SCF Flash info et SCF Info en ligne 2014, N° 14 15 juillet 2014

1.1 À propos de la SCF…

1.1.1 5e Séminaire SCF

La prochaine édition du forum annuel du Conseil d’administration et des responsables des entités opérationnelles se tiendra les 1er et 2 décembre 2014. Ce cinquième séminaire devra consolider les actions entreprises depuis le début de cette année qui visent à accroître le nombre d’adhérents, parachever la structuration de la nouvelle division Chimie physique, mettre en place l’inter—division Énergie, poursuivre le dialogue entre les divisions scientifiques et les groupes thématiques accueillis à la SCF, et approfondir les relations avec d’autres sociétés savantes françaises, ainsi que l’EuCheMS et l’IUPAC.
Tout adhérent à la SCF peut transmettre ses doléances et propositions aux entités opérationnelles (divisions scientifiques, groupes thématiques, sections régionales et clubs de jeunes sociétaires associés dont les adresses électroniques sont accessibles sur leurs pages respectives du site ) comme au Bureau national (secretaire-general@societechimiquedefrance.fr), si possible avant le 30 septembre 2014.

1.1.2 4e Colloque « De la recherche à l’enseignement »

Rappelons que cette quatrième édition organisée par se tiendra le 6 septembre 2014, de 9 h 30 à 17 h 30, à l’École Nationale Supérieure de Chimie Paris (Chimie-ParisTech)
Au programme :

  • Contribution du chimiste médicinal dans l’identification d’un nouveau médicament : exemple du projet SARM, par Pierre Deprez (groupe de Chimie médicinale, Société Galapagos), Prix industriel 2012 de la division Chimie organique de la SCF.
  • Congélation de suspensions colloïdales : des phénomènes naturels aux procédés industriels, par Sylvain Deville (Laboratoire de synthèse et fonctionnalisation des céramiques, CNRS/Saint-Gobain), Médaille de bronze du CNRS 2012.
  • Les nanostructures de carbone, un matériau polyvalent pour les biocapteurs et les (bio)piles à combustible, par Michael Holzinger (Département de Chimie moléculaire, Grenoble), Prix jeune chercheur 2013 de la division Chimie analytique de la SCF.
  • Les foldamères : une expansion de l’espace chimique, par Ivan Huc (Institut européen de chimie et biologie, Bordeaux 1), Médaille d’argent du CNRS 2012.
  • Électrochimie et catalyse organométallique : une excellente synergie, par Anny Jutand (Département de Chimie, ENS Paris), Grand Prix Achille-Joseph Le Bel de la SCF 2013.
  • Apports de la RMN solide à l’étude de biomatériaux naturels et synthétiques, par Danielle Laurencin (Institut Charles Gerhardt, Montpellier), Médaille de bronze du CNRS 2013.

Le programme et l’inscription en ligne sont disponibles à la page de la Division enseignement/formation.
Pour plus d’information, veuillez contacter colloqueER@societechimiquedefrance.fr.

1.1.3 La Médaille du centenaire remise à Pierre Turq

Le 4 juillet 2014, l’amphithéâtre Jean Perrin du bâtiment de chimie physique au 11 rue Pierre et Marie Curie dans le 5° était bondé pour les 70 ans de Pierre Turq.
Valérie Cabuil, Alain Fuchs, Marie Jardat et Jean-François Dufrêche nous ont présenté leur « prof », mentor, ami, d’une manière extrêmement chaleureuse et drôle.
La remise du numéro spécial de Molecular Physics en son honneur par Jean-Pierre Hansen et Benjamin Rotemberg fut, elle aussi, très émouvante.
Ensuite, sous la houlette de Christian Amatore, sont venus lui rendre hommage Hervé This, Werner Kunz, Bernard Bigot et Giovanni Ciccotti en nous faisant partager leurs souvenirs.

