SCF Flash info et SCF Info en ligne 2014, N° 10 15 mai 2014

1.1 À propos de la SCF…

1.1.1 Michel Che, lauréat du Faraday Lectureship Prize 2014.

Seuls deux Français l’ont précédé dans cette distinction : Jean-Baptiste Dumas (1869), premier lauréat de ce prix, et Charles-Adolphe Wurtz (1879), qui fut le préparateur de Dumas Lire.
Ce prix prestigieux, attribué tous les deux ans, récompense des contributions exceptionnelles en chimie physique ou théorique.
Parmi les récipiendaires, on peut citer S. Cannizzaro, D.I. Mendeleiev, E. Fischer, S. Arrhenius, N. Bohr, I. Langmuir, R. Robinson, C.K. Ingold, C.A. Coulson, J.M. Thomas, A. Pines, G. Ertl.

Depuis peu professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie, il fut membre senior de l’Institut Universitaire de France. Il a été le président fondateur de l’EFCATS, la Fédération européenne des sociétés de Catalyse (1993-1995) et a lancé en 1993, la série des congrès biennaux « EuropaCat » devenu un événement majeur de la communauté des « catalystes ». Il a été président de l’Association internationale des sociétés de Catalyse (2000-2004) et a fortement contribué à l’organisation de son 13e Congrès international à Paris en 2004.
Rappelons enfin, qu’il a œuvré pour la SCF/SCF en tant que président de la division Catalyse (DivCat), vice-président de la SCF (2007-2009) et qu’il est actuellement chargé de la mission d’accroitre le nombre d’adhérents à notre association, d’où notre rappel qui suit pour la campagne d’adhésion 2014 !

1.1.2 Adhésion à l’IUPAC

L’adhésion individuelle à l’IUPAC vous permet de recevoir la revue bimestrielle Chemistry International et de bénéficier d’une remise sur tous les congrès labellisés IUPAC.
En plus, saviez-vous que si elle est associée à une adhésion à la SCF, elle ne revient qu’à 20 € ? Adhérer, faites adhérer à la SCF, c’est également adhérer, faire adhérer à l’IUPAC !
Pour cela, une seule adresse : www.societechimiquedefrance.fr/fr/adhesion-et-renouvellement.html

1.1.3 Assemblée générale ordinaire de la SCF

La prochaine « AGO » de la SCF se tiendra le lundi 23 juin 2014 (11h-12h) au siège social (250 rue Saint-Jacques, Paris 5).
Rappelons que c’est l’AGO qui donne quitus pour le compte de résultat de l’année 2013 et adopte le budget de l’année 2014.
Tout membre de la SCF, à jour de sa cotisation, peut y participer ou transmettre à un autre membre ou, à défaut, au Président de l’association le pouvoir qui lui sera transmis début juin avec les documents pertinents rassemblés dans une plaquette (rapport moral du Président, rapport du Trésorier, avis du Commissaire aux comptes, tableaux financiers et texte des résolutions à adopter).

1.1.4 Cinquième Séminaire SCF

La prochaine édition du forum annuel du Conseil d’administration et des responsables des entités opérationnelles de la SCF se tiendra les 1er et 2 décembre 2014.
Ce cinquième Séminaire SCF devra consolider les actions entreprises depuis le début de cette année visant à accroitre le nombre d’adhérents, parachever la structuration de la nouvelle division Chimie physique, poursuivre le dialogue entre les groupes thématiques accueillis à la SCF et les divisions et approfondir les relations avec d’autres sociétés savantes françaises, l’EuCheMS et l’IUPAC.

Tout adhérent à la SCF peut transmettre aux entités opérationnelles (divisions, groupes thématiques, sections régionales et les clubs de jeunes sociétaires associés) comme au Bureau national ses doléances et propositions, si possible avant le 30 septembre 2014.

1.1.5 Au programme du quatrième Colloque « De la recherche à l’enseignement »

Rappelons que ce quatrième Colloque organisé conjointement par la SCF, l’UdPPC et l’UPS se tiendra le samedi 6 septembre 2014 à Chimie ParisTech.
Le programme définitif des conférences (pdf - 1.6 Mo) proposé par les successeurs de J.-P. Foulon, Thomas Barilero, Rémi Le Roux et Matthieu Emond est disponible.
Pour tout renseignement contacter : colloqueER@societechimiquedefrance.fr

1.1.6 L’Actualité Chimique

À télécharger dès à présent sur le site de L’Actualité Chimique (www.lactualitechimique.org) et/ou à lire sur l’édition papier arrivée dans vos boîtes à lettres !
n° 385, mai 2014 (64 pages, version papier 20 €)

Au sommaire de ce numéro :
Enseigner une chimie économe et créatrice : tel était le thème des dernières Journées de l’innovation et de la recherche dans l’enseignement de la chimie (JIREC), qui se sont déroulées en mai 2013 et auxquelles est consacrée la majeure partie de ce numéro.
Ce thème présente une vision moderne et positive de la chimie (modélisation, chimie environnementale, nouveaux outils…), en accord avec les thématiques des activités de recherche et d’enseignement développées dans de nombreuses universités et dans les nouveaux programmes du lycée.
Au-delà de cette thématique principale, une part importante de ces journées a été consacrée aux aspects pédagogiques de l’enseignement de la chimie.

… et aussi : la sérendipité ou l’art de rencontrer quelque chose que l’on ne cherchait pas, une source de créativité et d’innovation en dehors de la recherche « planifiée » qui a donné lieu à de nombreuses découvertes, comme l’illustrent de nombreux exemples en chimie thérapeutique notamment.

Tous les articles de ce numéro consacré aux JIREC sont exceptionnellement téléchargeables gratuitement sur le site de L’Actualité Chimique.

Le sommaire détaillé, les résumés des articles et certains articles et rubriques en téléchargement libre sont disponibles sur le site de L’Actualité Chimique : www.lactualitechimique.org

N’hésitez pas à visiter régulièrement le site et à nous envoyer vos remarques, contributions et/ou suggestions, voire même quelques petits compliments… (redaction@lactualitechimique.org) !
Quelques thèmes à venir : la cristallographie (juillet-août-septembre-octobre 2014), la ville de demain (novembre 2014)… et bien d’autres.

