour deux ans de 2005 à 2007 le California Institute of Technology (Caltech) aux États-Unis (Pasadena) pour élaborer et étudier des matériaux pour le stockage de l’hydrogène. Elle rejoint ensuite le Max Planck Institute for Solid State Research de Stuttgart pour travailler sur la synthèse de nouveaux oxydes lamellaires par des voies non conventionnelles avant d’être recrutée au CNRS en 2008 à l’UCCS.

L’objectif de ses travaux à l’UCCS consiste à concevoir de nouveaux matériaux fonctionnels et de mettre en relation leurs propriétés et leur structure. Pour cela, elle allie expérimentation et simulations DFT pour la prédiction, la synthèse et la compréhension des propriétés de ces matériaux. Elle s’intéresse au développement de nouvelles phases oxydes et à anions mixtes avec un large éventail de propriétés (magnétisme de basse dimension, propriétés optiques …). Plus récemment, l’accent est mis sur la chimie topotactique pour former des phases métastables originales ainsi que sur l’élaboration de phases à anions mixtes incluant un anion chalcogène et/ou pnicture (modulation du gap, propriétés électroniques remarquables…). À 36 ans, Houria Kabbour est responsable d’un projet ANR jeune chercheur et est co-auteur de près d’une cinquantaine de publications (h-index de 16 et environ 1000 citations). Elle a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2015.

Renald David

Prix de thèse

Il a été attribué à Renald David qui a soutenu sa thèse intitulée Oxydes et ferromagnétisme de basse-dimensionnalité : nouvelles topologies à propriétés remarquables. Ce travail a été effectué à l’unité de catalyse et de chimie du solide la direction d’Olivier Mentré et co-encadré par Houria Kabbour (médaille de bronze CNRS 2015). Il a conduit à 9 articles dans des revues internationales dont 3 Angewandte Chemie International Edition.

Son prix lui a été remis lors du congrès SCF’15 qui s’est déroulé à Lille en Juillet 2015.

Stéphane Cordier

Prix de la Division

Stéphane Cordier (46 ans), Directeur de Recherche au CNRS, équipe Chimie du Solide et Matériaux de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR/UMR 6226 CNRS-Université de Rennes 1). Cristallochimiste et spécialiste de la chimie des clusters de métaux de transition.

Stéphane Cordier a effectué ses travaux de thèse (1993-1996) portant sur la synthèse et la cristallochimie de composés associant des clusters de niobium (ou de tantale) à des ions terres rares sous la direction de Marcel Sergent et de Christiane Perrin. Après un séjour post doctoral au Max Planck Institute for Solid State Research de Stuttgart dans le groupe du Prof. Arndt Simon au cours duquel il se spécialise dans la synthèse et la caractérisation de fluorures d’éléments de transition, il a été recruté au CNRS en 1999 dans l’équipe Chimie du Solide et Matériaux de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR). À partir des années 2000, il a mis en place une nouvelle thématique à Rennes consistant à utiliser les composés à clusters obtenus par chimie du solide à haute température comme précurseurs de briques moléculaires pour l’élaboration de nanomatériaux hybrides multifonctionnels et de surfaces fonctionnalisées. Habilité à diriger des recherches en 2005, il est promu Directeur de Recherche en 2010. Sa recherche couvre un continuum allant de la recherche fondamentale -établissant les relations entre les propriétés physiques des matériaux à clusters et leurs structures cristallines et électroniques- jusqu’à la recherche finalisée pour des applications telles que l’éclairage, l’affichage, le bio-marquage ou la photocatalyse.

Aujourd’hui responsable adjoint de l’équipe Chimie du Solide et Matériaux de l’ISCR, S. Cordier développe de nombreuses collaborations au niveau national et international. Il est directeur du Laboratoire International Associé CLUSPOM entre la France et la Russie associant l’ISCR de Rennes, l’ILV de Versailles et le Nikolaev of Inorganic Chemistry de Novossibirsk-Branche Sibérienne de l’Académie des Science de Russie. Il est responsable scientifique du site Miroir dans le cadre de l’Unité Mixte Internationale CNRS-Saint Gobain (UMI 3629 / Laboratory for Innovative Key Materials and Structures–LINK) localisée au National Institute for Materials Sciences de Tsukuba (Japon).