Et in fine trois de nos vices-présidents, à savoir Gilberte Chambaud, Edmond Amouyal et Stanislas Pommeret ont remis, au nom du Bureau de la SCF, la médaille du centenaire de la SCF à notre collègue et ami Pierre Turq.
Cette journée à permis à chacun d’entre nous de lui témoigner notre amitié.
mcv

1.1.4 Chimie et technologies de l’information

Le développement des nouveaux outils de communication (smartphones, tablettes...) modifie nos vies. Ce livre montre que la chimie joue un rôle clé dans les évolutions de ces technologies : comment miniaturiser ces appareils, à des coûts acceptables et toujours plus performants ?
Il annonce aussi les prochaines surprises techniques : écrans flexibles, systèmes à grandes surfaces, capteurs de surveillance de nos environnements et de nos santés, etc., entre autres grâce aux nouvelles maîtrises de la matière organique.
Comment ne pas gaspiller en outre les ressources de la planète en métaux rares ? Enfin, les supports électroniques permettront-ils de conserver les archives aussi bien que l’ont fait les supports écrits ? L’état des possibilités est présenté par les responsables, experts scientifiques et industriels aujourd’hui en charge de ces questions.
Parution : début septembre 2014
Plus d’informations...

1.1.5 À propos du Club histoire de la chimie

La lettre N°59 (mai-juin-juillet 2014) est en ligne.
Bonne lecture.

1.2 En direct du CNRS

1.2.1 La photothèque du CNRS fait peau neuve et propose une interface plus dynamique !

D’entrée de jeu, l’interface de la photothèque du CNRS présente un carrousel des albums à la Une, un accès direct aux sélections à découvrir et un nuage cliquable des termes les plus recherchés.
Le champ de recherche rapide propose une assistance à la saisie et la mosaïque des résultats de recherche, plus ergonomique, s’adapte automatiquement à la taille de l’écran.
À partir d’une notice d’image vous pouvez visualiser l’ensemble du reportage. Le mode diaporama, permet d’afficher les images en plein écran.
Collectées auprès des équipes scientifiques ou réalisées par des photographes professionnels, les 30 000 images légendées et indexées illustrent, en laboratoire et sur le terrain, tous les domaines scientifiques couverts par le CNRS.
En attendant les nouvelles fonctionnalités programmées pour 2015, n’hésitez pas à faire remonter, vos impressions sur cette nouvelle interface !
Accédez à la photothèque du CNRS

1.2.2 Rapport d’activité 2013

Les 76 pages du rapport d’activité 2013 du CNRS peuvent être feuilletées en ligne

1.2.3 Le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) publie un nouvel avis sur la politique de l’excellence en recherche

L’ambition légitime de la recherche financée sur fonds publics est de se situer au plus haut niveau. Mais la référence très fréquente à l’excellence comporte des biais et des risques.
Dans cet avis, accessible, le COMETS analyse avec l’éclairage de l’éthique les effets des politiques d’excellence sur la recherche.

1.3 En direct de l’EuCheMS

1.3.1 5e Congrès EuCheMS de Chimie

Il est toujours possible de s’inscrire au rendez-vous biennal de la chimie européenne qui se tiendra à Istanbul du 31 août au 4 septembre 2014.
Plus de 1 400 résumés ont été soumis, en provenance de 75 pays.
Il est toujours possible de soumettre un résumé pour affiche, mais toutefois jusqu’au 1er août 2014 avec une limitation à deux soumissions par auteur principal.
Les contributions se répartissent entre les thématiques suivantes : Ressources et environnement, Chimie et société, Matériaux, Synthèse et catalyse, Chimie pour et dans les sciences du vivant, Compréhension de la matière et des réactions.

