Chimie organique

Lauréats

Lauréats 2016

Abderrahmane Amgoune

Prix Jeune Chercheur

M. Abderrahmane Amgoune, 36 ans, a obtenu son Master de Chimie à l’Université de Lyon en 2003, puis effectué ses travaux de thèse à l’Université de Rennes, sous la direction du Prof. Jean-François Carpentier. Sa thèse, soutenue en 2006, était consacrée à la préparation de nouveaux complexes organométalliques du groupe 3 comme catalyseurs pour la polymérisation de lactones. Il a par la suite effectué son stage postdoctoral à l’Université de Konstanz, Allemagne, sous la direction du Prof. Stephan Mecking, sur la polymérisation d’alcènes catalysée par les complexes organométalliques des groupes 8-10. Il a été recruté comme chargé de recherches au CNRS en 2008 au Laboratoire d’Hétérochimie Fondamentale et Appliquée de l’Université Paul Sabatier, Toulouse, dirigé par le Dr. Didier Bourissou, et promu à la première classe en 2012.

M. Amgoune a étudié la conception de nouveaux systèmes catalytiques pour la polymérisation par ouverture de cycle d’esters cycliques, ainsi que la synthèse de copolymères biodégradables à architecture contrôlée pour des applications dans le domaine biomédical. Il a ainsi développé un catalyseur de type dual, combinant un acide de Lewis (zinc) et une base organique (amine). Ce système de type paire de Lewis frustrée s’est révélé très efficace pour la préparation de copolymères de structure macrocyclique.

M. Amgoune a également développé un nouvel axe de recherche portant sur la synthèse et les propriétés de nouveaux complexes à base d’or ou de cuivre.

Amélie Martin

Prix de Thèse

Amélie Martin, 27 ans, est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse, où elle a obtenu son Master 2e année de Chimie option synthèse Organique en 2012. Elle a ensuite poursuivi ses études doctorales à l’Institut de Chimie des Milieux et Matériaux de Poitiers, sous la direction du Prof. Yves Blériot.

En collaboration avec l’équipe de Chimie des Superacides du Prof. Sébastien Thibodeau, elle a étudié les aspects mécanistiques de la réaction de glycosylation, en tâchant d’observer les intermédiaires présumés de cette réaction. L’utilisation combinée de milieux superacides et de donneurs de glycosyle modifiés a permis la première observation du cation glycosyle, intermédiaire postulé mais jamais observé. Les expériences de RMN ont permis de mettre en évidence cet intermédiaire réactionnel, ouvrant de très nombreuses perspectives tant pour l’aspect mécanistique que synthétique de la réaction de glycosylation. En collaboration avec le Prof. Jimenez-Barbero de l’Université de Madrid, des calculs de modélisation ont permis d’établir la conformation de ces espèces. Les résultats obtenus lors de sa thèse ont conduit à de nombreuses collaborations nationales et internationales.

Louis Fensterbank

Prix de la DCO

Né en 1967, Louis Fensterbank est Ingénieur de L’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon, où il a obtenu son diplôme en 1990. Il a effectué sa thèse à l’Université de New York à Stony Brook, USA, sous la direction du Prof. Scott Sieburth, où il a étudié la réactivité de composés organiques silylés. De retour en France, il a intégré l’équipe du Professeur Max Malacria à l’Université Pierre et Marie Curie de Paris, d’abord comme ATER puis comme chargé de recherche CNRS (1995). Il soutient son Habilitation à Diriger les Recherches en 2001 et est promu Professeur des Universités en 2004.

Les thèmes de recherche de Louis Fensterbank se situent dans le développement de méthodes de synthèse au moyen de la chimie radicalaire ou organométallique : il d’abord développé des processus radicalaires originaux, conduisant à des systèmes moléculaires complexes à partir de substrats simples. Les réactions radicalaires en cascade ont ainsi permis l’accès à des structures terpéniques ainsi qu’à des dérivés hétérocycliques, utilisant les cyanamides comme accepteurs radicalaires.

Dans le cadre d’une chimie radicalaire plus « verte » s’affranchissant des hydrures d’étain, de nouveaux processus de génération de radicaux ont été étudiés, à base de composés organiques tels que les NHC-Boranes, ou totalement inorganiques tels que le couple FeCl2/NaBH4 pour des réactions radicalaires classiques. Ces découvertes ont stimulé l’étude de nouveaux systèmes redox fondés sur l’oxydation d’anions.

La chimie organométallique occupe également une part importante des travaux de recherche de Louis Fensterbank : il a ainsi développé l’activation électrophile de systèmes « pi » par des complexes d’or ou de platine. Appliquée à des substrats polyinsaturés, cette activation permet l’élaboration de systèmes polycycliques, et peut être appliquée à la synthèse de terpènes complexes. De nombreuses études mécanistiques, ainsi que le développement de versions énantiosélectives de cette réaction ont accompagné ces travaux.

Elu membre Junior de l’Institut Universitaire de France en 2008, Louis Fensterbank est responsable de l’équipe « Méthodes et Applications en Chimie Organique » à l’Institut Parisien de Chimie Moléculaire. Il a obtenu le prix Clavel-Lespiau de l’Académie des Sciences en 2014.

Nicolas Blanchard

Prix Chercheur Avancé

Après des études à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, Nicolas Blanchard, né en 1974, a effectué ses travaux de thèse à l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles sous la direction du Professeur Janine Cossy. Sa thèse, soutenue en 2000, était consacrée à la synthèse totale de la zincophorine. Il a ensuite effectué un stage postdoctoral à l’Université du Michigan, USA, sous la direction du Prof. W. Roush, au cours duquel il a contribué à la synthèse totale de la formamicine. Il a par la suite intégré en décembre 2002 le CNRS comme chargé de recherche, d’abord à l’Université de Paris-Sud à Orsay, puis à partir de 2006, à l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse. Il a soutenu son Habilitation à Diriger les Recherches en 2009 et a été promu Directeur de Recherches en 2012.

En collaboration avec une équipe de l’Institut Pasteur à Paris, Nicolas Blanchard a étudié la synthèse et les relations structure-activité des mycolactones, une famille de macrolactones impliquées dans une pathologie jusque là peu étudiée, l’ulcère de Buruli. En développant des voies de synthèses rapides, flexibles et efficaces, il a pu constituer une chimiothèque d’analogues des mycolactones, afin d’étudier le rôle de ces composés comme facteur de virulence de cette maladie.

Outre ces travaux de synthèse totale et de chimie médicinale, il a également développé des nouvelles méthodes de synthèse dans trois domaines différents : les réactions de cycloaddition de Diels-Alder d’ynamides en vue de l’obtention de composés hétérocycliques, les réactions cuprocatalysées de trifluorométhylation d’alcynes, ainsi que la chimie radicalaire de dérivés du bore, du silicium et du germanium. Ces derniers travaux ont conduit à des collaborations avec des équipes de chimie des polymères pour des réactions de polymérisation radicalaire dans des conditions douces.

Nicolas Blanchard a été lauréat de la médaille de bronze du CNRS en 2012 et a obtenu le Syngenta Lectureship Award en 2015, ainsi que le prix Guy Ourisson en 2014. Il est membre distingué junior de la Société Chimique de France.

Sébastien Alazet

Prix Dina Surdin

Sébastien Alazet a obtenu son Master de Chimie à l’Université Claude Bernard de Lyon en 2012. Il a obtenu un financement du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur pour effectuer ses Etudes Doctorales à L’Université de Lyon sous la direction du Dr. Thierry Billard.

Son travail de thèse a porté sur deux aspects novateurs de la chimie des dérivés organiques fluorés : la première partie est consacrée au développement et aux applications d’un nouvel agent de transfert du groupement SCF3 sur une large gamme d’entités nucléophiles telles que les aromatiques, alcynes, amines ou dérivés organométalliques. La réaction de trifluorométhylthiolation permet ainsi d’obtenir une large gamme de trifluorométhyl thioéthers à l’échelle préparative.

La deuxième partie du travail de thèse concerne la synthèse de composés de type benzimidazoles marqués au fluor 18 comme radioligands de la protéine alpha-synucléine. Ces marqueurs sont susceptibles d’être employés dans le diagnostic et le suivi de l’évolution de maladies neurodégénératives.

Les travaux de Thèse de M. Alazet lui ont valu l’obtention du « Dupont 2015 Fluorine Chemistry Student Award ». Il effectue actuellement un stage postdoctoral dans l’équipe du Prof. Jérôme Waser à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Suisse.

Thomas Poisson

Prix Enseignant-Chercheur

Thomas Poisson, 34 ans, a obtenu son Master de Chimie à l’Université de Rouen puis préparé sa thèse à l’Institut de Recherche en Chimie Organique Fine de Rouen sous la direction du Dr. Vincent Levacher, thèse soutenue en 2008. Il a ensuite effectué deux stages postdoctoraux : le premier à Tokyo, Japon, sous la Direction du Prof. Shu Kobayashi, le deuxième à Aachen, Allemagne, sous la direction du Prof. Magnus Rueping. Il a été nommé Maitre de Conférences en 2011 et intégré l’équipe « Synthèse de Biomolécules Fluorées » du Prof. Xavier Pannecoucke. Il a soutenu son Habilitation à Diriger les Recherches en 2015.

M. Poisson a développé des méthodes modernes basées sur la chimie organométallique et la catalyse pour l’introduction sur divers substrats, de motif fluorés du type difluorocarboxylate ou difluorophosphate. Il a en particulier développé une réaction cupro-catalysée pour l’introduction de motifs difluoroesters sur des alcènes fonctionnalisés. Cette méthode d’activation C-H a été appliquée à la fonctionnalisation régiosélective de glycals et la synthèse d’analogues d’hydrates de carbone. Elle a été ensuite étendue à la fonctionnalisation d’autres systèmes insaturés tels que les énamides.

Il a également développé des réactions d’addition d’organométalliques fluorés sur des dérivés carbonylés. La réaction de Reformatsky à base d’Indium (0) a ainsi permis l’addition de difluoroesters et de difluorophosphates sur une large gamme de dérivés carbonylés ou équivalents azotés.

Alexis Denis

Prix Industriel

Annie-Claude Gaumont

Prix de la DCO

Aurélien de la Torre

Prix de thèse

Patrick Toullec

Prix Enseignant-Chercheur

Thibault Cantat

Prix Jeune Chercheur

Vincent Escande

Prix Dina Surdin

Angélique Ferry

Prix de thèse Dina Surdin

Angélique Ferry, après avoir obtenu une licence de chimie biomoléculaire à l’Université de Montpellier II, a poursuivi ses études par un master recherche « chimie pharmaceutique » à l’Université de Paris-Sud XI au sein de la Faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry.
Ce master s’est finalisé par un stage de 6 mois sous la direction du Dr. Françoise Dumas (laboratoire BioCIS, Université Paris-Sud XI), où Angélique a effectué la synthèse totale de la (+)-subérosanone, un sesquiterpène naturel, en 19 étapes.
Elle a ensuite rejoint l’équipe du Pr. David Crich et du Dr. Bernard Delpech à l’Institut de Chimie des Substances Naturelles de Gif-sur-Yvette pour effectuer une thèse encadrée par le Dr. Xavier Guinchard, portant sur la synthèse stéréoselective de nouveaux glycomimétiques phosphorés et azotés en position anomérique (thèse obtenue en novembre 2013).

Ces travaux ont abouti au développement d’une nouvelle réaction de couplage entre une espèce de type phosphonite-borane et divers alcools et d’une réaction de double amination réductrice entre des dialdéhydes et des hydroxylamines, conduisant dans les deux cas à des espèces présentant des centres pseudo-anomériques modifiés.

Angélique effectue actuellement un stage post-doctoral dans l’équipe du Professeur Frank Glorius (Université de Münster, Allemagne) où elle travaille au développement de nouveaux concepts pour la catalyse hétérogène.

Bastien Nay

Prix jeune chercheur

Bastien Nay, chargé de recherche au CNRS, est né en 1974 à Bordeaux.

Après des études de pharmacie, il a réalisé une thèse sous la direction de Joseph Vercauteren et a été diplômé d’un Doctorat de l’Université Paul Sabatier de Toulouse en 2000. Ces travaux de thèse sur la synthèse totale de flavonoïdes asymétriques marqués isotopiquement lui ont valu de recevoir plusieurs prix, notamment de la Division de Chimie Organique de la SCF, de l’Académie de Pharmacie, ou de l’American Oil Chemists Society. Il a alors réalisé un premier séjour post-doctoral (2001-2002) à Nottingham dans le groupe de J. Stephen Clark sur l’application de la réaction de métathèse d’oléfines à la synthèse de produits naturels, puis un second (2003) à l’ICSN de Gif-sur-Yvette dans l’équipe de Christiane Poupat sur un projet de chimie médicinale autour d’un alcaloïde antitumoral marin.

Recruté au CNRS en 2004, son parcours marqué par la synthèse totale se poursuit au Muséum National d’Histoire Naturelle où il développe une chimie des substances naturelles « intégrative » allant du gène à la molécule et à ses effets, et de l’écologie à la synthèse organique dans une équipe qu’il dirige depuis 2007. Aujourd’hui, dans ce cadre naturaliste, il s’intéresse à la compréhension des mécanismes chimiques naturels menant à la complexité, à la diversité et à la raison d’être des métabolites « secondaires », pour mieux s’en inspirer en synthèse. Il n’a de cesse de rapprocher synthèse totale et interfaces biologiques et écologiques, convaincu que cette discipline peut résoudre des questionnements fondamentaux.

HDR depuis 2008, Bastien a dirigé, co-dirigé ou encadré 8 étudiants en thèse. Il est membre du comité éditorial de Natural Product Reports.

François-Xavier Felpin

Prix enseignant chercheur

François-Xavier Felpin, 36 ans, a effectué ses études à l’Université de Nantes où il a intégré l’équipe du Professeur Jacques Lebreton pour effectuer sa thèse de doctorat portant sur la synthèse multi-étape d’hétérocycles azotés actifs sur le système nerveux central. Il a ensuite effectué un stage post-doctoral dans l’équipe du Professeur Robert S. Coleman aux Etats-Unis (The Ohio State University) pour travailler sur la synthèse totale de Mitomycines.

En 2004, il a été recruté comme Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux où il a travaillé successivement dans les équipes du Professeur Yannick Landais (2004-2005) puis du Professeur Eric Fouquet (2005-2011). Après avoir obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 2009, il a été recruté comme Professeur des Universités à l’Université de Nantes à l’automne 2011 dans le Laboratoire CEISAM dirigé par le Dr. Bruno Bujoli (UMR 6230).