S. Cordier est auteur ou co-auteur de 3 brevets, 2 articles d’ouvrage et de 120 publications (h = 24).

Delphine Toulemon

Prix de thèse

Delphine Toulemon a soutenu sa thèse en chimie du solide intitulée « Stratégies d’assemblage par chimie "click" de nanoparticules magnétiques sur des surfaces fonctionnalisées » en novembre 2013. Ce travail de thèse a été effectué à l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS) sous la direction du Professeur Sylvie Bégin et co-encadré par Benoit Pichon et cofinancé par la Direction Générale de l’Armement (DGA) et la région Alsace.

Elle a commencé en septembre 2014 un stage post doctoral au laboratoire ITODYS de l’Université Paris Diderot portant sur les nouvelles stratégies d’assemblage de nanoparticules pour la conception de réseaux magnétiques étendus sous la direction du Docteur Fayna Mammeri, dans l’équipe du Professeur Souad Ammar.

Samuel Bernard
Cédric Boissière

Prix de la division

Samuel Bernard (38 ans) est Chargé de Recherche CNRS à l’Institut Européen des Membranes (IEM, UMR 5635 ENSCM/CNRS/UM2).

Docteur en chimie inorganique de l’Université de Lyon en novembre 2002 suite à ses travaux sur les fibres céramiques de nitrure de bore (BN), il intègre le Max-Planck-Institut für Metalforschung de Stuttgart (Allemagne) en janvier 2003. Dans le département du Prof. F. Aldinger, son objectif a consisté à mettre en œuvre la voie dite des polymères précéramiques (Polymer-Derived Ceramics) pour élaborer des fibres céramiques de carbonitrure de silicium et de bore (Si/B/C/N) destinées à des applications thermo-structurales.

En janvier 2004, il est recruté en tant que chargé de recherche CNRS au Laboratoire des Multimatériaux et Interfaces (UMR 5615 CNRS/UCBL) de l’Université de Lyon. Ses travaux sur les polymères précéramiques ont notamment permis d’étendre l’activité « fibres » du laboratoire vers d’autres compositions et formes de matériaux. Depuis Sept. 2010, il développe son activité de recherche à l’IEM de Montpellier.

Sa thématique de recherche porte aujourd’hui sur la synthèse de polymères précéramiques et leur mise en œuvre pour élaborer des céramiques non-oxydes à base de bore et de silicium. Il s’intéresse en particulier au nitrure de bore et au carbure de silicium sous forme de fibres, membranes, poreux, et nanocomposites pour les structures, l’énergie et l’environnement.

Habilité à diriger des recherches depuis 2012, il est actuellement co-animateur de l’axe transverse « membranes du futur » de l’IEM. Il est co-auteur de 56 articles à comité de lecture (Facteur H=19, 810 citations), 6 brevets, 10 chapitres d’ouvrage et est éditeur d’un livre. Il a donné 22 conférences invitées dont 17 internationales et 13 séminaires sur invitation.
Samuel Bernard s’est vu décerné le prix chercheur 2011 par la société chinoise de céramique.

Cédric Boissière, Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris, spécialiste des matériaux hiérarchiques hybrides multifonctionnels (40 ans)

Docteur Es science de l’Université de Montpellier II, Cedric Boissiere a soutenu une thèse en chimie des matériaux 2001 pour l’application des matériaux inorganiques mesostructurés à la réalisation de membranes d’ultrafiltration à haute performance sous la direction du Dr. Eric Prouzet.
Après un stage post-doctoral au sein du groupe du Pr. Stephen Mann (Bristol, UK) pendant lequel il travailla sur la synthèse de nano phosphates de calcium biostructurés,
Cedric Boissière rentre au CNRS en 2002 au sein du groupe Matériaux Hybrides du LCMCP sous la direction de Clément Sanchez (Université Paris 6).

Depuis lors, il travaille sur la synthèse de matériaux hiérarchiques hybrides ou inorganiques par couplage de la chimie douce et de procédés d’évaporation. Les principaux matériaux explorés concernent les films fonctionnels et les particules préparées par voie aérosols qui trouvent de nombreuses applications en optique, catalyse hétérogène et nanomédecine.

Il est co-auteur de plus de 140 publications et 28 brevets, et a été lauréat du prix de la société Européenne de Membrane en 2006 et de la médaille Jean RIST de la SF2M en 2007.

