SCF Flash info et SCF Info en ligne 2014, N° 13 1er juillet 2014

1.1 À propos de la SCF…

1.1.1. Les lauréats des grands Prix et des Prix binationaux 2014 de la SCF

Le conseil d’administration de la SCF, sur propositions du jury présidé par Gilberte Chambaud, a décerné le 23 juin 2014

Le Prix Achille Le Bel à Max Malacria, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et Directeur de l’ICSN-CNRS à Gif–sur-Yvette
pour ses découvertes remarquables en synthèse organique et l’introduction de nouveaux concepts pour la formation sélective de composés polycycliques.

Le Prix Pierre Süe à Michel Ephritikhine, Directeur de recherche CNRS Emérite, CEA Saclay,
pour sa contribution remarquable au développement de la chimie organométallique des éléments f et notamment des actinides..

et à Claude Mirodatos, Directeur de recherche CNRS, IRCELyon,
pour les prises de risque et l’originalité dont il a fait preuve dans sa manière d’aborder la catalyse hétérogène.

Le Prix franco-allemand « Georg Wittig – Victor Grignard » à Matthias Beller, Professeur à l’Université de Rostock et Directeur du Leibniz Institut für Katalyse de Rostock ,
pour ses découvertes remarquables dans le domaine de la Catalyse et leur retombées pour le développement durable, pour ses valorisations industrielles et les collaborations fructueuses qu’il a initiées avec la France.

Le Prix franco-espagnol « Miguel Catalán – Paul Sabatier » à Nazario Martín, professeur catedratico à l’Université Complutense de Madrid,
pour ses découvertes remarquables et sa renommée internationale dans le domaine des composés du carbone nanostructurés et les coopérations actives qu’il a établies avec des chimistes français.

1.1.2 Deux autres décisions du Conseil d’administration du 23 juin 2014

En plus de l’attribution des Prix nationaux et binationaux, le Conseil d’administration a approuvé :

  • le maintien des tarifs d’adhésion pour l’année 2015 au niveau actuel. Afin d’harmoniser la campagne d’adhésions des étudiants et des doctorants de première année avec le commencement de l’année universitaire 2014-2015, l’inscription de ceux-ci débutera le 1er septembre 2014.
    Pour les autres catégories, la campagne d’adhésion 2015 débutera le 15 novembre 2014.
    Il est donc encore temps de renouveler votre adhésion 2014 ou de vous inscrire à la SCF, le réseau des chimistes !
  • la poursuite de l’initiative des membres distingués qui a reçu un écho extrêmement favorable comme l’a attesté le 4 juin dernier la remise des diplômes aux 46 promus.
  • L’appel à nominations pour la promotion 2014 des membres distingués sera lancé le 18 juillet 2014.

1.1.3 La première réunion « Rencontre des Clubs de Jeunes et Mise en place d’un Club de Jeunes National » est fixée.

Celle-ci aura lieu le vendredi 18 juillet 2014 à Paris de 10h-16h.
Durant cette réunion, chaque club de jeune présentera ses activités en cours et futures, permettant d’échanger ensemble nos idées, envies, succès, désillusions, recettes miracles ...
Puis, ensemble, nous essayerons de construire un réseau de jeunes chimistes français (moins de 35 ans) afin de se rapprocher de nos sociétés sœurs internationales (ACS, RSC...) et de l’European Young Chemists Network (EYCN).

Pour plus d’informations :
Camille Oger (camille.oger@univ-montp1.fr)
Grégory Chatel (gregory.chatel@univ-poitiers.fr)

1.1.4 À propos du groupe formulation

Feuille de liaison - Juin 2014 (pdf - 674.9 ko) est disponible

1.2 En direct du CNRS

1.2.1 Rapport d’activité 2013

Le rapport d’activité du CNRS pour l’année 2013, adopté par le Conseil d’administration du 26 juin 2014 est disponible

1.2.2 Appels à projets conjoints du CNRS avec les Pays du Maghreb

Ces appels visent à soutenir des projets conjoints d’échanges de chercheurs entre le CNRS et des équipes d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.
Les appels sont ouverts à toutes les thématiques pour des projets d’une durée de deux ans. Ces appels permettent de financer des missions et des accueils de chercheurs d’une durée comprise entre 1 semaine et 6 mois dans le cadre de projets de recherche soumis conjointement.
La sélection des dossiers se fait principalement sur la qualité et la nouveauté du projet.
Les candidatures de jeunes chercheurs sont favorisées.

1.3 En direct de l’EuCheMS

1.3.1 5e Congrès EuCheMS de Chimie

Il est encore temps de participer à la rencontre biennale des chimistes européens en vous inscrivant au tarif préférentiel de 200 € pour les étudiants et de 400 € pour les adhérents à une société membre de l’EuCheMS, dont la Société Chimique de France !
La date limite vient d’être repoussée au vendredi 4 juillet 2014 : rendez-vous à www.euchems2014.org/registration.asp.

1.3.2 Le lauréat du 2014 EuCheMS Award for Service est le Prof. Luis Oro.

Prof. Luis Oro a été au service de l’EuCheMS pendant six ans comme vice-président , puis président, puis président sortant.
Sous sa présidence et son impulsion le plan stratégique 2009-2013 de l’EuCheMS a été élaboré et l’EuCheMS est devenue une organisation indépendante de Bruxelles.

Son prix lui sera remis lors du 5e congrès de l’EuCheMS à Bruxelles

1.4. En direct de l’UIC

1.4.1 Présidence de l’Union des Industries Chimiques (UIC)

Le 25 juin 2014, l’Assemblée générale de l’Union des Industries Chimiques (UIC) a réélu, à l’unanimité, Philippe Gœbel Président de l’UIC pour un mandat d’un an.
Rappelons que Philippe Gœbel, Directeur général adjoint de Total Petrochemicals France est Président de l’UIC depuis le 26 avril 2012, membre du Conseil Exécutif du Medef et vice-président du Groupe des Fédérations Industrielles (GFI). Membre du bureau du Conseil National de l’Industrie (CNI), il est également Vice-président du Comité Stratégique de Filière (CSF) « Chimie et Matériaux ».

