SCF Flash info et SCF Info en ligne 2013, N° 15 1er août 2013

1.1 À propos de la SCF…

1.1.1 A propos de l’assemblée générale de la SCF

Le compte rendu d’AG du 24 juin et les document s présentés ce jour sont disponibles sur le site de la SCF dans votre espace privé.

1.1.2 Colloque « De la Recherche à l’Enseignement »

Pour les juilletistes de retour de vacances, signalons qu’il est toujours temps de s’inscrire au colloque « De la Recherche à l’Enseignement » 2013 réunissant cinq lauréats des Prix et Médailles de l’Académie des sciences, du CNRS et de la SCF.

Rappelons qu’il se tiendra à l’ENSCP-ChimieParisTech le samedi 7 septembre 2013.

Toutes les informations se trouvent à la page de la Division enseignement/formation, y compris la plaquette téléchargeable comportant les résumés des conférences

1.1.3 ChemElectroChem

Les premiers articles de ChemElectroChem viennent de paraître en ligne et sont en accès libre pour cette année de lancement.

Rappelons que ChemElectroChem est le tout dernier journal de ChemPubSoc Europe, le consortium de sociétés savantes européennes et continentales, propriétaires de maintenant neuf titres couvrant une grande partie des champs disciplinaires des sciences chimiques.

Jean-Marie Tarascon (Université de Picardie – Jules Vernes, Amiens) est l’un des trois co-présidents du comité éditorial. Les sujets traités comprennent le stockage de l’énergie, l’électrocatalyse, ainsi que les photo- et bio-électrochimies.

L’éditorial de ce premier numéro vous renseignera plus sur les objectifs de ce nouveau journal européen (DOI : 10.1002/celc.201300001).

1.1.4 Prix de thèse de la section Aquitaine : appel à candidatures

La section Aquitaine de la Société Chimique de France, avec le concours de l’École Doctorale des Sciences Chimiques, va décerner le Prix de thèse en chimie à un(e) jeune chimiste ayant soutenu ou devant soutenir sa thèse au cours de l’année 2013.

L’audition publique des candidats sélectionnés et la remise du prix auront lieu le lundi 30 septembre 2013 à l’École Nationale Supérieure de Chimie, Biologie et Physique de Bordeaux.

Cette année, le conférencier invité sera Owe Orwar (Directeur de la recherche exploratoire chez SANOFI).

Pour postuler à ce prix d’un montant de 600 Euros, les candidats sont priés d’envoyer avant le 10 septembre 2013 un dossier comprenant :

  • un résumé de 4 pages de leur thèse
  • un Curriculum Vitae (2 pages max)

à l’adresse e-mail suivante : laurent.bouffier@enscbp.fr

1.1.5 Lauréat du prix de thèse de la section Languedoc-Roussillon

Le prix de thèse de la section régionale Languedoc-Roussillon 2013 a été attribué au Dr. Éric Gayon pour ses travaux de thèse de très grande qualité.

Éric Gayon est Docteur en Chimie Organique de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier.
Lire la suite...

1.1.6 À propos des JNOEJC 2013 (Le Havre) des [27 et 28 juin 2013

Toutes les photos...

  • Prix poster (pas de classement) :
    • Roberto Company (Université de Lille 1),
    • Céline Rougeot (Université de Rouen).
  • Prix communication orale (pas de classement) :
    • Marc-Antoine Abadie (Université de Lille 1),
    • Romain Veillard (ENSICAEN & Université de Caen).

1.1.7 Journées Méditerranéennes des Jeunes Chercheurs

Les clubs des jeunes du Languedoc-Roussillon et de PACA de la Société Chimique de France, l’École doctorale des Sciences chimiques de Montpellier et l’association des doctorants en chimie Amdoc s’associent cette année pour organiser ces premières journées qui se tiendront à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier.

Ces journées seront l’occasion pour les jeunes chercheurs en chimie de présenter et de discuter de leurs travaux innovants devant un public expérimenté.

Au programme :

  • 26 communications orales de jeunes chercheurs
  • 3 conférences plénières (Luc Avérous, Géraldine Masson et Michael Meier)
  • 2 conférences d’industriels
  • une table ronde réunissant des entreprises locales
  • une session poster autour d’une dégustation de vins et fromages de pays
  • Inscription gratuite en ligne

L’appel à communications (posters et communications orales) est ouvert jusqu’au 13 septembre 2013

1.2 En direct du CNRS

1.2.1 Entretien avec… Mustapha Abdelmoula (Laboratoire de chimie physique et microbiologie pour l’environnement, Cristal 2012 du CNRS)

Faire parler les matériaux à base de fer

Lauréat du Cristal 2012 du CNRS, Mustapha Abdelmoula est spectroscopiste et responsable de la plateforme de spectroscopie et microscopie du Laboratoire de chimie physique et microbiologie pour l’environnement de Nancy (CNRS/Université de Lorraine). Cette plateforme abrite un spectromètre de Mössbauer tout à fait original en France dont Mustapha Abdelmoula a largement contribué à la mise en place. En effet, ce spectromètre à basse température a la particularité de ne pas utiliser d’hélium liquide mais un cryostat appelé « tête froide ». S’affranchir des remplissages réguliers d’hélium liquide tous les 2 ou 3 jours, avec des couts en liquide cryogénique assez conséquents, est essentiel car une analyse Mössbauer peut durer assez longtemps, de 4 à 7 jours en fonction de la concentration de fer contenue dans le solide analysé et de l’activité de la source radioactive Mössbauer.
Lire la suite...

1.3 En direct de l’EuCheMS

1.3.1 Au sommaire de la lettre de Bruxelles de juillet 2013

Irish clinch deal on EU’s ’Horizon 2020’ research programme / European Commission appoints the members of the Bioeconomy Panel / Public-private partnerships in Horizon 2020 : a powerful tool to deliver on innovation / Agreement on COSME gives €2B boost to small businesses / Consultation on the modification of the REACH annexes on nanomaterials
Pour en savoir plus...

1.4. En direct de Bruxelles

1.4.1 Un rapport du CEFIC sur le développement durable
« Chemistry – simply essential for a sustainable future » telle est la conclusion de ce rapport très documenté (avec un glossaire et de nombreuses références à des sites Internet) portant sur : The case for life cycle thinking / Managing products / Evaluating product sustainability (à commencer par l’analyse du cycle de vie, LCA) / Going beyond legislation – reinforcing compliance et se terminant par une liste « Àfaire ».
Le dossier est téléchargeable à www.cefic.org/Industry-support/Responsible-Care-tools-SMEs/Product-stewardship/To-do-list-for-product-sustainability/. A noter son complément « The chemical industry in Europe – Towards Sustanaibility » également téléchargeable à www.cefic.org/sustainability/Cefic-Sustainability-Report-2011-2012/

1.5. En direct de l’UIC

1.5.1 La saison 3 du Chemical World Tour est lancée !!

Devant le succès des deux premières éditions auprès des internautes, et dans le cadre du Comité Ambition Chimie, l’Union des Industries Chimiques (UIC) et la Fondation Internationale de la Maison de la Chimie viennent d’engager -en plein été- le « Chemical World Tour 3 ».
La nouvelle campagne de recrutement est donc lancée et s’achèvera par un casting à Paris du 3 au 6 septembre 2013.

Huit à dix étudiants en chimie et en journalisme férus de nouvelles technologies qui vont révolutionner les tablettes, smartphones ou autre objet numérique, et ayant le goût du voyage partiront en binôme (chimiste/journaliste) à la découverte d’une innovation en chimie sur l’un des 5 continents.

Si vous connaissez des jeunes, férus de nouvelles technologies et qui souhaitent découvrir les dernières innovations en chimie qui vont révolutionner les tablettes, smartphones ou autre objet numérique, ils ont jusqu’au 25 août 2013 pour envoyer un dossier de candidature à communication@uic.fr

Pour en savoir plus...

1.5.2 Prix Pierre Potier 2013

Le palmarès du prix Pierre Potier 2013 sera dévoilé le mardi 10 septembre 2013 à 11h00 en présence de Monsieur Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, à Bercy.
À l’occasion de cette cérémonie, le prix Chemstart’up sera également remis.

1.6 Le saviez-vous ?

1.6.1 En direct de l’ANR

Plan d’action 2014.

Ce Plan d’action se trouve ici.
La sélection des projets se fera en deux étapes. La premier étape consiste à soumettre en ligne une pré-proposition de 5 pages, avant le 23 octobre 2013, 13h.

Appel à projets générique

La chimie apparait essentiellement dans la partie 3.3 « Stimuler le renouveau industriel », les matériaux et procèdes en 3.3.3 et la chimie durable en 3.3.4. Ces axes correspondent à l’ancien programme MATETPRO élargi a la conception et au programme CD2I étendu aux biotechnologies blanches. Ceci étant, on trouve la chimie présente dans plusieurs des « Grands défis sociétaux ».
Les programmes non-thématiques (« Blanc ») se retrouvent un peu partout, en particulier dans la nouvelle composante « Aux frontières de la recherche ».

Collaborations franco-américaines en chimie

Dans le cadre de l’accord de collaboration entre l’ANR et la National Science Foundation (NSF) dans le domaine de la chimie, les équipes françaises auront prochainement la possibilité de soumettre à l’ANR des projets en partenariat avec des équipes américaines. Les participants français et américains doivent déposer en parallèle une même proposition scientifique auprès de l’ANR et de la NSF, en respectant les modalités et délais de chaque agence.