Rénal Backov
Willfrid Prellier

Prix chercheur
Rénal Backov

Rénal Backov (45 ans) est Professeur des universités à l’Université de Bordeaux. Il effectue ses recherches au Centre de Recherche Paul Pascal (Unité Propre de Recherche CNRS, UPR-8641) où fluides complexes et chimie sont couplés pour proposer de nouvelles synthèses rationnelles de matériaux fonctionnels avancés. Sur ce principe, il formalisa le concept de Chimie Intégrative en 2006. Au centre de recherche paul Pascal Il est responsable de l’équipe Matériaux Fonctionnels par Ingénierie Colloïdale

Wilfrid Prellier

Docteur de l’Université de Caen Basse-Normandie, Wilfrid Prellier a effectué une thèse de chimie des matériaux où il a mis au point les premiers films minces supraconducteurs d’oxycarbonates. Après un stage à l’Institut d’Électronique Fondamentale d’Orsay effectué dans le cadre de son service militaire, puis un stage postdoctoral à l’Université du Maryland (États-Unis), il est recruté au CNRS en 1999 au sein du laboratoire CRISMAT de Caen, où il y développe une thématique sur l’utilisation de l’ablation laser pulsé pour la synthèse de phases métastables.
Il s’est également intéressé aux effets des contraintes sur les propriétés structurales et physiques d’oxydes, avec une attention toute particulière aux manganites présentant un ordre des charges. Nommé Directeur de Recherche CNRS en 2008, il devient responsable du groupe Films Minces du CRISMAT, et poursuit ses travaux sur la réalisation de structures complexes aux propriétés électroniques originales (multiferroïques, magnétiques). Plus récemment, il s’est intéressé à la résolution structurale de films minces d’oxydes, et aussi à l’utilisation de substrats non-conventionnels
Il est co-auteur de 185 publications, a reçu plus de 50 invitations dans des conférences internationales.

Romain Sibille

Prix de thèse

Cette année la Division de Chimie du Solide de la Société Chimique de France a relancé le prix de thèse pour récompenser par un prix d’un montant de 1000 € un jeune chercheur ayant présenté un travail de thèse exceptionnel dans le domaine de la chimie du solide. Ce prix est décerné sur proposition au Bureau de la Division.
D’excellents dossiers nous sont parvenus et le choix a été délicat, au final le prix a été délivré à Romain Sibille de l’Équipe « Composés intermétalliques et matériaux hybrides » de l’Institut Jean Lamour de l’Université de Lorraine pour sa thèse intitulée «  Solides hybrides organique – inorganique à base de molécules dicarboxylates et d’éléments de transition 3d ou 4f : relations structure – propriétés magnétiques, effets de dimensionnalité  », effectuée sous la direction du Professeur Michel François.

Florent Boucher

Florent Boucher, (45 ans) Directeur de Recherche au CNRS, Institut des Matériaux Jean Rouxel (IMN), Nantes. Spécialiste en modélisation des matériaux par les outils de la DFT.

Après une thèse de doctorat (1990-1993) à l’Université de Nantes portant principalement sur le développement d’approches cristallographiques anharmoniques appliquées à l’étude de la mobilité des cations d10 dans des composés de la famille argyrodite, Florent Boucher a été recruté au CNRS en 1994 et a développé au côté du Professeur Michel Evain l’utilisation des groupes de superespace (4 dimensions) dans le but d’améliorer la description de composés modulés incommensurables.

Intéressé par les relations qui relient la structure électronique des matériaux à leurs propriétés, Florent Boucher s’est ensuite formé à l’utilisation d’outils de calculs basés sur la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT) dans le cadre d’une mise à disposition d’une année au MPI de Stuttgart (1996/1997 dans le groupe du Professeur O. K. Andersen). Suite à ce séjour, il a mis en place à l’IMN les outils et méthodes nécessaires au développement des calculs DFT et s’est spécialisé dans la modélisation de diverses spectroscopies : XAS, EELS, RMN. En 2007 ; il rejoint l’équipe ST2E « Stockage et transformation électrochimique de l’énergie » animée par Dominique Guyomard pour s’intéresser majoritairement aux propriétés des matériaux pour le stockage de l’énergie.

Habilité à dirigé des recherches depuis 2007, il accède en 2011 au grade de Directeur de Recherche au CNRS. Il est co-auteur de 72 publications. Florent Boucher est également directeur du centre de calcul intensif des Pays de la Loire.