1.4. En direct de l’UIC

1.4.1 Résultats d’étude

Philippe Gœbel et Jean Pelin ont présenté le 10 juillet 2014 matin, à la presse, en présence du Cabinet Carbone 4, les résultats de l’étude sur les enjeux économiques des hydrocarbures non conventionnels pour la filière chimique en France.
Pour en savoir plus : communiqué de presse ainsi que différentes présentations

1.4.2 Oser la Chimie : les 20 fiches d’analyse de l’Union des Industries Chimiques (UIC)

À la suite des États généraux de la Chimie 2014, l’UIC vient de produire 20 fiches d’analyse liées au slogan de cette troisième édition que l’on peut télécharger.

1.4.3 Rapport d’activité 2013 de l’UIC

Les analyses, prises de position et temps forts qui ont rythmé la vie de l’Union des Industries Chimiques en 2013 sont résumées dans le Rapport annuel et de développement durable 2013 qui décrit les enjeux et perspectives, l’année 2013 en chiffres, les temps forts mais aussi affiche les crédos C comme créative, C comme collaborative, et C comme communicante.
Pour le télécharger...

1.5 Le saviez-vous ?

1.5.1 Le tour de France en Angleterre ?

En cette année 2014, le Tour de France part de Leeds et au moins deux étapes se se sont déroulées dans le Yorkshire, de Leeds à Sheffield, en passant par Harrogate et York. On peut se demander pourquoi les organisateurs font commencer un Tour de France au-delà du Channel. Peut-être un hommage de la petite reine aux inventeurs anglais. C’est en effet un vétérinaire, John Bay Dunlop, qui en 1887 entoura les roues en bois du vélo de son fils avec des tubes de caoutchouc emplis d’air. Il déposa en 1888 un brevet du pneu à air avec valve, qui eut un succès immédiat et fut perfectionné par la suite par les frères Michelin. C’est encore un Anglais, Harry John Lawson, qui plus tard eut l’idée d’adapter une chaîne pour entraîner la roue arrière, plutôt que la roue avant du « grand bi » populaire chez les suffragettes anglaises.

Mais, direz-vous, Dunlop était écossais et le Tour de France pourrait partir d’Edimbourg. Oui mais Leeds et Sheffield font partie de l’histoire métallurgiste du Royaume-Uni et fournirent durant près d’un siècle les aciers qui forgèrent les cadres des bicyclettes. On peut aussi penser aux fabrications de haute technologie des chimistes d’Angleterre qui ont pris le relais des mines et aciéries. Car en passant du vélo en tubes d’acier à l’aluminium, c’est près de 50 % de poids gagné, et maintenant, avec les tubes en composite carbone, c’est 100 % du poids gagné ! À telle enseigne que devant les progrès des polymères et fibres de carbone, les organisateurs ont dû imposer une limite basse de 6,8 kg pour le poids des vélos de course afin que les coureurs partent à égalité côté matériel.

N’oublions pas non plus les accessoires : le casque en polystyrène, les cuissards en fils d’élasthanne tissés en stretch pour comprimer légèrement les muscles et favoriser leur irrigation sanguine... Mais la vraie raison est plus sûrement la nationalité anglaise des deux anciens vainqueurs – Bradley Wiggins en 2012 et Christopher Froome en 2013 – qui ont soulevé l’enthousiasme des foules en Albion.

Le Tour est populaire même dans les universités comme celle de Leeds : à l’Institut of medical and biological engineering, le Dr Claire Brooket montre « le Tour de Frank », Frank étant un squelette affublé du maillot jaune placé sur un vélo pour étudier les forces agissant sur les articulations des prothèses de hanche et du genou. Pour l’université de Sheffield, c’est un concours, « Deconstructing the tour », avec diverses facettes dont l’une est le repérage des statues de coureurs célèbres du Tour de France.

La « Tourmanie » a donc gagné nos chers collègues anglo-saxons début juillet avant qu’elle ne nous gagne durant trois semaines !

Voir aussi le « produit du jour » de la Société Chimique de France Cyclisme et matériaux.