Malgré une formation en synthèse totale et chimie médicinale, les thématiques du Professeur François-Xavier Felpin se sont progressivement orientées vers la catalyse homogène et hétérogène éco-compatible. Il a notamment beaucoup travaillé sur la préparation et l’utilisation en catalyse de nanoparticules de palladium, de cuivre et d’or, adsorbées sur des matériaux carbonés. Il est aussi devenu un spécialiste de la chimie des sels de diazonium en catalyse organométallique. Plus récemment, il s’est intéressé au développement de nouvelles technologies en synthèse organique et en catalyse.

Il a reçu le Prix Novatlante en 2004 pour ses travaux de thèse et a été nommé comme membre junior de l’Institut Universitaire de France (IUF) en octobre 2012.

Loïc Stefan

Prix de thèse de la division

Loïc Stefan, 26 ans, a effectué ses études à l’Université de Bourgogne. Au cours de son master recherche en Chimie Moléculaire et Procédés Propres, il se découvre une passion pour la chimie supramoléculaire au cours d’un stage à la Nottingham Trent University.

Ce goût pour la liaison faible le conduira à rejoindre l’équipe du Pr. Franck Denat et du Dr. David Monchaud (Institut de Chimie Moléculaire de l’Université de Bourgogne, UMR 6302), d’abord en stage de master 2, puis en thèse. Soutenue en décembre 2013, elle porta sur le développement et l’application de composés de type TASQ (pour Template-Assembled Synthetic G-Quartet), c’est-à-dire de molécules renfermant 4 bases d’ADN identiques, 4 guanines, capables de s’auto-assembler en une tétrade de guanines.

Ces TASQ, qui ont la particularité de mimer une structure d’ADN inhabituelle, les quadruplexes, sont d’abord utilisés comme ligands de quadruplexes dans un contexte de recherche antitumorale. En parallèle, les TASQ s’avèrent être de bons catalyseurs, capables de mimer l’action d’une enzyme naturelle, la horseradish peroxydase. Cette propriété a ouvert la voie à l’utilisation de ces molécules dans le domaine de la biotechnologie.

Depuis décembre 2013, il effectue un stage postdoctoral à l’école polytechnique de Milan, financé par l’ERC foldhalo, sous la direction du Pr. Pierangelo Metrangolo. Ses recherches portent sur les mécanismes d’auto-assemblages de peptides et de protéines impliquées dans des pathologies neurodégénératives, telles la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Ces travaux, toujours à l’interface entre la chimie et la biologie, s’inscrivent dans une envie toujours plus grande de concilier recherche fondamentale et appliquée.

Yannick Landais

Prix de la division

Né en 1962, Yannick Landais a effectué ses études universitaires à Angers et au Mans avant de réaliser son DEA à l’Université d’Orsay (1984). Il réalise ensuite sa thèse dans les laboratoires de l’Université du Maine sur les couplages oxydants et la synthèse de lignanes de la famille des stéganacines, sous la direction du Dr. Jean-Pierre Robin et obtient le titre de Docteur de l’Université Paris-XI (Orsay) en 1988.

Après son service militaire (1987-1988), une bourse de l’Union Européenne lui permet de rejoindre l’Université de Cambridge et le laboratoire du Prof. Ian Fleming ou il consacre deux années (1988-1990) à l’étude de la stéréochimie des réactions de silyl-cupration d’allènes et à des recherches sur l’origine du stéréocontrôle dans les processus SE2’’. Il est ensuite recruté en 1990 en qualité de Maître-Assistant à l’Université de Lausanne ou il débute une recherche indépendante sur la chimie des composés organique du silicium. Il s’intéresse notamment aux réactions d’insertion de métaux-carbènoïdes dans la liaison Si-H et à l’influence du silicium dans le stéréocontrôle-1,2 et 1,3 lors de processus d’additions électrophiles sur des allyl- et homoallylsilanes chiraux. Il soutient son habilitation à diriger des recherches sur ces diverses études auprès de l’Université Paris-XI en 1994.

Il débute ensuite des travaux sur les processus de désymétrisation de diènes silylés cycliques, ouvrant une nouvelle voie d’accès à des précurseurs de mimes de sucres, inhibiteurs de glycosidases. Pour ces recherches, la Nouvelle Société Suisse de Chimie lui décerne le prix Werner 1997. En septembre de la même année, il est nommé professeur à l’Université Bordeaux-1 et rejoint le Laboratoire de Chimie Organique et Organométallique (LCOO) où il s’intéresse alors au contrôle de la régiosélectivité dans les réactions de Birch alkylante de biaryles et développe une stratégie de synthèse (nommée BRAD pour Birch Reductive Alkylation – Desymmetrization) couplant cette dernière à des processus de désymétrisation. Cette approche offre un accès unifié à plusieurs intermédiaires dans la synthèse d’alcaloïdes de type morphine, strychnine ou crinine.

En 2000, il est nommé membre Junior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Il aborde à cette époque la chimie radicalaire, en collaborant notamment avec le Prof. P. Renaud de l’Université de Berne sur les problèmes de diastéréocontrôle dans la réaction de carboazidation radicalaire d’allylsilanes. Sa contribution dans le domaine a récemment été étendue à l’étude de réactifs précurseurs de radicaux silylés et au développement de processus de carbo-oximation et alcénylation d’oléfines.

Enfin, depuis 2007, il développe en collaboration avec les Prof. H. Cramail et D. Taton du Laboratoire de Chimie Organique des Polymères (LCPO) de l’Université de Bordeaux, de nouveaux organocatalyseurs pour la synthèse de polymères. Nommé membre distingué Senior de la Société Chimique de France en 2014, il anime actuellement une équipe composée d’un chargé de recherche et d’une dizaine de jeunes chercheurs au sein de l’UMR-CNRS 5802 (ISM) de l’Université de Bordeaux. Il a été directeur-adjoint de cette unité (2007-2008) et membre du Conseil Scientifique de l’Institut National de Chimie du CNRS (2010-2014). Il est actuellement Président de l’Association Franco-Japonaise de Chimie et a été nommé membre de l’International Advisory Board de European Journal of Organic Chemistry.

Bruno Bujoli

Prix de la division

Né en 1960, Bruno Bujoli a effectué ses études secondaires à Aix-en-Provence, puis rejoint ensuite l’Institut National Supérieur de Chimie Industrielle de Rouen (INSCIR) dont il est diplômé en 1982.

À l’issue de travaux sur la régiosélectivité dans les réductions chimiques et électrochimiques de 6H-1,3-thiazines, effectués entre l’Université de Rennes I et l’Université de Nantes sous la direction des professeurs Hervé Quiniou (URA 475) et André Tallec (URA 439), il obtient le titre de Docteur-Ingénieur de l’Université de Nantes (1985).

Après un an de service militaire il est ensuite recruté comme Chargé de Recherche CNRS (1986) au Laboratoire de Synthèse Organique (URA 475 - J. Villiéras), pour mettre en place une nouvelle thématique sur les Matériaux à l’interface de la Chimie Organique et de la Chimie du Solide, et obtient en 1990 le titre de Docteur de l’Université de Nantes sur un projet "Réactivité chimique du lamellaire FeOCl : possibilités et limites" co-dirigé par le Dr Jean VILLIERAS (URA 475) et le professeur Jean Rouxel (IMN, UMR 110). Il enchaine ensuite un stage post-doctoral d’un an (1991), au Service Catalyse du Centre de Recherches Rhône-Poulenc d’Aubervilliers, sur la condensation du p-crésol en ditolyléther par catalyse hétérogène en phase gazeuse.

De retour au Laboratoire de Synthèse Organique en 1992, il est l’un des pionniers ayant contribué au développement des matériaux hybrides organiques-inorganiques à base de phosphonates via la chimie de coordination des acides phosphoniques, et obtient la médaille de bronze du CNRS 1995 en section 16 (actuellement section 12).

Promu Directeur de Recherches en 2000 (DR1 depuis 2007), il réoriente ses recherches vers l’utilisation d’acides phosphoniques fonctionnels pour la modification de surfaces inorganiques afin de préparer des matériaux fonctionnels, avec deux domaines d’application : les biotechnologies (systèmes médicaux, puces à ADN et à protéines) et la catalyse supportée.

Il anime actuellement une équipe de 3 permanents au sein de l’UMR CNRS 6230 « CEISAM » de l’Université de Nantes. Il a dirigé le Laboratoire de Synthèse Organique (UMR CNRS 6513) entre 2004 et 2007, et dirige depuis Janvier 2008 le laboratoire CEISAM [Chimie Et Interdisciplinarité : Synthèse Analyse et Modélisation] (UMR CNRS 6230).

Depuis Juin 2011, il est Président de la commission « Mécanique Matériaux Energie Génie Civil » commune au CCRRDT des Pays de la Loire et au PRES L’UNAM, et également Chargé de mission pour la section 12 à l’Institut de Chimie du CNRS.

Il est membre co-fondateur de la Société Graftys SA (créée en 2005 – 30 salariés en 2013) qui conçoit, fabrique et commercialise des substituts osseux synthétiques à base de phosphate de calcium destinés au marché de la chirurgie orthopédique et dentaire Graftys, à qui il apporte son concours scientifique en tant que consultant (selon l’article 25-2 de la loi du 15 Juillet 1982 modifiée), est un exemple réussi de partenariat public/privé, ayant pu concrétiser des collaborations de recherche jusqu’à l’arrivée sur le marché de produits de santé compétitifs au niveau mondial.

Julien Maury

Prix de thèse de la division

Julien Maury, 27 ans, a effectué ses études à Aix-Marseille Université.
Après un Master 2 recherche en Chimie Organique, Chimie Verte et Chimie du Vivant (COCV2) en 2009, il a rejoint le groupe du Professeur Michèle Bertrand (Institut de Chimie Radicalaire, équipe Chimie Moléculaire Organique, UMR 7273) pour y effectuer son doctorat sous la direction du Docteur Laurence Feray et du Professeur Michèle Bertrand.
Sa thèse, soutenue en Novembre 2012, a porté sur de nouveaux développements des dialkylzincs en chimie radicalaire, associant des études mécanistiques à des applications en synthèse.

Il a également collaboré avec l’équipe du Professeur Philippe Renaud (University of Bern, Suisse) sur l’étude de la réactivité des azotures d’alkyle avec des iodures d’alkyle tertiaires.

Depuis janvier 2013, il effectue un stage post-doctoral au sein du groupe du Professeur Jonathan Clayden (School of Chemistry, University of Manchester, United Kingdom). Ses travaux de recherches actuels concernent de nouveaux développements de la réactivité d’organolithiens dans la synthèse d’amino acides quaternaires et la transmission d’information (chiralité) à travers des pseudopeptides à structure hélicoïdale.

Leyla Pehlivan

Prix Dina Surdin

Leyla Pehlivan, après un BTS chimiste effectué à Reims en 2006, a poursuivi ses études à l’Université Paris-Sud IX. Après un Master 2 recherche en chimie organique et synthèse de molécules bioactives à l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) obtenu en 2009, elle a rejoint le groupe du Professeur Marc Lemaire (Institut de Chimie et Biochimie Moléculaires et Supramoléculaire, UMR 5246) pour y effectuer son doctorat sous la direction du Professeur Marc Lemaire et du Docteur Estelle Métay et en collaboration avec les sociétés Minakem (Lille) et Rhodia (Saint-Fons).

Sa thèse, obtenue en 2012, a porté sur le développement de nouveaux systèmes réducteurs utilisant des hydrosiloxanes comme substituts des hydrures de bore et d’aluminium. Ainsi différentes associations de 1,1,3,3-Tétraméthyldisiloxane (TMDS) et de complexes métalliques ont permis la réduction de fonctions azotées et oxygénées

Depuis avril 2013 elle effectue un stage post doctoral au sein du groupe du Professeur Bernadette Charleux (Laboratoire de Chimie, Catalyse, Polymères et Procédés, UMR 5265) sous la direction du Docteur Christophe Boisson et en collaboration avec l’entreprise Michelin. Ses travaux actuels, à l’interface entre la chimie des polymères et la chimie organique, concernent la synthèse de nouveaux polymères.

Sanofi : Artémisinine semi-synthétique

Prix industriel

L’artémisinine est le produit de base à partir duquel sont fabriqués les ACTs (ArtemisininCombinationTherapies), médicaments destinés à combattre le paludisme. Elle est habituellement extraite d’une plante, l’ « armoise annuelle » à l’issue d’un cycle de production d’environ douze mois.

L’innovation de Sanofi, qui représente un investissement de près de 15 millions d’euros, permet la production à grande échelle d’artémisinine synthétique, afin de créer une source complémentaire d’artémisinine non saisonnière, atténuant de ce fait les risques de pénurie.

Ce procédé industriel totalement innovant consiste en la fabrication par biologie synthétique de l’acide artémisinique, suivie de transformations chimiques en artémisinine. Il a été développé en France et un brevet a été déposé par Sanofi pour ces dernières étapes clésmettant en œuvre une réaction de photoxydation et la technologie innovante associée. Le développement a commencé il y a 9 ans et était mené par One World Health et sponsorisé par la Bill & Melinda Gates Foundation. Le projet est basé sur les travaux pionnieren biologie synthétique de Dr. Keasling (Université de Berkeley, Californie) et a intégré des partenaires du secteur public et privé dont Sanofi et Amyris, Inc.

La production d’artémisinine synthétique va ainsi permettre de sécuriser l’approvisionnement d’une partie des besoins mondiaux et de maintenir le prix de cette matière première à des niveaux acceptables pour les organismes de Santé Publique, au bénéfice des patients. Cette étape marque un tournant décisif dans la lutte contre le paludisme, qui a atteint 219 millions personnes en 2012 et était responsable de 660 000 décès en 2010.

Thomas Lecourt

Prix enseignant-chercheur

Thomas Lecourt, 38 ans, a effectué ses études à la Faculté de Pharmacie de Paris avant de rejoindre le laboratoire du Professeur Pierre Sinaÿ, à l’École Normale Supérieure de Paris pour préparer sa Thèse de Doctorat sur le mécanisme de la débenzylation régiosélective des cyclodextrines et son application à la synthèse d’oligomères cycliques.

Il a ensuite effectué un stage post doctoral d’un an dans l’équipe du Professeur Varinder K. Aggarwal à l’Université de Bristol (Grande Bretagne) où il a travaillé sur des réactions de migration 1,2 faisant intervenir des carbènoïdes.