Les modalités de soumission ainsi que les dates de dépôt diffèrent pour chaque agence : ainsi l’appel de la NSF est déjà ouvert, avec comme date limite le 9 septembre 2013. L’ensemble des informations sont disponibles sur le site du programme ICC de la NSF.

Seules les pré-propositions retenues pourront soumettre un projet complet au programme ICC (International Collaboration in Chemistry). La date limite de soumission des projets complets est fixée au 12 novembre 2013.
Pour la demande auprès de l’ANR, la pré-proposition devra également être soumise à l’ANR par les partenaires français, en collaboration avec leurs collègues américains, à partir du mois de septembre.

La date de clôture des soumissions n’est pas encore fixée, mais elle sera de toute façon postérieure de quelques semaines à la date de clôture de la NSF. Les modalités exactes de soumission (format de la pré-proposition attendu, date limite, etc.) seront publiées ultérieurement sur le site de l’ANR.
Pour tout renseignement contactez : international@nullagencerecherche.fr

1.6.2 Résultats des 45e Olympiades internationales de chimie

Ces 45e OIC se sont tenues à Moscou.

Les français ont rapporté une médaille d’argent, et trois médailles de bronze.

  • 84e : Valdo Tatitscheff (Paris), médaille d’argent
  • 100e : Jean Michalland (Lyon), médaille de bronze
  • 157e : Clément Robert (Paris), médaille de bronze
  • 189e : Dorian Canham (Clermont-Ferrand), médaille de bronze

La scf félicite chaleureusement ces jeunes et leurs professeurs.

1.6.3 Prix de l’Académie des sciences

La Grande Médaille de l’Académie des sciences est la plus haute distinction de l’Académie. Cette médaille en or, attribuée chaque année depuis 1997, est décernée à un savant, français ou étranger, ayant contribué au développement de la science de façon décisive, tant par l’originalité de ses recherches que par leur rayonnement international et l’influence stimulante qu’elles ont eue sur la création d’une véritable école de recherche.
Spécialiste de l’ARN, le Pr Joan Steitz répond à tous ces critères.
La Grande Médaille de l’Académie des sciences lui sera remise sous la Coupole de l’Institut de France le mardi 26 novembre 2013.

Le grand prix Emile Jungfleisch est remis à Roger Guilard, professeur émérite à l’Institut de chimie moléculaire de l’Université de Bourgogne à Dijon et le grand prix Michel Gouilloud Schlumberger à Benjamin Rotenberg, chargé de recherche CNRS de l’unité Physicochimie des électrolytes, colloïdes et sciences analytiques à Paris.

Philippe Hapiot, directeur de recherche CNRS à l’Institut des sciences chimiques de Rennes, et Matthieu Sollogoub, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, sont respectivement lauréats des prix Guye et Verdaguer.

Enfin, le prix Grammaticakis-Neuman ainsi que la médaille Berthelot sont décernés à Dominique Massiot, directeur de l’Institut de chimie du CNRS.

Une séance solennelle de remise de ces prix et médaille sera organisée par l’Académie des sciences à la rentrée 2013 sous la coupole de l’Institut de France.
Plus d’informations en page d’accueil : www.academie-sciences.fr/

1.6.4 L’Anses lance un appel à candidature public pour renouveler ses comités d’experts

Plusieurs centaines de scientifiques extérieurs contribuent aux évaluations menées par l’Anses dans les domaines du travail, de l’environnement, de l’alimentation, de la santé et du bien-être des animaux, de la santé des végétaux, avec un objectif prioritaire : contribuer à assurer la sécurité des consommateurs, des travailleurs, et de l’environnement.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) assure des missions de veille, d’expertise, de recherche et de référence sur un large champ couvrant la santé humaine, la santé et le bien-être animal, et la santé végétale. Elle met en œuvre une expertise transversale relative aux questions sanitaires et appréhende ainsi, de manière globale, les expositions auxquelles l’Homme peut être soumis à travers ses modes de vie et de consommation ou les caractéristiques de son environnement, y compris professionnel. Pour mener ses évaluations et élaborer des recommandations, l’Anses s’appuie sur une vingtaine de comités d’experts spécialisés composés d’experts nommés pour 3 ans et met en œuvre une expertise scientifique indépendante, pluridisciplinaire, collective et contradictoire.

La réussite d’une telle expertise collective implique le respect de principes fondamentaux tels que la compétence, l’impartialité et la probité des experts, la collégialité, la transparence et l’ouverture de l’expertise. Dans cet esprit, les experts sont nommés intuitu personae dans le cadre d’appels à candidatures publics. Ils sont sélectionnés sur la base de leurs compétences scientifiques (évaluées à partir de leurs expériences professionnelles et publications scientifiques) et de l’examen de leur déclaration publique d’intérêts, afin de les préserver du risque de conflits d’intérêts au regard de nature des dossiers examinés par le collectif d’experts.

Consulter la liste des appels à candidature d’expert

1.6.5 Des nanomatériaux, vus d’Allemagne

Dans le « Dialogforum Nano BASF 2011/2012 » des représentants des organismes de recherche, des syndicats, des détaillants, des entreprises, des instances religieuses ainsi que des organisations environnementales et de consommateurs ont entrepris des approches concrètes en vue de parvenir à une plus grande transparence dans la communication sur les nanomatériaux, du fabricant au consommateur.
Le dossier (en anglais malgré la référence dans l’URL !) est téléchargeable ici

1.6.6 Mémoire du Monde et Louis Pasteur

Lancé par l’Unesco en 1992, « Mémoire du monde » préserve et favorise l’accès de tous au patrimoine documentaire, partie tangible de la mémoire de l’humanité, conservé dans les bibliothèques, archives et musées. La maison (de vacances) de Louis Pasteur à Arbois (c’est dans le Jura… tout droit comme on dit là-bas) a été léguée à l’Académie des sciences en 1991, qui en fit à travers la fondation Maison de Louis Pasteur, une fondation-musée à vocation culturelle.
Elle va devenir la pièce maîtresse du Centre d’interprétation Terre de Louis Pasteur qui a pour objet de redonner vie à ce bienfaiteur de l’humanité au profit des sciences, de leur enseignement et de la mémoire du monde.
Construit autour de sa maison d’Arbois, le Centre reposera sur une relation forte avec le dynamisme de la recherche, valorisant ainsi l’héritage d’innovation porté par la « méthode Louis Pasteur ».
Plus d’informations en téléchargeant la plaquette

1.6.7 Traité des confitures

Les écrits de Nostradamus les plus célèbres à son époque étaient le Traité des fardements qui dans sa deuxième partie renferme un Traité des confitures .

Apothicaire puis médecin, Nostradamus semble s’être acquis un savoir faire contre la peste. Il a beaucoup voyagé dans le sud de la France et en Italie.

À partir de 1550 il publiait son premier Almanach qui ne contenait que sept centuries. Il en publiera un par an jusqu’à sa mort !

Le traité des fardements et des confitures parait en 1555 et connut un véritable succès. Neuf rééditions successives et une traductuion en allemand prouve ce succès.

Cet ouvrage comporte trente chapitres et donne diverses recettes de confitures et de gelées. Nostradamus conseille l’usage de différentes épices, du sucre, du miel ou du vin cuit et précise le type d’ustensiles nécessaires : cuillère en bois, écumoire, plat en étain, pot en verre, en terre cuite ou vernissé..

Des considérations économiques et médicales accompagnent ces recettes qui sont toujours d’actualité.

À vos marmites donc....

Nostradamus
Traité des confitures

Adapté en français moderne et présenté par Jean-François Kosta-Théfaine
ISBN : 978-2-84952-095-6
Editions Imago
18€

1.7 Des postes et des réunions

1.7.1 Des postes

Des offres d’emplois sont consultables sur le site Internet de la SCF : www.societechimiquedefrance.fr sous la rubrique « Bourse à l’emploi »

1.7.1.1 Dans l’industrie

Les propositions sont réservées aux membres de la SCF, les descriptifs détaillés sont donnés dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15585 Responsable Commercial International
  • N° 15581 Ingénieur ADEME (H/F)
  • N° 15580 Expert traitement biologique des effluents liquides H/F
1.7.1.2 Dans le secteur public

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • Spécial Institut Curie
    The Curie Institute opens a research unit on Chemical Biology of Membranes and Therapeutic Delivery on its campus in central Paris. In this context, opportunities arise to develop novel programs related to biological membranes, signal transduction, small molecules as discovery tools (chemical genetics), medicinal chemistry, and/or targeted therapies. We would like to invite applications for a group leader position from outstanding organic or medicinal chemists who are involved in these areas of research.

A complete description of the offer can be downloaded at http://minilien.curie.fr/7ir3s4.

  • N° 15586 Ingénieur chimiste
1.7.1.3 En formation par la recherche

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15584 Bourse de thèse avec financement MENRT

1.7.2 …et des réunions…

1.7.2.1 De ou avec la SCF

En 2013

6 août 2013, Nottingham (Royaume-Uni)
GSC-6
6th International Conference on Green and Sustainable Chemistry
Plus d’information à www.nottingham.ac.uk/ionicliquids/GSC-6/Home.html

11-16 août 2013, Istanbul (Turquie)
IUPAC 2013
44th IUPAC Word Chemistry Congress
Plus d’informations à www.iupac2013.org.