1.4.2 Réunion annuelle du Comité stratégique de filière « Chimie et matériaux »

Avec plus de 950 000 emplois directs et induits, une valeur ajoutée d’environ 32 milliards d’euros, plus de 7 000 entreprises, dont 95 % de PME/ETI, la filière « Chimie et matériaux » pèse d’un poids considérable dans l’économie nationale (Plaquette UIC Comité stratégique de filière (pdf - 496.8 ko) . Elle est un maillon essentiel d’une industrie forte et compétitive en France.
La réunion annuelle du Comité stratégique de filière (CSF) « Chimie et matériaux », s’est tenue vendredi 27 juin 2014 à Bercy. Cette réunion a été l’occasion de faire un point d’avancement sur les actions inscrites au premier contrat de la filière adopté le 4 février 2013.
Le communiqué du ministère de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, faisant le bilan des actions engagées et/ou achevées et dressant la liste de celles à mener, est disponible ici

1.5 Le saviez-vous ?

1.5.1 Clément Sanchez, Grand Prix ENI 2014 section Protection de l’environnement

Clément Sanchez, membre de l’Académie des sciences, a reçu ce mardi 17 juin 2014 matin, des mains du président de la République italienne, le Grand Prix ENI 2014 Enrico Mattei« Protection de l’environnement », l’un des plus importants du monde dans ce domaine, pour ses travaux sur la chimie des matériaux multifonctionnels pour l’environnement et la création de nouveaux catalyseurs sur mesure par couplage chimie douce/procédé aérosol..

Portrait de ce chimiste qui joue dans la cour des grands !

1.5.2 Bertrand Castro n’est plus

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Bertand Castro à l’age de 75 ans le 24 juin 2014.
Étudiant à l’école nationale supérieure de chimie de Paris il prépare sa thèse sous la direction d’Henri Normand et il suit une carrière universitaire à Nancy puis à Montpellier à l’ENSCM. Il rejoint le groupe Sanofi en 1989 comme directeur du développement chimique industriel. Successivement Directeur des activités de développement chimique, puis directeur scientifique pour les affaires industrielles de Sanofi-Aventis jusqu’en 2009.
Son enthousiasme, sa passion ne l’ont jamais quitté.
Le Bureau de la SCF, en notre nom à tous, présente à sa famille, ses collègues et ses amis ses sincères condoléances.

1.5.3 Vient de paraître : 150 fiches pratiques de sécurité des produits chimiques au laboratoire

Conforme au règlement européen CLP, cet aide-mémoire regroupe des fiches de sécurité sur 150 produits chimiques couramment utilisés au laboratoire. Les fiches actualisées fournissent au lecteur des informations pratiques, claires, synthétiques et vérifiées sur les dangers des produits chimiques, les conditions de stockage, de manipulation et d’élimination, ainsi que sur la conduite à tenir en cas d’urgence. Il s’adresse à tous les utilisateurs de produits chimiques en petites quantités et particulièrement aux personnels des laboratoires de recherche, ainsi qu’aux enseignants et aux étudiants.
Plus d’informations...

1.5.4 Maker Faire avec Chimie et Société et les ChaDocs

Les 21 et 22 juin 2014 le Cent Quatre, dans le 19e arrondissement de Paris accueillait le grand Maker Faire.

Des ateliers de robotique, du travail du bois, du fer, de la laine, de la sérigraphie mais beaucoup d’imprimante 3Détaient rassemblé dans ce lieu magnifique et au milieu de toutes ce connexionxs le stand de chimie tenu par les ChADocs (les chercheurs et doctorants du Collège de France), deux étudiantes de M1 à Paris 6 en stage à la SCF, et Chimie et Société section Île-de-France avec la complicité de la présidente nationale.
Trois expériences étaient proposées : formation d’un gel, jardins chimiques et cellule photovoltaïque.
Pendant deux jours enfants, adultes se sont succédés pour fabriquer ce gel, voir pousser les cristaux et s’initier à la cellule de Grätzel.
Un grand merci à tous ces jeunes qui par leur enthousiasme ont su transmettre un peu de leur passion pour la chimie à un public très divers

1.5.5 Les prix Diderot 2014

Pour leur treizième édition, les trophées Diderot de l’initiative culturelle et le prix Diderot-Curien, portés avec le Muséum d’Histoire Naturelle, Universcience, le Musée des Arts et Métiers, ont été remis par l’AMCSTI (Association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle) au cours de son 32e congrès, le 26 juin 2014 à 19h au Musée de Picardie à Amiens.
Les trois lauréats sont :

  • Association Délires d’encre Festival Scientilivre
  • Association Symbiose « Vaisseau biodiversité »
  • Jean-François Desmarchelier, Réalisateur de documentaires, concepteur d’expositions et d’événementiels scénographe
    Dossier de presse Prix Diderot 2014 (pdf - 560.3 ko)

1.5.6 Le Pebax® à l’honneur dans la chaussure evoPOWER de Puma, largement portée à la coupe du monde 2014 !

L’élastomère Pebax® d’Arkema fait partie intégrante de la dernière chaussure de football evoPOWER de la célèbre marque de sport Puma. Ce modèle de chaussure se démarque par son design et la puissance de tir qu’elle procure.
Une chaussure qui a séduit de nombreux joueurs de la coupe du monde 2014 au Brésil !

1.5.7 Une nouvelle présidente pour le Conseil d’administration de l’ESPCI Paris tech

La nouvelle présidente du Conseil d’administration de l’ESPCI ParisTech, élue le 27 juin 2014 est Marie-Christine Lemardeley (ENS-Sèvres, agrégée d’anglais, Présidente de l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3, de 2008 à 2014).
Elle est Conseillère de Paris 5e, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de l’Enseignement supérieur, la Vie étudiante et la Recherche.

1.5.8 Un prix scientifique décerné par BASF et Volkswagen

Ce prix récompense des travaux de recherche en électrochimie pour le stockage de l’énergie
Pour en savoir plus...