Jean-Claude Bernier

1.5.2 A Brazuca acabado

C’est terminé, mais pour compléter la brève de J.-C. Bernier, vous pouvez en savoir plus sur la Química e futebol en consultant une vidéo produite par l’American Chemical Society et une brève diffusée par Chemistry Views, que tous les lecteurs du SCF Info en ligne connaissent bien.

1.5.3 7e édition de l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche

Comme les éditions précédentes, la 7e édition de l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche présente un état des lieux annuels et chiffré du système français, de ses évolutions, des moyens qu’il met en œuvre et de ses résultats, en le situant, chaque fois que les données le permettent, au niveau international.
Chacune des 47 fiches présente sur double page au moyen de graphiques, de tableaux et de commentaires, les dernières données de synthèse disponibles sur chaque sujet. Ces données sont issues des services statistiques ministériels de différents ministères (MENESR, MEFI...) mais aussi d’autres organismes comme l’INSEE, l’OCDE, le CEREQ, l’OST ou l’OVE.
Ce document (120 pages tout de même !) peut être téléchargé.
Il est également consultable en ligne ce qui présente l’avantage d’accéder facilement aux fiches classées en deux grandes catégories : enseignement et recherche.
Parmi ces dernières, on peut citer celles mesurant l’activité française dans le cadre européen et dans l’environnement international (43 | la France dans l’espace européen de la recherche via sa participation au PCRD ; 44 | les publications scientifiques de la France ; 45 | le positionnement de la France dans le monde par ses publications scientifiques ; 46 | la production technologique de la France mesurée par les demandes de brevet auprès de l’Office européen des brevets ; 47| la production technologique de la France mesurée par les brevets de l’Office américain des brevets).

1.5.4 AXELERA, accueille son nouveau directeur, Jean-Manuel Mas

Titulaire d’un doctorat en chimie organique, Jean-Manuel Mas dispose d’une solide expérience innovation et R&D au sein de grands groupes industriels, en France et à l’international.
Agé de 57 ans, Jean-Manuel MAS met désormais son expertise au service d’AXELERA, dans le cadre de la feuille de route 3.0 du pôle.
Pour en savoir plus sur Jean-Manuel Mas (pdf - 286.8 ko)

1.5.5 10e édition des trophées de l’innovation Louis Pasteur

Pour la 10e édition des trophées de l’innovation Louis Pasteur organisée par les ENILs de Poligny et Mamirolle, un nouveau règlement (pdf - 812.5 ko) a été rédigé .
Vous pouvez dès à présent noter les dates suivantes :

  • remise des dossiers de candidature au plus tard le 3 avril 2015
  • remise des prix le 19 mai 2015, à la Maison De La Vache Qui Rit (Lons le Saunier, Jura)

Cette première annonce vise à assurer la participation la plus large de groupes d’étudiants.

1.5.6 Un nouveau journal...

Un nouveau journal scientifique est né, il est à la fois libre et gratuit
Pour en savoir plus...

1.5.7 Mesure des nanos : le MPS, pari réussi de l’INERIS et d’ECOMESURE

L’INERIS et ECOMESURE ont travaillé de concert au développement d’un instrument de caractérisation des nano et microparticules dans l’air ambiant. Ce dispositif de prélèvement, le MPS® (Mini Particle Sampler), a vocation à constituer l’une des « chevilles ouvrières » des stratégies de surveillance au cœur de la prévention des risques liés aux nanomatériaux.
Pour en savoir plus... (pdf - 153.9 ko)

1.5.8 Prix Thieme-IUPAC 2014

Le lauréat de ce prix est le professeur Martin D. Burke, de l’université de l’Illinois, pour ses études et ses synthèse de petites molécules comme molécules prosthétiques.
Pour en savoir plus...

