Chimie organique

Prix 2013 Bruno Bujoli (Prix de la division)

Né en 1960, Bruno Bujoli a effectué ses études secondaires à Aix-en-Provence, puis rejoint ensuite l’Institut National Supérieur de Chimie Industrielle de Rouen (INSCIR) dont il est diplômé en 1982.

À l’issue de travaux sur la régiosélectivité dans les réductions chimiques et électrochimiques de 6H-1,3-thiazines, effectués entre l’Université de Rennes I et l’Université de Nantes sous la direction des professeurs Hervé Quiniou (URA 475) et André Tallec (URA 439), il obtient le titre de Docteur-Ingénieur de l’Université de Nantes (1985).

Après un an de service militaire il est ensuite recruté comme Chargé de Recherche CNRS (1986) au Laboratoire de Synthèse Organique (URA 475 - J. Villiéras), pour mettre en place une nouvelle thématique sur les Matériaux à l’interface de la Chimie Organique et de la Chimie du Solide, et obtient en 1990 le titre de Docteur de l’Université de Nantes sur un projet "Réactivité chimique du lamellaire FeOCl : possibilités et limites" co-dirigé par le Dr Jean VILLIERAS (URA 475) et le professeur Jean Rouxel (IMN, UMR 110). Il enchaine ensuite un stage post-doctoral d’un an (1991), au Service Catalyse du Centre de Recherches Rhône-Poulenc d’Aubervilliers, sur la condensation du p-crésol en ditolyléther par catalyse hétérogène en phase gazeuse.

De retour au Laboratoire de Synthèse Organique en 1992, il est l’un des pionniers ayant contribué au développement des matériaux hybrides organiques-inorganiques à base de phosphonates via la chimie de coordination des acides phosphoniques, et obtient la médaille de bronze du CNRS 1995 en section 16 (actuellement section 12).

Promu Directeur de Recherches en 2000 (DR1 depuis 2007), il réoriente ses recherches vers l’utilisation d’acides phosphoniques fonctionnels pour la modification de surfaces inorganiques afin de préparer des matériaux fonctionnels, avec deux domaines d’application : les biotechnologies (systèmes médicaux, puces à ADN et à protéines) et la catalyse supportée.

Il anime actuellement une équipe de 3 permanents au sein de l’UMR CNRS 6230 « CEISAM » de l’Université de Nantes. Il a dirigé le Laboratoire de Synthèse Organique (UMR CNRS 6513) entre 2004 et 2007, et dirige depuis Janvier 2008 le laboratoire CEISAM [Chimie Et Interdisciplinarité : Synthèse Analyse et Modélisation] (UMR CNRS 6230).

Depuis Juin 2011, il est Président de la commission « Mécanique Matériaux Energie Génie Civil » commune au CCRRDT des Pays de la Loire et au PRES L’UNAM, et également Chargé de mission pour la section 12 à l’Institut de Chimie du CNRS.

Il est membre co-fondateur de la Société Graftys SA (créée en 2005 – 30 salariés en 2013) qui conçoit, fabrique et commercialise des substituts osseux synthétiques à base de phosphate de calcium destinés au marché de la chirurgie orthopédique et dentaire Graftys, à qui il apporte son concours scientifique en tant que consultant (selon l’article 25-2 de la loi du 15 Juillet 1982 modifiée), est un exemple réussi de partenariat public/privé, ayant pu concrétiser des collaborations de recherche jusqu’à l’arrivée sur le marché de produits de santé compétitifs au niveau mondial.

Prix 2013 Tsuyoshi Kato (Prix jeune chercheur)

Tsuyoshi Kato, né en 1973 au Japon, a obtenu son Master en 1998 à l’Université d’Okayama. Il a ensuite effectué sa thèse de 1998 à 2001 au sein du Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée à l’Université Paul Sabatier à Toulouse dans le groupe de Guy Bertrand.

Il a ensuite effectué un stage post-doctoral chez le Professeur Reed à l’Université de Californie à Riverside de 2001 à 2003 avant d’être recruté comme chargé de recherche au CNRS et de rejoindre le Laboratoire Hétérochimie Fondamentale et Appliquée.

Promu Directeur de Recherche en 2012, son activité de recherche est principalement centrée sur l’utilisation des hétéroéléments en synthèse. Il s’agit d’utiliser leurs caractéristiques spécifiques pour synthétiser et caractériser de nouvelles structures présentant des propriétés particulières et donc des applications originales. Il s’intéresse actuellement au développement de nouvelles espèces de types ylures comme des ylures inorganiques siliconés ainsi que des complexes de carbone élémentaire.

Il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2011 et une ERC starting Grant en 2012.

Prix 2013 Julien Maury (Prix de thèse de la division)

Julien Maury, 27 ans, a effectué ses études à Aix-Marseille Université.
Après un Master 2 recherche en Chimie Organique, Chimie Verte et Chimie du Vivant (COCV2) en 2009, il a rejoint le groupe du Professeur Michèle Bertrand (Institut de Chimie Radicalaire, équipe Chimie Moléculaire Organique, UMR 7273) pour y effectuer son doctorat sous la direction du Docteur Laurence Feray et du Professeur Michèle Bertrand.
Sa thèse, soutenue en Novembre 2012, a porté sur de nouveaux développements des dialkylzincs en chimie radicalaire, associant des études mécanistiques à des applications en synthèse.

Il a également collaboré avec l’équipe du Professeur Philippe Renaud (University of Bern, Suisse) sur l’étude de la réactivité des azotures d’alkyle avec des iodures d’alkyle tertiaires.

Depuis janvier 2013, il effectue un stage post-doctoral au sein du groupe du Professeur Jonathan Clayden (School of Chemistry, University of Manchester, United Kingdom). Ses travaux de recherches actuels concernent de nouveaux développements de la réactivité d’organolithiens dans la synthèse d’amino acides quaternaires et la transmission d’information (chiralité) à travers des pseudopeptides à structure hélicoïdale.

Prix 2013 Leyla Pehlivan (Prix Dian Surdin)

Leyla Pehlivan, après un BTS chimiste effectué à Reims en 2006, a poursuivi ses études à l’Université Paris-Sud IX. Après un Master 2 recherche en chimie organique et synthèse de molécules bioactives à l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) obtenu en 2009, elle a rejoint le groupe du Professeur Marc Lemaire (Institut de Chimie et Biochimie Moléculaires et Supramoléculaire, UMR 5246) pour y effectuer son doctorat sous la direction du Professeur Marc Lemaire et du Docteur Estelle Métay et en collaboration avec les sociétés Minakem (Lille) et Rhodia (Saint-Fons).

Sa thèse, obtenue en 2012, a porté sur le développement de nouveaux systèmes réducteurs utilisant des hydrosiloxanes comme substituts des hydrures de bore et d’aluminium. Ainsi différentes associations de 1,1,3,3-Tétraméthyldisiloxane (TMDS) et de complexes métalliques ont permis la réduction de fonctions azotées et oxygénées

Depuis avril 2014 elle effectue un stage post doctoral au sein du groupe du Professeur Bernadette Charleux (Laboratoire de Chimie, Catalyse, Polymères et Procédés, UMR 5265) sous la direction du Docteur Christophe Boisson et en collaboration avec l’entreprise Michelin. Ses travaux actuels, à l’interface entre la chimie des polymères et la chimie organique, concernent la synthèse de nouveaux polymères.

© Société Chimique de France

Mentions légales | Crédits