25-30 août 2013, Le Croisic
54ème édition du GECO (Groupe d’Etude de Chimie Organique)
Plus d’informations à http://geco54.univ-nantes.fr/

28-30 août 2013, Grenoble
Journées de la DCP de Grenoble - du côté Nano
La Division Chimie-Physique (DCP) de la Société Chimique de France (SCF) et de la Société Française de Physique (SFP) vous invite de participer au colloque « Les journées DCP de Grenoble – du côté Nano » dont le but est de rassembler des chercheurs français qui travaillent autour des thématiques « nanotechnologie » et « nanosciences » et qui pourra servir de prélude à l’organisation d’un nouveau groupe thématique sous l’égide de la DCP.
Inscription et plus d’informations à http://grenano.ujf-grenoble.fr.

1-6 septembre 2013, Lyon
EuropaCat XI - 2013
Plus d’informations à www.europacatlyon2013.fr.

4-5 septembre 2013, Coimbra (Portugal)
4th School of Nanotechnology :
Applications in the food chain
Plus d’informations à https://www.iseki-food.net/nanoworkshop_coimbra

9-13 septembre 2013, Caen
SpectroCat 2013
SpectroCat Summer School in spectroscopy applied to catalysis
Plus d’informations à www-spectrocat.ensicaen.fr/

17-19 septembre 2013, Nice
3rd European GCxGC Symposium
Plus d’informations à www.events-gcxgc.eu/

18-19 septembre 2013, Clermont-Ferrand
Journée de formation du CNEP (Centre National d’Evaluation de Photoprotection)
Plus d’informations à http://www.cnep-ubp.com.

23-24 septembre 2013, Biarritz
6e Symposium International sur les Composites Bois Polymères
Plus d’informations à www.wpc2013.fcba.fr.

24-26 septembre 2013, Palaiseau
JCO 2013
Journées de chimie organique organisées en l’honneur du professeur Henri Kagan
La soumission de résumés et l’inscription sont ouvertes.
Plus d’informations à www.jco2013.com.

24-26 septembre 2013, Milan (Italie)
Chem-Med
The Mediterranean Chemical Event torna a settembre
Plus d’informations à www.chem-med.eu.

25-27 septembre 2013, Portoroz (Slovénie)
JEP 2013
3rd European Symposium on Photocatalysis
Plus d’informations à www.photocatalysis-federation.eu/jep2013.

8-10 octobre 2013, Lyon
XIVe congrès bisannuel sur le thème : les sciences du génie des procédés pour une industrie durable.
Plus d’informations à www.congres-sfgp.eu/sfgp2013.

14-18 octobre 2013, Fréjus
JFJPC14
Journées Francophones des Jeunes Physico-chimistes
Plus d’informations à www.jfjpc14.piim.up.univ-mrs.fr.

28-30 octobre 2013, Romainville
Technologies innovantes en séparation des protéines
Plus d’informations à http://adebiotech.org/ipp

30 octobre 2013, Villenave d’Ornon
Wine Track 2013
Journée Scientifique et Professionnelle sur la Traçabilité des Vins et Spiritueux
Le programme de Wine Track 2013 a pour objectifs de positionner les enjeux de la traçabilité des vins et spiritueux, de dresser un état actuel des méthodes d’analyse et des référentiels utilisés dans la traçabilité, tant du point de vue de l’origine et de l’authenticité des appellations que de la chaîne de conditionnement et de transport.
Sont concernés tous les acteurs de la filière viti-vinicole (vignerons du secteur privé ou coopératif, œnologues, maîtres de chai, négociants, conditionneurs, transporteurs, distributeurs...) qui souhaitent avoir une vision claire et réaliste de la situation et des moyens dont on dispose aujourd’hui pour garantir l’authenticité des produits mais aussi un aperçu des nouvelles solutions que proposent la Science et la Technique pour mieux se protéger des fraudes et contrefaçons.
Cette journée, à laquelle sera associé un espace où des entreprises présenteront des dispositifs de marquage/détection, doit être un lieu privilégié d’échanges entre scientifiques, enseignants, professionnels de la filière et fournisseurs de nouveaux équipements.
Plus d’informations à www.chimie-experts.org/

4-7 novembre 2013, Chongqing (Chine)
Symposium « Ceramic Membranes : from Design to Applications » organisé par l’IEMM (Institut Européen des Membranes de Montpellier)
Plus d’informations à http://ccs-cicc.com/cicc-8/english/

6 novembre 2013, Paris
Chimie et technologie de l’information
Plus d’informations à http://actions.maisondelachimie.com/accueil.html

6-7 novembre 2013, Paris
Congrès « Les plastiques et caoutchoucs pour un bâtiment performant et durable »
Plus d’informations à www.sfip-plastic.org

26 novembre 2013, Romainville
SCT 2013 - Fall one-day thematic meeting
Chemical Biology : contribution to therapeutic innovation. A new role for chemistry ?
Plus d’informations à www.sct-asso.fr

29 novembre 2013, Pau
JGSO2013
Journée du grnad sud ouest de la SCF
Cette manifestation annuelle est dédiée à l’ensemble des domaines de la chimie. Plusieurs sessions parallèles sont prévues entrecoupées d’une séance poster.
Renseignements : jean-marc.sotiro@univ-pau.fr
Site en construction : http://iprem-ecp.univ-pau.fr/live/actualites/GJSO+2013

4-6 décembre 2013, Paris
4e Colloque recherche de la Fédération
La Chimie et la Ville de demain
Plus d’informations à www.19ecolesdechimie.com/-La-chimie-et-la-ville-de-demain-au-.html

En 2014
24-28 novembre 2014, Montpellier
Matériaux 2014
Plaquette Colloque matériaux 2014 (pdf - 2.4 Mo)
Plus d’informations à www.materiaux2014.net

1.7.2.2 …et d’autres

En 2013

1-31 août 2013, Île Maurice
A Virtual Conference on Computational Chemistry will be organised by the Computational Chemistry Group of the University of Mauritius.
Computational Chemistry in the Digital Age
Plus d’informations à http://sites.uom.ac.mu/vccc/

19-23 août 2013, Singapour
ACC 15
15th Asian Chemical Congress
Une occasion de célébrer à nouveau les 150 ans d’Angewandte Chemie
Plus d’informations à www.15acc.org

28-29 août 2013, Bangor (Royaume-Uni)
Plants as Providers of Fine Chemicals Conference
Plus d’informations ici

4-6 septembre 2013, Lisbonne (Portugal)
10º Portuguese National Meeting of Organic Chemistry and the 1st Portuguese-Brazilian Organic Chemistry Symposium.
Plus d’informations à http://10enqo.eventos.chemistry.pt/

11-13 septembre 2013, Leipzig (Allemagne)
Flavor & Fragrances 2013
Plus d’informations à http://gdch.em.mpm-portal.de/go/y6d8mvi1/rkdj8khu/986

12-13 septembre 2013, Le Havre
Faire l’économie du CO2
Plus d’informations ici

13 septembre 2013, Paris
Biosolids III, the 3rd Montagne Ste Geneviève Workshop on NMR of Biological Solids, a Satellite Meeting of the Alpine NMR conference in Chamonix
Plus d’informations à www.ibpc.fr/biosolids/

13-17 octobre 2013, Clermont-Ferrand
HEIR 2013
11th International Conference on the Health Effects of Incorporated Radionuclides
Plus d’informations à http://actinide.lbl.gov/HEIR2013/

16-18 septembre 2013, Bristol (Royaume-Uni)
Faraday Discussion 166
Self-Assembly of Biopolymers :
Date limite de soumission des résumés : 19 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD166/

17 septembre 2013, Paris
Séminaire de toxicologie nucléaire humaine et environnementale 2013
Plus d’informations à www.toxcea.org/index.php?pagendx=560

18-20 septembre 2013, Bristol (Royaume-Uni)
Faraday Discussion 167
Mesostructure and Dynamics in Liquids and Solutions
Date limite de soumission des résumés : 24 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD167/

23 septembre 2013, Londres (Royaume -Uni)
Chemical & Biological Therapeutic Approaches to Neurological Disorders II
Plus d’informations à www.homepages.ucl.ac.uk/~ucbepad/RSCNeuro.html

23-24 septembre 2013, Biarritz
6th International Wood fiber Polymer Composites Symposium
Plus d’informations à www.wpc2013.fcba.fr

24-26 septembre 2013, Milan (Italie)
Nuce International and Food-ing International 2013
Plus d’informations ici

25-26 septembre 2013, Paris
Atmos’Fair 2013
Indoor air quality / Air pollutions
Plus d’informations à www.atmosfair.fr

5-6 octobre 2013, Bordeaux
Congrès national Arts et Métiers : l’ingénieur, la recherche et la re-industrialisation
Plus d’informations à www.artsetmetiers2013.gadz.org/

7-9 octobre 2013, Paris
Innovation Days 2013, 4e edition
Apharma & biotech event
Plus d’informations à www.lifescience-outlook.com/innovationdays/downloadpid2013

7-10 octobre 2013, Paris
Congrès international de métrologie
Plus d’informations à www.metrologie2013.com/

7-11 octobre 2013, Annecy
MNPC13
Matériaux et Nanostructures Pi-conjugués
Date limite de soumission des résumés repoussée au 15 juin 2013
Plus d’informations à http://mnpc2013.sciencesconf.org/

8-9 octobre 2013, Orléans
Cosm’innov 3rd
Plus d’informations ici

9-10 octobre 2013, Lyon
Les rendez-vous Carnot 2013
Contact : renseignement@rdv-carnot.com

9-12 octobre 2013, Antalya (Turquie)
ENEFM
International Congress on Energy Efficiency and Energy Related Materials
Plus d’informations à www.enefm.org

9-13 octobre 2013, Poznan (Pologne)
Annual International Congress of Young Chemists « YoungChem »
The event is dedicated to young scientists - students, PhD students and PhDs. Each year it gathers over a hundred participants from all over the world, including our keynote speakers - world-famous professors from renowned scientific institutions.
Plus d’informations à www.youngchem.com/

