SCF Flash info et SCF Info en ligne 2013, N° 14 15 juillet 2013

1.1 À propos de la SCF…

1.1.1 Quatrième Séminaire SCF

Le Conseil d’administration du 24 juin dernier a entériné la proposition du Bureau de la SCF de tenir un quatrième séminaire de la SCF qui continue donc une série dont le succès va grandissant et se traduit maintenant dans les faits tant au niveau de la politique des adhésions à l’Association que dans sa structuration par une évolution vers des entités fédératrices.
Ce quatrième séminaire réunira les 25 et 26 novembre 2013 le Conseil d’administration et l’ensemble des entités opérationnelles de la SCF. Parmi les thèmes envisagés, en plus des sujets « récurrents » mentionnés ci-dessus, citons la SCF à l’International, la SCF et le numérique, la SCF et l’éducation et la culture scientifiques.
Les entités opérationnelles, comme le Bureau national (www.societechimiquedefrance.fr/fr/scf-nationale.html), sont à l’écoute de toutes suggestions qui concourraient à l’épanouissement de la SCF.

1.1.2 SCF’15, c’est parti !

À cette même réunion du Conseil d’administration, l’organisation d’un congrès de la SCF, SCF’15, a été officialisée (cf. SCF Info en ligne 2013, # 8). Une présentation de l’événement, exposée par son coordonnateur, Stanislas Pommeret, est disponible en page privée de tout adhérent de la SCF (« mon compte » : www.societechimiquedefrance.fr/acces-membres/documentation-reservee-aux-membres.html). Un appel à candidature auprès des sections régionales vient d’être lancé : participez, afin que votre section régionale emporte ce défi, puis le relève !

1.1.3 Colloque « De la Recherche à l’Enseignement »

Il est toujours temps de s’inscrire au colloque "De la Recherche à l’Enseignement" 2013 réunissant cinq lauréats des Prix et Médailles de l’Académie des sciences, du CNRS et de la SCF. Rappelons qu’il se tiendra à l’ENSCP-ChimieParisTech le samedi 7 septembre 2013.
Toutes les informations se trouvent à la page de la Division Enseignement/Formation (www.societechimiquedefrance.fr/fr/enseignement-formation.html), y compris la plaquette téléchargeable comportant les résumés des conférences

1.1.4 À propos de la Division chimie analytique

La lettre N°4de la division est en ligne...

1.1.5 À propos de la section régionale Bourgogne-Franche-Comté

Loïc Stefan a été primé (Prix de communication orale) lors des Journées de l’École doctorale de juin 2013.

1.2 En direct du CNRS

1.2.1 Trois chercheurs CNRS, lauréats des grands prix de la Société Chimique de France (SCF)

Au cas où vous ne l’auriez pas lu dans le précédent SCF Info en ligne, l’Institut de Chimie du CNRS vous rappelle que le Grand Prix Achille Le Bel a été attribué à Anny Jutand et Joël Moreau et le Grand Prix Pierre Süe, à Pierre Braunstein. Ces prix récompensent des travaux reconnus au niveau international qui s’inscrivent dans le cadre des activités de la SCF.
Anny Jutand, directrice de recherche au CNRS au laboratoire « Processus d’activation sélectif par transfert d’énergie uni-électronique ou radiatif » de l’École normale supérieure à Paris (autrement dit « Pasteur ») et Joël Moreau, professeur à l’École nationale supérieure de chimie à Montpellier et également directeur adjoint scientifique à l’Institut de chimie du CNRS, sont les deux lauréats du Grand prix Achille Le Bel 2013.
Le prix Pierre Süe a été quant à lui décerné à Pierre Braunstein, directeur de recherche émérite à l’Institut de Chimie de Strasbourg.
Une cérémonie rassemblant ces deux prix ainsi que les prix binationaux de la Société chimique de France aura lieu au printemps 2014.
N’oubliez donc pas de consulter la page d’accueil de l’INC : www.cnrs.fr/inc/.

1.2.2 L’institut de l’Information Scientifique et Technique (INIST), agence d’attribution de DOI pour la France

Le DOI (Digital Object Identifier) est un identifiant persistant permettant de référencer, citer et fournir un lien stable à des ressources numériques.
L’INIST-CNRS accompagne les acteurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans la création du DOI ainsi que dans l’utilisation des services de DataCite.
Pour tout savoir : /www.inist.fr/spip.php?article191.

1.3 En direct de l’EuCheMS

1.3.1 EYCN St Pétersbourg 16-19 juin 2013

Du 16 au 19 juin 2013 a eu lieu à Saint-Pétersbourg, la 8e assemblée générale des EYCN (European Young Chemists Network). Quinze sociétés chimiques étaient représentées pendant ces 2 journées et demie, durant lesquelles ont eu lieu diverses présentations (ACS, Cefic, de partenaires industriels des EYCN etc.), mais également des groupes de travails afin de planifier l’investissement des EYCN dans le prochain congrès EUCheMS à Istanbul (2014).
Cette rencontre a également permis de renouveler le bureau EYCN et de retravailler sur son règlement, son organisation etc.
Camille Oger, présidente de la section Languedoc Rousillon de la SCF, représentait la France.

Ainsi pour les années 2013-2015, le bureau se compose paritairement de :

  • Président : Fréderique Backaert (Belgique)
  • Secrétaire : Aurora Walshe (Irlande)
  • Leader de l’équipe Adhésion : Koert Wijnbergen (Pays-Bas)
  • Leader de l’équipe Réseau : Anna Stefaniuk (Pologne)
  • Leader de l’équipe communication externes : Lisa Phelan (Boston Scientific/Irlande)
  • Leader de l’équipe Scientifique : Vlad Ene (Roumanie)

1.3.2 Au sommaire de la lettre de Bruxelles de juillet 2013

Lithuanian perspectives / Irish clinch deal on EU’s ’Horizon 2020’ research programme / European Commission appoints the members of the Bioeconomy Panel / Public-private partnerships in Horizon 2020 : a powerful tool to deliver on innovation / Environment committee backs biofuel cap / European patent still pending / Surface waters : 12 new controlled chemicals, three pharmaceuticals on watch list / MEP calls for parliamentary risk panel to tame green ‘scaremongering’ / Commission backs European Food Safety Agency’s definition of endocrine-disrupting chemicals / COST open calls / FP7 KBBE FEEDTRIALS Call 2013 is now open / Consultation on the modification of the REACH annexes on nanomaterials / Consultation on the sustainable use of phosphorus.

1.4. En direct de Bruxelles

1.4.1 La Lituanie présidente du Conseil des ministres de l’Union Européenne

La Lituanie, un pays de 3,2 millions d’habitants qui a rejoint l’UE en 2004, assume sa première présidence du Conseil de l’Union européenne depuis le 1er Juillet. Elle se considère comme l’un des pays ayant le mieux surmonté la crise économique et financière et à même de revenir à une reprise durable de la croissance. Il est le premier pays balte à prendre le relais de l’UE.
Pour en savoir plus sur sa présidence : www.eu2013.lt

1.4.2 La Commission européenne prend des mesures pour renforcer l’industrie chimique innovante

La Commission européenne a officiellement promu un grand nombre de partenariats public-privé (PPPs) au sein de son nouveau programme de recherche et d’innovation, Horizon 2020, pour stimuler l’innovation dans les secteurs industriels clés pour l’Europe. La Commission encourage notamment dans le domaine de la chimie les programmes SPIRE et BRIDGE comme instruments de la croissance européenne et de la compétitivité.
Le PPP SPIRE (Sustainable Process Industry through Resource and Energy Efficiency) doit développer des technologies dédiées et des solutions pour assurer la durabilité à long terme et des ressources et l’efficacité énergétique dans les procédés industriels. Une meilleure utilisation des matières premières, des procédés de production plus efficaces, des matériaux intelligents, la réduction et la valorisation des déchets, le développement des compétences à haute valeur ajoutée sont des éléments clés de la feuille de route stratégique de SPIRE (www.spire2030.eu/).
Le PPP BRIDGE (Biobased and Renewables Industries for Development and Growth in Europe) est animé par le consortium Biobased Industries et vise à encadrer la transition vers une alternative durable à l’économie des combustibles fossiles. BRIDGE établira les bases d’une nouvelle bioéconomie en Europe, à partir de la récolte de la biomasse et de la logistique par des procédés de conversion efficace en la fabrication de bioproduits. Le consortium Biobased Industries comprend des grandes entreprises de divers secteurs, notamment les secteurs de la biotechnologie forestière, de l’agriculture, du papier, de la chimie, de l’énergie, des carburants, etc. (http://bridge2020.eu/).