Christian Serre

Christian Serre, Institut Lavoisier à Versailles, spécialiste des matériaux hybrides à porosité contrôlée (40 ans, > 200 articles, 7000 citations)

Ingénieur ESPCI ParisTech, Christian Serre a effectué une thèse en chimie des matériaux au sein de l’université de Versailles en 1999 sous la direction du professeur Férey. Après un stage post-doctoral au sein de l’unité mixte CNRS-Rhodia (Cranbury, USA), Christian Serre rentre au CNRS en 2001 au sein du groupe Solides Poreux de L’institut Lavoisier dont il reprend la direction en 2009, devenu alors directeur de Recherches CNRS. Ses thèmes de recherche concernent l’élaboration de nouveaux solides poreux hybrides cristallisés et l’étude de leurs applications dans le domaine de la santé, l’énergie et de l’environnement. Christian Serre a obtenu la médaille de Bronze CNRS en 2006 et a été lauréat en 2008 d’une bourse ERC jeunes chercheurs.

Dominique Larcher

Dominique Larcher (43 ans), Laboratoire de réactivité et chimie des solides, Amiens, spécialiste des matériaux d’électrodes pour accumulateur Li-ion

Suite à plusieurs années d’études de biologie, Dominique Larcher s’est orienté vers la Chimie puis plus spécifiquement vers la Chimie des Solides à partir de 1992, domaine auquel il a été fortement sensibilisé par le Prof. Michel Figlarz. Après une thèse (1997) préparée au LRCS (Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides, Amiens) de l’Université Picardie Jules Verne sous la direction de Bernard Gérand et de Jean-Marie Tarascon sur le thème de la synthèse par « Chimie Douce » de matériaux d’électrodes positives pour accumulateurs Li-ion, il a passé un an et demi au département de Physique de l’Université d’Halifax (Canada) où il a pu explorer le domaine des matériaux d’électrodes négatives sous la direction de J.R.Dahn. Cette époque coïncide avec la pénétration des nanomatériaux dans le domaine des accumulateurs, thématique qu’il poursuit depuis 2000 au LRCS où il a encadré ou co-encadré 6 thèses et autant de post-doctorats sur ce sujet. Nommé Professeur à l’UPJV-LRCS en 2009, il y développe une thématique dédiée aux aspects chimiques et énergétiques de la surface des nanomatériaux dans le contexte du stockage électrochimique de l’Energie.

Il est co-auteur de 45 publications et de 4 brevets.

Il est fortement impliqué dans l’organisation du Master « Transformation et Valorisation des Ressources Agro-Biologiques et Inorganiques » (TVRAI) du département de Chimie de l’UPJV, et s’efforce de maintenir un maximum de diversité dans ses activités d’enseignement et de vulgarisation.

Fabrice Leroux

David Grosso

David Grosso, professeur des université, laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris, UMR 7574, CNRS-UPMC-ENSCP-EPHE-Collège de France.

Thèmes de recherches : Nanostructuration des matériaux par assemblage moléculaire. Procédés chimiques et physico-chimiques de mise en forme. Couches minces : synthèses et caractérisations spécifiques.

Thierry Loiseau

Thierry Loiseau est directeur de recherche CNRS à l’Institut Lavoisier de Versailles (UMR CNRS 8180). Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur en sciences des matériaux de l’école polytechnique de l’université de Nantes en 1991, Thierry Loiseau a réalisé son travail de thèse sous la direction de Gérard Férey (Le Mans) et Francis Taulelle (Strasbourg). Il a développé la synthèse hydrothermale d’une nouvelle famille de solides oxyfluorés à charpente ouverte à base de phosphates d’aluminium ou de gallium, caractérisés simultanément par les techniques de diffraction des rayons X et RMN du solide.

Il entre au CNRS en décembre 1994 comme chargé de recherche dans l’équipe de Gérard Férey à l’université du Mans. Suite à la création de nouveaux laboratoires de recherche à l’université de Versailles-Saint-Quentin, il a contribué, à partir d’octobre 1996, à la création de l’Institut Lavoisier et à l’essor de la thématique portant sur l’élaboration de solides poreux du groupe de Gérard Férey. Il a effectué deux séjours (3 mois & 10 mois) à l’université de Santa Barbara (Californie) au sein de l’équipe de Tony Cheetham (1999-2001). Habilité à diriger des recherches en 2005, il est promu directeur de recherche en 2006.