1.6 Des postes et des réunions

1.6.1 Des postes

Des offres d’emplois sont consultables sur le site Internet de la SCF : www.societechimiquedefrance.fr sous la rubrique « Bourse à l’emploi »

1.6.1.1 Dans l’industrie

Les propositions sont réservées aux membres de la SCF, les descriptifs détaillés sont donnés dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF

  • N° 15876 Chimiste - Responsable de Projets
  • N° 15856 Sales & Product Manager Coating (H/F)
  • N° 15855 Responsable projets développement analytique H/F
  • N° 15854 Technicien laboratoire formulation H/F
  • N° 15852 Ingénieur commercial instrumentations physico-chimiques H/F
1.6.1.2 Dans le secteur public

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

1.6.1.3 En formation par la recherche

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15875 Post-doctoral Position : Enantioselective Multicatalysis With Chiral Inorganic Nanocapsules and Organometallic Complexes
  • N° 15871 Carbozincation intra- et intermoléculaire d’ynamide
  • N° 15868 Thèse financée IFPEN
  • N° 15866 Stagiaire « développeur commercial Export »
  • N° 15865 CEMEF post-doctoral scientist
  • N° 15862 PhD position
  • N° 15861 Bourse de thèse CIFRE

1.6.2 ... et des réunions...

Dates à réserver...

26-29 octobre 2014, Lyon
62e Congrès de l’UdPPC

22-23 janvier 2015, Paris
Instrumenter et Innover en chimie physique pour préparer l’avenir
Date de soumission des résumés : 15 octobre 2014
Congrès organisé par la Division chimie physique
flyer-instrumenter-1 (pdf - 404.9 ko)

8-10 avril 2015, Lille
Prochaine édition du Plant Based Summit

6-9 juillet 2015, Lille
SCF’15  : Chimie et transition énergétique
Congrès de la Société Chimique de France

1.6.2.1 De ou avec la SCF

En 2014

8 juillet 2014, Romainville
Perturbateurs endocriniens
Plus d’informations...

13-18 juillet 2014, Bordeaux
XXV IUPAC Symposium on Photochemistry
Plus d’informations à www.photoiupac2014.fr/

31 août-4 septembre 2014, Istambul (Turquie)

5e Congrès EuCheMS de Chimie
Flyer 2014 (pdf - 233.4 ko)
Plus d’informations à http://euchems2014.org/

6 septembre 2014, Paris
4e colloque « De la Recherche à l’Enseignement »
Programme et résumés du colloque (pdf - 14.2 Mo)
Inscription colloque 2014
Pour tout renseignements contactez : colloqueER@societechimiquedefrance.fr

12-14 septembre 2014, Hammamet (Tunisie)
JCO 2014
6e Journée de chimie organique
Les journées de chimie organique de la Société Chimique de Tunisie est une réunion bisannuelle qui accueille chaque fois des chimistes français, en échange des chimisted Tunisiens sont invités à participer aux journées de la Divisionde Chinie Organique de Palaiseau.
Les chimistes qui ont des coopérations avec la Tunise ou qui souhaitent en initier sont invités à participer à ces journées JCO de Hammamet
Flyer JCO Tunisie 20214 (pdf - 714.3 ko)
Plus d’informations à www.sctunisie.org/JCO2014/index.html

17-19 septembre 2014, Tours
SyCOCAL IX
9e Symposium de Chimie Organique en Centre - Auvergne - Limousin
Plus d’informations ...

30 septembre 2014, Paris
Apport de la chimie dans l’innovation en biologie expérimentale
Plus d’informations à www.ffc-asso.fr/colloques/Opal

12-15 octobre 2014, La grande Motte
The IBMM
The first edition of Balard Chemistry Conferences « Self-Assembly Of Biomolecules »
Plus d’informations à www.balard-conferences.fr

13-14 octobre 2014, Marseille
2e Journées Méditerranéennes des Jeunes Chercheurs
Date limite de soumission des résumés : 31 juillet 2014
Ces journées sont gratuites, mais l’inscription est obligatoire et se fait via le site internet.
Plus d’informations...

14-15 octobre 2014, Marseille
Journées d’automne de la Division chimie organique
Date limite de soumission des résumés : 14 juillet 2014
Flyer pour les journées d’automne 2014 de la DCO (pdf - 218.6 ko)
Contact : thierry.constantieux@univ-amu.fr

27-28 octobre 2014, Romainville
Enzymes, innovation, industrie
Date limite de soumission des réumés : 1er octobre 2014
Plus d’informations à www.adebiotech.org/enzinov/

3-6 novembre 2014, Saint-Malo
43e congrès annuel du GFP
Date limite de soumission des résumés : 5 septembre 2014
Plus d’informations à https://gfp2014.univ-rennes1.fr/

24-28 novembre 2014, Montpellier
Matériaux 2014
Plaquette Colloque matériaux 2014 (pdf - 2.4 Mo)
Plus d’informations à www.materiaux2014.net

2-3 décembre 2014, Romainville
Insectinov
Insectes : une filière d’avenir pour les biotechnologies
Plus d’informations à www.adebiotech.org/insectinov/

9-10 décembre 2014, Villeneuve d’Ascq
16e journées de formulation sur le thème « Formulation et développement durable : spécialités et produits finis »
Contact : veronique.rataj@univ-lille1.fr

2015

3-7 mai 2015, La Rochelle
ISGC 2015
International Symposium on Green Chemistry
Plus d’informations à www.isgc2015.com/welcome

23-26 août 2015, Vienne (Autriche)
ECSSC 15
15th European Conference on Solide State Chemistry
Date limite de soumission des résumés : 30 avril 2015
Plus d’informations à http://ecssc15.univie.ac.at/

1.6.2.2 …et d’autres

13-16 juillet 2014, Chicago (États-Unis)
Oxide Thin Films for Advanced Energy Applications : Materials Chemistry of Thin Film Oxides
Plus d’informations à www.fusion-conferences.com/conference5.php

13-18 juillet 2014, Toronto (Canada)
ICCE2014
23rd IUPAC International Conference on Chemistry Education ()
Plus d’informations à http://icce2014.org/

13-18 juillet 2014, Bordeaux
25th IUPAC Symposium on Photochemistry
Plus d’informations à http://www.photoiupac2014.fr/

13-18 juillet 2014, Louvain-la-Neuve (Belgique)
BOSS XIV
14th Belgian Organic Synthesis Symposium
Plus d’informations à www.ldorganisation.com/v2/produits.php?cle_menus=1238915713

13-18 juillet 2014, Sapporo (Japon)
ICOMC 2014
26th International Conference on Organometallic Chemistry
Plus d’informations à www.ec-pro.co.jp/icomc2014/

15-18 juillet 2014, Chicago (États-Unis)
Small Molecule Activation
Plus d’informations à www.fusion-conferences.com/conference10.php

21-25 juillet 2014, Singapour
ICCC 41
41st International Conference on Coordination Chemistry
Plus d’information à www.iccc41.org/