1.6 Des postes et des réunions

1.6.1 Des postes

Des offres d’emplois sont consultables sur le site Internet de la SCF : www.societechimiquedefrance.fr sous la rubrique « Bourse à l’emploi »

1.6.1.1 Dans l’industrie

Les propositions sont réservées aux membres de la SCF, les descriptifs détaillés sont donnés dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF

  • N° 15882 Ingénieur de R&D Effets d’irradiation
1.6.1.2 Dans le secteur public

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

1.6.1.3 En formation par la recherche

Les proposition sont ouvertes à tous. Les descriptifs détaillés des postes sont disponibles dans la rubrique « Bourse à l’emploi » du site Internet de la SCF.

  • N° 15881 3 years PhD position
  • N° 15880 One Ph.D position (3 years)

1.6.2 ... et des réunions...

Dates à réserver...

2014

26-29 octobre 2014, Lyon
62e Congrès de l’UdPPC

2015

22-23 janvier 2015, Paris
Instrumenter et Innover en chimie physique pour préparer l’avenir
Date de soumission des résumés : 15 octobre 2014
Congrès organisé par la Division chimie physique
flyer-instrumenter-1 (pdf - 404.9 ko)

8-10 avril 2015, Lille
Prochaine édition du Plant Based Summit

6-9 juillet 2015, Lille
SCF’15  : Chimie et transition énergétique
Congrès de la Société Chimique de France

1.6.2.1 De ou avec la SCF

2014

31 août-4 septembre 2014, Istambul (Turquie)

5e Congrès EuCheMS de Chimie
Flyer 2014 (pdf - 233.4 ko)
Plus d’informations à http://euchems2014.org/

6 septembre 2014, Paris
4e colloque « De la Recherche à l’Enseignement »
Programme et résumés du colloque (pdf - 14.2 Mo)
Inscription colloque 2014
Pour tout renseignements contactez : colloqueER@societechimiquedefrance.fr

12-14 septembre 2014, Hammamet (Tunisie)
JCO 2014
6e Journée de chimie organique
Les journées de chimie organique de la Société Chimique de Tunisie est une réunion bisannuelle qui accueille chaque fois des chimistes français, en échange des chimistes Tunisiens sont invités à participer aux journées de la Division de Chimie Organique de Palaiseau.
Les chimistes qui ont des coopérations avec la Tunise ou qui souhaitent en initier sont invités à participer à ces journées JCO de Hammamet
Flyer JCO Tunisie 20214 (pdf - 714.3 ko)
Plus d’informations à www.sctunisie.org/JCO2014/index.html

17-19 septembre 2014, Tours
SyCOCAL IX
9e Symposium de Chimie Organique en Centre - Auvergne - Limousin
Plus d’informations ...

30 septembre 2014, Paris
Apport de la chimie dans l’innovation en biologie expérimentale
Plus d’informations à www.ffc-asso.fr/colloques/Opal

12-15 octobre 2014, La grande Motte
The IBMM
The first edition of Balard Chemistry Conferences « Self-Assembly Of Biomolecules »
Plus d’informations à www.balard-conferences.fr

13-14 octobre 2014, Marseille
2e Journées Méditerranéennes des Jeunes Chercheurs
Date limite de soumission des résumés : 31 juillet 2014
Ces journées sont gratuites, mais l’inscription est obligatoire et se fait via le site internet.
Plus d’informations...

14-15 octobre 2014, Marseille
Journées d’automne de la Division chimie organique
Date limite de soumission des résumés : 14 juillet 2014
Flyer pour les journées d’automne 2014 de la DCO (pdf - 218.6 ko)
Contact : thierry.constantieux@univ-amu.fr

27-28 octobre 2014, Romainville
Enzymes, innovation, industrie
Date limite de soumission des réumés : 1er octobre 2014
Plus d’informations à www.adebiotech.org/enzinov/

3-6 novembre 2014, Saint-Malo
43e congrès annuel du GFP
Date limite de soumission des résumés : 5 septembre 2014
Plus d’informations à https://gfp2014.univ-rennes1.fr/

12 novembre 2014, Paris
Chimie et cerveau
Colloque de la Maison de la chimie
Présentation du colloque Chimie et cerveau (pdf - 453.1 ko)
Plus d’informations...