10 octobre 2013, Paris
Évaluation et réparation du préjudice environnemental
Contentieux, techniques et prospectives
Campagne nationale des experts de justice en environnement
Plus d’informations à /www.webs-event.com/

10-11 octobre 2013, Paris
Colloque international
« Exposition aux mélanges de substances chimiques : quels défis pour la recherche et l’évaluation des risques ? »
Organisé par l’Anses en collaboration avec ses homologues allemand (BfR) et danois (DTU Food)
Plus d’informations ici

14-17 octobre 2013, Nanjing (Chine)
ICBEC 2013
International Conference on Biomass Energy and Chemicals
Plus d’informations à http://icbec2013.njfu.edu.cn/index.asp

14-17 octobre 2014, Lima (Pérou)
CLAQ 2014
31st Latin American Chemistry Congress
Plus d’informations à http://claq2014.blogspot.fr/

15 octobre 2013, Paris
Colloque « Environnement et Industrie »
Économie verte et innovation : une nécessité pour relever les défis de l’environnement et une opportunité pour l’industrie.
Comment réunir les conditions du succès ?
Plus d’informations à http://environnement-et-industrie.epe-asso.org/

16-18 octobre 2013, Budapest (Hongrie)
FROST4
4th Conference on Frontiers in Organic Synthesis Technology
Date limite de soumission des résumés : 20 juillet 2013
Plus d’informations ici

18 octobre 2013, Lyon
Rencontres Chimie – Santé environnementale
Plus d’informations à www.rencontres-cse.fr/

21-25 octobre 2013, Nice
10th International Conference on Tritium Science and Technology
Plus d’informations à www-fusion-magnetique.cea.fr/tritium2013

27-30 octobre 2013, Budapest (Hongrie)
E2C 2013
3rd European Energy Conference
Date limite de soumission des résumés :15 juillet 2013
Plus d’informations à www.e2c2013.hu

28-30 octobre 2013, Dunkerque
6e Journées des Jeunes Chercheurs de la SFIS
Date limite de spumission des résumés : 14 juillet 2013
Plus d’informations à www-heb.univ-littoral.fr/sfis

12-14 novembre 2013, Accra (Ghana)
WACEE’13
2nd West African Clean Energy & Environment Exhibition & Conference
plus d’informations ici

14 novembre 2013, Mons (Belgique)
Biobased materials, what’s next ?
The role of nanotechnologies
Plus d’informations à www.materianova.be

8 novembre 2013, Enghien-les-Bain
Les respirations d’Enghien-les-Bain
Le congrès 100 % dédié à la qualité de l’air
Plus d’informations à www.lesrespirations.com

19-21 novembre 2013, Paris
Plant Based Summit
Congrès-exposition européen des produits biosourcés
Plant Based Summit contribue au développement de la chimie européenne du végétal et ses applications, à travers un congrès au cœur des problématiques actuelles et une exposition regroupant les meilleurs experts (40 conférences ciblées avec plus de 100 intervenants de premier plan et 50 fournisseurs présenteront leurs solutions et produits à plus de 1000 professionnels de la chaîne de valeur de toute l’industrie chimique du biosourcé).
Plant Based Summit s’adresse principalement à 3 types de participants :

  • Opérateurs de produits biosourcés (Agroindustries, Chimistes, Formulateurs,..)
  • Utilisateurs industriels et distributeurs de produits biosourcés
  • Parties prenantes de l’économie biosourcée (institutions, think tank, recherche, conseil, capital-investissement,…)
    Des visites techniques lors d’une journée dédiée le 21 novembre 2013
    PBS, l’événement pour connecter les décideurs internationaux et construire le futur paysage du business européen du biosourcé !
    Plus d’informations à www.plantbasedsummit.com et PBS-2013 : programme (pdf - 1.1 Mo)

27-28 novembre 2013, Bordeaux
Le rendez-vous B2B de la R&D - Chimie & Matériaux
Plus d’informations à www.rdv-materiaux.com

28-29 novembre 2013, Paris
IDENTIPLAST
Plus d’informations à www.identiplast.eu/fr

9 décembre 2013, Romainville
BiomInnov : la biologie moléculaire appliquée à l’environnement et à l’innovation industrielle
Plus d’informations à www.adebiotech.org/biominnov/

En 2014

18-20 mars 2014, Lille
Intersol’2014
Date limite de soumission des résumés : 31 octobre 2013
Plus d’informations à www.intersol.fr

7-9 avril 2014, Leiden (Pays-Bas)
Faraday Discussion 168
Astrochemistry of Dust, Ice and Gas
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD168/

7-9 mai 2014, Nottingham (Rpyaume-Uni)
Faraday Discussion 169
Molecular Simulations and Visualization
Date limite de soumission des résumés : 22 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD169/

12-14 mai 2014, Nantes
International Discussion on Hydrogen Energy and Applications, IDHEA
Plus d’informations à /www.cnrs-imn.fr/IDHEA

21-23 mai 2014, Montréal (Canada)
Faraday Discussion 170
Mechanochemistry : From Functional Solids to Single Molecules
Date limite de soumission : 29 juillet 2013
Plus d’informations à www.rsc.org/ConferencesAndEvents/RSCConferences/FD170/

3-6 juin 2014, Orléans
93e Congrès de l’ASTEE
Innover dans les services publics locaux de l’environnement
Date limite de soumission des résumés : 15 septembre 2013
Plus d’informations ici

29 juin-4 juillet 2014, Cancun (Mexique)
Shechtman International Symposium
Date limite de soumission des résumés : 1er septembre 2013
Plus d’informations à www.flogen.org/ShechtmanSymposium/

10-14 août 2014, San Francisco (États-Unis)
Emerging Electrochemical Water Remediation Technologies
A Symposium in Honor of Professor Enric Brillas and Professor Mehmet A. Oturan
At 248th ACS National Meeting & Exposition
Appel à contributions : http://abstracts.acs.org

16-19 septembre 2014, Dresde (Allemagne)
8th ECNP International Conference on Nanostructured Polymers and Nanocomposites
Plus d’informations à www.ecnp-eu.org.

1.7.2.3 Séminaires et expositions

Les Rencontres Scientifiques d’IFP Energies nouvelles
18-21 novembre 2013, Rueil-Malmaison
Viscoplastic Fluids : from Theory to Applications
Plus d’informations à www.rs-viscoplastic2013.com
2-4 avril 2014, Rueil-Malmaison
NEXTLAB 2014
Creating the next generation laboratory to develop innovative materials and additives for energy
Plus d’informations à www.re-nextlab.com

2.1. Nouvelles de France

2.1.1 Le projet de loi d’orientation pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (Loi ESR) comporte un article plaçant l’Académie des technologies sous la protection du Président de la République.

Déposée sous forme d’amendement au texte initial par le gouvernement ainsi que par deux députés, cette disposition a été définitivement adoptée et le 9 juillet 2013.

Cette protection, assurée par le plus haut personnage de l’Etat, consacre à la fois la technologie en tant que moteur de la croissance de notre pays, l’excellence des travaux de l’Académie des technologies et son utilité publique en tant que corps de référence pour toutes les questions concernant les technologies et leur impact sur la société. Elle garantit l’indépendance des travaux des 276 membres qui la composent.

Le Président de l’Académie des technologies, Gérard Roucairol, a immédiatement exprimé à François Hollande Président de la République, sa « profonde gratitude » pour avoir accepté d’assurer cette protection : « Mes confrères et moi-même saurons en être dignes et mettrons tout en œuvre afin de contribuer, conformément à notre devise : « Pour un progrès raisonné, choisi partagé », au développement d’une intelligence technologique nationale, socle indispensable pour libérer l’innovation et la compétitivité de notre pays ».

2.1.2 Disparition de Pierre Fabre

Depuis sa création en 1961 et jusqu’à ces derniers jours Pierre Fabre a consacré toute son énergie à l’entreprise. Il en a géré, piloté, orchestré toutes les étapes du développement et bâti pierre après pierre une entreprise internationale.

Entrepreneur visionnaire doté d’une intuition et d’une capacité de travail exceptionnelles, Monsieur Pierre Fabre a su conduire avec un talent et une persévérance inégalables son groupe sur les chemins de la réussite.

Il l’a fait en restant attaché à ses valeurs auxquelles il ne dérogeait pas : maintenir l’indépendance de l’entreprise, rester fidèle à sa région d’origine, privilégier le moyen terme et réaliser les investissements nécessaires à la pérennité du groupe sur le plan de la recherche comme sur le plan industriel. Il l’a fait avec le souci permanent du bien être de ses collaborateurs en les associant au capital de l’entreprise et en attachant à la qualité des rapports humains une attention de tous les instants.
Pour assurer l’avenir de l’entreprise et la mettre à l’abri de tous risques de démembrement ou de spéculation financière, il a légué ses actions à la Fondation Pierre Fabre reconnue d’utilité publique.
Tout le Tarn était en deuil à l’annonce du décès de Pierre Fabre le 20 juillet 2013 et tous les magasins affichaient un message de sympathie.
Pierre Fabre, grand industriel, a toujours privilégié la région Midi-Pyrénées et plus particulièrement le Tarn.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.pierre-fabre.com.