En 2005, il a été recruté comme Maître de Conférences à l’Université Paris Descartes dans l’équipe du Docteur Laurent Micouin (UMR CNRS 8648 puis 8601) avec lequel il a travaillé sur des thématiques variées allant de la méthodologie de synthèse (fonctionnalisation de liaisons C-H par insertion de métallo-carbènes, élaboration de réactifs organoaluminiques fonctionnels) à des développement fondamentaux à l’interface chimie-biologie (synthèse par fragments de ligands d’ARN guidée par RMN, synthèse orientée vers la diversité de glycolipides immuno-modulateurs).

Après avoir obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 2011, il a été recruté en 2013 comme Professeur des Université à l’INSA de Rouen et a rejoint l’équipe « Hétérocyliques » du laboratoire COBRA (UMR CNRS 6014) afin de fonder un groupe de recherche s’intéressant à différents aspects de la chimie des dérivés diazoïques.

Il a reçu en 2004 le Prix de Thèse du Groupe Français des Glucides.

Tsuyoshi Kato

Prix jeune chercheur

Tsuyoshi Kato, né en 1973 au Japon, a obtenu son Master en 1998 à l’Université d’Okayama. Il a ensuite effectué sa thèse de 1998 à 2001 au sein du Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée à l’Université Paul Sabatier à Toulouse dans le groupe de Guy Bertrand.

Il a ensuite effectué un stage post-doctoral chez le Professeur Reed à l’Université de Californie à Riverside de 2001 à 2003 avant d’être recruté comme chargé de recherche au CNRS et de rejoindre le Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée.

Promu Directeur de Recherche en 2012, son activité de recherche est principalement centrée sur l’utilisation des hétéroéléments en synthèse. Il s’agit d’utiliser leurs caractéristiques spécifiques pour synthétiser et caractériser de nouvelles structures présentant des propriétés particulières et donc des applications originales. Il s’intéresse actuellement au développement de nouvelles espèces de types ylures comme des ylures inorganiques siliconés ainsi que des complexes de carbone élémentaire.

Il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2011 et une ERC starting Grant en 2012.

Anne-Caroline Chany

Prix Dina Surdin

Anne-Caroline Chany a effectué ses études à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse (ENSCMu) et a obtenu son diplôme d’ingénieur et son Master en 2008 après avoir eu l’opportunité de partir une année en césure à Novartis (Vienne, Autriche).

Elle a poursuivi sa formation en doctorat, d’octobre 2008 à septembre 2011, sous la direction du Dr. Nicolas Blanchard au laboratoire de Chimie Organique et Bio-organique de l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse).

Ses travaux de thèse ont porté sur la synthèse d’analogues de mycolactones, toxines responsables de l’ulcère de Buruli, ainsi qu’à leur évaluation biologique. Une stratégie de synthèse modulable impliquant plusieurs réactions de couplage catalysées par des métaux (fer, cuivre, palladium) a été développée permettant l’obtention de plusieurs analogues de mycolactones.

Fabien Gagosz

Prix Acros

Fabien Gagosz, 37 ans, a effectué ses études supérieures à l’École de Chimie de Strasbourg, dont il obtenu le diplôme d’ingénieur en 1997.

Après une thèse réalisée entre 1998 et 2002 à l’École Polytechnique sous la direction du Professeur Samir Z. Zard, il a rejoint pour un an l’équipe du Professeur Willie B. Motherwell à Londres en tant que stagiaire postdoctoral. Il a été nommé fin 2003 Chargé de Recherche au CNRS dans le Laboratoire de Synthèse Organique de l’École Polytechnique et a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 2010.

Ses travaux de recherche concernent principalement la catalyse homogène, avec un intérêt tout particulier pour la catalyse à l’or et le développement de nouvelles méthodes permettant la fonctionnalisation de systèmes π carbonés.

Il a reçu le Prix de Thèse Dina Surdin de la SCF en 2003, la médaille de bronze du CNRS en 2008 et un Thieme Chemistry Journal Award en 2010.

Jacques Maddaluno

Prix de la division

Né en 1958, Jacques Maddaluno a effectué ses études secondaires et universitaires à Nancy où il a obtenu une maîtrise de Chimie à l’Université Nancy I (1980). Il rejoint ensuite l’École Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP) dont il est diplômé en 1983. À l’issue de travaux sur la réaction d’aza-Michael hyperbare, effectués à l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielle de la Ville de Paris (ESPCI) sous la direction du Dr. Jean d’Angelo, il obtient le titre de Docteur de l’Université Paris VI (1986). Il effectue ensuite un bref séjour dans le Laboratoire de Chimie Organique Théorique de ce même établissement où il travaille, sous la direction du Dr. Alain Sevin, sur une étude ab initio de la réaction d’Hajos-Parrish (1986).

Une bourse de la Fondation de France lui permet alors de rejoindre le Nancy Pritzker Laboratory, dirigé par le Pr Jack D. Barchas, au sein de l’École de Médecine de l’Université Stanford (Californie, USA). Il y passe deux années consacrées à la synthèse de L-DOPA marquée à l’15O afin d’étudier, avec les Dr Kym F. Faull et Emmanuel Mignot, l’activité cérébrale du chien narcoleptique par Tomographie par Emission de Positrons. Recruté Chargé de Recherches au CNRS fin 1988, il est affecté dans le laboratoire du Pr. Pierre Duhamel à l’Université de Rouen où il s’intéresse à la chimie des amidures chiraux et développe un accès à des diènes fonctionnels possédant une réactivité particulière en cycloaddition.

En 1991, il gagne le laboratoire du Pr Henri-Philippe Husson (Université Paris V) où il se consacre à la synthèse de l’huperzine. De retour à Rouen, il s’intéresse aux agrégats mixtes chiraux d’organolithiens à travers la triple approche synthèse / spectroscopie / théorie, en collaboration étroite avec l’équipe de RMN de Rouen (Pr Hassan Oulyadi) et le Laboratoire de Chimie Théorique de l’Université Paris VI (Dr Claude Giessner puis Pr Hélène Gérard). Promu Directeur de Recherches en 2000, il poursuit des travaux sur les organolithiens en synthèse asymétrique et aborde le problème de la carbométallation des alcynes. Il anime actuellement une équipe de 5 permanents au sein de l’UMR CNRS 6014 « COBRA » de l’Université de Rouen.

Président de la section 12 du Comité National entre 2008 et 2011, il occupe depuis juin 2011 un poste de Directeur Adjoint Scientifique à l’Institut de Chimie du CNRS.

Marie-Hélène Larraufie

Prix de thèse de la division

Marie-Hélène Larraufie, 27 ans, a effectué ses études à l’École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI ParisTech).

Après un Master 2 recherche en Chimie Organique et Bioorganique à l’Université Pierre et Marie Curie (UPCM), elle a rejoint le groupe du Professeur Max Malacria (Institut Parisien de Chimie Moléculaire, UMR 7201) pour y effectuer son doctorat sous la direction du Professeur Louis Fensterbank et du Docteur Emmanuel Lacôte.

Sa thèse obtenue en novembre 2011 a porté sur le développement de nouvelles cascades radicalaires ainsi que l’utilisation de la catalyse photoredox en lumière visible pour la génération éco-compatible de radicaux. Elle a également collaboré avec l’équipe du Professeur Catellani (Parma University, Italy) sur l’étude de nouvelles réactions multi-composants catalysées au palladium.

Depuis janvier 2012, elle effectue un stage post-doctoral au sein du groupe du Docteur Brent Stockwell (Columbia University, New York) grâce à un financement de l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC).

Ses travaux de recherches actuels, à l’interface de la chimie et de la biologie moléculaire, concernent l’utilisation d’une stratégie convergente de génétique et synthèse chimique pour permettre l’inhibition sélective des oncoprotéines de la famille Ras.

Pierre Deprez

Prix industriel

Après son diplôme d’ingénieur de l’École Nationale de Chimie de Paris en 1987, Pierre Deprez a effectué une thèse de synthèse organique à l’Institut de Chimie des Substances Naturelles à Gif-sur-Yvette (ICSN) sous la direction du Pr. H-P Husson et du Dr. Jacques Royer.

En 1991, le Dr. Deprez commence sa carrière industrielle chez Roussel-Uclaf dans le domaine de la chimie cardiovasculaire (antagoniste de l’Angiotensine II). Au fil des différentes fusions-acquisitions (RU devenu HMR puis Aventis), il s’oriente en 1996 dans le domaine des maladies osseuses (ostéoporose) où il prend ses premières responsabilités de chef de projet (protéine kinase Src).

En 2002, il participe activement à la création de Proskelia, spin-off du domaine des maladies osseuses d’Aventis et il devient responsable du groupe de chimie médicinale de cette nouvelle biotech française de 100 chercheurs.

Fin 2006, après le rachat de ProSkelia par Galapagos, il est nommé directeur du groupe de chimie médicinale et participe à l’embauche de 35 nouveaux chimistes entre 2008 et 2010. Ces 10 dernières années, il a travaillé dans le domaine des maladies de l’os et du cartilage, de la perte musculaire et l’inflammation. Avec son équipe, il a contribué à sélectionner des candidats précliniques à la fois dans le cadre de projets de recherche internes (récepteur nucléaire androgène -SARM- et antagoniste des récepteurs intégrines -IRA-) ainsi que dans la cadre de projets en collaboration avec différents groupes pharmaceutiques (Amgen : modulateur allostérique du récepteur calcium CaSR ; GSK : inhibiteur de kinase Jak et antagoniste du GPR43). La majorité de ces candidats sont actuellement en cours d’études cliniques de phase 1 ou 2.

Pierre Deprez est co-auteur d’une cinquantaine de publications et brevets. Au cours de ces 10 années dans le monde des biotechs, Pierre Deprez a partagé avec son équipe son enthousiasme pour la recherche et sa passion de la chimie médicinale afin d’identifier les molécules qui seront, pour les patients, les traitements innovants de demain dans les domaines de l’os, du cartilage et de l’inflammation.

Vincent Gandon

Prix enseignant-chercheur

Vincent Gandon a effectué sa thèse dans le laboratoire du Professeur Jan Szymoniak à Reims où il s’est intéressé au développement de nouvelles méthodes de synthèse à partir des complexes du zirconium.

En 2002, il a rejoint le groupe du Professeur Guy Bertrand à Riverside aux États-Unis pour un stage postdoctoral consacré à la préparation de biradicaux centrés sur le phosphore et le bore. En 2003, il a été recruté dans le laboratoire du Professeur Max Malacria à Paris 6 en tant que Maître de Conférences. Avec Corinne Aubert, il a développé des cycloadditions [2+2+2] catalysées par des complexes du cobalt et impliquant des alcynes borés et des ynamides. Il a également travaillé sur des sujets développés par Louis Fensterbank portant sur les cycloisomérisations catalysées à l’or et au platine.

Vincent a passé son HDR en 2008 et obtenu, en 2009, un poste de Professeur à Orsay, accompagné d’une chaire d’excellence de trois ans. Il enseigne la chimie organique, la catalyse et la synthèse asymétrique du L1 au M2. Il dirige le groupe « polycyclisations catalytiques » au sein du Laboratoire de Catalyse Moléculaire de l’ICMMO. Il s’y consacre au développement de nouvelles réactions par catalyse au gallium, à l’or et aux lanthanides.

Une grande part de son activité est également dédiée à la modélisation moléculaire. Cette discipline est pratiquée à Orsay et à l’ICSN, en tant que chercheur invité dans l’équipe de Bogdan Iorga.

Depuis 2012, Vincent est membre junior de l’IUF.

Amandine Guérinot

Prix de thèse Abbott-Fournier

Amandine Guérinot, 28 ans, a effectué ses études à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI ParisTech) et a obtenu son doctorat en décembre 2010 sous la direction du Pr. Janine Cossy et du Dr. Sébastien Reymond (Laboratoire de Chimie Organique de l’ESPCI, UMR 7084, Paris).

Ses travaux de thèse ont été consacrés au développement de réactions catalysées par des complexes de fer et à leur application à une approche synthétique d’une molécule naturelle cytotoxique, le spirangien A. Depuis janvier 2011, elle réalise un stage post-doctoral au sein du groupe du Pr. Sylvain Canési (Université du Québec à Montréal). Ses travaux de recherche actuels concernent l’utilisation de réactions d’oxydation de phénols par des complexes d’iode hypervalent comme étapes clés pour la synthèse d’alcaloïdes polycycliques

Antoine Baceiredo

Prix de la division

J. Antoine Baceiredo, 56 ans, Directeur de Recherche CNRS. Il a effectué ses études supérieures à l’université Paul Sabatier de Toulouse où il a préparé un Doctorat de 3è cycle (1982), puis un Doctorat d’Etat (1984), dans l’équipe du Dr. Guy Bertrand. Après avoir été recruté en tant que Chargé de Recherche CNRS dans le Laboratoire des organométalliques dirigé par le Dr. P. Mazerolles, il effectue un stage post-doctoral en 2005-2006 à l’university of Southern California (Los Angeles, USA) avec le professeur W. P. Weber, en chimie du silicium.

Après avoir dirigé, le Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée (UMR CNRS 5069) à l’université Paul Sabatier, il est le Directeur actuel de l’Institut de Chimie de Toulouse (FR 2599).

Ses principaux centres d’intérêt en recherche concernent la chimie des hétéroéléments, et tout particulièrement la chimie du phosphore et du silicium. Plus précisément il s’agit d’utiliser leurs propriétés spécifiques pour synthétiser et caractériser de nouvelles structures présentant des propriétés particulières et donc des applications originales. Parmi les thématiques principales on peut citer la chimie des carbènes, l’organocatalyse, la chimie des ylures et sur un plan plus appliqué les matériaux silicone. L’ensemble de ces travaux l’a conduit à être le co-auteur de plus de 150 publications (3 Science, 28 J. Am. Chem. Soc., 27 Angew. Chem…) et de 14 brevets.

Il est très impliqué dans l’administration de la Recherche : -Directeur la Fédération de chimie de Toulouse (FR 2599) -Directeur du Laboratoire Européen Associé LTPMM avec Barcelone (2006 – 2013) - Membre de la Direction Stratégique de la Recherche de l’université Paul Sabatier. Il est ou a été membre élu de plusieurs commissions ou conseils : commission de spécialistes 32è, Bureau national SCF, Conseils scientifiques de l’université.
Il a également toujours été très impliqué au niveau de l’enseignement avec notamment la responsabilité de la filière chimie du CNAM à Toulouse (1996 – 2006), la direction du DEA de chimie moléculaire et supramoléculaire (2003-2004) et comme professeur invité à l’université Autonome de Barcelone (2004).