1.2 En direct du CNRS

1.2.1 Les lauréats de la Médaille de l’innovation 2014 du CNRS

La Médaille de l’innovation, créée en 2010 par le CNRS, récompense chaque année des personnalités dont les recherches exceptionnelles ont conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique ou sociétal.
Cette année, elle honore la biologiste Barbara Demeneix, la chimiste Claude Grison, la spécialiste en Génie des procédés Valentina Lazarova et le physico-chimiste Didier Roux. Pratiquement trois chimistes, ce qui montre le rôle innovant de notre discipline, si ce n’est quatre, car les travaux de B. Demeneix portent sur la détection et la mesure de la présence de perturbateurs endocriniens dans le milieu environnemental !
Plus d’informations à http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3545.htm et https://lejournal.cnrs.fr/articles/medaille-de-linnovation-les-laureats-2014

1.2.2 Une équipe scientifique grenobloise nominée pour le Prix de l’inventeur européen

Serge Cosnier (président sortant de la section régionale Rhône-Alpes, CNRS et Université Joseph Fourier, Grenoble) et son collègue Philippe Cinquin (Université Joseph Fourier) viennent d’être nominés par l’Office européen des brevets (OEB) pour le Prix de l’Inventeur européen dans la catégorie « Recherche » pour la mise au point d’une biopile implantable miniature qui fabrique de l’électricité à partir du glucose produit par le corps humain.
La remise de l’oscar de la recherche et de l’innovation se déroulera le 17 juin 2014 à Berlin.
Lancé en 2006, le Prix de l’inventeur européen est remis chaque année par l’OEB. Ce prix récompense le travail novateur d’inventeurs et de leurs équipes, dont le travail de pionniers apporte des réponses aux enjeux de notre époque, contribuant ainsi au progrès social, à la croissance économique et à la prospérité. Un prix est remis pour chacune des cinq catégories : Industrie, Recherche, Petites et Moyennes Entreprises, Pays non européens et Œuvre d’une vie.
Rappelons qu’en 2013, Patrick Couvreur, Membre distingué de la SCF, a reçu ce prix prestigieux.

1.3 En direct de l’EuCheMS

1.3.1 Au sommaire de la lettre de Bruxelles de mai 2014

European Commission publishes European map of regulated professions / LIFE work programme for 2014-2017 approved / Soil contamination : progress report on the management of contaminated sites / Control over import and export of hazardous chemicals handed over to ECHA / Call for proposals for ERC consolidator grant / Call for nanotechnologies, advanced materials and production / Public consultation on the Europe 2020 strategy / Public consultation on transparency measures for nanomaterials on the market / Public consultation on Future and Emerging Technologies /

1.4. En direct de l’UIC

1.4.1 États généraux de la chimie

L’une des principales missions d’une organisation professionnelle est de préparer l’avenir et il existe plusieurs moyens pour y parvenir. Les études prospectives que nous réalisons sur les thématiques essentielles de notre industrie, la politique d’influence que nous menons régulièrement auprès de nos parties prenantes - aussi diverses soient-elles - l’accompagnement que nous accomplissons chaque jour auprès de vous et de vos équipes pour mieux appréhender les contextes politique, économique, social, réglementaire, fiscal qui sont les nôtres, sont autant d’exemples qui en attestent à l’UIC. Mais préparer l’avenir c’est également prendre le temps de s’interroger ensemble sur les défis que notre industrie doit affronter et échanger sur les solutions qui nous permettront de les surmonter.
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1.5 En direct de Bruxelles

1.5.1 Union Européenne, États-Unis et Chine représentent à eux trois la moitié du PIB mondial

D’après une étude Eurostat publiée le 30 avril 2014, le produit intérieur brut (PIB) de l’Union Européenne constituait, en 2011, 18,6 % du PIB mondial, exprimé en standards de pouvoir d’achat (SPA, monnaie artificielle qui prend en compte les écarts entres les niveaux de prix nationaux).
Les États-Unis étaient la deuxième économie mondiale avec une part du PIB de 17,1% et la Chine la troisième avec 14,9 %. Dans cette étude, d’autres pays (situés en dehors de l’Union) disposant d’une part supérieure à 1% sont également présentés.
Une comparaison des indices du PIB par habitant en SPA est également fournie : elle place les États-Unis largement en tête.
Pour tout savoir...
N.B. : toute association avec un événement européen à venir est le produit d’une pure coïncidence !

1.5.2 Accès à l’information sur la présence de nanomatériaux dans les produits de consommation

La Commission européenne vient de lancer une consultation publique sur l’enregistrement des nanomatériaux.
Cette consultation fait suite à la publication d’un rapport du Joint Research Centre d’Ispra portant sur la présence de nanomatériaux dans les produits de consommation que l’on peut télécharger
La consultation est accessible

1.6 Le saviez-vous ?

1.6.1 Prix scientifique franco-néerlandais Descartes-Huygens 2014 : appel à candidatures

Attribué en alternance entre les grands secteurs disciplinaires, ce prix distingue un chercheur néerlandais et un chercheur français. Il récompensera cette année un spécialiste en mathématiques, sciences de la matière ou de l’univers.
La date limite d’envoi des dossiers est fixée au 15 juillet 2014.
Plus d’’informations...

1.6.2 ERA-NET : Appel à projets transnationaux sur la biologie de synthèse

L’ANR s’associe à l’ERA-NET ERASynBio pour lancer un premier appel à projets (AAP) transnationaux dans le domaine de la biologie de synthèse.
Cet appel à projets associe 12 pays : Allemagne, Danemark, Etats-Unis, Espagne, Finlande, France, Lettonie, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie et Suisse. Il a pour ambition d’encourager les recherches interdisciplinaires et d’établir et de renforcer la communauté scientifique de la biologie de synthèse.
La date limite de soumission des dossiers est fixée au 3 juillet 2014.
Plus d’informations...

1.6.3 Appel à candidatures : 9e symposium franco-japonais Frontières de la Science (JFFoS)

Ce symposium, organisé dans le cadre du programme franco-japonais « Frontières de la science », s’adresse à de jeunes chercheurs de haut niveau. Il se déroulera du 22 au 25 janvier 2015 au Japon. Ces rencontres JFFoS ont lieu chaque année, en alternance au Japon ou en France.
La date limite de candidature est fixée au 9 juin 2014.
Pour accéder à l’information, consultez www.sciencefrontiers.fr/spip.php?article1

1.6.4 À propos des Olympiades internationales de la chimie

La 46e Olympiade Internationale de chimie se tiendra du 20 au 29 juillet 2014, à Hanoï.
La délégation française sera composée d’Hugo Cui (TS, Lycée Louis-le-Grand, Paris), de Lisa Gourdon (PCSI, Lycée Marcelin Berthelot, Saint-Maur des Fossés), de Robin Quessard (PCSI, Lycée Henri IV, Paris) et de Thomas Vialon (PCSI, Lycée Pierre de Fermat, Toulouse).
La SCF félicite chaleureusement ces portes drapeau de la chimie française et leur souhaite bonne chance pour ce concours.