Ses domaines de recherche concernent la synthèse et la compréhension des mécanismes de formation de solides poreux avec l’utilisation de techniques in-situ (diffraction rayons X & RMN) pour le suivi in situ des réactions chimiques au sein de la cellule hydrothermale. Après une dizaine d’années consacrées aux phosphates, ses travaux concernent maintenant l’élaboration de matériaux cristallisés à charpentes hybrides de type Metal-Organic Framework (MOF) à base d’aluminium avec des applications très prometteuses dans le domaine de l’absorption des gaz (H2, CH4, CO2,…). Ses derniers travaux ont récemment fait l’objet d’une publication dans Nature Materials (2007, 6, 760) relatant la découverte d’un trimésate d’aluminium présentant une charpente poreuse à base de tunnels hexagonaux de 16 Å, analysé par une nouvelle technique de microdiffraction en collaboration avec l’équipe de Christian Riekel de l’ESRF (ID13).

Agé de 39 ans, Thierry Loiseau est auteur de plus de 100 publications (dont une citée plus de mille fois) et de 3 chapitres d’ouvrages.

Thierry Gacoin

Christian Bonhomme

Le prix 2005 de la division Chimie du solide de la SFC a été attribué à Christian Bonhomme, 38 ans, professeur depuis deux ans à l’université Pierre et Marie Curie, Paris 6.

Ingénieur ENSCP, il a obtenu son doctorat et son habilitation au laboratoire des Matériaux Inorganiques (UMR CNRS N7574).

Le titre de son mémoire d’habilitation résume bien son activité scientifique récente : « Une approche géométrique des expériences modernes de Résonance Magnétique Nucléaire à l’état solide. Applications à la caractérisation structurale des matériaux » :

  • d’abord grâce à la synthèse de clusters modèles comme Al-O-P pour développer des méthodologies de mesure des distances internucléaires par RMN du solide, grâce à l’étude de la dynamique de transfert de polarisation croisée (mesure directe des distances P-H, P-OH, étude des réseaux de liaison H en présence de noyaux quadripolaires …),
  • étude de matériaux complexes à l’interface organique/inorganique et biologie/inorganique grâce notamment à l’étude de noyaux peu usuels comme 15N, 29Si, 31P ou 17O,
  • compréhension de la dynamique des spins et approche géométrique des expériences de RMN.

Christian Bonhomme est un scientifique actif (une trentaine de publications dans des revues de standing international, une dizaine de conférences, dont l’une sur invitation - Lausanne 2003 -), et particulièrement reconnu de ses pairs qui l’ont sollicité récemment (2004) pour animer une Ecole Européenne sur la RMN en phase solide.

Anne Julbe

Le prix 2004 de la division Chimie du solide de la SFC a été attribué à Anne Julbe, qui vient d’être nommée Directeur de recherche au CNRS où elle était entrée en 19889 au laboratoire de physico chimie des matériaux, unité qui devait devenir en 1994 le laboratoire des matériaux et des procédés membranaires puis l’institut européen des membranes (UMR 5635).

Sa thèse, dirigée par le professeur Louis Cot, portait sur les poudres dérivées de gel, en coopération avec le CEA et Péchiney.

Ses travaux, très pluridisciplinaires, qui se situent à la frontière de la science des membranes, de la catalyse et du génie des procédés, ont suscité de nombreux contrats et collaborations internationaux, nationaux voire inter-régionaux, notamment avec de grands groupes comme Framatome.

Ses matériaux, synthétisés par des voies originales, sol-gel, synthèse hydrothermale, CO2 supercritique, ou chauffage micro ondes, répondent aux grands problèmes actuels, dans des applications liées à la chimie, l’énergie et l’environnement :

  • membranes pour le transport sélectif O2, He, H2,
  • électrolyseurs,
  • films nanophasés catalyseurs de reformage.

On soulignera un nouveau concept de membrane, celui de valve chimique pour des membranes composites alumine-oxyde de vanadium dont l’état d’oxydoréduction (V2O5/V2O3) contrôle la porosité à volonté selon la pression partielle d’oxygène imposée.

Alain Demourgues

Le prix 2003 de la division Chimie du solide de la SFC a été attribué à Alain Demourgues, 38 ans, chargé de recherche au CNRS à l’institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux dans le groupe des matériaux fluorés.