2.1.2 De nouvelles molécules aux propriétés inédites ciblant le cytosquelette

Le dysfonctionnement du cytosquelette, élément constituant de la cellule, est souvent synonyme de pathologies comme l’apparition de métastases. Pour cette raison, c’est une cible d’intérêt pour de nombreuses thérapies. Des équipes du CNRS, de l’Université de Strasbourg et de l’Inserm emmenées par Daniel Riveline(1) , Jean-Marie Lehn(2) et Marie-France Carlier(3), ont synthétisé des molécules capables de provoquer une croissance rapide des réseaux d’actine, l’un des composants du cytosquelette. C’est une première car seules des molécules stabilisant ou détruisant le cytosquelette d’actine étaient disponibles à ce jour. Ces composés aux propriétés inédites, dont l’action a été décryptée in vitro et in vivo, offrent un tout nouvel outil en pharmacologie. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications le 29 juillet 2013.
Lire la suite...

2.1.3 La sensation d’astringence sous les rayons UV

En dégustant une groseille pas très mûre, une tasse de thé ou un verre de vin, la sensation est la même, comme si, soudain, l’intérieur de la bouche s’asséchait : c’est l’astringence. Pour la première fois, les mécanismes d’interactions moléculaires responsables de cette sensation ont été identifiés par des chercheurs de l’Inra, de l’Université Paris-Sud et du CNRS, en collaboration avec des équipes du synchrotron SOLEIL1, grâce à une méthode utilisant le rayonnement ultra-violet. Ces travaux viennent d’être publiés sur le site de la revue Angewandte Chemie
Lire la suite...

2.1.4 Bâtisseurs de nanomondes

Deux laboratoires du CNRS, spécialement conçus pour explorer des objets à l’échelle atomique, viennent d’être inaugurés à Grenoble et à Toulouse.

Le Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (Cemes) a construit, en partenariat avec Hitachi, un microscope électronique original, I2TEM, au coût confidentiel pour des raisons commerciales (entre 4 et 5 millions d’euros). Les faisceaux d’électrons - qui se comportent comme des ondes - sondent des détails inférieurs au dixième de nanomètre. I2TEM dispose en fait de deux faisceaux d’électrons, ce qui permet de les faire interférer et d’avoir ainsi accès à des propriétés plus fines, comme les champs électriques et magnétiques entourant des molécules ou des nanoparticules. En outre, les utilisateurs peuvent déplacer les prismes qui contrôlent les trajectoires de ces faisceaux, comme il est facile de le faire sur un banc d’optique avec des lasers.
Une première !

Les chercheurs sont aussi des bâtisseurs. Coup sur coup, le CNRS a inauguré deux nouveaux bâtiments aux propriétés et aux équipements uniques en Europe.
Le 12 avril, à Grenoble, l’Institut Néel a fêté son agrandissement avec le bâtiment Z, de 2 600 mètres carrés. Un investissement de 17,05 millions d’euros, soutenu notamment par la région. Le 18 juin, à Toulouse, le Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (Cemes) a inauguré quant à lui la transformation du bâtiment Picolab, de 2 500 mètres carrés, ainsi que l’installation d’un microscope unique au monde, l’I2TEM. Pour un total de 15 millions d’euros, avec le soutien de la région et de l’Union européenne.
Ces lieux ont au moins deux points communs. Ils sont consacrés à la recherche en nanoscience, c’est-à-dire à l’étude des matériaux à l’échelle des atomes. Et ils ont relevé des défis techniques inouïs pour répondre à ces objectifs. " Regardez, vous pouvez sauter à côté de l’appareil sans affecter l’expérience ", explique Pierre Mallet, de l’Institut Néel, en joignant le geste à la parole. « Ici c’est le monde du silence », ironise David Martrou, chercheur au Cemes, responsable technique de la conception de ce laboratoire si particulier.
Au Picolab ou au Z, rien ne bouge. Pas de vibration mécanique, pas de variation de température, pas de perturbation électrique ni magnétique... Dans les pièces, dites salles blanches, pas de poussière non plus.
En toute rigueur, ces « absences » se mesurent. Ainsi, à Grenoble, les vibrations mécaniques sont de l’ordre de seulement un dixième de micromètre par seconde. Comme à Toulouse, c’est cent fois moins que dans les locaux précédents. La température bouge de moins d’un demi-degré par jour. Dans les salles blanches, la quantité de poussières fines est au moins 100 000 fois plus faible que dans une pièce normale.
« C’est le chercheur qui perturbe le plus ! », estime David Martrou, qui, comme ses collègues, travaille de plus en plus depuis son bureau en contrôlant l’expérience à distance.
Pour parvenir à de telles performances, jusqu’alors réservées en Europe au Centre Binnig et Rohrer de nanotechnologie - qu’IBM a inauguré en 2011 près de Zurich -, le CNRS a fait travailler ses équipes avec des professionnels. A Grenoble, le cabinet d’architectes Philippe Jammet est parti d’un terrain vierge. Quelque 3 000 tonnes de béton ont été coulées pour les fondations afin d’assurer la stabilité mécanique. Le plancher des expériences repose sur 33 plots de béton, d’au moins 285 tonnes, désolidarisés du bâti. Quelque 3 000 ressorts-amortisseurs soutiennent la tuyauterie, soumise aux vibrations des fluides y circulant. Certaines portes pèsent 100 kg. Des pièces sont blindées magnétiquement par des petites boucles de courant qui créent un champ magnétique de compensation.
ÀToulouse, les cabinets d’études Auvertech et AVLS sont partis d’un bâtiment existant dont ils n’ont gardé que les murs. Par chance, le sous-sol est en argile très dense, ce qui a demandé moins de béton pour les dalles antivibratiles. Le plus dur a été l’isolation électrique : il a fallu planter 30 pieux sur trois mètres de profondeur pour garantir une bonne prise de terre. Trois circuits électriques indépendants alimentent les bureaux, les équipements et l’électronique sensible des appareils de mesure.
Pourquoi tant d’efforts ? « Le défi était en quelque sorte de pouvoir poser l’équivalent de la tour Eiffel sur une pièce de 1 centime, sans perturbation », explique Alain Schuhl, directeur de l’Institut Néel, pour montrer l’écart entre le nanomonde et les instruments qui permettent de le sonder. « Nous voulions disposer d’un lieu où l’on mêle science et technologie jusqu’à l’échelle atomique », ajoute Christian Joachim, responsable du Picolab.
Les équipes de ces deux laboratoires s’affairent donc dans l’électronique moléculaire et atomique, l’étude du graphène (un assemblage de carbone fait d’un seul plan d’atomes), l’information quantique, les matériaux magnétiques, la croissance parfaite de cristaux...
Les microscopes à effet tunnel et à force atomique sont les instruments idoines pour observer, mais aussi manipuler ces objets. D’autres machines servent à la fabrication : dépôt d’atomes couche par couche, lithographie, bombardement par des faisceaux d’ions... Le tout souvent dans des équipements au sein desquels le vide est très poussé (ultravide). Et dans la collaboration, puisqu’un projet, coordonné par Erik Dujardin, du Cemes, rassemble entre autres des groupes des deux laboratoires afin de faire des circuits électroniques atomiques à partir des matériaux à deux dimensions comme le graphène. « Il y a des cristaux que je ne pouvais imaginer faire précédemment » , explique Pascal Lejay, de l’Institut Néel. Certaines vitesses de croissance cristalline étant de l’ordre de 0,1 millimètre par heure.
Au Cemes, une machine incroyable, unique au monde, a été conçue et assemblée sous la direction de David Martrou : un prototype d’usine sous ultravide pour construire quasiment atome par atome des objets et les connecter au monde « macro », quelque dix mille fois plus grand.
Un autre instrument est attendu en février 2014 : un microscope à effet tunnel à quatre têtes permettant, avec les unes, de manipuler les molécules et, avec les autres, de faire des mesures précises. « On devrait enfin pouvoir mesurer la conductivité d’un fil atomique », rêve Christian Joachim. Et le directeur du Cemes, Alain Claverie, de conclure : « Nous construisons pour l’avenir ».

David Larousserie
© Le Monde

2.1.5 Heidi Böhnert, le nouveau Directeur des Relations Internationales à CPE Lyon

Heidi Böhnert prend la Direction des Relations Internationales de l’École, à partir du 1er juin 2013, en remplacement d’Anthony Smith qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Elle dirigera une équipe de 4 personnes qui a en charge les divers programmes de mobilité étudiante dont les stages à l’étranger et les poursuites d’études, le développement des partenariats avec les universités étrangères, l’accueil des étudiants internationaux dans nos locaux et le suivi de nos étudiants partis à l’international.

Ses missions à la Direction des Relations Internationales seront d’intensifier et de développer les partenariats à l’international, comme par exemple, le programme de double diplôme avec Würzburg (Julius Maximilians Universität Würzburg) afin que plus d’étudiants en bénéficient.

Heidi Böhnert est arrivée à CPE Lyon en novembre 2012 pour prendre la responsabilité de la majeure "Science du vivant et Biotechnologies", responsabilité qu’elle conserve par ailleurs.

Initialement diplômée comme technicienne supérieure de recherche au "Helmholtz Zentrum" (centre de recherches pour environnement et santé) à Munich en Allemagne, elle travaille à l’Institut des biotechnologies de l’Université de Sheffield en Angleterre pendant deux ans.
Diplômée en Sciences Naturelles - Biologie par l’Université d’Oxford en Angleterre, elle obtient un doctorat en Génétique et Biologie Moléculaire à l’Université de Munich en Allemagne.
Elle effectue des recherches en génétique et phytopathologie moléculaire dans un laboratoire mixte CNRS / Bayer CropScience à Lyon.
Elle rejoint ensuite bioMérieux en tant que spécialiste aux Affaires Réglementaires où elle est impliquée dans le développement et l’enregistrement des dispositifs de diagnostic in vitro, auprès des autorités internationales.