1.6.5 A propos de chimie et terroir à Albi

Du 15 au 17 mai 2014, une cinquantaine de chimiste venus des quatre coins de la France s’étaient à nouveau réunis sous la houlette de Lydie Valade et de Françoise Viala pour faire partager leur passion à 900 jeunes scolaires (du CP à la terminale) le jeudi et le vendredi et à plus de 150 curieux le samedi.
Au programme Osez l’expérience !
Des démonstrations et ateliers sur les thèmes comme Matières et techniques, Bien-être et Santé, "Matières et couleurs, Matières et Saveurs, Matières, Structures et Propriétés.
Des stands sur la chimie et les métiers qu’elle recouvre.
Une soirée d’échanges Je dîne avec un chimiste le vendredi soir dans le très sympathique Café Le Pontié,
Les spectacles La conférence impromptue concoctée par Théâtre extensible le jeudi soir et celui de Gamelle et Molécule dans Le défi Miam le samedi après-midi.
Ces ateliers animés soit par des chercheurs soit par des artisans au passé de chercheur pour certains on, cette année encore, rencontré un réel succès.
Le plaisir et la passion de chacun sont des facteurs clés des réussites des Chimie et terroir.
Rendez-vous l’année prochaine en Avignon pour de nouvelles rencontres et de nouvelles aventures.
mcv

1.7 Des postes et des réunions

1.7.1 Des postes

Des offres d’emplois sont consultables sur le site Internet de la SCF : www.societechimiquedefrance.fr sous la rubrique « Bourse à l’emploi »

1.7.1.1 Dans l’industrie

Les propositions sont réservées aux membres de la SCF, les descriptifs détaillés sont donnés dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF

  • N° 15832 Technicien chimie développement analytique h/f
  • N° 15830 Ingenieur(E) chimie formulation spécialisé(e) en adhésifs H/F
  • N° 15828 Chercheur Chef d’équipe Formulation H/F
1.7.1.2 Dans le secteur public

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

1.7.1.3 En formation par la recherche

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15827 Thèse financée par la DGA
  • N° 15826 Stage 6 mois en Développement analytique
  • N° 15825 Stage 6 mois Développement Synthèse Organique

1.7.2 ... et des réunions...

1.7.2.1 De ou avec la SCF

En 2014

22 mai 2014, Angers
Journée de conférence de la section Bretagne-Pays de Loire
Contact ; stephanie.legoupy@univ-angers.fr

26-28 mai 2014, Paris
6e conférence ElecNano : Electrochemistry and Nanoscience
Plus d’informations à www.elecnano.fr/

1-5 juin 2014, Avignon
15th French American Chemical Society Symposium
Cette manifestation, tenue tous les deux ans en alternance USA-France, réunit des chimistes de renom des deux pays pour présenter leurs résultats les plus récents et innovants dans les domaines tels que la synthèse de produits naturels, la méthodologie en synthèse organique et la chimie médicinale.
Le nombre de participants est limite à 120.
Plus d’informations à http://facsxv.unistra.fr

2-3 juin 2014, Paris
Cours de gastronomie moléculaire
Plus d’informations à www.agroparistech.fr/podcast/Presentation-de-la-dominante-MEAL.html
ou à www.dailymotion.com/video/x1qrgap_annonce-du-cours-de-gastronomie-moleculaire-2014_school

3-6 juin 2014, Carry-le-Rouet
CBSO
Colloque bisannuel du Club Bioconversion en Synthèse Organique
Plus d’informations...

5-6 juin 2014, Montpellier
SFST4
4e Symposium francophone de synthèse totale
Plus d’informations à http://sfst4.sciencesconf.org/

5-6 juin 2014, Paris
Cosmeticdays 2014
Plus d’informations à http://cosmeticdays.com/fr

12 juin 2014, Chambéry
Journée de printemps de la section régionale Rhône Alpes de la SCF
Contact : scf.ra2014@ujf-grenoble.fr
Plaquette de présentation de la journée du 12 juin 2014 (pdf - 4.6 Mo)
Bulletin d’inscription à renvoyer avant le 25 avril 2014 (docx - 86.3 ko)

22-27 juin 2014, Lyon,
École d’Été de Calorimétrie
avec le support de la SCF
Contact aline.auroux@ircelyon.univ-lyon1.fr

24 juin 2014, Paris,
dans le cadre des rencontres de l’Usine Nouvelle
Chimie Durable, de l’innovation à l’industrialisation : comment accroître vos avantages concurrentiels
Plus d’informations...

23-24 juin 2014, Villeneuve d’Ascq
JNOEJC 2014
Journées nord-ouest européennes des jeunes chercheurs
Plaquette de présentation des JNOEJC 2014 (pdf - 178.9 ko)
Plus d’informations à www.univ-valenciennes.fr/congres/JNOEJC/index.html

30 juin-1er juillet 2014, Bordeaux
Rencontres colloïdes « émulsions et mousses »
Plus d’informations à www.crpp-bordeaux.cnrs.fr/

8 juillet 2014, Romainville
Perturbateurs endocriniens
Plus d’informations...

13-18 juillet 2014, Bordeaux
XXV IUPAC Symposium on Photochemistry
Date limite de soumission des résumés pour les communications par affiches : 10 juin 2014
Plus d’informations à www.photoiupac2014.fr/

11-14 septembre 2014, Hammamet (Tunisie)
Les journées de chimie organique de la Société Chimique de Tunisie est une réunion bisannuelle qui accueille chaque fois des chimistes français, en échange des chimisted Tunisiens sont invités à participer aux journées de la Divisionde Chinie Organique de Palaiseau.
Les chimistes qui ont des coopérations avec la Tunise ou qui souhaitent en initier sont invités à participer à ces journées JCO de Hammamet
Plus d’informations à www.sctunisie.org/JCO2014/index.html

31 août-4 septembre 2014, Istambul (Turquie)

5e Congrès EuCheMS de Chimie
Flyer 2014 (pdf - 233.4 ko)
Date limite de soumission des résumés : 15 mai 2014
Plus d’informations à http://euchems2014.org/

27-28 octobre 2014, Romainville
Enzymes, innovation, industrie
Date limite de soumission des réumés : 1er octobre 2014
Plus d’informations à www.adebiotech.org/enzinov/

3-6 novembre 2014, Saint-Malo
43e congrès annuel du GFP
Date limite de soumission des résumés : 5 septembre 2014
Plus d’informations à https://gfp2014.univ-rennes1.fr/

24-28 novembre 2014, Montpellier
Matériaux 2014
Plaquette Colloque matériaux 2014 (pdf - 2.4 Mo)
Plus d’informations à www.materiaux2014.net

9-10 décembre 2014, Villeneuve d’Ascq
16e journées de formulation sur le thème « Formulation et développement durable : spécialités et produits finis »
Contact : veronique.rataj@univ-lille1.fr

2015

3-7 mai 2015, La Rochelle
ISGC 2015
International Symposium on Green Chemistry
Plus d’informations à www.isgc2015.com/welcome

1.7.2.2 …et d’autres

En 2014

20 mai 2014, Paris
Faut-il critiquer le numérique ? Ou la critique du numérique et la numérisation de l’enseignement supérieur et la recherche
Inscription à www.reseau-terra.eu/article1313.html

22-23 mai 2014, Helsinki (Finlande)
Helsinki Chemicals Forum
Plus d’informations à www.helsinkicf.eu

29-30 mai 2014, Kaunas (Lituanie)
11th Annual International Conference of Young Scientist on Energy Issues
Plus d’informations à www.cyseni.com

10-11 juin 2014, Paris
JIES Paris 2014
Attention : données !
Les données dans l’éducation et la médiation scientifiques et techniques
Plus d’informations à http://tinyurl.com/jiesparis.