Outre ses apports originaux et de grandes qualités aux relations structure-liaison-propriétés des matériaux à anions mixtes (F-, O2-, S2-, OH6), il exerce ses talents en partageant son temps entre l’ICMCB et le centre de recherche de Rodhia à Aubervilliers (une semaine par mois), dans le cadre d’un accord statutaire CNRS-Rhodia.

Ses travaux récents portent sur les propriétés physico-chimiques essentielles requises pour l’obtention de pigments colorés, et sur les propriétés acido-basiques des surfaces en liaison avec leur caractère hydrophile-hydrophobe.

Il a déjà dirigé ou codirigé 6 thèses sur ces sujets et dispense sur ces thèmes des cours non seulement à Bordeaux mais aussi à l’école des Mines de Nancy. Il a reçu le prix scientifique IBM France dans la catégorie « jeune chercheur en matériaux ».

Maryline Guilloux-Viry

Le Prix 2002 de la division Chimie du solide de la Société Française de Chimie est attribué à Maryline Guilloux- Viry, Chargée de Recherche au CNRS à l’Institut de Chimie de Rennes, laboratoire de Chimie du Solide et Inorganique Moléculaire de l’Université de Rennes 1 (UMR 6511), pour ses travaux sur l’élaboration et la caractérisation de couches minces de matériaux complexes à propriétés spécifiques (cuprates supraconducteurs, phases de Chevrel, ferroélectriques de type PZT …).

Diplômée de l’INSA de Rennes, elle y a soutenu un Doctorat (1991) et une Habilitation à diriger les recherches (1998).

Elle est Membre de la SFC et de l’E-MRS Society dont elle a reçu le Prix Young Scientist en 1992.

Christian Masquelier

Agé de 36 ans, Christian Masquelier a fait ses études à l’Université de Paris Sud et a soutenu son doctorat en 1991, préparé sous la direction du professeur A. Revcolevski. Ses travaux portent sur l’étude structurale fine de nouveaux oxydes à forte mobilité cationique.

Il a passé trois années et demi de stage post-doctoral d’abord au Japon auprès du professeur O. Nakamura, ensuite aux États-Unis auprès du professeur J.B. Goodenough.
Il vient d’être nommé professeur à Amiens dans le groupe d’électrochimie du solide animé par le professeur J.-M. Tarascon.

C’est un jeune « solidiste » dynamique et brillant engagé dans une thématique importante : le stockage de l’énergie.

Antoine Maignan

Directeur de recherche au CNRS, Antoine Maignan, 37 ans, a fait toute sa carrière scientifique à Caen au laboratoire Crismat (Bernard Raveau).

Son domaine scientifique est celui des oxydes des métaux de transition à propriétés électroniques particulières, aux confins entre physique et chimie du solide bien que sa thèse (1988) portât en fait sur des alliages amorphes étudiés pour leur comportement magnétostrictif. On lui doit, avec tout le groupe du Crismat, la découverte de très nombreuses phases supra- conductrices à haute température critique (Tc > 100 K) parmi les cuprates à base de thallium de plomb ou de mercure, mais aussi celle des oxycarbonates dérivés, démontrant à cette occasion ses qualités de chimiste sensible à la réactivité à l’air des oxydes quelquefois manipulés par d’autres avec un peu de désinvolture...

Depuis 1994, ses travaux s’orientent surtout vers les manganites à magnétorésistance géante et à leur caractérisation physique, en relation avec certains comportements de type verre de spins. Chercheur extrêmement fécond, A. Maignan illustre parfaitement le rôle d’interface que doit jouer le chimiste du solide avec la physique, à la fois par une approche plus structurale, voire nanostructurale, et par la création de nouvelles phases bien choisies destinées à faire progresser notre connaissance de l’état solide, dans toute sa comp1exe diversité.

Philippe Barboux

Pierre Rabu

Jean-Marc Heintz

Dominique Massiot

Michel Evain

Clément Sanchez

Philippe Lacorre

Jean-Louis Guth et Henri Kessler

André Perrin

Maryvonne Hervieu

Jean-Pierre Doumerc

J.-P. Sanchez

René Marchand

Daniel Fruchart

Denis Gratias

Philippe Colomban

Gérard Férey

M. Ravaine

Marc Drillon

Marcel Sergent et Roger Chevrel

J.-C. Joubert

Jean-François Baumard et Daniel Ruffier

M. Lazennec

Déjà membre de la SCF ?

J'adhère