Explosion de l'usine AZF, Toulouse

 

Le Vendredi 21 Septembre 2001, à 10h17 du matin, sans signes avant-coureurs, une explosion a eu lieu sur le site de l’usine AZF à Toulouse.
Environ 320 tonnes d’ammonitrates entreposés dans le hangar 221 explosèrent.
Le rapport de l’Inspection Générale du Ministère de l’Environnement estime que 40 à 80 tonnes de ce produit détona. D’autres estimations vont de 30 à 200 tonnes.


L’explosion creusa un trou de 40 x 60 m au niveau du sol du hangar, profond de 7,5 m. Il est entouré d’un talus de 2,5 à 3 m de haut, formé de sol et de débris variés. La dalle en béton armé du hangar est soulevée sur les bords et en partie enfouie sous le talus. Après l’explosion, le trou se rempli lentement d’eau, la nappe phréatique étant à 2 m au-dessous du sol du terrain, lui- même à 80 cm sous le niveau de la dalle du hangar


L’explosion tua 31 personnes, en blessa 3 000 dont plusieurs centaines gravement.
Toutes les constructions furent détruites dans un rayon de 200 m; celles situées dans un rayon de 400 m subirent des dégâts graves, les dégâts sérieux s’étendant jusqu’à 900 m. Des constructions légères situées à 3 000 m furent détruites. De gros fragments de constructions furent soufflés à 1 000 m. Onze mille logements furent détruits ou endommagés. Les vitres volèrent en éclats dans un rayon de 3 000 m dans la direction sud, 5000 m dans les directions nord et ouest (avec un fort vent du sud).
50 000 logements ont perdu leurs vitres. Les dommages sont estimés à 10 ou 15 milliards de francs.
L’Observatoire Midi - Pyrénées enregistra un séisme de grandeur 3,4 sur l'échelle de Richter

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Le stock d’ammonitrates dans le hangar 221 était constitué de produits déclassés car faits de particules trop grosses ou trop petites pour être vendues comme engrais, ou provenant d’incidents de remplissage des sacs (sacs déchirés). Ces produits étaient destinés à être utilisés dans la production d’engrais complexes. Les ammonitrates produits étaient composés de nitrate d’ammonium à 98%, avec 2 % de poudre de craie et une très faible couche d’un produit antimottant. La quantite de rejets (320 tonnes) accumulés en un mois était faible pour une production journalière de 5 000 tonnes d’ammonitrates.

© Société Française de Chimie.