10-12 juin 2014, Deauville
World Perfumery Congress
Plus d’informations à www.drt.fr

12 juin 2014, Paris
3e Controverses de la Chimie (Rencontre débat)
Alerte sur la traçabilité des vins et spiritueux ou l’expertise chimique au service de la lutte contre la fraude et les contrefaçons
18h30 - 20h00,
Le Carré Parisien (1 rue du général Beuret, Paris 15e)
Entrée libre sur inscription auprès d’Antoine Rime : a.rime@giotto-cr.com

19-20 juin 2014, Berlin (Allemagne)
6th World Convention on Stevia 2014
Stevia Tasteful 2014 : The Subtle Balance
Plus d’informations à www.wso-site.com

21-26 juin 2014, Copenhague (Danemark)
Euroscience Open Forum
Plus d’informations à http://esof2014.org/

26-27 juin 2014, Jérusalem (Israël)
Targeting Liver Diseases 2014
Date limite de soumission des résumé pour les présentation orales : 21 mai 2014
Date limite de soumission des résumés des affiches : 1er juin 2014
Plus d’informations...

15-19 septembre 2014, Fréjus
Ecole thématique « Génie des réacteurs catalytiques », destinées aux chercheurs, ingénieurs et
étudiants en catalyse
Plus d’informations à www.lgpc.fr/Ecoles-thematiques/2014/

25-26 septembre 2014, Lyon
CO2 Fuels & Material
International Forum on sustainable CO2 chemical and biochemical utilization
Plus d’informations à http://co2forum.cpe.fr

14-15 novembre 2014, Vannes
Les experts à Vannes : gestion d’une scène de crime
Contact : vannes.congres@tourisme-vannes.com

24-26 novembre 2014, Kalmar (Suède)
Linnaeus Eco-Tech 2014
9th International conference on natural sciences and technologies for waste and wastewater treatment, remediation, emissions related to climate, environmental and economic effects
Date limite de soumission des résumés : 15 juin 2014
Plus d’informations...

En 2015

20-22 avril 2015, Chicago (États-Unis)
Nanoparticles Synthesis and Assembly, Faraday Discussion
Plus d’informations...

1.7.2.3 Séminaires, expositions, films...

Séminaires de l’Académie des sciences
27 mai 2014, 14:30-17:00
Modélisation et dynamique moléculaire
Conférence-débat organisée par Philippe Sautet
Plus d’informations à www.academie-sciences.fr/activite/conf.htm
10 juin 2014
Neuvième édition de la séance annuelle organisée par Pascale Cossart
Les grandes avancées françaises en biologie présentées par leurs auteurs :
Six jeunes étudiants-chercheurs présentent leurs travaux publiés dans Cell, Nature ou Science... l’année écoulée, et reçoivent le prix AXA-Académie des sciences
Plus d’informations à www.academie-sciences.fr/activite/conf/gas_100614.pdf
17 juin 2014, 15:00,
Réception et présentation sous la Coupole de l’Institut de France des 17 nouveaux membres élus le 10 décembre 2013.
Tous les membres seront présentés brièvement et quelques uns (7 à 9) disposeront d’une petite dizaine de minutes chacun pour un discours.
Voir la liste des nouveaux élus

Les conférences de l’ICOA
4 juin 2014, 11:00
Prof. dr. Thisbe K. Lindhorst, Otto Diels-Institut für Organische Chemie Christian-Albrechts Universität zu Kiel (Deutschland)
Adventures with sugars
18 juin 2014, 11:00
Prof. Marie-Christine Scherrmann, Laboratoire de Chimie Peptidomimétique, Photochimie
et Procédés Alternatifs (CP3A), ICMMO – UMR 8182 - Université Paris-Sud 11, Orsay
Solvants et procédés alternatifs pour une chimie éco-compatible
Salle des Séminaires de l’ICOA,
Campus Universitaire / Orléans-La Source
Plus d’informations à www.icoa.fr

3-5 juin 2014, Toulouse
Spectacle Basic Einstein
Humour et Science
Ecrit et interprété par Damien Jayat, mise en scène Jérôme Jalabert
Réservation www.theatrelefilaplomb.fr

2.1. Nouvelles de France

2.1.1 Récupérer des métaux rares dans nos objets quotidiens : l’objectif de l’institut Européen d’Hydrométallurgie (IEH).

Pour l’essentiel, les matériaux présents dans ces petits concentrés de technologies que sont les appareils qui peuplent notre quotidien ne sont pas produits en Europe ou aux Etats-Unis, mais en Chine ou encore au Brésil. Aussi la question des matières premières non énergétiques est-elle revenue sur le devant de la scène depuis déjà plusieurs années. Face à cette inquiétude légitime des industriels occidentaux, Frédéric Goettmann, chercheur au sein Centre CEA de Marcoule, rappelle que les décharges où tous ces petits appareils sont stockés en fin de vie représentent autant de gisements qu’il est urgent d’exploiter efficacement. D’où le projet de création d’un Institut Européen d’Hydrométallurgie (IEH) sur le site de Marcoule, qui disposera d’un premier bâtiment dès le début de l’année 2016, avec l’objectif de pouvoir tester à l’échelle pilote des procédés complets d’extraction dès 2017 avec des volumes d’entrée de l’ordre de 100 litres par heure.

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Vue d’artiste de l’Institut Européen d’Hydrométallurgie (IEH)

« Prenez un smartphone. On y trouve en moyenne 0,1 % d’or, mais aussi un élément chimique extrêmement rare comme le tantale, indispensable à la miniaturisation et aux performances des dispositifs que renferme ce mobile », explique ce chercheur, aujourd’hui chef de projet, du CEA. Et celui-ci d’évoquer également les terres rares, au nombre de 17 avec les 15 lanthanides, le scandium et l’yttrium, dont 95 % sont produites en Chine, ou encore le niobium, un métal dit « de transition », utilisé pour concevoir des alliages très résistants, en particulier dans l’aéronautique grâce auquel on parvient à alléger les avions, entraînant ainsi une diminution de leur consommation en carburant. Or le niobium est produit à 90 % au Brésil. D’où une inquiétude grandissante de la part des industriels, notamment en Europe, ces métaux étant indispensables dans la production de produits aussi différents que les éoliennes ou les écrans plats. « Cela dit, si la situation actuelle est préoccupante, nous avons néanmoins des raisons d’espérer », estime Frédéric Goettmann qui souligne, au passage, que le sous-sol français n’est pas si pauvre en matières premières non énergétiques comme on l’affirme trop souvent. Mais au-delà de ces gisements naturels, il en existe d’autres. Ce sont les décharges alimentées par des montagnes d’appareils dont nous nous débarrassons quand ils arrivent en fin de vie.

