Produit du jour

La Flamme

Allumée par une énergie renou­ve­la­ble, relayée par des cen­tai­nes de por­teurs autour du Monde, elle arrive sur les bords de la Tamise, à temps pour les Jeux de la XXXe Olympiade de l’ère moderne.
Mais au fait, qu’est-ce qu’une flamme ?

La Flamme olym­pi­que, Ολυμπιακή Φλόγα, est un sym­bole de l’idéal olym­pi­que. Elle fait partie du céré­mo­nial des Jeux olym­pi­ques. Allumée à l’aide de rayons du soleil concen­trés par un miroir para­bo­li­que, au cours d’une céré­mo­nie qui se déroule à Olympie en pré­sence de onze Vestales vêtues de tuni­ques blan­ches, la flamme sacrée est com­mu­ni­quée à une torche qui est portée, si pos­si­ble à pied, vers la ville orga­ni­sa­trice des jeux.

La grande prê­tresse remet elle-même le flam­beau au pre­mier relayeur. Plus de 8 000 tor­ches sont employées pour les JO de Londres, ali­men­tées par un mélange de butane et pro­pane liqué­fiés issus de la dis­til­la­tion des gaz de pétrole liqué­fiés (les LPG de cer­tai­nes sta­tions ser­vi­ces). La der­nière torche sert à embra­ser la vasque olym­pi­que avec par­fois des effets pyro­tech­ni­ques (cf. Feux d’arti­fice) qui brû­lera le temps des Jeux et sera éteinte lors de la céré­mo­nie de clô­ture finale.

Il faut noter que la flamme olym­pi­que a brûlé pour la pre­mière fois le 28 juillet 1928 lors des Jeux olym­pi­ques d’été, à Amsterdam.
Il n’y avait pas encore de relais pour porter la torche, tra­di­tion intro­duite en 1936…et pour­sui­vie après-guerre.

Une flamme est une com­bus­tion vive se pro­dui­sant dans une zone d’épaisseur faible : elle pro­duit de la cha­leur et émet en géné­ral de la lumière. Cette com­bus­tion est une réac­tion chi­mi­que exo­ther­mi­que d’oxy­do­ré­duc­tion néces­si­tant la pré­sence de trois éléments : un com­bus­ti­ble, un com­bu­rant, une énergie d’acti­va­tion en quan­ti­tés suf­fi­san­tes.
Cette asso­cia­tion est géné­ra­le­ment repré­sen­tée par le sym­bo­lisme du trian­gle du feu. De la même manière, la com­bus­tion cesse dès qu’un élément du trian­gle est enlevé.

Le com­bus­ti­ble peut être :

    • un solide formant des braises (bois, papier, carton, tissu…),
    • un liquide (essence, gazole, huile, kérosène) ou un solide pyrolysable (polyéthylène, polystyrène…),
    • un gaz (butane, propane, méthane, dihydrogène…),
    • un métal (sodium, magnésium, aluminium, fer…).

Le com­bu­rant est l’autre réac­tif, géné­ra­le­ment l’air ambiant, et plus par­ti­cu­liè­re­ment, le dioxy­gène (cf. Dioxygène). Celui est par­fois employé à l’état pur dans les cha­lu­meaux (cf. Acétylène).

La réac­tion est déclen­chée par apport d’énergie, géné­ra­le­ment de la cha­leur ou une flamme : échauffement par frot­te­ment pour une l’allu­mette, étincelle de l’allume-gaz, de la pierre du bri­quet ou encore le rayon­ne­ment solaire d’Olympie. La pro­duc­tion de cha­leur par la com­bus­tion permet à la réac­tion de s’auto-entre­te­nir dans la plu­part des cas, voire de s’ampli­fier en une réac­tion en chaîne.

On doit au chi­miste fran­çais Antoine-Laurent Lavoisier (cf. Antoine-Laurent Lavoisier), la décou­verte en 1775 de la com­bus­tion par l’oxy­gène. On consi­dère géné­ra­le­ment que Joseph Priestley (cf. Joseph Priestley), qui a isolé pour la pre­mière fois de l’oxy­gène (impur) n’a pas pour autant décou­vert l’oxy­gène, dans la mesure où il se fon­dait encore sur l’ancienne théo­rie du phlo­gis­ti­que. Cette décou­verte de la com­bus­tion par l’oxy­gène cons­ti­tue une révo­lu­tion scien­ti­fi­que majeure dans l’his­toire des scien­ces et le déve­lop­pe­ment de la chimie au XIXe siècle.

Dans la torche olym­pi­que, la réac­tion mise en œuvre est l’oxy­da­tion du pro­pane selon :
H3C-CH2-CH3 + 5O2 → 3 CO2 + 4 H2O + Q
et s’accom­pa­gne d’un fort déga­ge­ment de cha­leur (exploité par les cui­si­niè­res à gaz).

Dans son prin­cipe, la torche olym­pi­que pro­duit une flamme de pré-mélange comme le bec Bunsen, dis­po­si­tif pré­sen­tant une entrée d’air per­met­tant aux gaz de se mélan­ger avant de sortir (cf. Robert Bunsen) ou le cha­lu­meau où mélange en gaz com­bus­ti­ble et en dioxy­gène pur mélange se fait avant la buse. Même si le mélange n’est pas par­fait, le contact intime des réac­tants fait que la com­bus­tion est plus effi­cace, la flamme est donc plus chaude et pro­duit peu de par­ti­cu­les imbrû­lées. Elle est donc à l’opposé de la flamme d’une bougie qui est une flamme de dif­fu­sion ainsi appe­lée parce que, les réac­tants étant sépa­rés, ils doi­vent venir au contact l’un de l’autre, par le phé­no­mène de dif­fu­sion. La tem­pé­ra­ture de la flamme de la torche olym­pi­que est de l’ordre de 1200 à 1700 °C, d’où la…

Pensée du jour
« En ce jour, le Monde entier déclare sa flamme à Olympe »

Sources

Pour en savoir plus

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