En 2012, Heidi Böhnert décide de mettre ses compétences au service de l’enseignement initial et de la formation continue des ingénieurs chimistes en rejoignant CPE Lyon.

2.1.6 Sébastien Limousin, directeur général adjoint de l’INERIS

Sébastien Limousin assure les fonctions de directeur général adjoint de l’INERIS depuis le 1er juillet 2013. Il assure à ce titre la direction générale de l’Institut par intérim à la suite de la nomination de Vincent Laflèche à la présidence du BRGM.

Né en 1977, ancien élève de l’école polytechnique, Sébastien Limousin est ingénieur en chef des mines. Il a rejoint l’INERIS le 1er septembre 2010 en qualité de directeur de la Valorisation et du Marketing, puis de directeur des Services aux entreprises et de la Certification en octobre 2012.

De 2003 à 2006, Sébastien Limousin a été chef de division au sein de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) de la région Centre.
En 2006, il a intégré l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ; il est ensuite devenu directeur en charge des équipements sous pression nucléaires fin 2007.

Depuis 2010, Sébastien Limousin était en charge du développement des activités de l’INERIS pour les entreprises, responsable de l’activité de formation de l’Institut et chargé des relations à l’international. En 2012, l’Institut a connu une croissance de 17% de ses activités dans ce domaine.

Durant ses trois années passées à l’INERIS, Sébastien Limousin a notamment piloté l’élaboration du contrat d’objectifs 2011-2015, signé avec l’Etat le 21 juillet 2011. Il a également préparé la réorganisation de la stratégie de développement de l’Institut, qui a abouti à la création de la Direction des Services aux entreprises et de la Certification, en particulier pour donner une dimension plus large aux nouvelles certifications, axe fort des missions d’accompagnement de l’innovation de l’INERIS.

Sébastien Limousin est actuellement membre du comité exécutif d’EU-VRi (European Virtual Institute for Integrated Risk
Management) et membre du conseil d’administration de la SFGP (Société Française de Génie des Procédés).

2.2 Brèves du monde

2.2.1 Récentes avancées dans le traitement ciblé du cancer à partir des nanotechnologies

Aux États-Unis, le domaine des nanotechnologies, fortement soutenu par l’Initiative Nationale sur les Nanotechnologies (NNI) [1], est l’un des domaines scientifiques les plus prolifiques en termes de découvertes. De par sa nature pluri- et inter-disciplinaires, les nanotechnologies touchent tous les domaines scientifiques. Dans la médecine, les avancées vont bon train et concernent des spécialités aussi diversifiées que la recherche sur des cellules souches, la détection de virus ou le traitement de la dépendance à la nicotine. Dans le cas particulier du cancer, l’utilisation des nanoparticules est en train de révolutionner les méthodes de dépistage, de diagnostique et de traitement de la maladie. Plusieurs institutions de recherche américaines, dont l’Institut National du Cancer (NCI) [2], ont reporté ces derniers jours diverses études révélant de nouvelles approches pour le traitement ciblé du cancer grâce à l’utilisation de nanoparticules.

Le traitement ciblé consiste à transporter directement des molécules actives jusqu’à un élément biologique particulier (la cible). Du fait de la grande sélectivité de cette méthode - distinction entre cellules saines et malades -, elle permet de s’affranchir du délai d’attente nécessaire pour que le médicament diffuse dans tout le corps, et surtout, d’optimiser et réduire la dose de médicament absorbée, d’où une forte diminution des effets secondaires indésirables. En effet, bien souvent, les molécules actives sont aussi toxiques pour l’organisme. Les nanoparticules s’avèrent être d’excellents candidats pour véhiculer ces molécules actives dans le système vasculaire jusqu’à la cellule cible. Dans le cas du traitement contre le cancer, différentes voies ont été explorées récemment aux Etats-Unis. On y retrouve la voie « classique » de l’administration ciblée à une tumeur cancéreuse de médicaments, mais également des voies alternatives comme la stimulation du système immunitaire ou la privation de nutriments.

Approche classique : tuer directement les cellules tumorales

Des « nanotrains » pour cibler et tuer spécifiquement chaque type de tumeur

Des chercheurs de l’Université de Floride [3] ont développé ce qu’ils appellent des « nanotrains ADN », capables de transporter les agents actifs anti-cancer dans l’organisme pour les délivrer spécifiquement au niveau des tumeurs. Ces nanotrains permettent de transporter de fortes doses de médicaments à moindre coût. Ils sont réalisés en mélangeant de petits fragments d’ADN dans un milieu liquide, ce qui permet d’obtenir la structure unique du nanotrain : un fragment « locomotive » qui repère la cible biologique et des fragments « wagons » pouvant transporter de grosses quantités d’agents actifs. Deux types d’agents actifs sont chargés dans ces wagons : les agents anti-cancer mais aussi des agents pour la bio-imagerie, permettant d’observer en temps réel la destruction de la tumeur grâce à la mesure de la lumière fluorescente qu’ils émettent une fois déversés. L’intérêt de cette approche est qu’elle permet de cibler différents types de cancer en utilisant les biomarqueurs et « sondes ADN » adaptées pour l’identification de chaque type de tumeur. Les résultats de l’étude montrent que cette approche est plus efficace que l’injection intraveineuse directe des agents anti-tumoraux. De plus, les effets toxiques sont limités grâce à la haute sélectivité des nanotrains. L’équipe cherche maintenant à optimiser le dosage sur des modèles de souris pour différents types de cancer : leucémie, cancer du poumon, cancer du foie et cancer du sein.

Une combinaison gagnante nanoparticule-anticorps pour le traitement ciblé du cancer du sein

Deux chercheurs de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech) [4], ont réalisé un assemblage très prometteur pour le traitement ciblé du cancer du sein : ils ont associé dans la même nanoparticule deux agents anti-cancer, l’herceptin et la camptothécine, afin d’en combiner les atouts, tout en s’affranchissant de leurs inconvénients. Ainsi, l’ajout de la camptothécine permet d’éviter le phénomène de résistance progressif souvent observé chez les patients traités à l’herceptin seule. Par ailleurs, le transport par la nanoparticule permet de s’affranchir des inconvénients de non solubilité et toxicité associés à la camptothécine, tout en optimisant l’absorption par les cellules tumorales des deux agents actifs. Les expériences réalisées sur les souris de laboratoire ont montré des résultats impressionnants, avec disparition totale des tumeurs neuf jours après une injection unique. A la fin des six semaines d’études, les animaux n’avaient toujours pas redéveloppé de tumeur.

Progrès pour le traitement du cancer du cerveau

Dans le cas du cancer du cerveau, les thérapies actuelles sont très limitées à cause d’une défense biologique du cerveau, la barrière hémato-encéphalique, qui empêche les médicaments administrés par voie orale ou injection intraveineuse d’accéder à la tumeur. Par ailleurs, l’administration directe de ces médicaments dans le cerveau via un implant empêche d’atteindre les cellules tumorales qui ont migré. Des scientifiques de l’Université de Yale [5], Connecticut, et de l’Université de John Hopkins, Maryland, ont montré comment l’utilisation de nanoparticules permettrait de contourner ce problème pour transmettre les médicaments directement dans la tumeur cérébrale, et ce de façon graduelle afin d’assurer un traitement sur le long terme. En effet, la petite taille des nanoparticules leur permet de pénétrer les tissus du cerveau, elles ne sont pas bloquées par la barrière hémato-encéphalique. Les expériences sur des souris de laboratoire ont prouvé l’efficacité de cette approche, avec le cas de nanoparticules délivrant le médicament « DI ». L’équipe compte passer prochainement au test clinique de phase I sur les humains. Par ailleurs, elle compte explorer les possibilités d’adapter les nanoparticules pour la délivrance d’autres types de médicaments dans le cerveau.

De nouvelles approches plus exotiques

« Affamer » les tumeurs via la destruction des vaisseaux sanguins environnants

Cette méthode consiste à détruire le réseau des vaisseaux sanguins qui alimente la tumeur, et ce jusqu’à sa disparition. Une équipe de l’Université de Minnesota [6] s’est intéressée au développement d’agents dont le rôle est de détruire les vaisseaux sanguins au voisinage des tumeurs ; plusieurs agents ont déjà prouvé leur potentiel. Cependant, ces derniers sont associés à de forts risques de toxicité. Une nouvelle approche proposée par l’équipe est alors d’utiliser des nanoparticules d’or pour transporter ces agents jusqu’à la tumeur, ce qui permet de réduire significativement les risques de toxicité. Après de premières expériences menées en laboratoire sur des souris, leur méthode vient maintenant de passer l’essai clinique de phase 1 sur les humains.

Cette méthode se fait en deux temps. Dans un premier temps, la tumeur est affaiblie par destruction des vaisseaux sanguins environnant, grâce au TNF- α (facteur de nécrose tumorale α), lequel est transporté dans des nanoparticules d’or afin d’en réduire les effets toxiques. Ensuite, une thérapie thermique ou une cryochirurgie est réalisée. Pendant le processus de destruction de la tumeur, une technologie standard d’imagerie par résonance magnétique permet de visualiser la destruction de la tumeur.