Il est donc indispensable d’exploiter rapidement ce potentiel, « mais en essayant d’éviter les erreurs du passé sur le plan environnemental, c’est-à-dire en développant de nouveaux procédés qui respectent l’environnement tout en étant économiquement viable », précise-t-il. Et pour y parvenir, la France et, plus généralement, l’Union Européenne ont un atout de poids, le savoir-faire et les connaissances nécessaires au développement de ces nouveaux procédés, et dont le centre du CEA situé à Marcoule, est un très bel exemple. En effet, depuis 60 ans, ses équipes y recyclent du combustible nucléaire, ce qui implique pour ce centre d’être irréprochables en termes d’efficacité technologique et de respect de l’environnement dans le développement des procédés. « Riche de cette expérience, nous estimons que c’est le bon moment pour proposer de mettre ce savoir-faire au service de l’industrie et des chercheurs ». D’où cette idée de créer un institut, l’Institut Européen d’Hydrométallurgie (IEH) dont l’une des originalités sera d’être géré par une société de droit privé afin d’avoir la souplesse et la réactivé nécessaires pour répondre en temps et en heure aux défis de ses futurs clients. Un institut qui permettra aux chercheurs de faire la démonstration de la validité industrielle de leurs procédés tout en offrant aux industriels la possibilité de récupérer les métaux présents dans les ressources de nos décharges.

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L’IEH au sein du Parc Marcel Boiteux

Savoir-faire, expertise, environnement très favorable, avec la présence du pôle chimie Balard qui s’appuie sur un Institut Carnot, tout semble donc réuni sur le site de Marcoule pour que cet institut puisse éclore sereinement, dans les locaux existants où les chercheurs vont pouvoir commencer à travailler. Début 2016, la livraison d’un premier bâtiment devrait leur permettre de concevoir les différentes briques technologiques nécessaires. « Dans le domaine des procédés d’extraction des métaux en phase aqueuse, l’utilisation de procédés complexes permet de récupérer de nombreuses matières différentes, ce qui implique plusieurs étapes que nous allons devoir simuler ensemble », explique le chercheur de Marcoule. Autant de développements qui devraient alors conduire ce projet, dès 2017, au pilotage de procédés complets d’extraction avec des volumes d’entrée de l’ordre de 100 litres par heure. Pour assurer son plan de charge, l’IEH sera très ouvert. Il n’est donc pas question qu’il se limite à des profils spécifiques d’industriels. Aussi acceptera-t-il des acteurs de différents domaines, qu’il s’agisse de métallurgistes en lien avec le domaine minier, de recycleurs, d’entreprises spécialisées dans le service environnemental, ou simplement d’industriels, transformateurs souhaitant augmenter leur efficacité en promouvant le recyclage interne de leurs matières premières. Même choix pour les métaux où la règle sera de ne pas se limiter mais d’être ouvert à toutes les grandes familles de métaux.

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  • ADIT, BE France (N°290, 5 mai 2014)

2.1.2 Bientôt des sondes acoustiques pour contrôler la qualité des mousses ?

Les travaux des chercheurs du Laboratoire « Matière et Systèmes Complexes » (CNRS/Université Paris-Diderot) et de l’Institut de Physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1), dont les résultats ont été publiés dans Physical Review Letters du mois d’avril, représentent, à n’en pas douter, une étape significative dans le développement de ces sondes acoustiques grâce auxquelles les industriels, notamment des secteurs pétroliers et miniers, pourraient à terme mieux contrôler la qualité des mousses qu’ils utilisent. Car jusqu’à présent, il n’existe aucune sonde acoustique pour ces mousses, à l’exception de sondes qui utilisent la conduction électrique pour déterminer la quantité de liquide que renferme une mousse. Cela dit, le liquide non conducteur dont sont composées certaines de ces mousses rend alors impossible l’utilisation de ce type de sondes. Or dans ce contexte, les études qui ont été menées par ces chercheurs dans le cadre d’un projet ANR (Agence Nationale de la Recherche) prennent toute leur importance, d’autant plus qu’elles ont permis de réunir pour la première fois des acousticiens et des spécialistes des mousses.

Leur objectif était d’expliquer l’étonnante caractéristique de la mousse de savon, capable de bloquer complètement la transmission du son dans une large gamme de fréquences. Or pour y parvenir, il était essentiel que des spécialistes de ces mousses, puissent les caractériser parfaitement, afin que leur collègues acousticiens réussissent à mesurer la vitesse et l’atténuation du son qu’elles entraînent. Les résultats obtenus ont montré que la propagation du son est très différente selon la fréquence de l’onde utilisée. Les chercheurs rappellent que la mousse est composée d’air à 90 % et d’un liquide qui est réparti entre des films et des canaux qui les soutiennent. Deux structures différentes en termes de géométrie et de masse, les films ayant une grande surface pour une faible masse, alors que les canaux sont à la fois plus étroits et plus massifs. Ainsi la vibration de l’air que génère l’onde acoustique entraîne ces films qui tirent alors sur les canaux. Or à basses fréquences, la vitesse du son est très faible, c’est-à-dire d’environ 30 mètres par seconde. Aussi le son est-il ralenti par le mouvement coordonné des films et des canaux, sans pour autant être bloqué. En revanche, à hautes fréquences, la vitesse du son étant beaucoup plus importante, de l’ordre de 220 mètres par seconde, seuls les films bougent. Le son peut alors traverser la mousse.

Reste qu’à des fréquences intermédiaires, les films se comportent de manière anormale. En effet, ils se déplacent« à l’envers », bougeant vers la gauche alors que l’air déplacé par le son les pousse vers la droite. D’où l’impossibilité d’un déplacement des canaux et le blocage du son dans les bulles de savon, ceci dans une large gamme de fréquences. Des résultats qui permettent ainsi de mettre fin à un mystère et devraient à plus ou moins long terme conduire au développement de sondes acoustiques appliquées à ces mousses, nombreuses, qui peuplent notre quotidien.

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2.2 Brèves du monde

2.2.1 Une autre solution pour produire du kérosène ?

Une équipe internationale de recherche a fabriqué pour la première fois un carburant pour réacteur à base de lumière solaire, d’eau et de dioxyde de carbone. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) est partenaire du projet SOLAR-JET qui vise, à terme, à remplacer le kérosène qui est un produit du pétrole, par un carburant fabriqué à base de matériaux renouvelables.

Patrick Le Clercq, de l’Institut de technique de combustion du DLR, explique le principe du projet : « Nous avons changé de paradigme. Nous avons utilisé les émissions des procédés de combustions telles que la vapeur d’eau ou le dioxyde de carbone pour fabriquer un carburant ».