24-28 novembre 2014, Montpellier
Matériaux 2014
Plaquette Colloque matériaux 2014 (pdf - 2.4 Mo)
Plus d’informations à www.materiaux2014.net

2-3 décembre 2014, Romainville
Insectinov
Insectes : une filière d’avenir pour les biotechnologies
Plus d’informations à www.adebiotech.org/insectinov/

9-10 décembre 2014, Villeneuve d’Ascq
16e journées de formulation sur le thème « Formulation et développement durable : spécialités et produits finis »
Contact : veronique.rataj@univ-lille1.fr

2015

3-7 mai 2015, La Rochelle
ISGC 2015
International Symposium on Green Chemistry
Plus d’informations à www.isgc2015.com/welcome

23-26 août 2015, Vienne (Autriche)
ECSSC 15
15th European Conference on Solide State Chemistry
Date limite de soumission des résumés : 30 avril 2015
Plus d’informations à http://ecssc15.univie.ac.at/

1.6.2.2 …et d’autres

2014

24 juillet 2014, Webinar
Int’l Research Grants for Women - Webinar
American Association of University Women Fellowships & Grants : Programs that Empower Women around the Globe
@ 3:00pm EDT
Enregistrez-vous maintenant @ www.acs.org/ic_aauw

31 août-4 septembre 2014, Saint Petersbourg (Russie)
20th EuroQSAR
Understanding Chemical-Biological Interactions
Plus d’informations à www.euroqsar2014.org

4 septembre 2014, Paris
FIPDes Day
Inscrition gratuite mais obligatoire
Plus d’informations à www.fipdes.eu/spip.php?article78

8-12 septembre 2014, Strasbourg
Première édition de l’école d’été « Challenges in Supramolecular Chemistr »y
Plus d’informations à www.suprachem.unistra.fr

12 septembre 2014, Lisbone (Portugal)
EFMC-YMCS 2014
1st EFMC Young Medicinal Chemist Symposium
Plus d’informations...

2-3 octobre 2014, Paris
Forum de recrutement « Paris pour l’emploi »
Plus d’informations à www.parisemploi.org

9 octobre 2014, Paris
Eau et industrie : vers un partagedurable de la ressource en eau
Plus d’informations à ww.webs-event.com/

15-17 octobre 2014, Lyon
Photocatalysis for Energy
Tarif Early bird jusqu’au 21 juillet 2014 !
Plus d’informations à www.rs-photo4e.com/

22-23 octobre 2014, Brême (Allemagne)
3rd Carbon DioxideUtilisation Summit
Plus d’informations...

30 octobre 2014, Paris
La gestion des biodéchets des gros producteurs
Plus d’informations à wwww.astee.org

3-5 novembre 2014, Accra (Ghana)
3rd West African Clean Energy & Environment Exhibition & Conference
Plus d’informations à www.wacee.info/wacee.html

4-6 novembre 2014, Poitiers
21e édition du colloque Journées information eaux
plus d’informations à www.jie-poitiers.com

1.6.2.3 Séminaires, expositions, films...

Exposition & rencontre : La chimie de l’amour
Médiathèque Hélène Berr, 70 rue de Picpus, 75012 Paris
du 3 juillet au 30 août 2014| rez-de-chaussée
Vous considérez peut-être l’amour comme un trésor à découvrir à protéger, un phénomène puissant, extraordinaire, presque magique… L’amour est une émotion complexe et, derrière les ressentis amoureux, se cache une multitude de molécules et de réactions chimiques.
Tout l’été, vous êtes invités, avec une exposition réalisée par l’Inserm, à faire un petit tour d’horizon de ce qui se passe dans le corps, les organes et les cellules d’un humain amoureux.
Quel est « l’équipement » nécessaire pour vivre la chimie de l’amour ?
Qu’est-ce que le coup de foudre ?
Peut-on contrôler le désir ou être dépendant au plaisir ?