Franck Suzenet

Prix enseignant-chercheur

Franck Suzenet, 39 ans, a débuté ses études de chimie à l’IUT du Mans et a obtenu le DEA Chimie Fine de l’Université de Nantes en 1994. Il a réalisé, dans cette même Université, sa thèse sur la chimie des dérivés organostanniques sous la direction de Jean-Paul Quintard de 1994 à 1998.

Cette thèse a été interrompue par une année de service national en qualité de scientifique du contingent dans les laboratoires de chimie du centre CEA/DAM Le Ripault (Monts, 37). Il a ensuite migré en qualité de postdoctorant dans l’équipe du Professeur Mike Shipman (Exeter, UK) pour travailler sur la synthèse d’analogues des azinomycines avant de s’intéresser au développement de systèmes bis-porphyriniques hautement conjugués avec le Dr Fabrice Odobel et le Pr Jean-Paul Quintard (Nantes).

En 2000, il a intégré l’Institut de Chimie Organique et Analytique de l’Université d’Orléans en qualité de Maître de Conférences et a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 2007.

Ses activités de recherches s’articulent autour de la méthodologie pour la synthèse et la fonctionnalisation de systèmes hétéroaromatiques et ce, dans le cadre de diverses applications en chimie thérapeutique, chimie de coordination,… Depuis 2007, il s’intéresse particulièrement au développement de sondes pour l’imagerie moléculaire et l’IRM.

Gwilherm Evano

Prix Acros

Gwilherm Evano, 34 ans, a effectué ses études supérieures à l’Ecole normale Supérieure et a obtenu son doctorat à l’Université Pierre et Marie Curie en 2002 sous la direction de Claude Agami et François Couty.

Après un an et demi de post-doctorat dans le groupe du professeur James Panek à Boston University où il a participé à la synthèse totale de deux produits naturels, il a rejoint l’Institut Lavoisier de Versailles fin 2003 en tant que Chargé de Recherche au CNRS et a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 2009.

Ses travaux de recherche se situent dans le domaine de la synthèse totale de produits naturels et de la catalyse par des complexes de cuivre. Il s’est intéressé en particulier à la synthèse totale de plusieurs peptides cycliques naturels et développe différentes méthodes pour la synthèse d’alcynes et d’alcènes hétérosubstitués.

Il a reçu le Prix de la Vocation en Chimie Thérapeutique de la SCT en 2002, la médaille de bronze du CNRS en 2007 et un Thieme Chemistry Journal Award en 2008

Marc-Olivier Simon

Prix de thèse de la division

Marc-Olivier Simon, 27 ans, a effectué ses études à l’École Normale Supérieure de Cachan. Au cours de cette formation, il a obtenu l’Agrégation de Sciences Physiques option Chimie en 2006 et a intégré l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris en 2007 dans le cadre d’un double cursus Normalien-Ingénieur. Il obtient la même année le Master de Chimie Organique et Bioorganique de l’Université Pierre et Marie Curie.

Il a ensuite réalisé sa thèse au laboratoire Charles Friedel (UMR 7223) à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris sous la direction du Dr. Sylvain Darses. Cette thèse, soutenue en octobre 2010, et intitulée « Nouvelles perspectives pour la formation de liaisons Carbone-Carbone et Carbone-Oxygène : vers des réactions à économie d’atomes et d’étapes catalysées par des complexes de ruthénium » a conduit à la publication de six articles dans des journaux internationaux et lui a permis de présenter ses travaux dans plusieurs congrès.

Il est actuellement en stage post-doctoral à l’Université Mc Gill à Montréal (Canada) dans le laboratoire de Chimie Verte et de Synthèse Organique dirigé par le Pr. Chao-Jun Li.

Samir Jegham

Prix industriel

Après des études de chimie à l’Université de Monastir (Tunisie), le Dr Samir Jegham a rejoint en 1984 l’ICSN de GIF sur Yvette, où il a réalisé une thèse au sein de l’équipe de Dr B.C.Das (soutenue en 1988).

En 1989, il intègre les laboratoires Synthélabo en tant que chargé de recherche, puis en 1992 il est amené à prendre la responsabilité du département de Chimie Médicinale du site de Rueil-Malmaison après la fusion avec le groupe Delalande.
Durant cette première partie de sa carrière (1989-1999) le Dr Samir Jegham s’intéresse aux problématiques des troubles cognitifs par l’étude des récepteurs sérotoninergiques et nicotiniques ainsi que la recherche de traitement antidépresseur, alternatif aux inhibiteurs de SSRI, via la modulation réversible des monoamines-oxydases.

En 1999, il est nommé Responsable du département de chimie oncologie au sein du nouveau groupe Sanofi-Synthélabo puis Sanofi-aventis à Montpellier qu’il a dirigé jusqu’en 2010. Durant cette période il a travaillé sur des thématiques diverses comme le développement d’anticancéreux issus de screening phénotypique, les inhibiteurs de kinases, l’épi-génétique ou encore les récepteurs aux chémokines. De ces travaux plusieurs molécules anticancéreuses sont en cours de développement parmi les plus prometteuses le SAR103168 un inhibiteur atypique de groupe d’angiokinase spécifique du pathway Src, pour le traitement de Leucémie Myéloïde Aigu ou le SAR154782 un puissant anticancéreux sélectif des cellules tumorales à faible expression en visfatin.

Depuis 2010 le Dr Samir Jegham dirige un nouveau département de chimie au sein de la plateforme LGCR du groupe Sanofi.

Samir Jegham est auteur de plus de 80 publications scientifiques dont 58 brevets d’inventions.

Samir Jegham a toujours gardé des relations étroites avec le milieu académique via de longues collaborations (notamment avec le Pr Camille Wermuth) et participe au comité d’évaluation du CNRS et au comité d’évaluation de l’ANR.

Yann Trolez

Prix Dina Surdin

Yann Trolez a effectué ses études à l’École Normale Supérieure de Paris de 2003 à 2005, puis a intégré l’École Normale Supérieure de Cachan pour y préparer avec succès l’agrégation de Sciences Physiques option Chimie. Lors de son Master 2 de Chimie Moléculaire et Supramoléculaire à l’Université de Strasbourg, il a effectué son stage de recherche au Laboratoire de Chimie Organo-Minérale dirigé par Jean-Pierre Sauvage. Son doctorat, consacré à la synthèse de multi-rotaxanes assemblés au cuivre(I), a eu lieu au sein de la même équipe, sous la direction de Jean-Paul Collin et Jean-Pierre Sauvage. Actuellement en stage post-doctoral à l’ETH de Zürich dans le groupe de François Diederich où il travaille sur la synthèse de composés alléno-acétyléniques, il rejoindra à partir de septembre 2011 l’équipe de Jean-Claude Guillemin à l’École Nationale de Chimie de Rennes en qualité de maître de conférences.

Antoine Joosten

Prix de thèse

Antoine Joosten, 30 ans, a effectué son master de chimie organique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Il intègre ensuite l’École Normale Supérieure de Cachan et obtient l’Agrégation de Sciences-Physiques option chimie en août 2006. Il obtient son doctorat en décembre 2009 sous la direction du Pr. Jan Szymoniak et du Dr. Jean-Luc Vasse à l’Institut de Chimie Moléculaire de Reims de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Ses travaux de thèse portent sur l’utilisation du zirconium et du titane en synthèse stéréosélective et en catalyse bimétallique, notamment pour le développement de nouvelles méthodologies de synthèse de carbocycles et d’hétérocyles azotés.

Il réalise depuis décembre 2009 un stage postdoctoral dans le laboratoire des Professeurs Jean-Pierre Sauvage et Valérie Heitz à l’Université de Strasbourg. Ses travaux actuels concernent le développement d’une nouvelle méthodologie de synthèse de multi-rotaxanes dans l’optique de préparer et d’étudier de nouvelles machines moléculaires dont des « presses ».

Eric Busseron

Prix de thèse Fournier

Éric Busseron, 27 ans, a effectué ses études supérieures à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF) et a obtenu son doctorat en septembre 2009 sous la direction scientifique du Dr. Frédéric Coutrot (Institut des Biomolécules Max Mousseron UMR 5247, Montpellier).

Ses travaux de thèse ont porté sur la synthèse et l’étude de machines moléculaires, de type glyco[2]rotaxane caméléon, pouvant permettre un ciblage spécifique des cellules cancéreuses par une approche originale.
Depuis octobre 2009, il réalise un stage postdoctoral sous la direction de Julius Rebek, Jr. (The Scripps Research Institute, La Jolla, Californie, USA). Ses travaux de recherche actuels concernent le développement de nouveaux cavitands fonctionnalisés, basés sur le resorcinarène.

Jieping Zhu

Prix SCF-DCO

Jieping Zhu est né en Chine, le 10 Septembre 1965. Après avoir obtenu le diplôme de « Bachelor of Science » à l’Ecole Normale Supérieure de Hangzhou et le Master à l’Université de Lanzhou, il a effectué sa thèse à l’ICSN sous la direction du Professeur H.-P. Husson et du Professeur J.-C. Quirion. Après un stage postdoctoral dans le laboratoire du Professeur Sir Derek H. R. Barton, il est recruté en 1992 comme Chargé de Recherche CNRS à l’ICSN et est promu Directeur de Recherche 2e classes en 2000, puis 1e classe en 2006.

La synthèse totale de produits naturels, le développement des méthodes de synthèse efficaces (réactions multicomposants, dominos), ainsi que les réactions énantiosélectives sont ses principales activités de recherche.

Il est l’auteur de plus de 200 publications, 5 brevets et 1 livre (co-éditeur avec le Dr. H. Bienaymé). Il a reçu la médaille d’argent du CNRS (2009), de Bronze (1996), le prix SCF-Acros (1999), le prix Emile Jungfleisch de l’Académie des Sciences (2006), « the Liebig Lectureship of the German Chemical Society » (2004), « Novartis Chemistry Lectureship » (2008)et « the AstraZeneca Award in Organic Chemistry » (UK, 2002), « the Japan Society for Promotion of Science (JSPS) senior research fellow » (2002)

Michel Perez

Prix industriel

Le Dr Michel Perez a effectué ses études de chimie entre l’Université d’Orléans et celle de Paris XI – Orsay. Il a réalisé sa thèse (spécialité chimie organique) sur la synthèse totale d’un fragment oligosaccharidique naturel dans le laboratoire de Biochimie Structurale du Professeur Jean-Marie Beau (soutenue en 1990). Il part ensuite faire un stage post-doctoral aux Etats-Unis près de Boston (90-91) dans la société pharmaceutique japonaise Eisai sous la direction du Professeur Yoshito Kishi (Université d’Harvard).

En 1992, il rejoint l’Institut de Recherche Pierre Fabre à Castres en tant que chercheur puis directeur d’une équipe de chimie médicinale. Durant sa carrière il a eu l’opportunité de travailler dans plusieurs domaines thérapeutiques : en SNC (Système Nerveux Central) avec l’étude de récepteurs de la sérotonine ; en oncologie avec des inhibiteurs d’enzymes ; et enfin en cardiovasculaire. Ses recherches actuelles portent sur l’identification de nouveaux agents antiplaquettaires et sur de nouvelles approches pour traiter le diabète de type 2.

Au cours de ces années de recherche, M. Perez a toujours cherché à concilier l’avancement de ses projets de recherche appliquée avec une recherche plus fondamentale sur de nouvelles méthodes de synthèse. Une part importante a aussi été donnée à l’évaluation de techniques innovantes de synthèse (synthèse en parallèle, sur support solide, sous micro-ondes…) et à la compréhension des mécanismes biochimiques permettant de concevoir les molécules thérapeutiques les plus pertinentes.

Il est co-auteur de 37 publications et 23 brevets et a, à de nombreuses occasions, partagé avec des étudiants (IUT, Master, Thèse…) sa passion du métier de chimiste médicinale et la manière d’élaborer et de conduire un projet de recherche.

Olivier Baudoin

Prix enseignant-chercheur

Olivier Baudoin, 37 ans, a effectué ses études supérieures à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris. Il a obtenu son doctorat en 1998 sous la direction de Jean-Marie Lehn et Marie-Paule Teulade-Fichou au Collège de France (Paris) sur la synthèse et l’étude de molécules de type cyclo-bisintercalands. Il a ensuite effectué un stage post-doctoral sous la direction de K. C. Nicolaou au Scripps Research Institute (La Jolla, Californie), où il a participé à la synthèse totale de deux produits naturels. Il a rejoint l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN) en 1999 en tant que Chargé de Recherche au CNRS, et a obtenu son Habilitation à Diriger les Recherches en 2004. Depuis octobre 2006, il occupe un poste de Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Ses travaux de recherche se situent dans le domaine de la synthèse organique par catalyse organométallique. En particulier, il s’est intéressé aux couplages de Suzuki-Miyaura biaryliques atroposélectifs et développe actuellement des méthodes de fonctionnalisation de liaisons carbone(sp3)-hydrogène non activées par catalyse par des complexes de palladium.

Il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2005 et le prix Claude Dufour en 2007. Il est également membre junior de l’Institut Universitaire de France depuis 2009.

Piero Geotti-Bianchini

Prix de thèse Dina Surdin

Piero Geotti-Bianchini est né à Venezia (Italie) le 2 juillet 1981. Il a étudié la chimie industrielle à Padoue (Italie), où il a reçu son Master cum laude le 13 octobre 2005 après une thèse intitulée « Synthèse de peptides à conformation contrôlée pour des études de surfaces » sous la direction du professeur Fernando Formaggio.

De janvier 2006 à décembre 2008 il a développé sa thèse de doctorant en cotutelle entre l’université Louis Pasteur – Strasbourg I (Université de Strasbourg depuis 2009), sous la direction du docteur Alberto Bianco (ICT-CNRS) et l’Université de Padoue, sous la codirection du professeur Fernando Formaggio. Sa thèse s’est intitulée « Nouveaux nucléo-peptides hélicoïdaux pour des applications en modulation d’acides nucléiques ». Le travail de thèse lui a permis de publier 3 articles sur des revues internationales ainsi que de participer à plusieurs congrès nationaux (en France et en Italie) et internationaux. Entre autres, il a tenu une conférence au 30e « European Peptide Symposium »” à Helsinki (Finlande) en septembre 2008.