1.5. En direct de l’UIC

1.5.1 L’UIC et la transition énergétique

Tout le monde sait que la transition énergétique est le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies fossiles, à une société plus sobre et plus écologique. L’objectif du débat national sur la Transition énergétique est d’établir la feuille de route de la transition énergétique, en précisant les scénarios à horizon 2030-2050, les choix d’énergies renouvelables, la stratégie de développement industriel, les coûts de cette transition et son financement (www.transition-energetique.gouv.fr/).
Dans le cadre du débat public suscité par le gouvernement et terminé fin juin 2013, l’UIC a produit une plaquette qui apporte le point de vue de la chimie, grande consommatrice d’énergie sur son versant industriel, mais également force de proposition sur son versant recherche et innovation (www.uic.fr/content/download/26104/330750/file/Cahier_transitionenergetique_pages.pdf).
À ce propos, lisez « L’homme et l’énergie, des amants terriblesde Jean Marc Jancovici, Président de X-Environnement » .

1.5.2 REACH : conférences en ligne MEDDE/UIC

Le cycle 2012/2013 des conférences en ligne MEDDE/UIC annoncé dans de précédents SCF Info en ligne s’est achevé le 23 mai dernier avec une session intitulée « REACH : ce qu’il faut savoir pour les années à venir ».
Toutefois la convention avec le MEDDE a été prolongée jusqu’à fin 2013 pour que les enregistrements des conférences réalisées restent accessibles jusqu’à cette date via le site de l’UIC.
Retrouvez-les à www.uic.fr/REACH-webinars.asp

1.6 Le saviez-vous ?

1.6.1 La loi ESR

Après les navettes entre Assemblée nationale et Sénat, la loi sur l’enseignement et la recherche, issue des travaux des assises de la recherche du second semestre 2012 (cf. SCF Info en ligne 2012 # 14, 18 et 22) vient d’être adoptée.
Le texte est accessible à : www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/ta/ta0180.pdf.
Par rapport au texte initial, il faut noter l’introduction de l’importance de la culture scientifique et de sa dissémination : un terrain où la SCF doit jouer un rôle encore plus important par ses membres actifs dans les laboratoires.

1.6.2 Réunion des Prix Nobel à Lindau

La 63e réunion des lauréats Nobel, dédiée cette année à la Chimie, s’est tenue à Lindau (Lac de Constance, Allemagne) du 30 juin au 5 juillet 2013.
Trente cinq Prix Nobel (dont J.-M. Lehn et le physicien S. Haroche pour la France) se sont réunis pour rencontrer 625 jeunes chercheurs originaires de 78 pays (www.lindau-nobel.org/2013_Lindau_Meeting__Chemistry.AxCMS).
Parmi les 12 jeunes chercheurs sélectionnés par le CNRS, un doctorant de l’Université de Bourgogne a été choisi avec 29 autres pour être interviewé par la revue Scientific American.
Plus d’informations à www.u-bourgogne.fr/-Un-doctorant-de-l-Universite-de-.html.

1.6.3 Assemblée générale annuelle de l’IESF

Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), Fédération à laquelle appartient la SCF, a tenu son Assemblée générale annuelle le 7 juin dernier, clôturée par un discours de Laurence Parisot, à l’époque Présidente du Medef. Compte rendu de cette réunion et discours de L. Parisot sont accessibles à :
www.iesf.fr/upload/pdf/cr_ago_iesf_7_juin_2013_v3_site.pdf, et www.iesf.fr/upload/pdf/discours_de_laurence_parisot_version_revue_v3def.pdf.

1.6.4 Stephen J. Lippard Médaille Priestley 2014 de l’ACS

S.J. Lippard est le prochain récipiendaire de la Médaille Priestley, la distinction la plus prestigieuse de l’American Chemical Society.
Pionnier de la chimie bioinorganique, S.J. Lippard est reconnu par l’ACS «  pour son mentorat de légions de chercheurs dans le domaine de la chimie inorganique et ouvrir de nouvelles voies pour l’amélioration de la santé humaine ».
Lire : C&E News 2013, 91(23), 5.

1.6.5 La culture scientifique et technique récompensée

L’Amcsti (l’Association des Musées et Centres pour le développement de la Culture Scientifique, Technique et Industrielle) oeuvre pour la reconnaissance et le développement de la culture scientifique, technique et industrielle en France.
Depuis 2002, en partenariat avec la Cité des sciences et de l’industrie, le Musée des Arts et Métiers, le Muséum national d’histoire naturelle et le Palais de la découverte, l’Amcsti récompense des initiatives et des institutions qui se sont démarquées dans le domaine de la culture scientifique et technique. Chaque année, les trophées Diderot de l’initiative culturelle distinguent des institutions dont l’ensemble des actions en faveur de la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle est particulièrement remarquable.
Le Prix Diderot-Curien est quant à lui remis à une personnalité, distinguée pour son engagement en faveur de la CSTI et la qualité de son travail.

  • Le lauréat du Prix Diderot-Curien, François Gaudel, est un ancien professeur agrégé de mathématiques de Drancy, commune située en Seine-Saint-Denis.
  • Les trophées Diderot de l’initiative culturelle ont été décernés à ôkhra et aux Jardins du muséum de Toulouse.

Pour en savoir plus...

1.6.6 Junior Water Prize 2013

Vous avez engagé des travaux scientifiques dans le domaine de l’eau avec des jeunes de 15 à 20 ans ?
Accompagnez-les pour participer au Prix International Junior de l’Eau.
Ce concours valorise les solutions innovantes visant à améliorer la protection et la gestion des ressources en eau.
Pour recevoir le dossier de candidature suivez ce lien : www.juniorwaterprize.fr
Lors de votre inscription, nous vous mettrons en lien avec des chercheurs.

Calendrier :

  • Jusqu’au 4 avril 2014 : envoi des candidatures, accompagnées d’un mémoire scientifique
  • Début mai 2014 : délibérations du Jury national.
  • Fin mai 2014 : cérémonie de remise des prix et désignation des finalistes qui partiront à Stockholm.
  • Fin août/début septembre 2014 : Finale Internationale du SJWP pendant la Semaine Mondiale de l’Eau.

1.7 Des postes et des réunions

1.7.1 Des postes

Des offres d’emplois sont consultables sur le site Internet de la SCF : www.societechimiquedefrance.fr sous la rubrique « Bourse à l’emploi »

1.7.1.1 Dans l’industrie

Les propositions sont réservées aux membres de la SCF, les descriptifs détaillés sont donnés dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15577 Responsable projet Kilolab
  • N° 15575 Technicien(ne) ADME
  • N° 15568 Ingénieur Process
  • N° 15566 Responsable Innovation.
  • N° 15565 Responsable qualité DPH Développement de produits à marque Carrefour
  • N° 15559 Technicien de production H/F spécialisé(e) en chimie minérale
1.7.1.2 Dans le secteur public

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 5567 Chef de Projets Senior (Project leader) spécialisé Traitement de surface par plasma H/F
1.7.1.3 En formation par la recherche

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

N° 15572 Développement de voies d’accès à des analogues d’acides aminés radiofluorés pour l’imagerie scintigraphique des tumeurs solides.
N° 15564 Thèse financée
N° 15563 Thèse CIFRE
N° 15558 Thèse au CEMEF 2013
N°  15557 Thèse de Doctorat financée par la Région Réunion (3 années)

1.7.2 …et des réunions…

1.7.2.1 De ou avec la SCF

En 2013

6 août 2013, Nottingham (Royaume-Uni)
GSC-6
6th International Conference on Green and Sustainable Chemistry
Plus d’information à www.nottingham.ac.uk/ionicliquids/GSC-6/Home.html

11-16 août 2013, Istanbul (Turquie)
IUPAC 2013
44th IUPAC Word Chemistry Congress
Plus d’informations à www.iupac2013.org.