Dans un réacteur solaire développé par l’ETH de Zurich (Suisse), un oxyde métallique est décomposé en ions métalliques et en oxygène. Ensuite, le réacteur est alimenté en vapeur d’eau et en dioxyde de carbone. Ceux-ci réagissent avec les ions présents et un gaz, mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène, est formé. Après l’application du procédé Fischer-Tropsch [1], les chercheurs obtiennent du kérosène. Ce procédé est déjà certifié pour des applications aéronautiques, ce qui permet d’éviter de coûteuses campagnes d’essais.

Les partenaires du projet ont prouvé la faisabilité de ce procédé à l’échelle d’un laboratoire. La prochaine étape est d’optimiser le réacteur afin d’implémenter la solution à une échelle industrielle. Le projet SOLAR-Jet a débuté en 2011 dans le cadre du 7e PCRD de l’Union européenne, et se terminera en 2015.

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[1] Le procédé de Fischer-Tropsch est un procédé qui permet de transformer le monoxyde de carbone et l’hydrogène en hydrocarbure.

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2.2.2 Lier deux charges positives, ou une nouvelle manière d’envisager la chimie organique

La catalyse organométallique est l’une des boites à outil les plus utiles du chimiste organicien. Un complexe organométallique peut lier, transformer ou découper les structures moléculaires impossibles à travailler d’une autre manière. Un tel complexe comprend d’une part des molécules organiques, appelées ligands. Elles forment un duo avec un atome ou un ion métallique, dont elles modulent l’état électronique. Parce que le métal est chargé positivement, on utilise normalement des ligands chargés au moins pour partie négativement. Le groupe du professeur Mark Gandelman du Technion - Israel Institute of Technology vient astucieusement de prouver qu’il était possible d’utiliser également des ligands positifs, ouvrant la voie à de nouvelles réactivités [1].

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Schéma du système développé par les chercheurs israéliens

Lier le plus au plus... pour faire du plus ?

Quel est l’intérêt de lier ainsi des espèces positives ? Le métal agit, dans certaines réactions, comme un catalyseur électrophile. C’est-à-dire qu’il est déficient en électrons et capture des espèces riches en électrons (appelés nucléophiles) qu’il fait réagir ensemble, après les avoir rassemblées autour de lui [2]. L’électrophilie du métal est généralement diminuée par les ligands, riches en électrons,« négatifs », mais un ligand globalement « positif » pourrait permettre d’augmenter l’électrophilie du métal tout en le stabilisant lors des réactions non souhaitées (dégradation, oxydation, etc.).

L’astuce employée pour permettre l’association du ligand positif au métal est d’utiliser un ligand en pince, doté de bras porteurs de groupes donneurs d’électrons (ici, des PPh2 : diphenylphosphine), qui maintiennent le métal à proximité d’un noyau aromatique à 5 centres, un triazole comportant un nitrène, équivalent azoté d’un carbène [3]. Ce noyau est en fait un carbène N-hétérocyclique (NHC) [4]. On dit que les NHC sont σ-donneurs et π-accepteurs, car ils tirent les électrons π vers eux et donnent des électrons σ. Il en résulte un appauvrissement électronique du métal.

De nouvelles possibilités en vue

Les premiers travaux ont permis de préparer des complexes de rhodium et de platine. Avec ces complexes organométalliques en main, il est possible d’envisager des réactions encore jamais vues. Par exemple, le métal, très électrophile, pourrait réagir avec des systèmes peu réactifs, qui nécessitaient jusqu’à présent d’importantes transformations avant d’être utilisables. Ainsi, un alcool (-OH) n’est pas considéré comme un bon groupe partant ; il est donc généralement transformé en halogène, en tosylate (-OTs) ou triflate (-OTf) avant d’être engagé dans une réaction. A noté qu’avec un catalyseur aussi réactif, cela ne sera peut-être plus le cas.

Les travaux conduits par le professeur Gandelman semblent donc ouvrir un tout nouveau chapitre de l’histoire de la catalyse organométallique.

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  • ADIT BE Israël numéro 105 (7 mai 2014)

2.2.3 Les nanofils de silicium : le nouveau créneau de Hossam Haick

Connu pour son Na-Nose [1] et pour ses autres technologies révolutionnaires de diagnostic [2], le groupe du professeur Hossam Haick du Technion - Israel Institute of Technology [3] est une des figures de proue des nanotechnologies en Israël, pays dans lequel ce domaine de recherche fleurit [4]. Le groupe travaille beaucoup sur des technologies basées sur l’or. Il travaille aussi sur du silicium, pour développer des nanofils. Le groupe a récemment publié dans la revue Progress in Surface Science un article sur ce projet [5], qui permettra notamment la détection de composés volatiles [6].

Après les nanotubes d’or, les nanofils de silicium

Le procédé élaboré par le groupe de Hossam Haick est le suivant. Par dépôt chimique en phase vapeur [7], il est possible de préparer des nanofils de silicium, d’environ 8 micro-m et de 40 nm d’épaisseur en faisant croître un dépôt de SiH4 sur un ensemencement d’or . Le résultat est un noyau cylindrique de Si pur recouvert d’oxyde SiOx [6b]. Un transistor à effet de champ (FET, Field Effect Transistor) [8] est alors bâti à partir de ces nanofils sur une surface de Si/SiOx.

Après l’installation d’électrodes d’or (pour pouvoir utiliser le FET), des modifications chimiques de la surface sont effectuées. Plusieurs composés avec divers groupes fonctionnels portant un bras avec un silicium en bout de chaîne furent déposés sur les nanofils. La longueur de ces chaines avait fait l’objet d’un précédent travail par le même groupe [6a]. Les différents systèmes obtenus sont ensuite exposés à plusieurs types de vapeurs organiques volatiles [9] et les variations de plusieurs grandeurs mesurables furent étudiées afin d’établir des profils : la tension de seuil du système [10], la mobilité des trous électroniques et diverses mesures d’intensité de courant.

Il fut établi que pour chaque polluant organique, il est possible d’établir des profils distincts. En couplant ce système de mesure à des « réseaux de neurones artificiels » [11], qui sont des machines logiques capables de résoudre des problèmes avec des sources multiples d’information, il est possible d’identifier et de quantifier les constituants d’un mélange de polluants [6c].

Les détecteurs du futur ?

La synthèse de ces nouveaux systèmes de mesure de taille nano n’est pas extrêmement complexe et on peut raisonnablement envisager de la rendre industrielle. Leur efficacité est suffisamment bonne pour pouvoir prédire la création prochaine d’une nouvelle start-up liée à ces technologies. La demande est déjà là. Notre société pollue énormément, que ce soit par les transports, les industries, etc. Avoir des détecteurs peu chers et facilement transportables pourra ainsi nous aider à détecter les zones trop mauvaises pour notre santé. Bientôt peut-être, grâce à ces nouvelles nanotechnologies, nous serons équipés de vêtements qui changeront de couleur en présence d’un air trop pollué.