Depuis mai 2009 il est post-doctorant à l’université de Berne (Suisse), dans le groupe du professeur Jean-Louis Reymond. Ses recherches étudient les effets de l’introduction de résidus non codifiés dans des peptides synthétiques aussi bien pour l’analyse des aspects structurels que fonctionnels.

Véronique Michelet

Prix Acros

Véronique Michelet, 39 ans, a effectué ses études supérieures à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (Chimie ParisTech) et a obtenu son doctorat de l’Université Pierre et Marie Curie en 1996 sous la direction de Jean-Pierre Genêt.

Après deux années de post-doctorat dans les groupes des professeurs Jeffrey D. Winkler (Université de Pennsylvanie, Philadelphie, Etats-Unis) et Anthony G. M. Barrett (Imperial College, Londres, Angleterre) elle a été nommée Chargé de Recherche à l’ENSCP en 1998. En 2003, elle a obtenu son habilitation à diriger des recherches (HDR) et a été promue Directrice de Recherche en 2007. Elle développe à l’ENSCP (UMR 7223 Charles Friedel) des recherches en catalyse homogène pour le développement de nouvelles méthodologies en synthèse.

Ses travaux de recherche combinent aspects fondamentaux et appliqués. Ils concernent la catalyse en milieu aqueux, la catalyse homogène pour la formation de liaisons carbone-carbone et carbone-hétéroatome, la mise au point de nouveaux systèmes catalytiques racémiques et chiraux (métaux carbophiles : platine et or) pour des réactions à économie d’atome comme les cycloisomérisations d’énynes et la métallo-organocatalyse. La synthèse d’architectures complexantes fluorescentes est également développée pour la détection d’ions métalliques polluants.

Didier Bourissou

Prix Acros

Didier Bourissou, 36 ans, a effectué ses études supérieures à l’École Normale Supérieure de Paris. Reçu à l’Agrégation de Sciences Physiques option Chimie en 1995, il prépare ensuite sa thèse au Laboratoire de Chimie de Coordination de Toulouse dans l’équipe de Guy Bertrand.

Après un an en tant que Scientifique du Contingent au sein du laboratoire Hétéroéléments et Coordination de l’École Polytechnique (François Mathey, Pascal Le Floch), il est recruté en 1998 comme Chargé de Recherche CNRS au Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée de Toulouse. En 2006, il est promu Directeur de Recherche est recruté comme Professeur Chargé de Cours à l’École Polytechnique.

Ses travaux de recherche combinent aspects fondamentaux et appliqués. Il développe divers ligands bifonctionnels originaux, notamment en associant des sites donneurs et accepteurs d’électrons. Une part importante de l’activité de son équipe concerne également la synthèse par voie organo-catalytique de polymères biodégradables et leur utilisation pour la formulation de principes actifs.

Il est l’auteur de 87 publications et de 16 brevets. Il a reçu le prix Dina Surdin de la SCF (1999), la médaille de bronze du CNRS (2005) et le prix Claviel Lespiau de l’Académie des Sciences (2006).

Jean Antoine Rodriguez

Prix SCF-DCO

Jean Antoine Rodriguez est né à Cieza, Espagne, le 25 Juin 1958. Il a débuté sa formation à la recherche à l’Université d’Aix-Marseille III par un doctorat de 3e cycle en chimie organique de synthèse soutenu en 1984 sous la direction du Dr J. P. Dulcère.

A l’issue de cette première étape il a été recruté au CNRS dans le groupe du Pr B. Waegell avec qui il a obtenu en 1987 un Doctorat en Sciences suivi en 1988 d’un stage postdoctoral à l’Université de Berkeley dans l’équipe du Professeur K. P. C. Vollhardt.

Au début des années 1990 Il a démarré des recherches de manière autonomedans le domaine de la méthodologie de synthèse et a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches en 1992. Ses diverses activités scientifiques lui ont permis d’être promu au grade de Directeur de Recherche en 1998 et de recevoir le Prix SFC-ACROS en chimie organique la même année.

À partir de 2002 il occupe un poste de Professeurmis en surnombre à l’Universités Paul Cézanne et à l’issue de cette période il est recruté comme Professeur de 1re Classe en 2005. Sur le plan de l’administration de la recherche il a créé et dirigé l’UMR-6178-SYMBIO : Synthèse, Modèles, Implications Biologiques entre 2004-2007 et est aujourd’hui le directeur de l’Institut des Sciences Moléculaires de Marseille-iSm2-UMR-6263 depuis le 1er Janvier 2008.

Enfin depuis avril 2006 il assure la fonction de chargé de mission à l’Institut de Chimie du CNRS qu’il occupe encore à l’heure actuelle.

Laurent Hennequin

Prix industriel

Suite à ses études de chimie à l’université de Rouen, le Dr Laurent Hennequin a effectué sa thèse de chimie organique dans le laboratoire du Pr Pierre Duhamel (soutenue en 1986). Il a ensuite réalisé un stage post-doctoral dans le laboratoire du Pr Gilbert Stork (Columbia University, NY) (1986-1987) avant de rejoindre en 1988, le centre de recherches en Drug Design du Groupe ICI Pharmaceuticals basé à Reims (aujourd’hui AstraZeneca).

Pendant les premières années de sa carrière de chercheur dans l’industrie pharmaceutique, il s’intéresse aux problématiques des infections bactériennes et à la recherche de nouveaux antibiotiques. Ses travaux sont orientés sur la découverte de nouvelles céphalosporines et carbapénèmes et à ce titre il fait partie de l’équipe qui découvre INVANZTM(ertapenem).
Il est ensuite amené à poursuivre sa carrière de chimiste médicinal au sein du centre de recherches d’AstraZeneca basé à Manchester (UK) dans le département de recherches en Oncologie. Il travaille alors sur des thématiques aussi variées que les inhibiteurs de réplication de l’ADN que le design de pro-drogues de systèmes ADEPT (Antibody Driected Enzyme Prodrug Therapy). Ses travaux des 17 dernières années dans le domaine de l’oncologie et des kinases en particulier lui ont valu une reconnaissance internationale dans le domaine de la conception et du design d’inhibiteurs d’enzymes impliqués dans la signalisation cellulaire ; dans la migration cellulaire et l’angiogénèse tumorale.

Ces travaux l’ont amené à être inventeur de plusieurs molécules actuellement évaluées en essais cliniques, parmi lesquelles le RECENTINTM (cediranib), ZACTIMATM (vandetanib) et le saracatinib. Ces 3 molécules sont aujourd’hui en phases II et III pour le traitement de pathologies cancéreuses.

Il est auteur de 80 publications et inventeur sur plus de 60 brevets industriels et est reconnu au sein d’AstraZeneca comme un leader du Drug Design et à ce titre a été nommé Senior Principal Scientist en 2002.
Laurent Hennequin est, depuis 2004, Directeur du centre de recherches d’AstraZeneca basé à Reims et un membre a part entière de la structure de management international de la recherche en Oncologie d’AstraZeneca.

Laurent Hennequin est un défenseur convaincu de la chimie organique et de son rôle primordial et unique dans la conception de nouvelles thérapeutiques humaines. Passionné par la recherche en chimie organique et la chimie médicinale, il aime partager cet art au travers de conférences, de cours et de présentations de ses travaux dans les universités et les écoles d’ingénieurs mais aussi en intégrant régulièrement des étudiants et des jeunes chercheurs au sein de ses équipes de recherches de Reims.

Sylvain Darses

Prix enseignant-chercheur

Depuis plusieurs années, Sylvain Darses développe, à Chimie ParisTech, au sein de l’unité Charles Friedel (UMR 7223), des recherches en catalyse homogène pour le développement de nouvelles méthodologies en synthèse.

Sylvain Darses a obtenu le diplôme d’ingénieur de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Paris en 1993 et son doctorat en 1997 à l’Université Pierre et Marie Curie dans le groupe du professeur Jean-Pierre Genet à l’ENSCP (prix de thèse E. Schueller, l’Oréal). Après une année de post-doctorat dans le groupe du professeur Anthony G. M. Barrett à l’Imperial College de Londres, il a été nommé maître de conférences à l’ENSCP. En 2004, il a obtenu son habilitation à diriger des recherches (HDR).

Ses activités de recherche concernent le développement de réactions catalysées par les métaux de transition et de leurs applications en synthèse organique, la chimie du bore (développement de nouveaux dérivés du bore, les organotrifluoroborates) et la formation de liaisons carbone-carbone ou carbone-hétéroatome via l’activation catalytique de liaisons C-H (économie d’atome, chimie verte)

Emilie Genin

Prix de thèse Sigma-Aldrich-Fluka

Emilie Moulin

Prix de thèse Dina Surdin

Malek Nechab

Prix de thèse Fournier

Anne-Marie Caminade

Prix de la division

Anne-Marie Caminade est DR1 CNRS. Elle assure la direction de l’équipe « Hétérochimie Moléculaire et supramoléculaire » (avec Jean-Pierre Majoral) depuis le 1er janvier 2006 au LCC à Toulouse.

Après une thèse de 3e cycle et un stage post-doctoral à l’IFP, elle a préparé une thèse de l’Université Paul Sabatier (1988) puis est partie en stage post-doctoral à l’Université de Saarbrücken (1988-1989) dans le laboratoire du Pr M. Veith (A. von Humbolt Fellow).

L’activité d’ Anne-Marie Caminade concerne la chimie du phosphore. Les principaux thèmes abordés sont les basses coordinences du phosphore, les hydrures métalliques, les macrocycles et les cryptants et depuis 1994, les dendrimères et les polymères hyperramifiés.

Anne-Marie Caminade est l’auteur de 229 publications dont 157 sur les dendrimères et de 25 brevets (dont 9 extensions internationales). La chimie des dendrimères phosphorés qu’elle a initiée en 1993 s’est énormément développée aussi bien du point de vue de leur synthèse maintenant d’une très grande efficacité que des utilisations de plus en plus nombreuses dans des domaines aussi variés que la catalyse, les matériaux et la biologie-médecine. Une des applications les plus spectaculaires concerne un procédé permettant de produire en masse des cellules NK humaines saines à partir d’un simple prélèvement sanguin.

Laurent Chabaud

Prix de thèse Dina Surdin

Laurent Chabaud a réalisé toutes ses études à l’université Bordeaux-1, très brillamment étant major en licence, en maîtrise et au DEA.

En maîtrise, il a réalisé un stage de recherche de quatre mois à Berne dans l’équipe du Pr P. Renaud. Il a ensuite réalisé son DEA et sa thèse chez le Pr Y. Landais à l’Université Bordeaux-1 en collaboration avec le Prof. P. Renaud dans le cadre du programme Européen COST-D28.

Au cours de sa thèse intitulée « Carboazidation d’Allylsilanes Chiraux. Application à la Synthèse Totale d’Alcaloïdes Polyhydroxylés Inhibiteurs de Glycosidases », Laurent Chabaud a mis au point une réaction de carboazidation radicalaire stéréosélective d’allylsilanes chiraux. Il a ensuite utilisé cette réaction dans la synthèse d’alcaloïdes polyhydroxylés inhibiteurs de glycosidases telle que la hyacinthacine A1, dont il a réalisé la première synthèse et ainsi déterminé la configuration absolue.

Ce travail a permis à Laurent Chabaud d’obtenir pour l’instant six publications dans des journaux internationaux (Chem. Eur. J., Org Lett, Tet. Lett, Tetrahedron) dont une revue (EurJOC). Il poursuit actuellement des recherches dans le domaine des amides atropoisomères dans le laboratoire du Prof. J. Clayden à Manchester (UK).

Nicolas Weibel

Prix Sigma-Aldrich

Nicolas Weibel est ingénieur chimiste diplômé de l’École de Chimie, Polymères et Matériaux (E.C.P.M.) de Strasbourg.

Il a effectué une thèse intitulée « Marqueurs Luminescents à Base d’Ions lanthanides : Synthèse, Propriétés et Marquage de Protéines » dans le Laboratoire de Chimie Moléculaire de l’Ecole de Chimie, Polymères et Matériaux à Strasbourg sous la direction du Dr Raymond Ziessel et du Dr Loïc Charbonnière, et qu’il a soutenue en avril 2005. Son travail de thèse, concernait l’élaboration de marqueurs luminescents à base d’ions lanthanides. Ce travail a fait appel à plusieurs volets complémentaires à savoir :
- La synthèse multi-étape de ligands hétérocycliques puis la préparation de complexe de lanthanides ;
- L’étude de caractéristiques spectroscopiques des complexes de lanthanides obtenus et évaluation/validation de l’approche mise en place ;
- Le marquage de protéines et de particules de silice ;
- L’application à la microscopie de fluorescence résolue en temps.

Il s’agit d’un travail complet et abouti que Monsieur Weibel a su mener à bien au prix d’un investissement et d’un sérieux qui ont assuré la réussite de l’approche mise en place. La clé du succès de cette thèse résidait en effet dans l’élaboration de ligands permettant à la fois de maintenir de très bons rendements de fluorescence, de profiter des durées de vie de luminescence propres à l’émission des ions lanthanides tout en assurant une bonne stabilité et solubilité dans l’eau des complexes obtenus, et la possibilité de les coupler aisément à des protéines, particulesŠ. Ce défi a été relevé par Monsieur Weibel grâce à un effort de synthèse important et ceci avec une vraie capacité à mener à bien l’ensemble des études nécessaires à l’aboutissement de la démarche mise en œuvre. Cet imposant travail a conduit à 7 publications dont 1 J. Amer. Chem. Soc., 2 J. Org. Chem., 2 Tet. Lett., 1 Synthesis et 1 New J. Chem. et à un brevet.

Pascal George

Prix industriel

Le Dr Pascal George a fait ses études de chimie à l’Université Catholique de Louvain, Belgique, et a effectué sa thèse dans le laboratoire de chimie organique du Professeur H.-G. Viehe (soutenue en 1978). Il part ensuite, pendant 2 ans, faire un stage post-doctoral (78-80) chez Synthelabo (LERS) où il intègre le groupe SNC (Système Nerveux Central). Pendant la période 80-82 il effectue ses recherches dans différents laboratoires du département de chimie médicinale pour ensuite rejoindre le SNC dont il prend la direction en 1986.

De 1990 à ce jour, plusieurs regroupements successifs (y compris Delagrange, Delalande, Sanofi, Aventis) ont porté la chimie SNC à plus de 140 collaborateurs répartis sur 4 sites et 2 continents, dont la responsabilité a été confiée à Pascal George.