19-23 août 2013, Singapour
ACC 15
15th Asian Chemical Congress
Plus d’information à www.15acc.org

25-30 août 2013, Le Croisic
54ème édition du GECO (Groupe d’Etude de Chimie Organique)
Plus d’informations à http://geco54.univ-nantes.fr/

28-30 août 2013, Grenoble
Journées de la DCP de Grenoble - du côté Nano
La Division Chimie-Physique (DCP) de la Société Chimique de France (SCF) et de la Société Française de Physique (SFP) vous invite de participer au colloque « Les journées DCP de Grenoble – du côté Nano » dont le but est de rassembler des chercheurs français qui travaillent autour des thématiques « nanotechnologie » et « nanosciences » et qui pourra servir de prélude à l’organisation d’un nouveau groupe thématique sous l’égide de la DCP.
Inscription et plus d’informations à http://grenano.ujf-grenoble.fr.

1-6 septembre 2013, Lyon
EuropaCat XI - 2013
Plus d’informations à www.europacatlyon2013.fr.

4-5 septembre 2013, Coimbra (Portugal)
4th School of Nanotechnology :
Applications in the food chain
Plus d’informations à https://www.iseki-food.net/nanoworkshop_coimbra

9-13 septembre 2013, Caen
SpectroCat 2013
SpectroCat Summer School in spectroscopy applied to catalysis
Plus d’informations à www-spectrocat.ensicaen.fr/

17-19 septembre 2013, Nice
3rd European GCxGC Symposium
Plus d’informations à www.events-gcxgc.eu/

18-19 septembre 2013, Clermont-Ferrand
Journée de formation du CNEP (Centre National d’Evaluation de Photoprotection)
Plus d’informations à http://www.cnep-ubp.com.

23-24 septembre 2013, Biarritz
6e Symposium International sur les Composites Bois Polymères
Plus d’informations à www.wpc2013.fcba.fr.

24-26 septembre 2013, Palaiseau
JCO 2013
Journées de chimie organique organisées en l’honneur du professeur Henri Kagan
La soumission de résumés et l’inscription sont ouvertes.
Plus d’informations à www.jco2013.com.

24-26 septembre 2013, Milan (Italie)
Chem-Med
The Mediterranean Chemical Event torna a settembre
Plus d’informations à www.chem-med.eu.

25-27 septembre 2013, Portoroz (Slovénie)
JEP 2013
3rd European Symposium on Photocatalysis
Plus d’informations à www.photocatalysis-federation.eu/jep2013.

8-10 octobre 2013, Lyon
XIVe congrès bisannuel sur le thème : les sciences du génie des procédés pour une industrie durable.
Plus d’informations à www.congres-sfgp.eu/sfgp2013.

14-18 octobre 2013, Fréjus
JPJPC14
Journées Francophones des Jeunes Physico-chimistes
Contact : Stanislas.POMMERET@cea.fr

28-30 octobre 2013, Romainville
Technologies innovantes en séparation des protéines
Plus d’informations à http://adebiotech.org/ipp

30 octobre 2013, Villenave d’Ornon
Wine Track 2013
Journée Scientifique et Professionnelle sur la Traçabilité des Vins et Spiritueux
Le programme de Wine Track 2013 a pour objectifs de positionner les enjeux de la traçabilité des vins et spiritueux, de dresser un état actuel des méthodes d’analyse et des référentiels utilisés dans la traçabilité, tant du point de vue de l’origine et de l’authenticité des appellations que de la chaîne de conditionnement et de transport.
Sont concernés tous les acteurs de la filière viti-vinicole (vignerons du secteur privé ou coopératif, œnologues, maîtres de chai, négociants, conditionneurs, transporteurs, distributeurs...) qui souhaitent avoir une vision claire et réaliste de la situation et des moyens dont on dispose aujourd’hui pour garantir l’authenticité des produits mais aussi un aperçu des nouvelles solutions que proposent la Science et la Technique pour mieux se protéger des fraudes et contrefaçons.
Cette journée, à laquelle sera associé un espace où des entreprises présenteront des dispositifs de marquage/détection, doit être un lieu privilégié d’échanges entre scientifiques, enseignants, professionnels de la filière et fournisseurs de nouveaux équipements.
Plus d’informations à www.chimie-experts.org/

4-7 novembre 2013, Chongqing (Chine)
Symposium « Ceramic Membranes : from Design to Applications » organisé par l’IEMM (Institut Européen des Membranes de Montpellier)
Plus d’informations à http://ccs-cicc.com/cicc-8/english/

6-7 novembre 2013, Paris
Congrès « Les plastiques et caoutchoucs pour un bâtiment performant et durable »
Plus d’informations à www.sfip-plastic.org

26 novembre 2013, Romainville
SCT 2013 - Fall one-day thematic meeting
Chemical Biology : contribution to therapeutic innovation. A new role for chemistry ?
Plus d’informations à www.sct-asso.fr

29 novembre 2013, Pau
JGSO2013
Journée du grnad sud ouest de la SCF
Cette manifestation annuelle est dédiée à l’ensemble des domaines de la chimie. Plusieurs sessions parallèles sont prévues entrecoupées d’une séance poster.
Renseignements : jean-marc.sotiro@univ-pau.fr
Site en construction : http://iprem-ecp.univ-pau.fr/live/actualites/GJSO+2013

4-6 décembre 2013, Paris
4e Colloque recherche de la Fédération
La Chimie et la Ville de demain
Plus d’informations à www.19ecolesdechimie.com/-La-chimie-et-la-ville-de-demain-au-.html

En 2014
24-28 novembre 2014, Montpellier
Matériaux 2014
Plaquette Colloque matériaux 2014 (pdf - 2.4 Mo)
Plus d’informations à www.materiaux2014.net

1.7.2.2 …et d’autres

En 2013

21-25 juillet 2013, Paris
17th European Symposium on Fluorine Chemistry
Plus d’informations à www.17-esfc-paris2013.fr

28-29 août 2013, Bangor (Royaume-Uni)
Plants as Providers of Fine Chemicals Conference
Plusd’information ici

1-31 août 2013, Île Maurice
A Virtual Conference on Computational Chemistry will be organised by the Computational Chemistry Group of the University of Mauritius.
Computational Chemistry in the Digital Age
Plus d’informations à http://sites.uom.ac.mu/vccc/

4-6 septembre 2013, Lisbonne (Portugal)
10º Portuguese National Meeting of Organic Chemistry and the 1st Portuguese-Brazilian Organic Chemistry Symposium.
Plus d’informations à http://10enqo.eventos.chemistry.pt/

11-13 septembre 2013, Leipzig (Allemagne)
Flavor & Fragrances 2013
Plus d’informations à http://gdch.em.mpm-portal.de/go/y6d8mvi1/rkdj8khu/986

13 septembre 2013, Paris
Biosolids III, the 3rd Montagne Ste Geneviève Workshop on NMR of Biological Solids, a Satellite Meeting of the Alpine NMR conference in Chamonix
Plus d’informations à www.ibpc.fr/biosolids/

13-17 octobre 2013, Clermont-Ferrand
HEIR 2013
11th International Conference on the Health Effects of Incorporated Radionuclides
Plus d’informations à http://actinide.lbl.gov/HEIR2013/

16-18 septembre 2013, Bristol (Royaume-Uni)
Faraday Discussion 166
Self-Assembly of Biopolymers :
Date limite de soumission des résumés : 19 juillet 2013
Plus d’informatopns à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD166/

