Ethylène glycol

Antigel pour les voitures, bouteilles plastiques pour les boissons, agent dégivrant pour les avions nécessitent ce diol, un grand produit industriel

De formule brute C2H6O2, l’éthylène glycol dont le nom officiel est 1,2-éthane-diol, est le plus simple des diols, composés possédant deux fonctions alcool. C’est un produit organique employé en synthèse de polyesters, en tant que réfrigérant des véhicules à moteur et dégivrant pour le transport aérien. C’est un liquide inodore, incolore, sucré, mais attention : il est toxique, et son ingestion peut être mortelle !

Charles Adolphe Wurtz fut le premier à le préparer, notamment par hydrolyse de l’oxyde d’éthylène :

C2H4O + H2O ––––> C2H6O2

Sa production industrielle, si elle débuta en 1925, ne se développa véritablement qu’à partir de 1937 avec la mise au point de procédés de plus en plus efficace de production de l’oxyde d’éthylène.

C’est un grand produit industriel : plus de 10 millions de tonnes sont fabriquées annuellement, dont près des deux tiers utilisés pour l’obtention de polyesters, principalement le polyéthylènetéréphtalate (PET) qui est transformé en fibres textiles (par exemple, Dacron®, Tergal®, etc.) et matières plastiques pour la fabrication des bouteilles de boissons gazeuses et eaux minérales.

Son emploi le plus connu est bien sûr comme antigel. Les mélanges d’eau et d’éthylène glycol ont un point de fusion qui dépend de la quantité d’éthylène glycol : son addition à l’eau abaisse ce point de fusion à -15°C avec 30 % en poids, et à -51°C avec 70 %. De plus, les points d’ébullition augmentent en passant à 104 et 116°C respectivement. C’est pourquoi dans les véhicules automobiles actuels le système de refroidissement pressurisé transférant la chaleur à partir du bloc de moteur emploie de tels mélanges.

Ce phénomène d’abaissement du point de fusion de l’eau s’explique par la destruction des liaisons hydrogène qui assurent la cohésion entre les molécules d’eau. Il est ainsi appliqué pour le dégivrage des avions et des pistes d’atterrissage, d’où

La pensée chimique du jour :
« Le glycol, plus on en met, plus on va droit ! »

Sources :

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