Booster le système immunitaire

Une autre méthode consiste à stimuler le système immunitaire pour combattre la tumeur. Ici aussi, c’est l’utilisation de nanoparticules pour le transport ciblé des substances actives qui fait le succès de l’approche. Partant du constat que les nanoparticules d’or sont naturellement absorbées par les macrophages, une équipe de chercheurs du "Baylor College of Medecine" [7], Houston, a cherché à les utiliser pour transporter de grosses quantités d’acides nucléiques jusque dans les tumeurs. En effet, ces acides nucléiques contiennent des segments répétés de CpG (Cytosine-phosphate-Guanine), connus pour leur capacité à réduire le blocage de l’activité immunitaire provoqué par les tumeurs. Cependant, ces acides ne sont efficaces qu’à forte dose, ce qui entraine de forts risques de toxicité. L’utilisation des nanoparticules d’or permet de s’affranchir de ces effets secondaires nocifs. Les expériences menées sur des souris ont montré que les acides nucléiques ainsi transportés jusqu’aux macrophages provoquent l’activation des phagocytes, lesquels s’attaquent alors aux tumeurs. Le groupe de chercheurs s’intéresse à combiner cette approche avec plusieurs types de thérapies afin d’obtenir de meilleurs résultats.

Des chercheurs de l’Institut de Recherche Médical Sanford Burnham [8], Floride, proposent une toute autre approche pour booster le système immunitaire. Leur étude révèle le rôle clé des cellules lymphocytes T-régulateurs (T-reg) dans la suppression de l’activité du système immunitaire. Le but de leur approche est donc de tuer spécifiquement ces cellules à l’intérieur des tumeurs.

Afin de distinguer les cellules T-reg comprises dans les tumeurs des cellules T-reg du reste de l’organisme, ils ont utilisé des nanotubes de carbone auxquels ils ont attaché une molécule ciblant spécifiquement une molécule dite « GITR », laquelle molécule est surexprimée par les cellules T-reg des tumeurs et absente des cellules T-reg du reste de l’organisme. Les agents permettant de tuer les cellules T-reg sont ainsi transportés dans ces nanotubes de carbone, et ciblent uniquement les cellules T-reg de la tumeur. C’est la première fois que la destruction de cellules T-reg est réalisée de façon sélective, un progrès prometteur pour l’avenir de tout type d’immunothérapie contre le cancer.

Sources

2.2.2 Publication d’une nouvelle étude sur la production d’hydrogène à partir de biomasse

La demande énergétique mondiale croissante et l’augmentation des besoins en mobilité engendrent des exigences fortes pour une production durable de vecteurs d’énergie dans le secteur des transports. Dans le cadre d’une mobilité basée sur des piles à combustible, la production d’hydrogène à partir de biomasse représente une voie importante. Le Centre allemand de recherche sur la biomasse (DBFZ, Leipzig, Saxe) a récemment publié une étude dans laquelle ses chercheurs ont identifié, analysé et évalué divers processus de fabrication d’hydrogène biogène [1].

Les méthodes et technologies de production d’hydrogène biogène discutées actuellement se différencient par des approches très différentes en termes de maturité technologique et de besoins en recherche et développement pour une mise sur le marché. Dans ce contexte, l’objectif de cette étude était d’identifier, d’analyser et d’évaluer des voies de fabrication d’hydrogène biogène. Les méthodes et technologies qui ont particulièrement suscité un intérêt sont celles permettant une réalisation d’installations pilotes à court ou moyen-terme en Allemagne.

Pour l’étude, une présélection en deux étapes a d’abord été effectuée concernant tous les processus bio-et thermochimiques appropriés pour une conversion directe de la biomasse en hydrogène, selon leur conformité à l’objectif de l’étude. Les critères d’évaluation principaux étaient la maturité technique des procédés et des approches technologiques. Trois approches technologiques ont ainsi été identifiées et ont ensuite été soumises à une étude détaillée. Il s’agit du reformage à la vapeur de biogaz, ainsi que de deux méthodes employant une gazéification à lit fluidifié allothermique [2] de la biomasse. Pour ces trois approches technologiques, des concepts d’infrastructures ont été définis ; ceux-ci ont alors été examinés et évalués sur leurs performances techniques (bilans de matière et d’énergie, y compris en utilisant des schémas de procédés), environnementales (bilans écologiques) et économiques (calcul des coûts). Les principaux critères étaient, dans ce cas, le degré net de la conversion de la biomasse en hydrogène, la maturité technique, les besoins en investissement, les coûts de production d’hydrogène et les émissions de gaz à effet de serre associées. En outre, la disponibilité des matières premières pour les différents concepts a également été analysée et évaluée.

Les résultats ont montré qu’aucun des trois concepts n’est nettement supérieur dans toutes les catégories, mais plutôt que chacun présente des avantages et des inconvénients qui doivent être évalués les uns par rapport aux autres.

L’étude a été menée avec la participation de l’entreprise de conseil Ludwig Bölkow Systemtechnik (Ottobrun, Bavière) et celle de l’Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes et l’innovation (ISI) de Karlsruhe (Bade-Wurtemberg) entre mai 2011 et mai 2012.

Sources

2.2.3 Amélioration des performances des polymères à mémoire de forme

Les polymères à mémoire de forme sont des matériaux qui, après avoir été déformés par des contraintes mécaniques, peuvent retrouver leur forme une fois placés dans un environnement à une température donnée. Cependant, ce changement intervient lors de cycles complexes à des températures spécifiques et n’est reproductible qu’un nombre de fois limité [1]. Les chercheurs de l’Institut de recherche en biomatériaux de Teltow (Brandebourg), un institut du Centre de recherche Helmholtz de Geesthacht (HZG, Schleswig-Holstein) ont réussi, d’après leur publication dans la revue PNAS [2], à produire un matériau capable de reproduire ce changement de forme plusieurs centaines de fois. Ce matériau permettrait de nombreuses applications comme des actionneurs fonctionnant sans électricité.

Andreas Lendlein, qui dirige l’Institut, explique : « Nos actionneurs peuvent changer de forme plus d’une centaine de fois, dès qu’un certain seuil en deçà ou au-delà de la température ambiante est atteint. » L’avantage de leur découverte réside dans le fait que tant la forme que le seuil sont facilement programmables. Pour rendre plus tangible le sens de leur découverte, Tilman Sauer, doctorant à Teltow, imagine un store piloté par ses actionneurs. Cela signifie que la fermeture ou l’ouverture des stores serait pilotée par la chaleur ambiante. Des moteurs thermiques peuvent aussi être envisagés.

Concernant l’explication de tels phénomènes, il faut se plonger au niveau moléculaire. En effet certaines particules ont un mouvement qui varie en fonction de la température alors que d’autres restent fixes. Pour transmettre ce mouvement nanoscopique à une échelle macroscopique, il faut comprendre qu’un matériau à mémoire de forme se constitue d’un cadre et d’une partie dite « mobile ». L’idée est aussi d’avoir des particules mobiles au sein de la partie cadre. C’est la part d’éléments mobiles et fixes qui permet de gérer le mouvement, selon l’explication de Marc Behl, chercheur à Teltow.

Sources
- [1] Une publication des chercheurs dont il est question dans ce bulletin portant sur les polymères à mémoire de forme « classiques »
- [2] La publication se trouve sous ce lien (en anglais)
- Andreas Lendlein, directeur de l’Institut biomatériaux du HZG

2.2.4 Les batteries à base de silice : une nouvelle technologie de piles

Les hommes et femmes du 21e siècle portent sur eux quantité d’appareils électroniques alimentés par des batteries de tailles diverses : téléphones portables, baladeurs, tablettes, ordinateurs, montres, etc. Les voitures s’électrifient également, nécessitant des batteries de grande capacité. Mais les batteries actuellement utilisées sont loin d’être parfaites (durée de vie limitée, coût, etc.). Pour les remplacer, une équipe du Technion (Haïfa) travaille sur une technologie à base de silice.

La prochaine génération de batteries

Les batteries le plus couramment utilisées s’appuient sur des technologies à base de métaux, les plus connues étant les lithium-ion, nickel-cadmium et nickel-hydrure. Ces systèmes présentent des problèmes importants : durée de vie limitée, toxicité des composants ainsi qu’un prix élevé des métaux. L’équipe du professeur Yair Ein-Eli du Technion - Israel Institute of Technology travaille, dans le cadre du Grand Technion Energy Program, inauguré en 2007 pour répondre aux besoins énergétiques d’Israël, à la prochaine génération de batteries. Ses travaux sur les batteries silice-air ont fait l’objet de plusieurs publications. Au contraire d’une batterie lithium, où une électrode de carbone et une d’oxyde de lithium plongent dans une solution organique de sels de lithium, ces nouvelles batteries sont bâties autour d’une cathode à air basée sur du carbone poreux, une anode au silicium dopée par de l’arsénique et un électrolyte.

Des piles plus puissantes et moins chères

Ce dernier peut, par exemple, être un liquide ionique, un sel organique dont le point de fusion est suffisamment bas pour être liquide à température ambiante et dont la nature ionique le rend très conducteur. Celui qui a été décrit est le 1-éthyle-3-methylimidazolium oligofluorohydrogenate. La silice est le second matériau le plus commun de la croute terrestre et ne présente aucune toxicité notable (il s’agit du composant principal du sable). Le groupe de recherche a mis au point des batteries efficaces, comparables aux batteries actuelles, mais le Pr Ein-Eli estime que d’ici 10 ans, il sera possible d’acheter des piles beaucoup plus puissantes à bas prix basées sur ces technologies.

Un groupe de recherche très actif

Le groupe de recherche du Pr Ein-Eli est également spécialisé dans les batteries Li-Air, dont les propriétés restent, avec les technologies actuelles, les plus intéressantes pour le stockage d’énergie, notamment pour les applications véhiculaires. Bien que le lithium possède des risques intrinsèques, il s’agit d’un domaine foisonnant dont on peut encore espérer des découvertes qui promouvront les technologies électriques renouvelables. Il s’agit là d’un nouvel exemple de recherche qui nourrira un jour l’économie de haute technologie d’Israël. Témoignage de sa grande activité, le groupe du Pr Ein-Eli va présenter ses plus récents résultats à Toronto à l’occasion de la prochaine réunion de l’Electrochemical Society.