22-25 juillet 2014, Vienne (Autriche)
ISBOMC14
7th International Symposium on Bioorganometallic Chemistry
Plus d’informations à http://isbomc14.univie.ac.at/

27-30 juillet 2014, Prague (République Tchèque)
Chirality 2014
ISCD-26
26th International Symposium on Chiral Discrimination
Plus d’informations à www.chirality.cz

3-8 août 2014, Berlin (Allemagne)
ISOS 2014
17th International Symposium on Silicon Chemistry
7th European Silicon Days
Plus d’informations à www.isos2014.de/

5-12 août 2014, Montréal (Canada)
23rd IUCr Congress and General Assembly
Plus d’informations à http://iucr2014.org/welcome_e.shtml

7-10 août 2014, Chemnitz (Allemagne)
SES 2014
Bunsen Discussion Meeting : Surface-Enhanced Spectroscopies 2014
Plus d’informations à www.tu-chemnitz.de/ses2014/

11-13 août 2014, Prague (République Tchèque)
ICEPR’14
4th International Conference on Environmental Pollution and Remediation
Plus d’informations à http://icepr.org

11-13 août 2014, Prague (République Tchèque)
ICNFA’14
5th International Conference on Nanotechnology : Fundamentals and Applications
Plus d’informations à http://icnfa.com

17-21 août 2014, Durban (Afrique du Sud)
ICGC5
5th International IUPAC Conference on Green Chemistry
Plus d’informations à www.saci.co.za/greenchem2014/index.html

18-20 août 2014, Pékin (R.P. Chine)
Analytica Acta 2014
5th International Conference and Exhibition on Analytical & Bioanalytical Techniques
Plus d’informations…

21-23 août 2014, Heidelberg (Allemagne)
Chemical Biology 2014
Plus d’informations à www.embl.de/training/events/2014/CHB14-01

23-27 août 2014, Prague (République Tchèque)
CHISA 2014
21st International Congress of Chemical and Process Engineering
Plus d’informations à www.chisa.cz/2014/

24-27 août 2014, Asheville (États-Unis)
ICEC 2014
8th International Conference on Environmental Catalysis
Plus d’informations à www.icec2014.us/index.php

24-28 août 2014, Zurich (Suisse)
EuroBIC 12
12th European Biological Inorganic Chemistry Conference
Plus d’informations à www.imotif.org/eurobic/

24-26 octobre 2014, Perpignan
2e congrès international « Natural Products and Biocontrol »
Plus d’informations à www.biocontrol2014.com

21-25 octobre 2014, Anglet
SCREEN School 2014
« Sustainable ChemistRy and EnginEeriNg School »
plus d’informations à http://screen2014.u-bordeaux.fr/

22-23 octobre 2014, Bremen (Allemagne)
3rd Carbon Dioxide Utilisation Summit
Plus d’informations...

En 2014

2.1. Nouvelles de France

2.1.1 Nouveau fablab à Pau : MIPS-lab

FabLab : un terme à la mode pour désigner un laboratoire (ou atelier) de fabrication, équipé d’un certain nombre de ressources matérielles pour la conception, l’usinage, la découpe, la soudure, etc. C’est aussi un endroit où l’on rencontre d’autres personnes pour échanger, s’entre-aider, se former, transformer ses idées en concret. Les fablabs doivent respecter une certaine charte.

Un nouveau fablab vient d’être inauguré à Pau le 26 juin dernier (voir cet article du journal Sud-Ouest, et cette page). Il s’appelle MIPS ou MIPS-lab (un acronyme qui reste encore à définir !) et il est situé au 1er étage de la Cyber-base Pau-Pyrénées, 4 rue Despourrins à Pau. On y trouve notamment une imprimante 3D, une découpeuse-graveuse à laser, des cartes de type Arduino, circuits électroniques programmables...
Ouvert à tout le monde, les locaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Toutes les informations (présentation, fonctionnement, charte, partenaires, outils disponibles...) sont présentées sur le site www.mips-lab.net, dans cette rubrique.

2.1.2 Une nacre artificielle dix fois plus tenace qu’une céramique classique

Traditionnelles ou de haute technologie, les céramiques présentent un même défaut, leur fragilité. C’est la raison pour laquelle on les combine parfois avec d’autres matériaux - métalliques, polymères - plus tenaces, autrement dit plus aptes à résister à la rupture en présence d’une fissure. Le problème est que l’adjonction de tels matériaux s’accompagne en général de limitations plus ou moins sévères. Rappelons ainsi que les polymères ne résistent pas à des températures supérieures à 300° C, ce qui limite leur utilisation dans les moteurs ou les fours. Les chercheurs se sont donc tournés vers la nature où il existe un matériau, non seulement proche de la céramique, mais qui est aussi extrêmement tenace. Il s’agit de la nacre que l’on trouve à la surface des ormeaux et autres bivalves. Pourtant, celle-ci est composé à 95 % de carbonate de calcium, l’aragonite, qui est intrinsèquement fragile. Mais par chance, la structure complexe et hiérarchique de la nacre est telle que la propagation de fissures y est rendue très difficile.

© AlphaBaby

Aussi une équipe de chercheurs, menée par le Laboratoire de Synthèse et de Fonctionnalisation des Céramiques (CNRS/Saint-Gobain), en collaboration avec le Laboratoire de Géologie de Lyon « Terre, Planètes et Environnement » (CNRS/ENS Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) et le Laboratoire Matériaux « Ingénierie et Science » (CNRS/INSA Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1), s’en est inspirée pour concevoir un nouveau matériau dix fois plus tenace qu’une céramique classique. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 23 mars dernier sur le site Internet de la revue Nature Materials.

Comme ingrédient de base, ces chercheurs ont opté pour l’alumine, une poudre céramique courante qui se présente sous la forme de plaquettes microscopiques, qu’ils ont mis en suspension dans l’eau pour obtenir la structure lamellée de la nacre. Précisons que cette suspension colloïdale, c’est-à-dire où la faible taille des particules ne conduit pas à leur sédimentation sous l’influence de la gravité, a été refroidie de façon à obtenir une croissance contrôlée de cristaux de glace. Résultat, un auto-assemblage de l’alumine sous la forme d’un empilement de plaquettes, le matériau final ayant été obtenu par le biais d’une étape de densification à haute température. Dans ce matériau, une fissure, pour se propager, doit contourner une à une les briques d’alumine, ce qui explique que cette nacre artificielle soit dix fois plus tenace qu’une céramique classique composée d’alumine. Ajoutons que ce procédé est d’autant plus intéressant qu’il n’est pas exclusif à l’alumine, n’importe quelle poudre céramique se présentant sous la forme de plaquettes, pouvant subir le même processus d’auto-assemblage. Reste à présent à industrialiser la fabrication de ce matériau qui devrait trouver de nombreuses applications dans l’industrie, permettant ainsi d’alléger ou de réduire en taille des éléments céramiques des moteurs ou des dispositifs de génération d’énergie.