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  • ADIT BE Israël numéro 105 (7 mai 2014)

2.2.4 Le ciment biodynamique : des formes innovantes et un air plus propre

Le nouveau ciment i.active BIODYNAMIC est le fruit de la Recherche et Développement de la société Italcementi. Le nom du produit fait écho à ses fonctionnalités innovantes. Le préfixe « bio » est donné par les propriétés photocatalytiques du nouveau ciment, obtenues grâce au principe actif TX Active breveté par Italcementi. Au contact de la lumière du soleil, le principe actif présent dans le matériau permet de« capturer » certains polluants dans l’air, en les transformant en sels inertes et en contribuant ainsi à débarrasser l’atmosphère de polluants. Le mortier comporte également l’utilisation de 80 % de granulats recyclés, provenant en partie des morceaux de marbre de Carrare, ce qui lui donne une luminosité plus élevée que les ciments blancs traditionnels.

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Pavillon Italie Expo 2015

La « dynamique » est une caractéristique propre à ce nouveau matériau dont la fluidité permet la réalisation de formes complexes. Grâce à sa maniabilité particulière, i.active BIODYNAMIC peut s’incorpore facilement dans les coffrages pour former la conception finale du panneau, tout en assurant une excellente qualité de surface. Le nouveau matériau présente également des caractéristiques de maniabilité et de résistance supérieures en comparaison avec le mortier classique. Il a une fluidité initiale trois fois supérieure (300 mm contre 100 mm), il est deux fois plus résistant à la compression (plus de 60 MPa par rapport à 30 MPa des mortiers classiques) et deux fois plus résistant à la flexion (plus de 10 MPa par rapport à 5 MPa des mortiers classiques).

Toute la surface extérieure et certaines parties intérieures du pavillon italien de l’Expo 2015 seront faites de panneaux de béton biodynamique i.active BIODYNAMIC. Le projet architectural du cabinet Nemesis & Partners consiste en la construction d’une structure complexe, qui rappelle dans son aspect extérieur et certains des espaces intérieurs la forme d’une forêt.

Sources

  • ADIT BE Italie numéro 125 (9 mai 2014)

2.2.5 Découverte de matériaux capables de réaliser une photosynthèse artificielle

La capacité de photosynthèse des plantes a toujours intéressé les scientifiques, qui tentent de produire en laboratoire des matériaux artificiels disposant de propriétés similaires aux plantes. Un groupe de chercheurs de l’Institut de Chimie de l’Université d’Etat de Campinas (Unicamp) développe ainsi des matériaux avec une structure à l’échelle nanométrique capables de réaliser une photosynthèse artificielle produisant de l’énergie.

« A partir de l’état des connaissances actuelles du système de photosynthèse réalisé par les plantes, nous essayons de reproduire les points essentiels de la fonction photosynthétique avec des matériaux artificiels, produisant de l’énergie électrique et même du combustible à partir de l’énergie solaire. » affirme Jackson Dirceu Megiatto Junior, professeur à l’Institut de Chimie de l’Unicamp.

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L’idée de développer la photosynthèse artificielle remonte au début du XXe siècle. Cependant, ce projet dans son ensemble n’a été rendu possible que récemment, suite à d’importantes avancées qui ont permis la synthèse en laboratoire de matériaux capables d’utiliser l’énergie solaire et l’eau pour générer de l’hydrogène et de l’oxygène. Parmi elles, on compte notamment le développement de matériaux catalyseurs qui, activés par l’énergie solaire, cassent les molécules d’eau pour les transformer en hydrogène et en oxygène. Pour autant, les atomes d’hydrogène et d’oxygène se trouvant coincés entre les molécules d’eau, il fallait aussi trouver un matériau capable de les séparer de l’eau sans les dégrader, ce qui a longtemps été considéré comme l’étape de la photosynthèse la plus complexe à reproduire. C’est désormais chose faite avec le développement de nouveaux matériaux, comme les panneaux solaires en silice, capables d’induire ce procédé de « séparation de l’eau induite par la lumière solaire ». Avec ces découvertes s’est aussi ouverte la perspective de connecter les matériaux photo-actifs à des cellules de combustible conventionnelles, c’est-à-dire des cellules électrochimiques convertissant l’énergie chimique en énergie électrique par la mise en contact d’hydrogène et d’oxygène pour former à nouveau de l’eau.

« Le défi est maintenant de connecter ces matériaux à une cellule de combustible. Si nous étions capables d’utiliser l’hydrogène et l’oxygène produits par ces nouveaux matériaux pour former une cellule de combustible, il sera possible de générer à nouveau de l’eau et de l’électricité et ainsi clôturer le cycle d’une photosynthèse artificielle ». valide-t-il.

Des matériaux naturels

Selon le Pr. Megiatto, une des limites de l’utilisation de panneaux solaires en silice pour séparer l’hydrogène et l’oxygène des molécules d’eau avec l’énergie solaire réside à la fois dans le coût élevé de ces matériaux chers et dans la difficulté à les traiter pour obtenir le niveau de pureté requise pour la mise en oeuvre de ce procédé. Pour y trouver une alternative, les équipes de l’Unicamp recherchent d’autres matériaux capables d’absorber la lumière solaire et de générer de l’énergie photovoltaïque en fonctionnant aussi comme catalyseurs, dans la nature elle-même.

Le matériel le plus prometteur trouvé à ce jour est la chlorophylle, un pigment photosynthétique qui, en plus de donner aux plantes leur couleur verte, est utilisé par ces dernières pour réaliser la photosynthèse. « Ces molécules sont la solution trouvée par la nature pour réussir à absorber l’énergie solaire. Cependant, le processus de synthèse chimique de ces dernières est lui aussi coûteux et difficile. », déclare le Pr. Megiatto.

Aussi pour contourner ces difficultés le chercheur a-t-il commencé à synthétiser dès son post-doctorat les molécules d’une chlorophylle artificielle, appelées les porphyrines. En plus d’être plus faciles à synthétiser que la chlorophylle naturelle, les molécules artificielles de ce pigment sont aussi plus faciles à être manipulées chimiquement, indique le Pr. Megiatto. « Nous avons une flexibilité beaucoup plus grande à mobiliser les matériaux photovoltaïques en utilisant de la porphyrine au lieu de la chlorophylle. » « Avec les techniques de nano-ingénierie, nous pouvons optimiser les propriétés de ces molécules pour augmenter leur efficacité dans l’absorption de la lumière, par exemple. » affirme-t-il.