La carrière de P. George a été gouvernée par 2 objectifs majeurs : créativité et productivité. Ceci s’est concrétisé par plus de 100 demandes de brevets, témoignant de la diversité des programmes et des séries chimiques travaillées avec succès, également plus de 70 publications scientifiques, une contribution directe ou indirecte aux produits en développement du patrimoine de l’entreprise (plus d’une trentaine en 25 ans, une quinzaine dans le portefeuille actuel). Deux produits ont atteint le marché, dont le plus connu est le zolpidem (Stilnox, Ambien , Myslee), numéro un mondial des hypnotiques, qui est commercialisé dans les 3 domaines ICH. Ce produit est issu d’un programme de recherche initié avec J.-P. Kaplan, et optimisé en collaboration avec L. Rivron, H. Depoortere et M. Decobert.

Pascal George est constamment à l’affût de nouvelles idées, de nouvelles méthodologies et de technologies au service de l’innovation dans le domaine de la chimie médicinale en particulier par le biais de la mise en place de collaborations industries-universités-institutions publiques dans des domaines très ciblées de la synthèse organique (organométallique, hétérocyclique, cyclo-addition, support solide).

Signalons que Pascal George sait parfaitement communiquer aux jeunes chercheurs sa vision du métier et son expérience au travers de séminaires, de conférences, de cours de DEA et de Masters (Professeur invité à l’UCL en 2000-2001).

Raphaël Rodriguez

Prix de thèse Fournier

En octobre 2005, Raphaël Rodriguez a soutenu une thèse européenne sous la direction du Pr Maurice Santelli et du Dr Cyril Ollivier au cours de laquelle il a effectué un stage de huit mois chez le Pr. J. Baldwin à Oxford (G. B.).

Sa thèse intitulée « synthèses stéréosélectives de produits naturels, analogues et précurseurs » portait sur la synthèse de divers produits naturels et précurseurs de produits naturels, tels que ceux du calcitriol, un des métabolites de la vitamine D3. Il a également mis au point une nouvelle méthode de génération par voie thermique d’ortho-méthylène quinones, qui peuvent ensuite réagir avec différents diènophiles dans des réactions d’hétéro Diels-Alder. Cette méthodologie a permis la synthèse biomimétique de deux produits naturels, l’alboatrine et le lucidène, présentant tous deux un bicycle de type benzopyrane.

Raphaël. Rodriguez a également effectué une synthèse de la 9,10-déoxytridachione par électrocyclisation thermique d’un -pyrone triène, synthèse qui lui a permis de valider les voies de biosynthèse de ce type de composés dérivés des polypropionates.

Le travail de thèse de Raphaël Rodriguez a donné lieu à cinq publications.

Stéphane Quideau

Prix Acros

Stéphane Quideau est professeur de deuxième classe depuis le premier septembre 1998 à l’Université de Bordeaux 1. Il a obtenu un BTS de l’Université Catholique d’Angers en 1986 et en 1988 une maîtrise des sciences et techniques en physicochimie des biotransformations de l’Université de Nantes, puis en 1989 un DEA de physico-chimie des bio-produits.

En janvier 1990, il a rejoint l’université du Wisconsin à Madison où, sous la direction du Pr John Ralph il débute une thèse sur l’incorporation des acides p-hydroxycinnamiques dans les lignines par couplage oxydant.

A la fin de sa thèse en septembre 1994, il a effectué un stage post doctoral de trois ans dans le laboratoire du Pr Ken Feldman à l’Université de Pennsylvanie où il s’est intéressé à la chimie des Ellagitannines.

En août 1997, il est nommé Assistant-Professeur à Texas Tech University, poste qu’il occupera jusqu’en janvier 1999 ; il est finalement recruté professeur à l’automne 1998 par l’Université de Bordeaux 1 et devient dès Décembre 1999 directeur adjoint du laboratoire de chimie des substances naturelles (UPRES A 494).

En novembre 2003, il accepte une responsabilité de chef de groupe à l’Institut Européen de Chimie et Biologie et devient en Septembre 2004 membre junior de l’Institut Universitaire de France. Son équipe est labellisée « équipe jeunes chercheurs » (ATIPE) en janvier 2005 par le CNRS et associée au Laboratoire de Chimie Organique et Organométallique (UMR 5802).

Son activité se situe dans le domaine de la détermination de structures, la synthèse et l’étude des biomécanismes de substances naturelles bioactives. Il s’est en particulier intéressé à l’oxydation des phénols, à la déaromatisation asymétrique des arénols, aux réactions d’hétérocyclisation d’acétates d’orthoquinols pour la construction de polycycles azotés, qu’il a appliqués à la synthèse de la lycorine et de différents analogues ; finalement plus récemment, il a développé de nouvelles méthodes de formation de liaisons carbone-carbone par substitution nucléophile oxydante et carbocyclisation basées sur l’utilisation d’un dérivé à base d’iode (III) hypervalent comme agent oxydant.

Stéphane Quideau est l’auteur de 50 publications, il a déposé deux brevets dont l’un sur un procédé de synthèse de l’acide chocorique.

Sa production scientifique, en particulier dans le domaine de la synthèse des polyphénols est internationalement reconnue. De plus, il a su développer une forme stabilisée du réactif de Dess-Martin, le SIBX, qui est commercialisée par Acros et Sigma-Aldrich.

Adrian-Mihail Stadler

Prix Sigma-Aldrich

Adrian-Mihail Stadler a fait des études très brillantes en Roumanie puis en France à l’université d’Orsay où il a obtenu une maitrise de chimie avec une mention bien en 2000 et un DEA avec une mention TB en 2001.

Ensuite, à l’université Louis Pasteur à Stasbourg, il a préparé une thèse au laboratoire ISIS, sous la direction du Professeur J.M. Leh,n sur le sujet suivant : « autoassemblage et mouvements moléculaires de brins hétérocycliques ».

Au cours de sa thèse, Adrian-Mihail Stadler a réalisé un excellent travail de synthèse concernant la formation de brins moléculaires linéaires, hélicoïdaux ou les deux. Il a ensuite montré que sous l’effet de la complexation de cations métalliques, ces brins produisent des mouvements moléculaires réversibles de contraction et d’extension de très grande amplitude. Il a de ce fait contribué à la mise au point de dispositifs nanomécaniques moléculaires.

Quatre articles ont été publiés à partir de ce travail dans d’excellents journaux dont un « hot paper » dans Chemical Communications.

Francis Barth

Prix industriel

Après une thèse de doctorat effectuée à Strasbourg dans le laboratoire de M. Franck-Neumann et consacrée à la synthèse organique, avec à la fois un aspect méthodologie (utilisation de petits cycles insaturés en synthèse) et un aspect synthèse totale de produits naturels, Francis Barth a poursuivi ses recherches dans ce domaine en travaillant pendant deux ans chez Syntex Research à Palo Alto (U.S.A) en tant que post-doctoral fellow. Il y a poursuivi des recherches de méthodologie synthétiques sur la cyclisation de radicaux -fluorés. Ces travaux ont notamment abouti au développement d’une nouvelle méthode de synthèse de difluorocyclopentanes fonctionnalisés.

Au sein du groupe Sanofi qu’il intégré en 1991 on lui a confié la responsabilité chimique du programme « Cannabinoides ». En 1994, ces recherches ont abouti à la découverte du SR141716, premier antagoniste connu des récepteurs aux cannabinoides CB1. Sous le nom de rimonabant (Acomplia ), ce produit est aujourd’hui en phase III d’études cliniques avec des résultats très encourageants qui viennent d’être publiés dans le traitement de l’obésité et pour le sevrage tabagique.
Différentes modifications autour du template diphénylpyrazole du SR141716 ont ensuite permis d’obtenir le premier antagoniste connu des récepteurs CB2 (SR144528), ainsi que de nombreuses molécules originales actives de façon sélective sur les récepteurs CB1 et CB2. Son intérêt s’est ensuite étendu aux agonistes sélectifs des récepteurs CB2, avec le développement d’une chimie spécifique en série indole.

En tant que responsable scientifique au sein de sanofi-aventis, il encadre une équipe d’une quinzaine de chimistes, avec des recherches axées principalement sur les cannabinoides, mais également d’autres cibles biologiques.

L’ensemble de ces recherches a conduit à la publication d’une vingtaine d’articles scientifiques et une quinzaine de brevets, ainsi qu’à la mise en développement clinique de deux composés originaux.

Jean Quancard

Prix de thèse Fournier

1998 : Entrée ENS Ulm (12°) ; 2000 : Magistère ENS ; 2001 : DEA Pharmacochimie, Pharmacologie & Métabolisme des Médicamenst (rang 1°).

Thèse (Bourse MRT + Moniteur P6) au sein du laboratoire Structure & Fonction des Molécules Bioactives (prof. S. Lavielle) sous la direction de S. Lavielle et P. Karoyan.

Le travail de Jean Quancard a porté sur la « Synthèse d’acides aminés contraints dérivés de la proline. Application à l’étude d’intercations peptide/protéine ». Dans une première partie, il a synthétisé les 3-prolinoamino acides (chaîne latérale des acides aminés naturels en position 3 de la proline) par carbocyclisation diastéréosélective d’un énolate sur une double liaison non activée. Les cis et trans prolinoleucines et prolinométhionines ont ensuite été introduits en position 10 et 11 de la substance P et l’activité des peptides contraints sur les sites du récepteur a été déterminée .

Les résultats ont été rationalisés par une analyse structurale par RMN et par modélisation moléculaire. L’application des prolinoaminoacides a été étendue à la génération de coude dans un dipeptide dont la structure a été étudiée par RMN et dichroïsme circulaire.

Dans son travail Jean Quancard a donc successivement abordé trois facettes de la recherche (synthèse, pharmacologie, biologie structurale) encadré dans chaque cas par des spécialistes du laboratoire. Sa grande curiosité, ses compétences et son investissement personnel lui ont permis d’exploiter au mieux un environnement favorable.

Jean Quancard a ainsi obtenu des résultats nombreux qui se traduisent par 7 publications (2 J. Org. Chem., J. Med. Chem., 2 Tet. Letters, Eur. J. Biochem., Int. J. Biochem. Cell Biol.) dont 4 en premier auteur (5 publications de sa thèse), 2 communications orales et 5 communications par affiche.

Il a obtenu une bourse de l’ARC et est actuellement en stage post-doctoral chez chez B.M. Trost à Standford (USA).

Laurent Micouin

Prix Acros

Laurent Micouin est ingénieur de l’ENSCP. Il a effectué sa thèse sous la direction du Docteur Jean-Charles Quirion sur la synthèse asymétrique de molécules azotées à partir d’amides et de lactames chiraux dérivés du phénylglycidol. En 1995, il est parti pour un stage post-doctoral d’un an dans le groupe du Professeur Knochel à Marburg. Il a été recruté au CNRS en 1996 comme CR2, a été promu CR1 en 2000 et DR2 en 2005, après avoir soutenu son habilitation à diriger les recherches en 2000.

Il encadre une équipe au sein de l’UMR dirigée par Jacques Royer. Ses thèmes de recherche englobent la mise au point de nouvelles voies de synthèse de composés d’intérêt biologique, et l’étude de réactions de catalyse asymétrique. Il étudie le mode d’action de composés immunomodulateurs, les glycosphingolipides, en collaboration avec des biologistes. Il développe un thème de recherche sur de nouveaux ligands de l’ARN.

Outre ses activités de recherche, il a une charge d’enseignement au sein de l’Université Paris 5 : cours de catalyse asymétrique au DEA puis cours de synthèse asymétrique en Master 2e année.

Mathieu Pucheault

Prix de thèse Prix Dina Surdin

Mathieu Pucheault a 26 ans et a été élève de l’ENS Ulm de 1998 à 2002, dont il est sorti 2e.

Il a obtenu le DEA Multinational de Chimie Moléculaire de l’Ecole Polytechnique en 2000 (2e). Son stage a été effectué à l’ENSCP, chez Jean-Pierre Genet, sur la synthèse de ligands perfluorés et leur utilisation en catalyse biphasique.

Il a ensuite effectué une thèse dans le même laboratoire d’octobre 2001 à décembre 2004 sous la direction de Jean-Pierre-Genet et Sylvain Darses, sur : Les Trifluoroorganoborates de potassium. Nouvelles perspectives pour la formation de liaisons C-C à l’aide de complexes du Rhodium. Il s’agit d’un important travail de méthodologie en chimie organique dans le domaine de la chimie d’organométalliques de type monoorganotrifluoroborates.

En termes de publication, cette thèse a conduit à 4 publications dont 2 Tetrahedron Letters, 1 Eur. J. Org. Chem, 1 J.A.C.S. On peut également mentionner un 5e papier Eur. J.O.C. ou est intégré le travail de DEA de M. Pucheault.

Actuellement, Matthieu Pucheault est en stage postdoctoral chez Craig CREWS à l’Université de Yale (New Heaven).

Audrey Herrbach

Prix Sigma-Aldrich

Audrey Herrbach a effectué sa thèse sous la direction des Dr F. Guéritte et O. Baudoin, à l’ICSN de Gif-sur-Yvette, thèse qu’elle a soutenue le 14 octobre 2003 devant un jury composé des Pr. F. Colobert (Strasbourg) et G. Balme (Lyon) et des Dr A. Marinetti (ENSCP) et J.-C. Fiaud (Paris XI Orsay).

Le mémoire correspondant est intitulé « Synthèse atroposélective d’un analogue du rhazinilame et nouvelle réaction d’activation de liaison C-H catalytique ». Au cours de sa thèse Audrey Herrbach sur deux sujets relativement indépendants.

Dans un premier temps , Audrey Herrbach a effectué diverses tentatives de couplage de Suzuki atropo-sélectif permettant de donner accès au cœur biaromatique à chiralité axiale du rhazinilame. Cette molécule d’origine naturelle présente une activité antimitotique liée à un comportement original vis-à-vis de la tubuline et constitue donc une cible biologiquement et chimiquement pertinente. Les couplages biaryliques métallo-catalysés stéréosélectifs sont encore assez rarement décrits dans la bibliographie. Audrey Herrbach a d’abord envisagé une approche atropo-diastéréosélective reposant sur le couplage d’arène-chrome tricarbonyle avec des dérivés pinacolboronates, mais sans succès. Une version atropo-énantiosélective du couplage de Suzuki-Miyaura a alors été envisagée. Le travail d’optimisation accompli sur cette réaction a permis à la candidate d’atteindre un rendement de 56% et un e.e. de 40% lors du couplage d’un iodoaryle fonctionnel et d’une aniline o-boronylée. Malgré toutes ses tentatives utilisant de nouveaux ligands phosphorés qu’elle a préparé, Mlle Herrbach a obtenu ses meilleurs résultats avec des ligands binaphtyliques de type aminophopshines chirales. Après une recristallisation, elle a pu terminer la synthèse de sa molécule cible avec un e.e. de 92% et un rendement de 9% pour sept étapes. Ce travail représente la première application d’un couplage atropo-énantiosélectif à une molécule d’intérêt biologique.