Sources

  • Strong, tough and stiff bioinspired ceramics from brittle constituents, Florian Bouville, Eric Maire, Sylvain Meille, Bertrand Van de Moortèle, Adam J. Stevenson and Sylvain Deville, Nature Materials. www.nature.com/doifinder/10.1038/nmat3915
  • ADIT, BE France (N°291, 20 juin 2014)

2.1.3 Deux polytechniciens créateurs de start-up lauréats du prestigieux MIT Technology Review

Chaque année, la MIT Technology Review récompense de jeunes innovateurs qui développent des projets ayant un fort impact économique et social tout en apportant des réponses aux enjeux de notre société.

© edan Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston

Le 9 avril dernier, dix entrepreneurs français âgés de moins de 35 ans, c’est la règle, ont reçu ce prestigieux prix de l’innovation. Parmi ceux-ci, deux polytechniciens, créateurs de start-up, David Vissière, président fondateur de Sysnav, et Rémi Dangla, fondateur de Stilla Technologies. Objectif de la première de ces deux entreprises, pallier les failles du GPS en utilisant la technologie magnéto-inertielle. Rappelons que dans environ 20 % des cas, le GPS est inopérant. D’où la solution proposée par Sysnav qui, tirant profit du champ magnétique, va pouvoir ainsi assurer une continuité en matière de navigation et de géolocalisation, en toute circonstance, en toute autonomie,et indépendamment de toute infrastructure, qu’elle soit satellitaire, radio, etc. Un concept sans équivalent, protégé par une douzaine de brevets et qui devrait trouver des applications dans de nombreux domaines comme le médical, les transports, la sécurité de sites sensibles ou encore l’armement. Précisons que pour mener à bien sa démarche, David Vissière a su associer les meilleurs experts français en navigation issus du Ministère de la Défense à des jeunes talents, d’où « une expertise unique en France et à l’international », souligne ce trentenaire.

Hébergée dans le Laboratoire d’Hydrodynamique de l’Ecole Polytechnique, le LadHyX, la seconde de ces entreprises, Stilla Technologies, développe et commercialise une plateforme d’analyse génétique automatique et ultra-sensible qui simplifie l’identification de gènes spécifiques, en utilisant le formidable potentiel de la microfluidique, cette discipline grâce à laquelle il est possible de manipuler des fluides à des échelles microscopiques, via des canaux de petites dimensions. Un potentiel que Rémi Dangla a découvert durant sa thèse réalisée au sein du LadHyx. La puce microfluidique, aux dimensions d’une carte de crédit, qu’il a conçu est aujourd’hui capable de fragmenter une goutte de sang en des dizaines de milliers de gouttelettes et d’effectuer en parallèle quelque 500.000 analyses génétiques à partir d’un même échantillon. D’où l’intérêt que représente cette innovation pour les secteurs médical et agroalimentaire, les résultats qu’elle fournit, pour un coût considérablement réduit, étant à la fois fiables et précis. Aussi Rémi Dangla estime-t-il que l’outil développé par la start-up qu’il a créé, « ouvre de nombreuses perspectives dans le suivi thérapeutique, notamment en cancérologie, où l’orientation et l’optimisation des traitements est primordiale pour la survie des patients ».

Sources

  • ADIT, BE France (N°291, 20 juin 2014)

2.2 Brèves du monde

2.2.1 Un biomatériau hybride pour freiner la dégénérescence maculaire

Une équipe de l’institut de la céramique et du verre (ICV) du Consejo Superior de investigaciones Cientificas (CSIC) ont développé un biomatériau hybride, organique/inorganique pour freiner l’avancée de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

© alexonline

Cette maladie de la rétine est « provoquée par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine, qui peut apparaître à partir de l’âge de 50 ans, et plus fréquemment à partir de 65 ans, provoquant un affaiblissement important des capacités visuelles, sans toutefois les anéantir. C’est la première cause de mal-voyance après 50 ans dans les pays développés » (Wikipedia).

Il existe deux formes de dégénérescence maculaire. La plus commune est la forme « sèche » se caractérise par l’accumulation dans la rétine de structures appelées « drusens » qui endommagent la rétine. Dans la forme « humide », plus agressive, la dégénérescence maculaire est liée à une croissance anormale des vaisseaux sanguins. Il n’existe aujourd’hui pas de traitement connu contre la forme sèche de la maladie. Pour la forme humide, on injecte dans l’oeil des anticorps pour freiner la vascularisation excessive. Ce traitement est cependant lourd, doit être pris à vie et comporte des effets secondaires potentiels non négligeables.

L’équipe de l’ICV propose aujourd’hui avec le projet BIODMAE, une approche différente consistant à implanter dans l’oeil un biomatériau capable de freiner le progrès de la maladie. Selon Eva Chinarro, responsable de ce projet à l’ICV, le processus de dégénérescence maculaire est lié à divers processus cellulaires dont le stress oxydatif, et c’est à ce déséquilibre entre la production d’oxygène et son élimination que s’attaque le matériau mis au point, en collaboration avec l’université de Porto. Ce matériau est composé de dioxide de titane (TiO2) fixée sur un support organique, le polyméthacrylate de méthyle (PMMA, c’est-à-dire du plexsiglass). Les chercheurs souhaitent ainsi exploiter les propriétés du TiO2 comme neutralisateur des Dérivés Actifs de l’Oxygène (DAO ou ROS en anglais) associés aux inflammations. Le choix du PMMA est par ailleurs lié à sa compatabilité avec les tissus occulaires, qu’il s’agisse des lentilles de contact ou du remplacement de cornée. Les études sont en cours pour évaluer précisément la capacité anti-oxyante de ce matériau hybride.