Selon le Pr. Megiatto, l’autre avantage de la chlorophylle artificielle est la meilleure stabilité chimique des porphyrines. Si les molécules de chlorophylle naturelle restent stables à l’intérieur du milieu protéique de la photosynthèse naturelle, elles se dégradent par contre rapidement hors du milieu protéique. Or la porphyrine a déjà une tendance moindre à ce type de comportement. « Ces matériaux, quand ils sont connectés à des catalyseurs, se sont montrés très prometteurs pour la transformation d’énergie solaire en énergie chimique à travers l’oxydation de molécules d’eau, mais pour l’instant elles sont seulement étudiées en solution aqueuse et n’ont pas de dispositif de photosynthèse réel. » déclare le Pr. Megiatto. « Ce que nous essayons de faire maintenant est de former un film polymérique photo-actif avec ces molécules de façon à développer un matériel solide et à le déposer sur des plaques métallique et semi-conductrices (des électrodes), nécessaires au fonctionnement d’une cellule solaire. »détaille-t-il.

Une photosynthèse plus efficace

Les plantes perdent une grande quantité d’énergie solaire durant le procédé de photosynthèse naturel. Comme elles ont besoin d’énergie pour subvenir à leurs besoins, se développer et se maintenir en vie, la canne à sucre par exemple n’utilise qu’une petite partie de l’énergie solaire pour fixer le gaz carbonique dans les sucres, souligne le Pr. Megiatto. « L’efficacité maximale de la photosynthèse naturelle est d’environ 10 %» affirme-t-il. « Les plantes terrestres ont une efficacité photosynthétique inférieure à 1 %, tandis que certaines algues sont capables de réaliser la photosynthèse avec une efficacité oscillant entre 4 et 5 %. »

Pour augmenter l’efficacité de la photosynthèse des plantes comme le riz par exemple, un consortium international de recherche baptisé « Arroz C4 », financé par la Fondation Bill et Melinda Gate, l’Institut International de Recherche du Riz et plusieurs instituts de recherche britanniques, entend effectuer des modifications génétiques dans le métabolisme du riz.

Le riz et les autres grains, comme le soja ou le haricot, sont appelées des plantes C3 car elles disposent d’une meilleure capacité de croissance mais d’une moindre efficacité photosynthétique que les plantes C4, comme le maïs et la canne à sucre. A l’inverse, les plantes C4 possèdent un système photosynthétique plus efficace mais d’une capacité de croissance rapide et de couverture de grandes surfaces de culture bien moindre que les plantes C3.

A travers des modifications des circuits biochimiques et de l’anatomie des feuilles de la plante, les chercheurs participant du consortium souhaitent développer une variété de riz qui disposerait à la fois des caractéristiques des plantes C3 et C4. « Une variété de riz avec les propriétés des plantes C3 et C4 aurait une efficacité photosynthétique, d’utilisation d’eau et de nitrogène de 50 % supérieure à celle d’une variété non génétiquement modifiée. » déclare Sarah Covshoff, chercheuse à l’Université de Cambridge participant au projet « Riz C4 ». Selon elle, le développement d’une variété de riz avec les propriétés photosynthétiques des plantes C4 serait une réelle avancée pour les techniques de biologie de synthèse. L’objectif du consortium international de recherche est d’avoir un prototype du riz C4 d’ici à la fin 2016. « Les connaissances acquises dans ce projet pourront aussi être appliquées dans la recherche agricole pour augmenter le rendement des plantes utilisées pour la production de biocombustibles. » affirme-t-elle.

Sources

2.2.6 Le graphène pourrait bien être supplanté par d’autres matériaux

Des chercheurs de la faculté de physique de l’Université de Varsovie (l’un des Instituts de recherche les plus performants de Pologne) sont à l’origine d’une découverte qui tend à démontrer que certains matériaux disponibles sous forme de monocouche atomique présentent des propriétés qui seraient plus intéressantes que celles du graphène pour des applications en microélectronique.

© Boris15

Il s’agit de la conclusion d’un rapport publié par la faculté de physique de l’Université de Varsovie (UW) en collaboration avec le laboratoire national des champs magnétiques intenses de Grenoble et ayant donné lieu à une publication dans Applied Physics Letters. Si les phénomènes de vibration du réseau cristallin dans les matériaux se présentant sous la forme de feuillets monoatomiques étaient mieux compris, de nombreux matériaux recélant des propriétés inattendues pourraient être identifiés. De la même manière que les propriétés du graphène ont longtemps été ignorées, certains matériaux pourraient présenter des propriétés surpassant celles du graphène.

Pour établir ces conclusions, les chercheurs de l’UW se sont penchés sur l’étude du disulfure de molybdène, un matériau présent dans la nature sous la forme de plaques hexagonales d’aspect argenté. En étudiant la façon dont la lumière est diffusée par le matériau, un spectre Raman (de référence) d’une précision inédite a été obtenu, fournissant aux scientifiques une image précise des modes de vibration du réseau cristallin de disulfure de molybdène. La particularité des mesures effectuées à la faculté de physique de l’Université de Varsovie tient à la précision de l’appareillage utilisé et aux méthodes d’analyse détaillées qui ont été mises en oeuvre. Les mesures microscopiques à basses températures qui ont étés réalisées ont révélé un spectre que les modèles communément admis ne permettent pas d’expliquer. Les chercheurs de la faculté attribuent les différences observées entre spectres théoriques et mesurés à la présence de modes de vibration du réseau qui n’ont pas été pris en compte jusqu’à présent. Si ces vibrations sont intéressantes, c’est en raison de leur impact sur les propriétés électroniques des matériaux. Des propriétés électroniques très différentes de celles attendues et qui pourraient être présentées par d’autres matériaux que le graphène.

Le succès du graphène s’explique en grande partie par le fait qu’il est l’un des premiers matériaux disponibles en mono feuillet qui ait été étudié. Or un matériau comme le disulfure de molybdène présente, sur le graphène, l’avantage important d’être semi-conducteur. En fonction de la polarisation appliquée, celui-ci peut passer d’un état conducteur à un état isolant, ce qui permet d’envisager son utilisation pour réaliser des transistors, chose impossible avec le graphène. Des transistors en disulfure de molybdène pourraient consommer jusqu’à 100.000 fois moins d’énergie que les transistors en silicium. Ainsi comme le rappelle le professeurBabinski, vice-directeur de l’UW, les propriétés uniques du graphène, qui suscitent un intérêt renouvelé dans la recherche et l’industrie, ne doivent en rien occulter le potentiel des autres matériaux mono-feuillet. Un potentiel que seule une meilleure compréhension des phénomènes fondamentaux mis en jeu pourra contribuer à révéler.

Sources

  • « Can material rivaling graphene be mined out of rocks ? Yes, if... », site de la Faculté de Physique de l’Université de Varsovie, Press release du 12 mars 2014, https://www.fuw.edu.pl/press-release/news2623.html
  • ADIT BE Pologne numéro 25 (14 mai 2014)

P.-S.

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Ont participé à la réalisation de ce numéro : Séverine Bléneau-Serdel, Lilia Dahmoun, Roselyne Messal, Thelma Roy, Marie-Claude Vitorge.

Les dates des manifestations peuvent être modifiées. Les responsables scientifiques sont les références auprès de qui s’adresser en cas de doute.

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