Dans un deuxième temps, Audrey Herrbach a étudié une réaction inattendue, découverte au cours de son premier projet, qui concerne la fonctionnalisation de liaisons C(sp3)-H non-activées par un système pallado-catalysé. Cette nouvelle réaction, qui concerne les bromobenzènes portant, en ortho, un groupe gem-dialkyle benzylique, et transforme ces derniers en des oléfines ou des cyclobutabenzènes à carbone quaternaire. Mlle Herrbach a optimisé les conditions permettant d’atteindre l’un ou l’autre de ces produits avec des rendements satisfaisants et a proposé un mécanisme partiellement commun pour expliquer leur formation.

Les résultats obtenus par Audrey Herrbach ont fait l’objet de 3 publications dans des journaux internationaux.

Bahaâ Salem

Prix de thèse Fournier

Bahaâ Salem a soutenu sa thèse, réalisée à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg sous la direction de Jean Suffert, en décembre 2003. Son sujet portait sur la « cyclocarbopallation 4-exo-dig : une méthodologie expéditive pour la synthèse de composés polycycliques ».

Le domaine est donc celui de la chimie organométallique et plus particulièrement de chimie d’insertion du palladium zéro en catalyse. Le palladium est inséré sur des halogénures vinyliques puis réagit de façon intramoléculaire 4 ou 5-exodigonale sur un alcyne (silylé) présent dans la molécule. La nouvelle espèce alcène palladée ainsi obtenue subit in situ une réaction de Stille sur des alcènes stannylés. Cette séquence a pour résultat de générer des systèmes polycycliques accolés très complexes en peu d’étapes. La réaction de cyclisation 4-exo-digonale qui est décrite est assez spectaculaire car cette cyclisation est en principe défavorisée par les règles de Baldwin. Les cycles à 4 chainons accolés obtenus sont des diols cyclobuteniques très tendus. Le couplage de cette cyclisation 4-exo-dig avec un couplage de Stille en utilisant des diènes stannylés a pour résultat la formation finale d’un cycle à 8 chaînons triènique par électrocyclisation conrotatoire à 8 électrons pi. On obtient ainsi des systèmes polycycliques accolés 6-4-8-5 très fonctionnalisés. L’ouverture du cyclobutane diol fournie des polycycles que l’on peut considérer comme des dérivés très avancés dans la synthèse de produits naturels sesterpéniques complexes (ophobiolines, variecolin … )

Il s’agit donc d’une contribution importante dans le domaine de la chimie du palladium et de son application dans le domaine des réactions « en cascade ». Bahaâ Salem a réalisé un travail expérimental volumineux avec la préparation de plus de 250 produits en mettant au point une chimie innovante rédaction de la thèse permet au lecteur de se familiariser avec cette chimie innovante.

Les membres du bureau de la SFC-DCO ont reconnu l’excellence des travaux de Melle Salem, travaux qui ont fait par ailleurs l’objet de 4 publications dans des journaux internationaux de haut niveau et qui ont été présentés dans 4 communications orales.

Actuellement, Bahaâ Salem se trouve en stage postdoctoral chez le Pr Wender a Stanford.

François-Hugues Porée

Prix de thèse Dina Surdin

François-Hugues Porée a réalisé sa thèse sous la direction de J. Ardisson et de A. Pancrazi a l’Université de Cergy-Pontoise sur une approche synthétique de (+)-discodermolide et de quelques analogues, dans le cadre d’une collaboration avec les laboratoires Servier pour l’obtention de nouveaux médicaments anticancéreux.

Suite au schéma de rétrosynthèse envisagé, François-Hugues Porée a envisagé de construire la (+)-discodermolide par synthèse énantiosélective et stéréosélective des trois fragments. Pour réaliser la synthèse de ces trois fragments, François-Hugues Porée a dû au préalable mettre au point plusieurs réactions :
- Un couplage de Z-vinyl carbamates avec des réactifs de Grignard. François-Hugues Porée a pu montré que le Ni(acac)2 et le NiCl2 (dppp) sont les catalyseurs les plus efficaces permettant une réaction stéréospécifique ;
- Un passage de Z-vinyl carbamates à des Z-vinyl triflates ou phosphonates, réalisé en 3 étapes « one-pot » de façon totalement stéréosélective ;
- Une réduction sélective de triples liaisons en présence de vinylétain ;
- Une oxydation sélective compatible avec un vinyl étain, grâce au TEMPO en présence de bis(acetoxy)iodosyl benzene.

Après plusieurs essais, le premier fragment, possèdant une chaine carbonée longue de 10 atomes et portant 5 stéréocentres ainsi que deux doubles liaisons dont une Z, a finalement été obtenu en seulement 8 étapes avec un rendement global de 21%. Le deuxième fragment, constitué d’une chaine à 8 atomes ayant 4 stéréocentres et une double liaison, a été formé en 8 étapes avec un rendement de 41%. Le troisième fragment, long de 8 atomes de carbone et comportant 2 stéréocentres, une triple liaison et un vinylstannane Z, a pu être obtenu en seulement 4 étapes avec 21 % de rendement global.

Comme dans toute synthèse stéréosélective, la stéréochimie de tous les stéréocentres formés a été vérifiée soit par corrélation avec des produits connus , soit par formation d’acétonides et étude RMN, ce qui représente un travail conséquent.

Jean-François Nierengarten

Prix Acros

Jean-François Nierengarten a 37 ans et a effectué toutes ses études à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Après avoir obtenu une Maîtrise de Biochimie en 1990, il a suivi le DEA de Chimie des Métaux de Transition et d’Ingénierie Moléculaire en 1991.

Il a effectué son stage de DEA dans l’équipe de Jean-Pierre Sauvage, stage qu’il a poursuivi en thèse sur une thématique supramoléculaire : Synthèse template de nœuds et d’entrelacs moléculaires. La thèse a été soutenue en Juin 1994 avec la mention très honorable avec félicitations du Jury.

Il a ensuite effectué avec un financement de la CEE un stage post-doctoral de 2 ans, d’octobre 1994 à novembre 1996, à l’ETH Zurich chez François Diederich où il fit connaissance avec la chimie des fullérènes et leur fonctionnalisation.
Il est ensuite rentré à l’UMR 7504 (Institut de Physique et de Chimie des Matériaux de Strasbourg) en tant que Chargé de Recherche 2e classe en décembre 1996 dans le Groupe des Matériaux Organiques de Jean-François Nicoud où il a poursuivi la thématique de fonctionnalisation des fullérènes par des systèmes conjugués.

En octobre 2000 il est passé Chargé de Recherche 1re classe et a soutenu très rapidement son Habilitation à Diriger les Recherches sur le sujet suivant : Synthèse de dérivés du C-60 pour l’élaboration de nouveaux matériaux organiques.

Il a quitté son Unité en 2003 pour rejoindre l’ECPM (Ecole de Chimie, Polymères et Matériaux) au sein du Groupe de Chimie des Fullérènes et Systèmes Conjugués. Il y poursuit de manière complètement indépendante son activité de synthèse de fullérènes fonctionnels à propriétés électroniques et photochimiques. On peut noter également une implication assez forte en chimie des dendrimères avec en particulier la synthèse de fullérodendrimères et de dendrimères possédant un cœur électroactif (complexes de Cu I).

Cette activité de recherche soutenue l’a amené à co-encadrer 4 thèses soutenues et encadrer 4 thèses en cours, ainsi que 4 stagiaires post-doctoraux, 9 étudiants de DEA et 5 étudiants de Maîtrise .

En termes d’activité de publication, le dossier de Jean-François Nierengarten est impressionnant, 115 publications dont 40 pour la seule période 2002-2004.
Jean-François Nierengarten mène une activité scientifique en toute indépendance. Il a démontré sa capacité a initier des collaborations locales ou internationales avec de nombreuses équipes pour étudier les propriétés physicochimiques de ses produits de synthèse (films de Langmuir-Blodgett, cristaux liquides, études électrochimiques, spectrométrie de masse, applications photovoltaïques, études photophysiques, utilisation de micro-ondes…).

Jean-François Nierengarten est coordinateur d’un réseau européen sur les matériaux à base de fullérènes pour une utilisation en optoélectronique (2002-2005). Il a été coordinateur d’une ACI Jeune chercheurs sur la synthèse de dérivés du C60 pour l’élaboration de nouveaux matériaux organiques (2000-2003). Il a été corresponsable d’un projet ECODEV (CNRS-ADEME) : Fullérènes fonctionnalisés pour la conversion photovoltaïque (1999-2002). Au niveau européen, il a été également impliqué dans une collaboration Franco-Italienne (2000-2001) et un programme d’action intégrées Franco-Espagnol (2002-2003).

Jean-François Nierengarten possède une reconnaissance internationale pour la qualité de ses résultats dans le domaine de la chimie des macromolécules à propriétés optoélectroniques. Au vu de tous ces éléments, le bureau de la SFC-DCO a décidé d’attribuer le prix SFC-Acros à Mr Jean-François Nierengarten.

B. Jousselme

Prix Sigma-Aldrich

B. Jousselme, major du DEA de Chimie Fine de l’Université de Nantes, a effectué une thèse de chimie organique « Systèmes conjugués linéaires : des matériaux d’électrodes aux nanosystèmes » au Laboratoire d’Ingénierie Moléculaires et Matériaux Organiques de l’Université d’Angers dans le groupe « Systèmes Conjugués Linéaires » dirigé par J. Roncali .

Son travail de thèse comporte deux volets :
1 - La synthèse de polymères conducteurs fonctionalisés utilisables en tant que matériau d’électrode pour l’électrocatalyse et les biocapteurs électrochimiques.
2 - L’élaboration de nanosystèmes dynamiques, véritable machineries moléculaires dans lesquelles un stimuli externe permet de déclencher, de manière réversible ou non, un changement de géométrie qui se traduit par un changement des propriétés électroniques d’un motif conjugué sonde.

Un des premiers objectifs du travail de B. Jousselme a été la préparation de nouveaux précurseurs moléculaires, permettant de réaliser une électropolymérisation dans des conditions particulièrement ménagées (c’est-à-dire à bas potentiel et à basse concentration). Dans ce cadre, B. Jousselme a mis au point une méthode efficace de fonctionnalisation de motifs thiophéniques par l’introduction de motif thiolate en position 3. Cette méthode qui permet l’introduction de chaînes fonctionnalisées a débouché sur l’élaboration de polythiophènes fonctionnalisés par des motifs bipyridine, des complexes métalliques, ou encore des fullérènes. Ces travaux qui présentent des potentialités pour différentes applications : conversion photovoltaïque ou biocapteurs électrochimiques ont donné lieu à un brevet AtoFina-CNRS.

Dans un deuxième temps, B. Jousselme a appliqué cette méthodologie à la construction de systèmes moléculaires macrocyliques dans lesquels un motif quater- ou sexi-thiophène est inclus dans un macrocyle dont la géométrie impose la conformation du motif conjugué et par voie de conséquence ses propriétés électroniques. Par l’introduction dans le macrocycle d’un élément de commande actionneur (éther couronne de géométrie contrôlée par la présence de cations divalents ou motif diazobenzène de géométrie contrôlée par irradiation lumineuse), il est alors possible d’accéder à des nanosystèmes dynamiques dont les propriétés électroniques sont contrôlées par un paramètre externe (cation, irradiation lumineuse).

Il s’agit là d’un superbe exemple de la contribution de la chimie moléculaire à l’élaboration d’édifices dynamiques contrôlés. Cette approche s’appuie sur une symbiose exemplaire entre modélisation théorique (outil de conception), synthèse organique (construction des édifices dynamiques) et physico-chimie (validation du concept par le biais d’études optiques et/ou électrochimiques).

Le travail de B. Jousselme a déjà donné lieu à 6 articles ( 2 Chem. Eur. J, 2 J. Am. Chem. Soc., 1 J. Org. Chem. et 1 Macromolecules.)

F. Gagosz

Prix de thèse Dina Surdin

F. Gagosz, 28 ans, a obtenu son diplôme d’Ingénieur Chimiste à Strasbourg en 1997. La même année, il a effectué son stage de DEA à Strasbourg chez Charles Mioskowski (Synthèse d’analogues fluorés non-hydrolysables de triphosphates. Application au design de nouvelles prodrogues). Il a rejoint ensuite l’équipe de Samir ZARD pour effectuer sa thèse qui porte sur « Étude de nouvelles réactions radicalaires. Application à la synthèse d’alcaloïdes et de composés phosphorés et fluorés ».

Cette thèse a été réalisée en partie à l’ICSN à Gif et en partie à l’Ecole Polytechnique et comporte trois parties. Le fil conducteur de cette thèse est la chimie radicalaire des dithiocarbonates.
- La première partie concerne de nouvelles applications de la chimie radicalaire des xanthates pour introduire divers groupements rencontrés dans des molécules bioactives (groupements méthylène bisphosphonate, trifluoroéthylamine, azole).
- La deuxième partie concerne la chimie des radicaux azotés (radicaux iminyles et radicaux amidyles). F. Gagosz a particulièrement développé des méthodes de production de ces radicaux par la chimie des xanthates qui lui permettent de s’affranchir de la chimie de l’étain.
- La troisième partie consiste en une application de la chimie des radicaux amidyles à la synthèse totale de la 13-Désoxyserratine (alcaloïde tétracyclique possédant 4 centres asymétriques). Cette synthèse est achevée en 10 étapes avec un rendement global de 12%. Les deux étapes clé sont la formation du bicycle CD par une réaction de Pauson-Khand et la formation du bicycle AB par une cascade radicalaire. En conclusion de ce chapitre, on trouve également une tentative d’introduction de l’hydroxyle en position 13 pour la synthèse de la Serratine.