Si les résultats espérés se confirment, le projet pourrait alors entrer dans une phase clinique, en commençant par la mise au point d’un modèle animal. Il s’agirait d’introduire le matériau dans l’oeil du patient via une intervention chirurgicale similaire à celle utilisée pour les opérations de la cataracte. Mme Chinarro cherche à cet égard les financements qui lui permettront de poursuivre ce projet au-delà de l’échéance actuelle de la fin de l’année.

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2.2.2 Une nanopuce espagnole permet la détection précoce des cancers

Des chercheurs de l’Institut des Sciences Photoniques (ICFO) ont développé une nano-puce capable de détecter dans le sang les marqueurs de protéines du cancer, grâce à un système très novateur qui met à profit les plus récentes avancées en matière de plasmonique [1], de micro fluidique, de nano conception et de chimie des surfaces.

La grande majorité des cancers sont détectés au niveau macroscopique, lorsque la tumeur est composée de millions de cellules cancéreuses, et que la maladie a déjà atteint un degré de maturité avancé. Pourtant, certains indices pourraient signaler la présence de cellules cancéreuses, y compris aux stades les plus précoces du développement de la maladie, à condition que l’on soit capable de les détecter : les marqueurs tumoraux.

Les marqueurs tumoraux sont des substances (protéines) qui sont produites principalement par les cellules cancéreuses et qui se retrouvent dans le sang. La quantité de marqueurs présente dans la circulation sanguine reflète souvent le nombre de cellules cancéreuses présentes dans la tumeur ou le nombre de cellules cancéreuses qui se sont disséminées à distance de la tumeur pour former des métastases [2]. La détection de ces marqueurs tumoraux est déjà utilisée pour le dépistage de différents types de cancers. Toutefois, le laboratoire sur puce (Lab-On-a-Chip) développé par l’équipe de l’ICFO est capable de détecter des concentrations extrêmement faibles de ces marqueurs dans le sang, ce qui permettrait un diagnostic très précoce de la maladie, clé essentielle pour procurer au patient le traitement le plus efficace et approprié.

Ce nano dispositif possède, d’après ses créateurs, un grand potentiel en tant qu’outil pour le traitement futur des cancers, non seulement de par sa fiabilité, sa sensibilité et son faible coût, mais également du fait de sa transportabilité due à taille plus que modeste, de l’ordre de quelques centimètres carrés. Bien que très compact, le Lab-On-Chip abrite plusieurs capteurs distincts, distribués sur un réseau de micro canaux de circulation de fluides, qui permettent de mener de multiples analyses.

Des nanoparticules d’or implantées à la surface de la puce sont programmée avec un récepteur d’anticorps de telle sorte qu’elles soient capables d’attirer et de fixer les marqueurs tumoraux en circulation dans l’échantillon sanguin. Ainsi, lors de l’injection d’une goutte de sang dans la nano puce, l’échantillon circule à travers les micros canaux, et les marqueurs tumoraux présents se fixent sur ces nanoparticules. Cette fixation provoque des variations dans ce que l’on appelle la résonance plasmonique de surface, et qui correspond à l’entrée en résonnance des électrons libres des atomes d’or et des photons.

Le dispositif surveille ces variations, dont l’amplitude est directement liée à la concentration et au nombre de marqueurs tumoraux présents dans le sang du patient. Cela permet ainsi une évaluation directe du risque de développement d’un cancer chez un patient donné, grâce à une analyse dans la pratique aussi simple qu’une prise de sang.

Romain Quidant, coordinateur du projet, fait remarquer que l’intérêt notable du dispositif mis au point est sa capacité à détecter des concentrations extrêmement faibles de ces marqueurs, en à peine quelques minutes ; ce qui fait de cet instrument ultrasensible un outil puissant et un allié précieux pour la détection précoce et le suivi de traitement du cancer.

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[1] La plasmonique, une partie majeure de la nanophotonique (étude du comportement physique de l’interaction lumière-matière à petite échelle), traite des interactions sublongueur d’onde d’une onde électromagnétique avec les électrons de conduction d’une interface métal / diélectrique

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2.2.3 Nanotechnologies : un papier filtre pour retenir les virus

Des chercheurs du centre de nanotechnologies et de matériaux fonctionnels de l’Université d’Uppsala ont développé un filtre papier capable de retenir les particules virales. Ce dispositif, dont l’efficacité rivalise avec les processus de filtrage industriel, est composé à 100 % de nanofibres de cellulose naturelle.

Les virus sont des entités de très petite taille (entre 10 et 400 nm) capables de perturber l’intégralité de la machinerie moléculaire d’une cellule vivante. C’est cette perturbation de l’activité normale de la cellule qui cause les manifestations symptomatiques d’une infection virale pathologique. Les virus représentent un sujet d’étude très actuel en raison de leur pathogénicité et de leur capacité à transformer des cellules normales en cellules cancéreuses (exemple du lien carcinome hépatocellulaire /VHC). Outre la transmission des virus par contamination entre organismes vivants, un autre type de transmission via des produits de biotechnologie tels des vaccins ou des protéines recombinantes peut se produire. Il est donc d’une importance capitale pour les industriels de maîtriser les risques de contamination virale lors des étapes de bioproduction. Cette maîtrise est un sujet majeur de préoccupation pour les laboratoires de biotechnologie.

Il existe actuellement des filtres à virus qui reposent surtout sur des interactions électrostatiques « virus-matériau », sensibles au pH et à la concentration saline. D’autres, fabriqués à partir de polymères synthétiques, s’appuient sur une exclusion des virus par la taille, mais contiennent des solvants jugés dangereux pour l’Homme et l’environnement. C’est dans ce contexte que se positionne l’innovation développée par l’Université d’Uppsala : un filtre qui permet d’effectuer une exclusion des virus par la taille, et composé à 100% de cellulose naturelle.

La fibre de cellulose a été choisie en raison de sa facilité d’utilisation, de son faible coût, et de son inertie biologique, autant de critères qui en ont fait une candidate idéale pour une utilisation industrielle. La cellulose est également connue pour être hydrophile et résistante à des environnements hostiles (température et pH). Elle peut donc être utilisée dans des autoclaves ou dans d’autres processus de stérilisation souvent traumatisants pour certains polymères synthétiques. La logique de fonctionnement du filtre est ensuite très simple : il s’agit d’obtenir le maillage entre les fibres le plus fin possible afin de pouvoir retenir les particules virales... Simple mais efficace.