Sources

2.2.5 Les photoélectrons de haute énergie aidant l’analyse de surface des matériaux

Les chercheurs de l’Institut des sciences des matériaux de Séville (ICMS), du Centre national d’accélérateurs, de l’institut des sciences photoniques (IFCO), de la ligne espagnole SpLine du Laboratoire européen de radiation Synchrotron (ESRF) et du laboratoire belge pour l’analyse par réactions nucléaires (LARN) viennent de finaliser avec succès un travail pionnier sur la sensibilité de la technique d’émission de photoélectrons induits par Rayons X de haute énergie (HAXPES en anglais).

Les scientifiques ont évalué pour la première fois expérimentalement les facteurs de sensibilité de cette technique applicables à l’étude de matériaux de type dioxyde de silicium, autant sous sa forme compacte que poreuse. L’équipe a ainsi déterminé des paramètres peu connus en relation avec la sensibilité des analyses. La spectroscopie des photoélectrons est une technique d’analyse employée pour déterminer la composition chimique d’un matériau dans ses couches atomiques les plus superficielles. L’analyse est basée dans l’effet photo-électrique, cela veut dire qu’elle réside dans l’émission d’électrons du matériau induit par l’action de radiation électromagnétique (généralement rayons X) au cours de laquelle les rayons incidents deviennent directement visibles sur la superficie du matériau.

Pour une énergie d’excitation fixe, l’énergie d’émission de ces photoélectrons est caractéristique du type d’élément présent en surface du matériau ainsi que de son état chimique. Et d’un autre côté, en variant l’énergie d’excitation, il est possible de contrôler la profondeur de l’échantillon analysé.

Traditionnellement, cette technique fournit l’information sur une zone très superficielle du matériau allant jusqu’à une dizaine de couches atomiques de profondeur. Cependant, l’usage de rayons X de haute énergie comme source d’excitation ouvre la possibilité d’avoir accès à l’information sur l’état chimique des éléments positionnés sous plusieurs centaines de couches atomiques.

L’intérêt de cette étude est donc crucial car ce matériau est essentiel dans le développement et la fabrication de nombreux dispositifs micro-électroniques.

Sources

2.2.6 Un tissu piézoélectrique utilisé comme un capteur

Les chercheurs de l’institut Nanoscience du Conseil national des recherches (Nano-Cnr) ont réalisé le prototype d’un nouveau tissu flexible, robuste et capable de produire de l’énergie à partir de ses propres mouvements et vibrations. Constitué de fibres de polymères piézoélectriques, le nouveau matériau a été réalisé grâce à une méthode spéciale de « nano-filature » par les chercheurs du Nano-Cnr de Lecce. Il pourra avoir des utilisations très variées dans les dispositifs autoalimentés ou sur les futurs robots humanoïdes, par exemple.

© CNR
Tissu piézoélectrique

L’étude coordonnée par Luana Persano du Nano-Cnr a été réalisée en collaboration avec l’université du Salento, l’Institut Italien de Technologies, l’université de l’Illinois et celle de Northwestern. Les résultats ont été publiés sur la revue Nature Communications [1].

© CNR
Fibres de polymères piézoélectriques

Les chercheurs ont exploité les propriétés piézoélectriques de certains polymères : les polyfluorures de vinylidène. « Ces matériaux produisent à leurs extrémités une décharge électrique lorsqu’ils sont sollicités par une force mécanique d’étirement ou de compression » explique Luana Persano. « Cette énergie peut être emmagasinée ou utilisée comme le signal d’une déformation survenue. Notre prototype est capable de générer un signal électrique en réponse à une sollicitation même très faible, comme celle induite par un insecte se posant sur le tissu, ou la chute d’une feuille. Testé comme capteur de pression, le dispositif a donné des mesures ultra-précises. Intégré dans des systèmes plus complexes, il a des applications potentielles dans les domaines de l’électronique portable (qui s’adapte sur le corps humains), les dispositifs de diagnostic pour la santé et le bien être, les muscles artificiels et les tissus artificiels ».

Pour les tissus piézoélectriques, les chercheurs ont prévu également des applications dans le domaine de la robotique humanoïde. « L’exceptionnelle sensibilité du dispositif permettrait le développement de capteurs tactiles de précision, et représenterait le premier pas vers la réalisation d’une peau électronique artificielle capable de reproduire les propriétés physiques et multifonctionnelles de la peau humaine », explique Luana Persano. « Les propriétés spécifiques du matériau sont dues à une méthode d’electro-filature mise au point dans les laboratoires de Lecce qui permet d’obtenir des faisceaux denses en fibres extrêmement bien alignées entres elles et en même temps d’orienter les chaines moléculaires de chaque fibre. De cette façon nous avons réussi à améliorer les caractéristiques piézoélectriques du polymère de départ.

Cette technologie est à la base du projet Nano-Jets financé par l’European Research Council à l’université du Salento et aux laboratoires Nano-Cnr de Lecce. « Les capteurs disponibles jusqu’à présent, composés de couches de fibres de polymère et non de nano-fibres, ont des propriétés piézoélectriques moins marquées et ont un seuil de détection plus important. Ils ne permettent donc pas de réaliser des mesures des pressions en dessous d’un millier de Pascal, ce qui correspond au touché d’un doigt » conclut la scientifique. « Notre tissu détecte des pressions dix mille fois moins importantes, est produit avec une technologie à bas coûts et peut être industrialisé ».

Sources

2.2.7 Observation du changement de nature chimique de molécules en réaction avec l’oxygène

Une équipe internationale de chercheurs, dont certains de l’Instituto de Ciencias de Materiales de Barcelona (CSIC), vient de développer un système permettant l’observation étape par étape du changement d’état d’une molécule lorsqu’elle réagit avec l’oxygène. Ce système permet d’observer ce processus dans un milieu liquide et d’identifier jusqu’à six états différents au cours de la réaction.

L’étude, publiée dans la revue Nature Chemistry, ouvre la voie vers la découverte de nouveaux procédés chimiques et une meilleure compréhension de la réactivité entre les molécules. Le chercheur à l’ICMAB, David Amabilino, explique qu’il est maintenant possible, grâce au système développé et à l’utilisation de la microscopie à effet tunnel, de suivre les détails du processus d’évolution molécule par molécule, état par état et de savoir comment les réactions se produisent sur la surface du solide. Auparavant, il était seulement possible d’observer les détails de ce processus en solution dans des ensembles de millions de molécules.

Ce travail montre ainsi comment la surface agit en tant que support pour la molécule impliquée dans l’activation des processus chimiques et comment elle permet également de comprendre les réactions liées à l’oxygène qui se produisent dans des molécules similaires au sein du corps humain.

Sources

2.2.8 Des wafers de silicium ultrafins produits en masse

A l’Université Polytechnique de Catalogne, des chercheurs ont mis au point une méthode permettant de produire en grande quantité des wafers de silicium d’une épaisseur minimale. Les besoins de miniaturisation et la multiplication des couplages entre diverses structures microélectronique ont créé une réelle demande sur ce type de produit auxquelles les techniques actuelles ne peuvent pas répondre.

La miniaturisation des circuits électroniques a été une quête permanente ces dernières décennies. Toujours plus petits, toujours plus denses, toujours plus fins, les circuits arrivent aujourd’hui à certaines limites dans les méthodes de production classique. Ainsi, les galettes de silicium - wafer en anglais - sur lesquelles sont imprimés ces circuits doivent-elles être toujours plus fines. Cependant, les techniques traditionnelles d’abrasion ne sont plus efficaces. Elles ne permettent que de produire des wafers à l’unité et impliquent une perte en matériau de base de 50%.

Des chercheurs du Centre de Recherche en Nanoingénierie de l’UPC ont ainsi trouvé une méthode pour produire ces wafers ultra fins (de quelques micromètres d’épaisseur) de manière plus économique et rapide. La méthode permet de produire ces wafers avec un nombre de couches atomiques de silicium contrôlé, créant un millefeuille de silicium. Il s’agit de partir d’un cristal de silicium, d’y créer des pores et de soumettre le tout à haute température. En contrôlant le processus, les chercheurs sont parvenus à obtenir des wafers d’une épaisseur donnée. A partir d’un wafer de 300 microns, ils ont obtenu ainsi jusqu’à 10 wafers de 5 à 7 microns d’épaisseur.

Ces nouveaux wafers ultrafins sont attendus par l’industrie microélectronique pour créer des circuits en trois dimensions ou encore pour assurer une intégration parfaite entre les circuits électroniques et les Micro système électromécaniques (MEMS). D’autres applications possibles sont attendues dans le domaine du photovoltaïque.

Sources

P.-S.

N’oubliez pas que SCF Info en ligne s’affiche sur la toile… Vous le trouverez sur la page d’accueil www.societechimiquedefrance.fr

Photocopiage, retransmission du courriel… sont vivement conseillés !

Ont participé à la réalisation de ce numéro : Séverine Bléneau-Serdel, Marie-Catherine Manez, Roselyne Messal, Aurélie Saadoun, Marie-Claude Vitorge.

Les dates des manifestations peuvent être modifiées. Les responsables scientifiques sont les références auprès de qui s’adresser en cas de doute.

Déjà membre de la SCF ?

J'adhère