Cette thèse a déjà conduit à 5 communications (2 Synlett, 2 Org. Lett., 1 Angew. Chem. I.E.E.) et 1 brevet (synthèse de composés a-perfluoroalkylamines). Actuellement, F. Gagosz est en stage post-doctoral à University College of London chez le Pr W. Motherwell.

Frank Lepifre

Prix de thèse Fournier

Frank Lepifre, 29 ans, Ingénieur ESCOM, a préparé un DEA, puis un doctorat à l’ Université
d’ Orléans sous la direction du Professeur Gérard Coudert.

Il effectue actuellement un séjour post-doctoral à l’ Université d’ York dans le laboratoire du Professeur Michael Organ à Toronto.

Sa thèse traite de la préparation de systèmes polyhétérocycliques plans aromatiques inspirés de la structure de l’ Ellipticine, dans laquelle la partie indole a été remplacée par un système pyrido[3,2-b][1,4]oxazine dont la chimie était quasiment inconnue jusqu’ alors. L’étude de la réactivité de ce système a conduit d’une part à une synthèse originale de N-hétéroarylpyrido-oxazolinone et d’ autre part à l’obtention de nouveaux squelettes pentacycliques, dont un composé s’est révélé être très actif sur les lignées cancéreuses L1210 et DU145, ainsi que sur un modèle de leucémie in vivo (P388).

Afin d’obtenir des analogues structuraux de l’Ellipticine, le noyau pyrido[3,2-b][1,4]oxazine a été substitué en position 3 par un système insaturé de façon à disposer de diènes pouvant ultérieurement conduire, par cycloaddition de Diels-Alder en présence d’acétylène dicarboxylate de diméthyle, aromatisation et fonctionnalisation, aux polyhétérocycles plans aromatiques désirés. Ces systèmes diéniques ont été obtenus, avec d’excellent rendements, par des réactions de couplage au palladium (Suzuki, Stille, Sonogashira) sur la N-Boc 3-[(diphénoxyphosphoryl)oxo]pyrido[3,2-b][1,4]oxazine. On notera avec intérêt que les dérivés triflates correspondants ne peuvent être préparés et que la réaction de Suzuki entre des acides boroniques et des phosphates vinyliques n’avait jamais été décrite. Finalement la méthodologie développée dans la réaction de Suzuki, a été appliquée aux phosphates vinyliques d’une douzaine de N-Boc lactames et de phényl acétamide carbamates, pour conduire à des éne-carbamates cycliques ou non. Cette réaction ouvre la voie à la synthèse (éventuellement stéréosélective) de nombreux composés azotés comme par exemple des acides aminés non naturels.

Au cours de son travail de thèse, Frank Lepifre a poursuivi simultanément deux objectifs : préparer des produits ayant une activité pharmacologique significative et mettre au point des synthèses originales.

Ivan Huc

Prix Acros

Ivan Huc dirige une équipe de sept personnes à l’IECB de Bordeaux. Reçu premier, en 1989, au Concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure, Ivan Huc manifeste très tôt son intérêt pour la chimie, ce qui lui a valu d’être lauréat national des Olympiades de la Chimie en 1987 (premier prix académique). Il a également reçu la médaille de bronze du CNRS en 1999 et la médaille d’argent de la Société d’Encouragement au Progrès en 2001.

Après un DEA obtenu en 1991, suivi d’un magistère, il a effectué sa thèse (1992-1994) sous la co-direction de C. Rolando à l’ENS et J. Rebek au MIT. Le sujet avait pour titre " Reconnaissance moléculaire et catalyse : synthèse et étude de modèles organiques d’enzymes ". Il a ensuite effectué un post-doctorat chez Jean-Paul Behr à Strasbourg-Illkirch sur la reconnaissance de séquences d’ADN par substitution d’un brin avec des oligonucléotides polyamines. Il est ensuite entré au CNRS en 1995 dans le laboratoire de
J.-M. Lehn où il y a développé des thèmes qu’il poursuit aujourd’hui de façon indépendante à Bordeaux. Il crée sa propre équipe en 1998.

Ce brillant parcours l’a orienté vers des recherches que l’on peut caractériser par quelques mots clés : chimie biomimétique, reconnaissance moléculaire, systèmes organisés, processus combinatoires ...

Actuellement, Ivan Huc développe principalement trois thèmes de recherche.
- La synthèse de composés formant des doubles hélices mimant des structures repliées de l’ADN à partir de dérivés oligopyridine-dicarboxamide, initiée chez J.-M. Lehn, se poursuit avec de nouveaux oligoamides aromatiques mimant cette fois des structures peptidiques.
- Le « moulage » de sites protéiniques par des bibliothèques combinatoires dynamiques. Les composants du mélange sont formés par des liens réversibles qui permettent une variation de leurs proportions en réponse à un changement des conditions. La présence d’une enzyme, par exemple, favorise la formation de ses propres inhibiteurs du fait de leur association avec le site actif.
- En collaboration avec R. Oda, le troisième thème porte sur l’expression de la chiralité moléculaire d’amphiphiles à l’échelle mésoscopique de leurs assemblages membranaires.
Les résultats très originaux obtenus dans ces trois domaines ont fait l’objet de publications dans des revues prestigieuses dont deux dans Nature. Plusieurs articles dans des journaux tels que La Recherche , Chimia, Le Journal du CNRS ou encore Nature (Science Update) en ont souligné l’importance de ces travaux.

Jean-Guy Boiteau

Prix de thèse Dina Surdin

Jean-Guy Boiteau, âgé de 28 ans, est motivé et passionné pour la chimie depuis longtemps : il a été classé 1er aux Olympiades de la Chimie en 1993 et 2e aux Olympiades internationales. Ingénieur de l’ENSC Mulhouse (major de promotion), il a passé une année en alternance chez Hoffman-Laroche à Bâle. Il est actuellement en séjour post-doctoral en Hollande (B.L.Feringa).

Mention TB et major au DEA, il a préparé sa thèse, à l’ENSC Mulhouse, sous la direction de Jacques Eustache. Son travail concerne la recherche d’inhibiteurs de la méthionine aminopeptidase intervenant dans l’angiogénèse et la synthèse d’analogues de la fumagilline.
La contribution de Jean-Guy Boiteau a d’abord consisté à concevoir et réaliser une nouvelle synthèse totale asymétrique de la fumagilline ouvrant des accès potentiels aux différentes régions à modifier. Cette tâche, très ambitieuse, a été menée à bien et la synthèse réalisée fait partie des quatre seules décrites à ce jour. Cette réussite a été exploitée en préparant, à la suite, plusieurs analogues soigneusement ciblés, en trouvant au passage des solutions intelligentes et élégantes à des problèmes à première vue insolubles.

Jean-Guy Boiteau a effectué non seulement un remarquable et difficile travail de synthèse organique mais il apporte aussi une contribution importante à l’avancement des recherches médicinales dans le domaine très actuel de l’angiogénèse.

Paul-Henri Ducrot

Prix Acros

Paul-Henri Ducrot, 38 ans, est Directeur de Recherche à l’INRA. Ancien élève de l’École Polytechnique, il a soutenu en 1990 une thèse sur la structure et la synthèse des calystégines, sous la direction de Jean-Yves Lallemand. Il intègre aussitôt l’INRA en qualité de Chargé de Recherche mais, pour des raisons logistiques, reste localisé à l’École Polytechnique jusqu’en 1994, en tant que chef de l’équipe « Chimie de Synthèse ».

Dès l’installation de l’Unité de Phytopharmacie et Médiateurs Chimiques au centre INRA de Versailles, Paul-Henri Ducrot se voit confier la responsabilité de l’équipe de Chimie et Physico-chimie des Produits Naturels. Il développe alors des travaux, en relation étroite avec les biologistes, autour d’une thématique qui inclut trois pôles :
- extraction et identification de produits d’origine animale intervenant dans la communication chimique intraspécifique et de métabolites secondaires de végétaux à activité pesticide,
- synthèse totale de produits naturels,
- élaboration et formulation de principes actifs utilisables en protection des cultures et des récoltes.

Paul-Henri Ducrot a identifié par RMN plusieurs phéromones d’insectes, des phytoalexines de plantes, des métabolites secondaires et des toxines de champignons pathogènes. Il a étudié de nombreux métabolites à propriétés pesticides et s’intéresse à la pollution des terrains cultivés par le biais de l’étude de la dégradation des xénobiotiques. En synthèse totale, il a préparé diverses phéromones d’insectes, des toxines fongiques, des alcaloïdes nortropaniques ou azétidiniques, des antiappétants de la famille des agarofuranes et des clérodanes, etc. Ses travaux actuels portent également sur la synthèse et la biosynthèse des tanins condensés et d’autres polyphénols d’intérêt nutritionnel.

Paul-Henri Ducrot est l’auteur de 42 publications et d’un brevet ; il a également rédigé 2 chapitres d’ouvrages. Il participe à l’enseignement (DEA « Protection des Cultures » de l’INA-PG) et est examinateur au concours d’entrée à l’École Polytechnique.

Victor Mamane

Prix Sigma-Aldrich

Victor Mamane, 27 ans, a effectué de brillantes études à l’Université René Descartes Paris 5 avant de préparer un DEA et une thèse à l’Université Paris 11 Orsay, sous la direction d’Olivier Riant. Il est actuellement en stage post-doctoral à Muelheim (A. Fuerstner).

Le travail de thèse est consacré à la synthèse et aux propriétés physico-chimiques d’assemblages de polyferrocènes chiraux dans des structures à haut degré de symétrie. Il concerne des molécules présentant des potentialités dans différents domaines de la science des matériaux, de l’optique non linéaire à la conversion de l’énergie solaire, en passant par les matériaux à valences mixtes. Les nombreux objets synthétisées, parfois au terme de multiples étapes, sont de masses moléculaires comprises entre 1.000 et 10.000 : molécules octupolaires énantiomériquement pures constituées de 3 unités ferrocéniques, issues de couplages au palladium ; édifices obtenus par cyclotrimérisation d’alcynes et réunissant de multiples entités électroactives (ferrocényles chiraux et complexes de ruthénium) ; [60]-fullerènes fonctionnalisés par des groupements férrocényles et des terpyridines, complexants potentiels de métaux de transition ; etc.

Victor Mamane a préparé et étudié un nombre impressionnant de nouvelles molécules, remarquables par leur complexité, leur originalité et parfois leur esthétique ; il s’agit d’un véritable tour de force de synthèse. Son travail illustre de façon remarquable la contribution déterminante que peuvent apporter les chimistes organiciens au développement des nanosciences.

Yoann Coquerel

Prix de thèse Fournier

Yoann Coquerel est âgé de 27 ans. Il a effectué de très bonnes études à l’Université de Dijon puis à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Après le DEA (mention TB), il a préparé un doctorat à Grenoble sous la direction de Jean-Pierre Deprès. Actuellement, il effectue un séjour post-doctoral à Tallahassee (Robert Holton).

Le travail de Yoann Coquerel est consacré à une nouvelle approche générale de produits naturels possédant le squelette bicyclo[5,3,0]décane. La nouvelle méthode est basée sur les dérivés du cycloheptatriène et de la tropolone ; c’est ainsi que la cycloaddition [2+2] entre le dichlorocétène et les dérivés du cycloheptatriène permet un accès très efficace au squelette recherché. L’approche est illustrée par la synthèse totale du guaiazulène et du 4,10-diméthylazulène naturels, de deux guaianes (déoxytorilone et 1-épi) et d’un guaianolide (déoxygeigerine). Ces synthèses sont réalisées à partir d’un intermédiaire commun obtenu en 6 à 9 étapes à partir du cycloheptatriène, ce qui souligne la modularité et la généralité de l’approche. Les complexes fer tricarbonyle de dérivés du cycloheptatriène et de la tropolone ont été également valorisés par des réactions d’addition nucléophile d’hydrures et d’organométalliques.

Le travail réalisé par Yoann Coquerel, remarquable en qualité et en quantité, constitue une avancée significative et originale dans la synthèse totale des molécules naturelles renfermant un squelette bicyclique assez fréquemment rencontré, mais difficile à construire.

Bastien Nay

Prix de thèse

Constantin Agouridas

Prix industriel

Michèle Bertrand

Sébastien Jus

Prix de thèse Dina Surdin

Alain Commerçon

Prix industriel

Frédéric Coutrot

Prix de thèse

Jean-Marie Beau

Sophie Faure

Prix de thèse Dina Surdin

Alain Van Dorsselaer

Didier Bourissou

Prix de thèse Dina Surdin

Guilhaume de Nanteuil

Prix industriel

Maurice Petitou

Prix industriel

P. Compain

Prix de thèse Dina Surdin

Patrick Metzner

Damien Marquis

Prix de thèse

Max Malacria

Serge Halazy

Prix industriel

Sophie Girault-Lagrand

Prix de thèse Dina Surdin

Gilles Alcaraz

Prix de thèse

Jean-François Peyronel

Prix industriel

Joël Moreau

Paul Cruciani

Prix de thèse Dina Surdin

Alain Blanc

Prix industriel

Denis Sinou

Isabelle Canet-Fresse

Prix de thèse Dina Surdin

Daniel Uguen

Francis Brion

Prix industriel

Franck Denat

Prix de thèse Dina Surdin

Benoît Hartmann

Prix de thèse Dina Surdin

Bernard Badet

Guy Rossey

Prix industriel

Jean-Robert Dormoy

Prix industriel

Marc Salle

Prix de thèse Dina Surdin

Samir Zard

Arnauld Haudrechy

Prix de thèse Dina Surdin

Michel Vaultier

MM Chirlin et Casara

Prix industriel

A. Greiner

Prix industriel

Bruno Boury

Prix de thèse Dina Surdin

Georges Massiot

Charles Mioskowski

Mme Lepage-Sinibaldi

Prix de thèse Dina Surdin

Jean Desmurs

Prix industriel

Jean-Pierre Genet

laurent Gilbert

Prix de thèse Dina Surdin

Jean-Pierre Sauvage

Philippe Goulas

Prix de thèse Dina Surdin

Christophe Rochin

Prix de thèse Dina Surdin

L. Stella

Laurent Germanaud

Prix de thèse Dina Surdin

R. Gree

André Collet

Régine Sola

Prix de thèse Dina Surdin

J.-L. Luche et P. Greene

M Pons

Prix de thèse Dina Surdin

J.-M. Denis

Lucette Duhamel

Jean-Yves Lallemand

Daniel Mansuy

Jean D’Angelo

Pierre Albrecht

Mme Laurent-Dieuzaide (1er prix) et Monique Rivière (2e prix)

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