17 septembre 2013, Paris
Séminaire de toxicologie nucléaire humaine et environnementale 2013
Plus d’informations à www.toxcea.org/index.php?pagendx=560

18-20 septembre 2013, Bristol (Royaume-Uni)
Faraday Discussion 167
Mesostructure and Dynamics in Liquids and Solutions
Date limite de soumission des résumés : 24 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD167/

23 septembre 2013, Londres (Royaume -Uni)
Chemical & Biological Therapeutic Approaches to Neurological Disorders II
Plus d’informations à www.homepages.ucl.ac.uk/~ucbepad/RSCNeuro.html

23-24 septembre 2013, Biarritz
6th International Wood fiber Polymer Composites Symposium
Plus d’informations à www.wpc2013.fcba.fr

24-26 septembre 2013, Milan (Italie)
Nuce International and Food-ing International 2013
Plus d’informations ici

25-26 septembre 2013, Paris
Atmos’Fair 2013
Indoor air quality / Air pollutions
Plus d’informations à www.atmosfair.fr

5-6 octobre 2013, Bordeaux
Congrès national Arts et Métiers : l’ingénieur, la recherche et la re-industrialisation
Plus d’informations à www.artsetmetiers2013.gadz.org/

7-9 octobre 2013, Paris
Innovation Days 2013, 4e edition
Apharma & biotech event
Plus d’informations à www.lifescience-outlook.com/innovationdays/downloadpid2013

7-10 octobre 2013, Paris
Congrès international de métrologie
Plus d’informations à www.metrologie2013.com/

7-11 octobre 2013, Annecy
MNPC13
Matériaux et Nanostructures Pi-conjugués
Date limite de soumission des résumés repoussée au 15 juin 2013
Plus d’informations à http://mnpc2013.sciencesconf.org/

8-9 octobre 2013, Orléans
Cosm’innov 3rd
plus d’informations ici

9-10 octobre 2013, Lyon
Les rendez-vous Carnot 2013
Contact : renseignement@rdv-carnot.com

9-13 octobre 2013, Poznan (Pologne)
Annual International Congress of Young Chemists « YoungChem »
The event is dedicated to young scientists - students, PhD students and PhDs. Each year it gathers over a hundred participants from all over the world, including our keynote speakers - world-famous professors from renowned scientific institutions.
Plus d’informations à www.youngchem.com/

10 octobre 2013, Paris
Évaluation et réparation du préjudice environnemental
Contentieux, techniques et prospectives
Campagne nationale des experts de justice en environnement
Plus d’informations à /www.webs-event.com/

14-17 octobre 2013, Nanjing (Chine)
ICBEC 2013
International Conference on Biomass Energy and Chemicals
Plus d’informations à http://icbec2013.njfu.edu.cn/index.asp

15 octobre 2013, Paris
Colloque « Environnement et Industrie »
Économie verte et innovation : une nécessité pour relever les défis de l’environnement et une opportunité pour l’industrie.
Comment réunir les conditions du succès ?
Plus d’informations à http://environnement-et-industrie.epe-asso.org/

16-18 octobre 2013, Budapest (Hongrie)
FROST4
4th Conference on Frontiers in Organic Synthesis Technology
Date limite de soumission des résumés : 20 juillet 2013
Plus d’informations ici

18 octobre 2013, Lyon
Rencontres Chimie – Santé environnementale
Plus d’informations àwww.rencontres-cse.fr/

21-25 octobre 2013, Nice
10th International Conference on Tritium Science and Technology
Plus d’informations à www-fusion-magnetique.cea.fr/tritium2013

27-30 octobre 2013, Budapest (Hongrie)
E2C 2013
3rd European Energy Conference
Date limite de soumission des résumés :15 juillet 2013
Plus d’information à www.e2c2013.hu

28-30 octobre 2013, Dunkerque
6e Journées des Jeunes Chercheurs de la SFIS
Date limite de spumission des résumés : 14 juillet 2013
Plus d’informations à www-heb.univ-littoral.fr/sfis

12-14 novembre 2013, Accra (Ghana)
WACEE’13
2nd West African Clean Energy & Environment Exhibition & Conference
plus d’informations ici

14 novembre 2013, Mons (Belgique)
Biobased materials, what’s next ?
The role of nanotechnologies
Plus d’informations à www.materianova.be

8 novembre 2013, Enghien-les-Bain
Les respirations d’Enghien-les-Bain
Le congrès 100 % dédié à la qualité de l’air
Plus d’informations à www.lesrespirations.com

18-21 novembre 2013, Rueil-Malmaison
Les Rencontres Scientifiques d’IFP Energies nouvelles
Viscoplastic Fluids : from Theory to Applications
Plus d’informations à www.rs-viscoplastic2013.com

19-21 novembre 2013, Paris
Plant Based Summit
Congrès-exposition européen des produits biosourcés
Plant Based Summit contribue au développement de la chimie européenne du végétal et ses applications, à travers un congrès au cœur des problématiques actuelles et une exposition regroupant les meilleurs experts (40 conférences ciblées avec plus de 100 intervenants de premier plan et 50 fournisseurs présenteront leurs solutions et produits à plus de 1000 professionnels de la chaîne de valeur de toute l’industrie chimique du biosourcé).
Plant Based Summit s’adresse principalement à 3 types de participants :

  • Opérateurs de produits biosourcés (Agroindustries, Chimistes, Formulateurs,..)
  • Utilisateurs industriels et distributeurs de produits biosourcés
  • Parties prenantes de l’économie biosourcée (institutions, think tank, recherche, conseil, capital-investissement,…)
    Des visites techniques lors d’une journée dédiée le 21 novembre 2013
    PBS, l’événement pour connecter les décideurs internationaux et construire le futur paysage du business européen du biosourcé !
    Plus d’informations à www.plantbasedsummit.com et PBS-2013 : programme (pdf - 1.1 Mo)

27-28 novembre 2013, Bordeaux
Le rendez-vous B2B de la R&D - Chimie & Matériaux
Plus d’informations à www.rdv-materiaux.com

28-29 novembre 2013, Paris
IDENTIPLAST
Plus d’informations à www.identiplast.eu/fr

9 décembre 2013, Romainville
BiomInnov : la biologie moléculaire appliquée à l’environnement et à l’innovation industrielle
Plus d’informations à www.adebiotech.org/biominnov/

En 2014

18-20 mars 2014, Lille
Intersol’2014
Date limite de soumission des résumés : 31 octobre 2013
Plus d’informations à www.intersol.fr

7-9 avril 2014, Leiden (Pays-Bas)
Faraday Discussion 168
Astrochemistry of Dust, Ice and Gas
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD168/

7-9 mai 2014, Nottingham (Rpyaume-Uni)
Faraday Discussion 169
Molecular Simulations and Visualization
Date limite de soumission des résumés : 22 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD169/

12-14 mai 2014, Nantes
International Discussion on Hydrogen Energy and Applications, IDHEA
Plus d’informations à /www.cnrs-imn.fr/IDHEA

21-23 mai 2014, Montréal (Canada)
Faraday Discussion 170
Mechanochemistry : From Functional Solids to Single Molecules
Date limite de soumission : 29 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD170/

3-6 juin 2014, Orléans
93e Congrès de l’ASTEE
Innover dans les services publics locaux de l’environnement
Date limite de soumission des résumés : 15 septembre 2013
Plus d’informations ici

29 juin-4 juillet 2014, Cancun (Mexique)
Shechtman International Symposium
Date limite de soumission des résumés : 1er septembre 2013
Plus d’informations à /www.flogen.org/ShechtmanSymposium/

10-14 août 2014, San Francisco (États-Unis)
Emerging Electrochemical Water Remediation Technologies
A Symposium in Honor of Professor Enric Brillas and Professor Mehmet A. Oturan
At 248th ACS National Meeting & Exposition
Appel à contributions : http://abstracts.acs.org

1.7.2.3 Séminaires et expositions

2.1. Nouvelles de France

2.1.1 Prix Le goût des sciences 2013

Créé en 2009, ce prix valorise la communauté scientifique et met en lumière des initiatives de vulgarisation scientifique visant à faire comprendre au grand public l’enjeu des travaux menés au sein des laboratoires.
Chercheurs ou équipes de recherche, laboratoires publics ou privés, le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vous invite à participer à cette 5e édition dans la 3e catégorie du prix intitulée « Les scientifiques communiquent ».
Le trophée – reproduction de la Jeune chouette (1918) de François Pompon, qui symbolise la science et le savoir et est l’emblème de nombreuses institutions – sera remis lors d’une cérémonie qui se tiendra pendant la Fête de la science.
Date limite d’envoi des dossiers : 2 septembre 2013

2.1.2 À lire...

