Le Basket-ball

Né dans un collège du Massachusetts à la fin du XIXe siècle, le basket-ball est devenu, au début du XXIe siècle, l’un des sports les plus importants et les plus médiatiques. La Fédération internationale de basket-ball amateur, FIBA, rassemblait en 2010 deux cent treize fédérations et plus de 500 millions de personnes pratiquent ce sport à travers le monde.

Le basket-ball naît à Springfield (Massachusetts) en décembre 1891. Le directeur du collège de la ville, souhaite que ses élèves puissent pratiquer un sport d’intérieur plus distrayant durant l’hiver. Il charge le pasteur Canadien James Naismith, venu de l’université MacGill de Montréal, d’imaginer celui-ci. Naismith propose un jeu qui consiste à envoyer « un ballon léger de forme sphérique » dans l’un des deux « paniers » à fond plein fixés à environ 4 mètres de hauteur sur le pourtour du gymnase, « sans avoir couru avec la balle, sans la frapper avec les pieds », et en ayant évité « tout contact avec un adversaire ».
Le premier match public de ballon panier fut joué le 11 mars 1892 entre des élèves d’une classe d’étudiants de la Springfield Christian Training Association et des enseignants de la même école. Les étudiants gagnèrent 5-1, le seul panier marqué par les enseignants était celui du célèbre entraîneur de football américain Amos Alonzo Stagg. La même année, le jeu est adapté pour être joué par des femmes.

La première apparition du basket-ball aux Jeux olympiques date de 1904 aux Jeux de Saint-Louis. Fort logiquement c’est aux États-Unis que ce sport fut présenté au public olympique. Il ne s’agit là que d’une épreuve en démonstration, qui vit s’opposer trois équipes de New-York. Il fallut attendre 1936 et les Jeux de Berlin pour que le basket-ball devienne une épreuve officielle, qui vit le couronnement des États-Unis. Mais jusqu’en 1976, la compétition était réservée aux hommes, et ce ne fut qu’aux Jeux de Montréal qu’apparut la compétition féminine.

Si toutes ces compétitions sont à l’origine réservées aux amateurs, le basket-ball professionnel s’est développé aux États-Unis et au Canada. Fondée en 1921, l’American League continuera à organiser des rencontres jusqu’en 1952, mais tout va s’accélérer avec la création de la National Basketball Association (NBA) en 1946. Même si les professionnels ne furent autorisés à participer aux jeux Olympiques qu’à partir de 1992, les États-Unis, qui alignaient des joueurs universitaires, ont largement dominé les débats, remportant tous les titres de 1936 à 1968. Ils ne durent laisser la médaille d’or à l’Union soviétique en 1972 (50-51) qu’en raison d’une décision discutable des officiels. En 1992, le tournoi va prendre une autre dimension grâce à la participation des professionnels de la NBA : la « Dream Team », avec Michael Jordan , « Magic » Johnson pour les plus connus va émerveiller le monde.

La National Basketball Association est avant tout une gigantesque machine économique : son chiffre d’affaires global se montait à 3,6 milliards de dollars en 2008, dont 1,2 milliard de dollars pour les seuls droits de retransmission télévisée. Les joueurs de la NBA sont le plus souvent issus des compétitions universitaires, organisées par la National Collegiate Athletic Association, qui concernent 12 000 équipes.

Un match de basket-ball oppose deux équipes de cinq joueurs qui essaient de s’emparer du ballon et de marquer des points en le lançant dans le panier de l’adversaire. Selon les règles de la FIBA, la partie se déroule en quatre périodes de 10 minutes (12 minutes en NBA), les deux premières étant séparées des deux suivantes par une mi-temps de 10 minutes. En cas de résultat nul, une prolongation de 5 minutes se déroule. Il sera disputé autant de périodes de 5 minutes supplémentaires que nécessaire pour qu’une équipe remporte la victoire.

Il se dispute en salle, sur une surface rectangulaire d’une longueur de 28 mètres et d’une largeur de 15 mètres, selon les normes de la FIBA, qui est en fait un parquet en bois, généralement d’érable (l’inventeur du basket-ball était canadien !), soigneusement poli. En plein air, les terrains sont le plus souvent en ciment ou en asphalte. NBA oblige, la FIBA retient maintenant les normes de la FIBA pour les différentes zones de jeu. Sous chaque panier se trouve une zone rectangulaire, la raquette. Un arc de cercle situé à 6,75 m de chaque panier représente la ligne de tirs à trois points.

Le panier a un diamètre de 45 centimètres et est fixé à 3,05 mètres de hauteur, en limite du rectangle de jeu. Il est fixé par une jonction flexible sur un panneau en bois, mais le plus souvent en polymère transparent comme le polyméthacrylate de méthyle (cf. Plexiglas) ou un polycarbonate (cf. Bisphénol A).
Au départ, le basket-ball se pratiquait avec un ballon de football. Les premiers ballons dédiés au basket-ball étaient constitués de lanières de cuir cousues ensemble sur une vessie en caoutchouc (cf. Caoutchouc). Une version formée fut mise au point en 1942, mais le cuir reste le matériau de choix jusqu’à la fin des années 90 où il fut supplanté par des matériaux composites qui présentaient des performances supérieures dans les conditions de jeu plus rudes en plein air (cf. Polyuréthanes). A noter que la couleur orange fut introduite dans les années 50, car plus visibles pour les joueurs et les spectateurs.

La FIBA a dressé une série de critères très stricts pour un ballon de compétition : sa circonférence doit être comprise entre 749 et 780 mm et avoir un poids compris entre 567 et 650 g. Il doit être en cuir naturel ou artificiel et exempt de matériaux toxiques et allergènes, de métaux lourds et de colorants azoïques. Il doit aussi rebondir de 130 cm lorsqu’il est jeté de 180 cm sur une surface dure d’une masse d’une tonne et subir des tests de longévité. Le tout en coûterait 3 000 dollars pour les tests et 13 000 dollars pour recevoir la certification FIBA… d’où la

Pensée du jour :
« Au basket, il faut mettre tous ses ballons dans le même panier, à moins que ce ne soit les dollars… »

Sources :

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