Les conférences de l’ICOA
23 septembre 2014, 11:00
Dr. Jean-Claude Florent, UMR 176 « Conception, synthèse et vectorisation de biomolécules » - Institut Curie
Sondes glycolipidiques pour l’étude de l’endocytose de la toxine de Shiga.
Criblage phénotypique de la méiose : découverte d’un composé antiangiogénique

Salle des Séminaires de l’ICOA,
Campus Universitaire / Orléans-La Source
Plus d’informations à www.icoa.fr

2.1. Nouvelles de France

2.1.1 À lire...

2.1.2 Les rendez-vous de la Fédération Gay-Lussac

Dates des salons sur lesquels un stand FGL sera prévu.

  • 15 novembre 2014, Lyon, L’Étudiant Grandes Écoles cité internationale
  • 13-14 décembre 2014, Paris, L’Étudiant Études Supérieures,
  • 15-17 janvier 2015, Montpellier , L’Étudiant Salon de l’Enseignement Supérieur

2.2 Brèves du monde

2.2.1 Des systèmes de stockage d’énergie pour smart grids : accord germano-coréen

La société sud-coréenne SK Innovation et l’Institut Fraunhofer de production et d’automatisation (IFF) ont signé, le 26 Juin 2014 à Magdebourg (Saxe-Anhalt), un accord de coopération. Les deux partenaires ont l’intention de mener des recherches conjointes dans le domaine des grands dispositifs de stockage d’énergie, en particulier les batteries.

A l’avenir, les grandes batteries joueront un rôle important pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Elles devront stocker l’énergie à partir de sources renouvelables et ainsi contribuer à stabiliser le réseau électrique, ou encore contribuer à l’approvisionnement ciblé d’utilisateurs finaux dans des conditions de réseau instables.

SK Innovation est une société de SK Group. Celui-ci est, après Samsung et Hyundai, la troisième plus grande compagnie sud-coréenne. SK Innovation fabrique entre autres des batteries lithium-ion et développe des systèmes de stockage d’énergie pour les véhicules ainsi que pour des applications à grande échelle. Chanyul Lee, vice-président de SK Innovation, a déclaré à cette occasion : « Nous souhaitons nous impliquer davantage en Allemagne, et en particulier ici en Saxe-Anhalt, dans le domaine des systèmes de stockage d’énergie. C’est pourquoi cette installation pilote est très importante pour nous. Nous sommes ravis de travailler ici avec l’Institut Fraunhofer IFF. »

L’Institut Fraunhofer IFF mène des travaux de recherche avec l’Université Otto-von-Guericke de Magdebourg, entre autres dans le domaine des réseaux énergétiques intelligents et des infrastructures d’approvisionnement. Il développe des solutions sécurisées pour les systèmes de gestion de l’énergie. Avec la société sud-coréenne, les chercheurs de l’IFF souhaitent développer principalement la gestion de batteries et la mise au point de sous-composants, notamment pour améliorer la communication entre les systèmes de stockage d’énergie modernes de grande taille et les réseaux électriques.

La signature de l’accord de coopération a eu lieu au cours des 17e Journées de la Science organisées par l’Institut IFF. L’évènement s’est tenu dans le cadre de l’inauguration d’un des plus grands systèmes de stockage à batterie en Allemagne. Cette batterie lithium-ions, qui se trouve maintenant à l’IFF, est fournie par SK Innovation. Elle a une capacité de 0,5 mégawatts-heures et une puissance d’un mégawatt. L’IFF l’utilise pour la recherche, par exemple pour le développement et le test de systèmes de contrôle pour les réseaux intelligents. Le projet est financé par le Land de Saxe-Anhalt à hauteur d’un million d’euros. Le Ministre de l’économie du Land de Saxe-Anhalt, Hartmut Möllring, a salué cette coopération.