La Chimie en PACES
Rappels de cours et QCM type concours
Cet ouvrage, destiné aussi bien aux étudiants de la PACES qu’à ceux de 1ère année
de licence, classes préparatoires, BTS, DUT, contient l’intégralité du cours de chimie de l’UE1 — en conformité avec les nouveaux programmes de la PACES — de façon claire et illustrée. La présentation des bases de la chimie et du programme l’UE1 à partir de très nombreux exemples de médicaments permet de consolider ses bases scientifiques (chimie physique, générale et organique), tout en découvrant les structures chimiques de principes actifs et les bases de la chimie thérapeutique et de la chimie du médicament.
Cet ouvrage contient également 200 QCM basés sur des exemples précis de principes actifs ou de molécules d’intérêt, et 5 énoncés de concours blancs avec grilles de réponses. L’étudiant pourra ainsi se tester en conditions réelles de concours afin d’optimiser et de gérer au mieux son temps lors des épreuves.
Claude Gros, professeur de chimie organique, et Nicolas Desbois, maître de conférences en chimie organique, enseignent à l’UFR Pharmacie de l’Université de Bourgogne.
Enseignants-chercheurs, ils exercent leurs activités de recherche à l’Institut de chimie moléculaire de l’Université de Bourgogne (ICMUB, UMR 6302).

2.2 Brèves du monde

2.2.1 Avancées récentes pour les batteries lithium-ion : à la recherche d’une batterie durable à forte capacité et à charge rapide

Aujourd’hui, les batteries lithium-ion sont omniprésentes et prédominent largement dans nos appareils électriques et électroniques mobiles. De nombreux scientifiques cherchent à en améliorer les performances en termes d’autonomie, de durée de vie, de taille, de poids, le tout à un prix permettant une commercialisation de masse. Ainsi, les développements, les expérimentations et les innovations vont bon train dans ce domaine : recherche de nouveau matériaux constituants l’une ou l’autre électrode, modifications de l’électrolyte, nouvelles architectures, etc. Dans cet article, nous vous proposons d’explorer quelques évolutions récentes qui pourraient à terme changer la donne sur le marché des batteries lithium-ion.

Principe de la batterie lithium-ion

De façon simplifiée, une batterie lithium-ion est constituée de deux électrodes séparées par une membrane perméable aux ions, baignant dans un électrolyte liquide (contenant donc des ions mobiles). Lorsque la batterie est en charge, les ions lithium se déplacent dans l’électrolyte de la cathode vers l’anode, forçant ainsi une accumulation électrochimique accompagnée d’une différence de potentiel entre les deux électrodes. En situation de décharge, la batterie est connectée à un circuit extérieur, dans lequel un courant électrique - transfert des électrons de l’anode vers la cathode via le circuit extérieur- apparaît du fait de la différence de potentiel, tandis que les ions lithium retournent à la cathode via l’électrolyte. Ce courant électrique induit par la différence de potentiel disparaît avec celle-ci, et un nouveau cycle de chargement de la batterie est alors nécessaire.

Un axe d’amélioration traditionnel des batteries : la recherche de nouveaux matériaux pour les électrodes

Les matériaux constituant les électrodes jouent un rôle primordial pour la performance des batteries. La recherche de nouveaux matériaux est axée selon deux objectifs principaux : d’une part augmenter la densité de charge électrique de l’anode (pour une capacité de stockage d’énergie plus élevée), et d’autre part accélérer la vitesse de diffusion des ions de l’électrolyte vers l’anode (pour un temps de charge de la batterie plus court).

Des records de performance à l’Université Rice

Le groupe du chimiste Pulickel M. Ajayan de l’Université Rice, Texas, a développé en mars 2013 de nouvelles cathodes [1], à partir de rubans de dioxyde de vanadium monocristallins (VO2) et de couches de graphène, permettant des taux de charge et décharge ultra-rapides (20 secondes), avec une longue durée de vie : même après un millier de cycles, la capacité retenue par les électrodes est à plus de 90 % de la capacité initiale. La structure unique VO2-graphène obtenue permet de rassembler toutes les propriétés recherchées pour l’électrode d’une batterie lithium-ion puissante. En effet, l’oxyde de vanadium est connu pour être un matériau prometteur pour la fabrication des électrodes des batteries lithium-ion grâce à sa structure et sa forte capacité. Cependant, sa performance cyclique est très faible à cause de sa résistance élevée au transfert de charges. L’utilisation du graphène permet de s’affranchir de ce problème. A notre connaissance, aucune autre cathode de batterie lithium-ion n’avait encore atteint de telles performances.

Plus récemment, c’est le groupe du chimiste James Tour de la même université Université Rice, qui a révélé cette fois une anode aux propriétés remarquables : dans un article publié ce mois-ci dans le journal ACS Nano [2], l’équipe présente les performances d’une batterie lithium-ion réalisée avec une anode composée de nanorubans de graphène ("graphene nanoribbons", GNRs) et de dioxyde d’étain (SnO2). L’association de ces deux composés permet d’atteindre une densité d’ions lithium au sein de l’anode nettement meilleure que pour le cas d’une anode construite à partir de dioxyde d’étain seul. De plus, après 50 cycles de charge-décharge, la capacité de l’anode est encore plus du double de la capacité du graphite couramment utilisé pour les anodes de batteries lithium-ion.

Depuis le développement par le groupe de James Tour en 2009 d’une méthode permettant de décompresser les nanotubes de carbone en nanorubans de graphène, les chercheurs se sont mis à fabriquer des nanorubans de graphène en masse, en avançant de plus en plus vers des applications commerciales, telles que les batteries. Leurs premiers résultats positifs obtenus avec l’anode composée de GNRs et de SnO2, constituent un point de départ pour l’exploration de nombreuses autres combinaisons de GNRs et d’un oxyde de métal de transition. Le laboratoire a ainsi l’intention de construire d’autres batteries avec différentes nanoparticules métalliques, afin d’en tester la capacité de stockage et la durée de vie.

Plus de compréhension pour plus de performance

La compréhension des mécanismes par lesquels les ions lithium se déplacent, entrent et sortent du matériau constituant les électrodes des batteries lithium-ion constitue aussi une étape essentielle pour l’amélioration de ces dernières. Or, ces mécanismes ne sont pas toujours suffisamment compris, notamment pour les batteries lithium-ion fabriquées à partir de nouveaux matériaux. De nombreuses études s’intéressent ainsi à l’observation et à la modélisation de ces mécanismes.

Analyse de tranches de batteries

Des chercheurs des Laboratoires Nationaux Sandia, Nouveau Mexique, et dépendant du Département de l’Energie, se sont ainsi intéressés au cas du phosphate de fer et lithium (LiFePO4 ou LFP), l’un des nouveaux matériaux utilisés dans les batteries lithium-ion, car plus sûr et durable que l’oxyde de cobalt et de lithium actuellement utilisé pour les cathodes des Smartphones, ordinateurs et autres appareils électroniques domestiques. Le manque de compréhension des mécanismes d’échange des ions lithium au sein de ce matériau constitue un obstacle à son adoption à grande échelle. Dans un article récent du journal Nano Letters, publié en juin 2013, les chercheurs de Sandia ont révélé grâce à l’observation de tranches de batteries avec différentes techniques de microscopie, des mécanismes d’échanges d’ions assez inattendus [3].