Anecdote historique, c’est le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) de l’Université d’Uppsala qui a été le premier à utiliser un papier filtre pour séparer le précipité du reste de la solution lors d’analyses chimiques. D’une certaine façon, ce filtre à virus moderne est donc une version actualisée de la création de Berzelius au XIXe siècle.

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2.2.4 Le nouvel élan de coopération la scientifique entre la France et le Mexique

Dans le cadre de la visite d’Etat au Mexique le 10 et 11 Avril dernier, les Présidents François Hollande et Enrique Pena Nieto sont convenus que la coopération en matière d’éducation, de technologie et de recherche entre la France et le Mexique constituait l’un des piliers de la relation bilatérale entre les deux pays et ont réitéré l’engagement d’approfondir la collaboration entre les principaux acteurs du secteur scientifique français et mexicains.

© Pakhnyushchyy

Lors de cette visite, plusieurs accords dans le domaine scientifique et technologique ont été signés :

-* Un mémorandum d’Entente entre le Conseil National de la Science et de la Technologie (CONACYT) et Agence Nationale de la Recherche (ANR) qui permettra de lancer dès 2014 un nouvel appel à projets de recherche conjoint. Ce mémorandum fait suite à la signature d’un premier accord de cofinancement en 2009 entre ces deux structures, qui a déjà permis de financer 19 projets ;
-* Une convention cadre de coopération entre le CONACYT et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) qui prévoit notamment le cofinancement de projets conjoints entre des équipes de recherche françaises et mexicaines ;
* Une convention entre le CONACYT, le Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International et Campus France sur les études doctorales d’étudiants mexicains en France qui a pour but de tripler le nombre de nouveaux doctorants et d’atteindre, d’ici 2018, un flux de 150 doctorants partant chaque année en France ;
-* Quatre Mémorandums d’entente entre le CONACYT et la communauté d’universités et d’établissements de la région Languedoc-Roussillon (COMUE), L’Université de Grenoble, L’Université de Lyon, L’Université d’Aix Marseille afin de définir les conditions de mise en place des activités de coopération scientifique, technologique, académique et d’innovation ;
-* Une déclaration conjointe entre le CONACYT et le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche relative à la mise en place du programme « CIFRE-Mexique » ;

  • Un accord de coopération entre le CONACYT, la Fondation nationale des sciences politiques et l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po) pour la mise en place de bourses (master et doctorat) pour les étudiants mexicains accueillis à Science Po ;
    -* Un Accord-cadre entre l’Agence Spatiale Mexicaine (AEM) et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) qui permettra de déterminer quelques sujets de collaboration concrète principalement dans le domaine de la recherche et de la formation ;
    -* Une lettre d’intention entre le CONACYT et l’entreprise SAFRAN visant à établi des actions conjointes en R&D.

Dans la foulée de la visite présidentielle, le Directeur Général du CONACYT a répondu à l’invitation du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignements Supérieur et de la Recherche, M. Benoît Hamon. Il s’est rendu en France du 2 au 6 juin accompagné d’une importante délégation (directeurs centraux du CONACYT, directeurs de quatre centres de recherche du CONACYT, directeur du CINVESTAV). Cette visite, qui a été marquée par de nombreuses rencontres ministérielles (MENESR, MAEDI) et de réunions de travail avec divers acteurs de la recherche (CNRS, CEA, CPU, Bpifrance, SAFRAN, BULL, GRIMAUD...) permettra de poursuivre l’approfondissement des relations franco-mexicaines en science, technologie et innovation.

Sources

  • Ambassade de France au Mexique
  • ADIT, BE Mexique (N°3, 24 juin 2014)

2.2.5 Auto-assemblage moléculaire pour l’avenir de l’électronique

Les molécules qui s’auto-assemblent en formant des structures stables avec une précision qui atteint le nanomètre sont l’avenir de l’électronique. Ces perspectives ont été révélées par une nouvelle étude de l’Université Aalto à Helsinki, du Politecnico de Milan et du VTT Technical Research Centre de Finlande, publiée récemment dans Nature Communications. La recherche montre qu’il est possible de faire en sorte que les molécules à la surface de la puce se disposent spontanément, sans stimuli externes, avec un ordre déterminé par les chercheurs. Un processus qui, jusqu’à présent, était difficilement contrôlable et qui ouvre de nouvelles voies pour le développement de puces toujours plus petites et plus puissantes.

« Nous avons utilisé une nouvelle interaction intermoléculaire, la liaison halogène, découverte au Département de chimie du Politecnico de Milan, pour assembler de manière réversible un polymère avec une molécule fluorée dans une sorte de Lego moléculaire - explique Pierangelo Metrangolo, l’un des auteurs de l’étude - L’agrégat supramoléculaire qui est ainsi formé s’auto-organise ensuite spontanément en une structure lamellaire nanométrique (10 nm) qui s’étend de façon surprenante sur quelques millimètres. Ce qui a permis d’ « écrire » sur une grande surface et de manière très précise, une structure laminaire nanométrique grâce à un simple processus « bottom-up » d’auto-organisation moléculaire que nous avons été capables d’induire et conduire ».

© Politecnico di Milano Auto-assemblage spontané de nanomètre à millimètre

L’auto-assemblage moléculaire, un concept emprunté à la nature, conduit à l’organisation spontanée, des molécules dans des structures supramoléculaires plus complexes et fonctionnelles. L’auto-assemblage moléculaire a été utilisé jusqu’à présent pour le « templating » de dispositifs fonctionnels, fils moléculaires, éléments de mémoire... mais généralement il nécessite des étapes de traitement supplémentaires pour obtenir un large éventail de structures.

Il a été découvert qu’en mettant au point des éléments de reconnaissance intermoléculaire entre des polymères et des petites molécules fluorées, il est possible d’en favoriser l’auto-assemblage spontané de nanomètre à millimètre, grâce à une utilisation judicieuse des interactions non covalentes. Après le traitement, il est possible de choisir de supprimer les molécules fluorées par traitement thermique, tout en maintenant la nanostructure du polymère.