Alors que les conjonctures précédentes supposaient que la propagation des particules au sein des électrodes était un phénomène de transformation de phase progressif de toutes les particules en même temps, les observations et mesures de l’équipe ont montré qu’il s’agissait d’un mécanisme « particule par particule ». Ainsi la charge et la décharge des électrodes se fait selon un processus « pop-corn » : une particule de l’électrode se décharge complètement en absorbant le lithium, puis la suivante, et ainsi de suite, l’une après l’autre. Il n’y a donc que deux phases : soit la particule a du lithium, soit elle n’en a pas. La limite de la charge et de la décharge de la batterie proviendrait donc du démarrage de la phase de transformation (e.g. la nucléation) et non de la taille des particules comme il a souvent été pensé.

Depuis la présentation de ces résultats lors d’une conférence à San Francisco au mois d’avril 2013 (« Materials Research Society Spring Meeting » [4]), de nombreux chercheurs utilisent ces résultats pour valider des modèles théoriques. L’équipe des Laboratoires Sandia envisage éventuellement de s’associer aux industriels, une entreprise ayant déjà exprimé son intérêt de voir de telles études réalisées pour d’autres types de matériaux plus complexes.

Un algorithme pour évaluer autrement la capacité des batteries

Deux ingénieurs de l’Université de Californie à San Diego, ont adopté une approche unique pour améliorer les performances des batteries lithium-ion. Partant du principe que l’évaluation de la capacité des batteries via la mesure du courant débité et de la tension à ses bornes n’était pas suffisamment précise, ils ont cherché à établir un algorithme qui rendrait compte de ce qui se passe réellement à l’intérieur de la batterie.

A l’aide de modèles mathématiques, ils sont parvenus à créer un algorithme sophistiqué, permettant de révéler la position des ions à l’intérieur de l’anode d’une part, mais aussi de vérifier l’évolution de l’état de la batterie avec le temps (baisse de capacité au fur et à mesure des cycles de charge-décharge). Cet algorithme permet de faire fonctionner plus efficacement les batteries, de réduire potentiellement leur coût d’environ 25 %, et pourrait permettre de doubler la vitesse de charge par rapport à ce qui se fait actuellement. Les industriels ont d’ailleurs déjà saisi l’opportunité : ainsi l’entreprise d’équipement automobile Bosch et le fabricant de batteries Cobasys se sont associés à l’ARPA (Advanced Research Project Agency) pour apporter à l’étude près de trois millions d’euros de subventions au mois de novembre 2012, afin de permettre aux chercheurs de raffiner et de tester l’algorithme sur les batteries développées par les deux entreprises [5].

Une grande première : un électrolyte solide !

Au Laboratoire National d’Oak Ridge, Tennessee, dépendant du Département de l’Energie, des chercheurs se sont directement intéressés à l’électrolyte. Actuellement, l’électrolyte utilisé dans les batteries lithium-ion est une solution liquide qui pose des problèmes de sécurité du fait de son caractère hautement inflammable. Les risques d’explosion sont d’ailleurs d’autant plus importants que les scientifiques cherchent à accroître la densité énergétique des batteries.

Ces problèmes de sécurité empêchent par exemple l’utilisation d’anodes constituées de métal de lithium pur, à cause du caractère hautement réactif de ce métal. Or, de telles anodes pourraient être de 5 à 10 fois plus performantes que les anodes à base de carbone actuellement utilisées. Afin de remédier à cela, le Dr Chengdu Liang et son équipe ont inauguré un nouveau concept : réaliser des batteries à l’aide d’un électrolyte solide. Leurs résultats ont été publiés en janvier 2013 dans le Journal ACS [6].

Ils sont partis d’un matériau solide conventionnel très stable et compatible avec une anode métallique de lithium : le lithium triphosphate. En manipulant ce matériau via un processus chimique appelé nanostructuration, ils ont pu en modifier la structure de façon à la rendre fortement poreuse, ce qui a pour conséquence de conduire les ions mille fois plus vite que dans la forme structurelle naturelle du matériau. L’utilisation d’un tel électrolyte solide permettrait ainsi, à la fois de s’affranchir des risques d’explosion, tout en permettant un cycle efficace de charge-décharge. L’équipe précise qu’ils utilisent une réaction en solution à température ambiante, qui est facilement adaptable à une production à grande échelle.

Vers la miniaturisation des batteries : impression 3D

Les systèmes miniaturisés se développent de plus en plus dans le domaine de l’ingénierie pour la médecine ou la communication : implants médicaux, micro-drones, mini-caméras et microphones, etc. Un problème pour ces dispositifs provient de la trop grosse taille de la batterie d’alimentation. Les batteries les plus petites, réalisées par déposition de fins films ou matériaux solides pour constituer les électrodes, sont limitées en capacité de stockage d’énergie et ne seront pas suffisantes pour alimenter les dispositifs miniaturisés de demain.

Pour la première fois, une équipe constituée de chercheurs de l’Institut Wyss, à l’Université Harvard, Massachusetts, et de l’Université d’Illinois à Urbana-Champaign, Illinois, a démontré en juin 2013 qu’il était possible d’imprimer en 3D une mini-batterie de la taille d’un grain de sable, avec une capacité de stockage d’énergie suffisante pour l’alimentation de petits dispositifs électroniques [7]. Les chercheurs sont partis du constat qu’ils pourraient condenser plus d’énergie s’ils pouvaient créer des empilements d’électrodes ultrafines entrelacées. Ils ont ainsi créé une large gamme d’encres fonctionnelles présentant les propriétés chimiques et électriques requises. Ces encres ont été utilisées pour imprimer en trois dimensions des structures précises présentant les propriétés électroniques, optiques, mécaniques ou biologiques recherchées. Pour réaliser l’anode, l’équipe a créé une encre à partir de nanoparticules d’un matériau à base de dioxyde de lithium, et de même pour la cathode, mais avec un autre matériau également à base de dioxyde de lithium. L’imprimante dépose ensuite les encres sur les dents de deux peignes d’or, en créant un empilement fin d’entrelacement d’anodes et cathodes. Le tout est alors incorporé dans un petit container et rempli d’un électrolyte liquide.

Les performances électrochimiques de ces batteries sont comparables aux batteries commerciales en termes de taux de charge et décharge, cycle de vie et densité d’énergie. Cette découverte ouvre ainsi la voie à la miniaturisation de tout dispositif électronique.

A quoi ressembleront les batteries du futur ?

Nombreuses sont les ambitions pour nos batteries du futur. D’une part, des ambitions de performances bien sûr, avec parmi les objectifs proches la réalisation de véhicules électriques énergétiquement viables. Mais aussi des ambitions d’utilisation "tout terrain" afin de les intégrer facilement un peu partout dans notre quotidien : les chercheurs ont ainsi pensé à des batteries flexibles (par exemple) [8].

Nous pourrons noter parmi les idées révolutionnaires, l’étude de l’équipe du Dr Ajayan, parue au mois de juin 2012, proposant des batteries sous forme de peinture [9] ! Le Dr Ajayan et ses collègues expliquent qu’ils sont parvenus à rendre liquide les constituants des différentes couches de matériaux qui constituent une batterie. Ils ont alors pulvérisé successivement les couches nécessaires de la batterie sur différentes surfaces. Voici venue l’ère des batteries fabricables au pistolet à peinture ! Il reste cependant plusieurs difficultés à surmonter pour que l’innovation soit effective et commercialisable. La découverte autorise de nombreuses perspectives : les maisons pourraient être recouvertes de panneaux solaires dissimulés dans la peinture des murs, qui serviraient à fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement des appareils électro-ménagers. Les habitations seraient alors énergétiquement autonomes.

Sources

2.2.2 Des études sur les atomes ultra-froids pour les matériaux supraconducteurs hautes températures ?

Les supraconducteurs sont des matériaux permettant d’éliminer les pertes en termes de conduction de l’électricité. Ils représentent donc un domaine de recherche en expansion. Cependant, ces matériaux nécessitent des technologies complexes à mettre en oeuvre ; en effet, la plupart doivent être refroidis à des températures ultra-froides par de l’hélium. Il est donc important pour les chercheurs de trouver des matériaux ayant les mêmes propriétés à des températures plus élevées et comprendre pourquoi ces matériaux fonctionnent. En effet, il existe des matériaux supraconducteurs à « haute-température ». Ce sont des matériaux céramiques qui ont de telles propriétés à seulement -140°C. Cependant, les chercheurs sont confrontés à une énigme lorsqu’il s’agit d’expliquer le phénomène.

M. Henning Moritz, chercheur à l’Institut de physique des lasers à l’Université d’Hambourg, a reçu 1,2 million d’euros dans le cadre des bourses d’excellence du Conseil européen de la recherche (ERC). Cette somme servira à favoriser les recherches de son département sur les atomes ultra-froids durant cinq années.

L’objectif de l’équipe de l’Université de Hambourg est de refroidir des atomes à des températures approchant le zéro absolu (-273,15°C) de quelques milliardièmes de degrés, et ce à l’aide de lasers. Les atomes se déplaçant sans frottement à cette température dans des canaux de lumière, tout comme les électrons dans un matériau supraconducteur, la modélisation et l’explication de ce phénomène aideront les chercheurs à développer de nouveaux matériaux, qui, à terme, pourront peut-être fonctionner à température ambiante.

Sources

2.2.3 Des gisements de gaz sous-marins pour l’exploitation et le stockage de CO2

Le dilemme est bien connu : alors que la demande mondiale en énergie ne cesse d’augmenter, les sources d’énergie s’épuisent lentement. Cette demande doit être couverte par un développement croissant de parcs éoliens et solaires ; mais également par des sources inexploitées, parmi lesquelles les hydrates de gaz. Les inclusions de gaz et d’eau similaires à de la glace se trouvent principalement dans le fond de l’océan. On estime que la quantité de carbone stockée en elles est plus grande que dans les gisements conventionnels de gaz, de pétrole et de charbon. Les hydrates de gaz marins pourraient non seulement fournir du gaz naturel sous forme de méthane, mais aussi être utilisés comme sites de stockage de CO2. En effet, le CO2 introduit artificiellement pourrait être transformé dans des conditions favorables en un hydrate solide et conservé de façon stable dans des couches imperméables de sédiments.

Les scientifiques ont déjà démontré expérimentalement que l’échange de ces deux gaz dans les sédiments marins est possible, mais néanmoins très chronophage. Des chercheurs de l’Institut Fraunhofer des technologies de l’environnement, de la sécurité et de l’énergie (UMSICHT) d’Oberhausen (Rhénanie du Nord-Westphalie), recherchent, à la fois en laboratoire et à l’aide de simulations informatiques, des moyens pour accélérer ce processus. Leur modélisation tient compte de facteurs importants tels que la température, la pression et la distribution des fluides dans les milieux concernés. Dans le même temps, il peut déterminer le débit en fonction du gisement et de la méthode d’extraction.

Sources

2.2.4 De la couleur pour les façades en panneaux solaires

Qui souhaite, pour des raisons énergétiques, couvrir son toit ou une façade de panneaux solaires standardisés, doit en changer sensiblement l’aspect original - et cette modification n’est pas toujours à l’avantage du bâtiment. En effet, jusqu’à présent on trouve sur le marché essentiellement des modules photovoltaïques sombres. Ceci peut être changé. Kevin Füchsel, chef de projet à l’Institut Fraunhofer pour l’optique appliquée et la mécanique de précision (IOF) d’Iéna (Thuringe), travaille depuis quatre ans sur des cellules solaires nanostructurées adaptées à la production industrielle, au sein d’un groupe de recherche financé par le Ministère fédéral de l’enseignement et la recherche (BMBF). En collaboration avec des scientifiques de l’Université Friedrich Schiller d’Iéna, le scientifique étudie des techniques de fabrication rentables qui augmenteraient aussi bien le rendement des panneaux solaires que les possibilités de conception pour les architectes.

Actuellement, l’équipe travaille sur la fabrication de cellules solaires colorées à partir de plaquettes de silicium, minces comme du papier, particulièrement adaptées pour la conception des façades et des toits. Les quelques micromètres de silicium, matériau semi-conducteur, absorbent la lumière et la convertissent en électricité. Afin d’optimiser la quantité de lumière atteignant le substrat de silicium, la couche semi-conductrice est remplacée par une barrière protectrice optiquement neutre (isolant), sur laquelle est appliquée une couche d’une centaine de nanomètres d’oxyde. Ce « Transparent Conductive Oxide » (TCO) est conducteur et permet principalement de capter un nombre important de photons, transmis par la suite dans la couche de semi-conducteur sous-jacente, ce qui améliore le rendement de "lumière captée" par rapport à la technologie usuelle. « Le TCO a un indice de réfraction inférieur à celui du silicium, de sorte qu’il agit comme un revêtement antireflets », explique M. Füchsel.

La structure simple de cette cellule solaire dite SIS (Semi-conducteur - isolant - semi-conducteur), dotée d’une couche avant transparente, a un autre avantage : non seulement on peut l’utiliser pour absorber plus de lumière, mais en outre les modules peuvent être conçus de différentes couleurs et formes. « La couleur est obtenue par une variation de l’épaisseur physique de l’oxyde conducteur transparent, ou par un changement de l’indice de réfraction », explique le physicien. Les chercheurs ont ainsi réussi à combiner le photovoltaïque à base de silicium en plaquettes à des procédés de la technologie photovoltaïque en couches minces. Pour le choix du matériau de revêtement, les chercheurs ont également utilisé des moyens novateurs : alors qu’aujourd’hui, l’oxyde d’indium-étain (ITO), cher, est principalement utilisé, l’IOF a travaillé avec de l’oxyde de zinc, moins onéreux, mélangé à de l’aluminium. Outre la cellule solaire SIS, les modules solaires à colorant et les cellules solaires organiques flexibles offrent également de nouvelles possibilités pour la conception des façades.

Mais comment la couleur influence-t-elle l’efficacité des nouveaux modules SIS ? « Nous n’avons pas eu à faire d’importants compromis sur le rendement des cellules solaires colorées. La couche TCO transparente supplémentaire a peu d’effet sur le rendement en électricité », explique M. Füchsel. Les simulations ont montré que les cellules SIS peuvent atteindre des rendements allant jusqu’à 20 %. Dans la pratique, le rendement électrique dépendra de la conception souhaitée des éléments photovoltaïques et de l’orientation du bâtiment. La même quantité d’électricité ne peut en outre pas être produite avec toutes les nuances de couleurs. Il existe par exemple des limites pour certains mélanges de couleurs rouge, bleue et verte.

Enfin, pour pouvoir relier plusieurs cellules solaires sur un module de grande taille, les scientifiques souhaitent utiliser la soudure laser. Celle-ci permet un travail au micromètre sans endommager le matériau environnant. En outre, les chercheurs travaillent à mettre en contact la couche TCO conductrice avec la galette de silicium par procédé d’impression à jet d’encre. Cela permet non seulement d’accélérer la production de cellules solaires, mais également une plus grande liberté dans la conception. Même de grands panneaux produisant leur propre électricité seraient envisageables avec des cellules solaires SIS. Tant la conception multi-couleur des cellules que l’intégration d’éléments créatifs dans les cellules et modules solaires ont déjà été brevetées. « De nombreuses possibilités d’utiliser un bâtiment comme support pour le nom de l’entreprise, ou pour des images artistiques, s’ouvrent ainsi à nous », souligne M. Füchsel.

Sources

2.2.5 Une amélioration pour le traitement de surface de l’aluminium

Des chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour les techniques de fabrication et la recherche appliquée en matériaux (IFAM) de Brême ont développé une bande adhésive pour faciliter le décapage des pièces d’aluminium de grande taille. L’objectif est ici de développer une technique plus sûre, reproductible et plus écologique.