Sources

2.2.6 Le processus de transformation de la lumière du soleil en électricité révélé

Comment commence le processus de transformation de la lumière du soleil en électricité dans une cellule solaire organique ? La réponse vient du groupe de chercheurs du Conseil national de recherches (CNR) qui a fait une vidéo en temps réel, sur une échelle sans précédent : millionièmes de milliardième de seconde. L’étude, menée par l’Institut de nanosciences du CNR à Modène (Nano-CNR) et par l’Institut de photonique et nanotechnologies (IFN-CNR) à Milan, prouve que les premiers instants de la photo-conversion sont régis par la nature quantique des électrons et noyaux impliqués dans les oscillations cohérentes dans des temps ultra-rapides. La recherche, publiée dans la revue « Science », est menée en collaboration avec le Politecnico de Milan, l’Université de Modène et Reggio Emilia et avec des collaborateurs allemands, français et espagnols.

Crédits : Consiglio Nazionale delle Ricerche

Moins chères et plus polyvalentes que les panneaux solaires rigides en silicium, les cellules solaires organiques font partie des technologies clés pour la production durable et propre d’énergie renouvelable. « Elles contiennent des polymères qui absorbent la lumière en mettant en mouvement des électrons », explique Carlo Andrea Rozzi du Nano-CNR, « et des macromolécules formées par 60 atomes de carbone, les fullerènes, qui recueillent la charge électrique. Nous nous sommes proposés de comprendre comment se déclenche entre les deux molécules le transfert d’électrons qui donne lieu au courant ».« Un phénomène qui advient à une vitesse tellement rapide qu’il était jusqu’ici inaccessible expérimentalement », ajoute Giulio Cerullo du Politecnico de Milan et de l’IFN-CNR. « Désormais, nous sommes en mesure de l’observer et d’en capturer des images individuelles grâce à des flash de lumière laser ultrarapides, une technologie développée au Département de physique du Politecnico ».

Afin d’étudier ce qui se passe dans un temps de quelques dizaines de femtosecondes (millionième de milliardième de seconde) les chercheurs ont combiné les expériences de spectroscopie laser ultra-rapides, dirigées par Giulio Cerullo, avec une série de simulations informatiques, coordonnées par Carlo Andrea Rozzi. « Nous avons simulé la dynamique de transfert d’électrons entre polymère et fullerène en tenant compte de la nature quantique de la matière », explique Elisa Molinari, physicienne de l’Université de Modène et Reggio Emilia et directrice du centre Nano-CNR à Modène. « Les images que nous obtenons sont surprenantes. Les calculs et expériences montrent que la naissance de l’ensemble du processus de photoconversion se fait grâce à l’oscillation coordonnée des électrons et noyaux atomiques, un comportement que les physiciens appellent la cohérence quantique, sans laquelle il n’y aurait pas de transfert de charge ni de courant électrique. Nous estimons que ces résultats peuvent guider la construction de nouveaux matériaux artificiels capables de convertir la lumière solaire en énergie avec une efficacité maximale ».

Sources

2.2.7 Dans la photosynthèse, les électrons et les protons dansent en couples

Depuis des millions d’années, les plantes et les bactéries, à travers le processus de photosynthèse chlorophyllienne, utilisent la lumière du soleil pour stocker l’énergie nécessaire pour mener à bien leurs fonctions vitales. La première étape de ce procédé consiste en la séparation de l’eau dans ses composants : oxygène d’une part et hydrogène de l’autre. Ce mécanisme d’électrolyse a lieu dans le « photosystème 2 », un agrégat complexe de protéines, chlorophylles et autres molécules présentes dans les feuilles. Le rayonnement solaire est absorbé directement générant de l’oxygène et un « courant » de protons et d’électrons par la suite utilisé pour la synthèse de molécules à haute énergie telles que l’ATP.

© Università di Roma "La Sapienza" Complexe de protéine du photosystème 2 utilisant des ions manganèse pour séparer les molécules d’eau dans leurs composants (oxygène, protons et électrons) pour stocker de l’énergie solaire dans la photosynthèse

Bien que certains détails du fonctionnement de ce processus biologique complexe aient été révélés, le mécanisme exact de ce processus est encore entouré de mystère. Une grande aide à la compréhension de ce mécanisme complexe vient d’une équipe de chercheurs italiens, dont l’étude a été publiée récemment dans la prestigieuse revue américaine PNAS. Le groupe, dirigé par Leonardo Guidoni, responsable scientifique du projet européen (ERC) MultiscaleChemBio, de l’université de Rome « la Sapienza », a révélé comment les électrons et les protons, produits par réaction d’électrolyse de l’eau provoquée par la lumière du soleil, se déplacent de façon séquentielle et coordonnée. Des simulations informatiques ont montré comment le mouvement des électrons, de charge négative, est étroitement lié à celui de protons, plus lourds et de charge positive. Dans certains moments précis, les deux particules se déplacent d’une manière coordonnée, comme une danse de couple.

L’étude, qui a des connotations multidisciplinaires entre la physique, la chimie et la biologie, a été menée par le biais de simulations de mécanique quantique effectuées sur des supercalculateurs européens. « La découverte - affirme Leonardo Guidoni - apporte une étape importante dans la compréhension des mécanismes par lesquels la nature a évolué pour capturer et stocker l’énergie du soleil. Comprendre comment fonctionne la photosynthèse naturelle est également d’une importance capitale pour tenter de l’imiter, à travers le développement de nouvelles technologies de production d’énergie renouvelable. En particulier, en recalculant le processus de la photosynthèse trouvé dans la nature, des prototypes de feuille artificielle ont été développés dans de nombreux laboratoires d’expérimentation américains et européens, c’est à dire un dispositif composé de matériaux durables capables de produire de l’hydrogène à partir d’eau en utilisant la lumière du soleil. Dans les deux prochaines décennies, le succès de la recherche dans ce domaine pourrait donner une impulsion forte à l’économie de l’hydrogène, où le carburant, plutôt que d’être dérivé des combustibles fossiles, comme aujourd’hui, sera produit directement à partir du soleil dans un développement durable, économique et distribué sur tout le territoire. »

Sources

P.-S.

N’oubliez pas que SCF Info en ligne s’affiche sur la toile… Vous le trouverez sur la page d’accueil www.societechimiquedefrance.fr

Photocopiage, retransmission du courriel… sont vivement conseillés !

Ont participé à la réalisation de ce numéro : Séverine Bléneau-Serdel, Lilia Dahmoun, Halima Hadi, Roselyne Messal, Thelma Roy, Marie-Claude Vitorge.

Les dates des manifestations peuvent être modifiées. Les responsables scientifiques sont les références auprès de qui s’adresser en cas de doute.

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