L’aluminium est un métal léger utilisé dans les secteurs aéronautique, automobile et dans toutes les industries cherchant à limiter le poids des pièces utilisées. Lorsqu’il n’est pas traité, l’aluminium s’oxyde, mais contrairement au fer, cet oxyde protège la pièce. Cependant, cet oxyde ne possède pas les mêmes propriétés que l’aluminium et il est nécessaire, dans le cas d’assemblage de pièces ou de peinture, de travailler sur le métal lui-même. Il existe pour cela des techniques de décapage à base de bains dans des produits chimiques, de pâtes ou de sprays.

Ces techniques engendrent diverses difficultés. Dans le cas des pièces de grandes tailles, comme dans certaines applications pour l’aéronautique, il peut être difficile de plonger la pièce dans un bain. C’est pourquoi des solutions de traitement localisé ont été développées, comme le spray ou la pâte. Mais ces techniques sont manuelles et les produits utilisés sont soit acides, soit basiques, c’est-à-dire nuisibles à la santé des travailleurs et à l’environnement.

C’est de ces constatations qu’est venue l’idée d’une bande adhésive. L’objectif est donc de développer une colle qui s’enlève facilement, tout en ne laissant aucun dépôt. De plus, la colle doit permettre les réactions chimiques conduisant au décapement de la pièce. Une contradiction existe dans ce cahier des charges : bien que pour le processus de décapage, une forte proportion d’eau est nécessaire, une colle d’adhésif est généralement basée sur un solvant qui n’agit plus ou très mal en présence d’eau. Les chercheurs ont donc développé une solution à base de polymère soluble dans l’eau.

Selon les tests menés par l’IFAM, leur solution est aussi fiable que les techniques actuelles, et évite le rinçage à l’eau claire, ce qui en limite la consommation. Développée avec des acteurs industriels, l’IFAM vise désormais l’étape suivante du développement, à savoir l’étape de production.

Sources

2.2.6 Des polymères photosensibles pour des applications en biologie et photonique

La collaboration franco-polonaise entre l’université de technologie de Wroclaw et l’université d’Angers dans le domaine des matériaux polymère photosensibles a démarré il y a maintenant presque 10 ans, grâce à des rencontres informelles au cours de conférences et séminaires internationaux de physico-chimie. La volonté de travailler en commun s’est concrétisée par plusieurs projets de recherche sur la commutation moléculaire de matériaux azopolymères.

© Université d'Angers
Réseau de surface sur des azopolymères obtenus avec différentes polarisations de faisceau laser

Depuis les dix dernières années, les azopolymères (polymères contenant des chromophores azo-aromatique) attirent l’attention pour leurs propriétés intéressantes. Lorsque ces polymères sont éclairés avec une lumière à la longueur d’onde appropriée, les composés azobenzenes de ces polymères subissent une isomérisation trans-cis réversible qui déclenche une multitude d’effets induits. Cette isomérisation de la molécule, induite par la lumière (photo-induite), introduit un mouvement mécanique de repliement et de relaxation vers sa forme originale. La formation de structures en surface photo-induites est une des propriétés les plus intéressantes des azopolymères et consiste en une modulation de surface réversible sur des films d’azopolymères lorsqu’ils sont éclairés par des interférences de faisceaux laser.

La lumière induit des mouvements macroscopiques des chaines du polymère actionné par les commutations moléculaires (pliement et relaxation) des chromophores azo. Les réseaux de surface sinusoïdaux avec une profondeur de modulation à l’échelle submicronique peuvent être inscrit sur des films d’azopolymères à une température bien inférieure à celle de transition du verre (Tg) du polymère et effacer en chauffant les échantillons à une température au-dessus du Tg. La formation de réseaux de surface a été beaucoup étudié pour les applications potentielles dans les domaines comme le stockage d’informations, les éléments diffractifs, les capteurs et les actuateurs.

Cependant, bien que beaucoup étudiés ces dernières années, les mécanismes exactes de formation des réseaux de surface restent inconnus, en particulier dans le cas où les réseaux sont créés par auto-organisation moléculaire. Ces réseaux sont étudiés dans le cadre de la collaboration entre l’université d’Angers et l’université de technologie de Wroclaw. Ces réseaux créés par auto-organisation sont caractérisés par une formation spontanée de structures rectilignes ou hexagonales de taille submicronique (inférieure au micron) après irradiation par un seul faisceau laser en incidence normale. Le processus photonique agit comme une acquisition holographique avec un unique faisceau laser (figure 1). Comparées aux recherches faites sur les réseaux de surface obtenus lorsque des franges d’intensité de lumière incidente sont converties en une structuration topographique de la surface de l’azopolymère, les recherches consacrées à la formation des structures en surface auto-structurées et photo-induites sont limitées.

Des applications prometteuses en biologie et photonique

© Université d'Angers
Croissance de neurones sur des réseaux photo-induits en surface de films minces d'azopolymères

Depuis quelques années les travaux menés avec le laboratoire polonais ont montré que ces nouveaux polymères contenant des azochromophores structurables par auto-organisation moléculaire peuvent offrir de nouvelles possibilités pour le développement de matériaux photosensibles, qui pourraient servir à de futures applications en photonique ou biologie. Nos deux laboratoires français et polonais ont ainsi montré qu’on pouvait obtenir des réseaux sur des matériaux biologiques comme par exemple des biopolymères obtenus à partir d’ADN de saumon.

Les matériaux peuvent être mis en forme à différentes échelles : soit à l’échelle de films minces d’épaisseur submicronique, soit à l’échelle de nano-objets sous forme de nanotubes ou de nano-sphères. Dans chaque cas de figure, nous avons montré que l’effet de la lumière induit des effets de structuration en surface même sur des objets de taille nanométrique. Il a été ainsi possible de modifier et contrôler par la lumière la forme des nano-sphères pour les rendre elliptiques ou aplaties. Ces recherches, menées dans le cadre du programme de partenariat franco-polonais « PHC POLONIUM », ont d’autre part conduit à établir des passerelles avec d’autres domaines de recherche. En biologie cellulaire par exemple, le contrôle de la croissance de neurones à pu être réalisé sur des réseaux de surface (figure 2). La croissance de neurones sur des surfaces structurées d’azopolymères permet de contrôler le prolongement des dendrites dans la direction des stries du réseau. De plus, la croissance sur les azopolymères est beaucoup plus rapide que sur les biopolymères traditionnels, et ce sans facteurs de croissance.
Les études sur ces matériaux photosensibles portent sur la connaissance fondamentale des matériaux et notamment sur les mouvements moléculaires qui conduisent à l’auto-organisation. Comment les molécules s’arrangent elles sous l’effet de la lumière pour former des réseaux de surface ? Comment fonctionnaliser ces azopolymères pour de futurs domaines d’applications et pour quelles applications ? Le programme d’échange PICS (Projet International de Coopération Scientifique) du CNRS a permis de montrer l’utilisation de réseaux de surface comme capteur des turbulences atmosphériques.

La collaboration, qui a démarré il y a maintenant 10 ans, s’est concrétisée par plus de 50 articles scientifiques publiés en commun et par la présentation de 60 posters lors de conférences. Un séminaire franco-polonais, organisé alternativement par les deux universités, organisé pour la première fois en 2010, est reconduit chaque année (figure 3). Intitulé « Workshop on Organic Electronics and Nanophotonics » ou WOREN, ce séminaire est ouvert aux chercheurs français et polonais et porte sur le développement de matériaux polymères et moléculaires et sur les nouveaux phénomènes en électronique et nanophotonique.

Sources

P.-S.

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Ont participé à la réalisation de ce numéro : Séverine Bléneau-Serdel, Marie-Catherine Manez, Roselyne Messal, Aurélie Saadoun, Marie-Claude Vitorge.

Les dates des manifestations peuvent être modifiées. Les responsables scientifiques sont les références auprès de qui s’adresser en cas de doute.

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