Sources

  • « Energiespeichersysteme für Smart Grid : Fraunhofer IFF und SK Innovation vereinbaren Zusammenarbeit », communiqué de presse de l’Institut Fraunhofer de production et d’automatisation (IFF) - 27/06/2014 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/QnFTU
  • « Fraunhofer IFF und SK Innovation aus Südkorea vereinbaren Kooperation », communiqué de presse du Ministère de la science et de l’économie du Land de Saxe-Anhalt - 26/06/2014 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ae2hL
  • ADIT, BE Allemagne (N°665, 3 juillet 2014)

2.2.2 Coopération franco-russe dans le cadre des Laboratoires Internationaux Associés (LIA) et des Groupes de Recherche Internationaux (GDRI)

Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et la Fondation Russe pour la Recherche Fondamentale (RFFI) fournissent un soutien significatif à la collaboration internationale d’équipes françaises et russes travaillant dans le domaine de la recherche fondamentale. Ce soutien se traduit non seulement par le financement de projets conjoints spécifiques, mais également par la création de conditions favorables à la formation des jeunes chercheurs et pour les chercheurs confirmés dans le cadre d’unités de recherche internationales : les Laboratoires Internationaux Associés (LIA) et Groupes de Recherche Internationaux (GDRI). La création de LIA et GDRI s’effectue sur une base concurrentielle, permettant la sélection de consortia en France et en Russie occupant des positions de leader dans des domaines spécifiques et ayant une expertise et des équipements complémentaires. Il est à noter que la Russie possède des laboratoires conjoints avec 42 pays différents, mais le volume des échanges avec la France surpasse largement celui des autres pays.

La table ronde franco-russe s’est tenue le 18 juin 2014 à l’Université d’Etat du Kouban [1], à Krasnodar, avec les soutiens financiers du RFFI et du CNRS. L’Institut de Chimie Générale et Inorganique N.S. Kurnakov (IGIC RAS) et le Bureau régional du CNRS à Moscou ont participé à l’organisation de cet événement, qui s’est tenu dans le cadre de l’Année de la Science UE-Russie.

© Université d'Etat du Kouban

Des scientifiques russes et français représentant quelques-uns de la vingtaine de LIA et de la vingtaine de GDRI existant aujourd’hui ont assisté à la conférence. Ces coopérations scientifiques se répartissent selon une géographie tout à fait étendue. En Russie, elles concernent Moscou, Saint-Pétersbourg, Dubna, Kazan, Novossibirsk, Tomsk, Krasnoyarsk, Krasnodar et beaucoup d’autres villes de toute la Russie ; en France Paris, Montpellier, Toulouse, Le Havre, Bordeaux, Marseille et d’autres. Les domaines concernés par les recherches conjointes sont également variés. Ils comprennent diverses branches des mathématiques et de l’informatique, la physique, la chimie, la biologie, la géographie, la médecine, l’archéologie, l’anthropologie, l’histoire ainsi que d’autres branches des sciences humaines et sociales.

Des représentants de la RFFI (Mr V.V. Kvardakov, vice-directeur du Comité Directeur de la RFFI et Mr A.N. Sharov, Directeur du Département des Relations Internationales), du Fonds Russe pour les Sciences Humaines (FRSH) (Mr Y.V. Smirnov), du CNRS (Mr M. Tararine), ainsi que des chercheurs membres de LIA et GDRI franco-russes sont intervenus au cours de la conférence. L’objet de cette conférence n’était pas tant d’exposer les résultats des travaux scientifiques des équipes (ce qui constitue l’intérêt premier de la coopération internationale) que de se livrer à une analyse et de faire le point sur les mécanismes de soutien à la recherche par les organisations russes et françaises partenaires, principalement la RFFI et le FRSH en Russie et le CNRS en France. Une attention particulière a été portée sur les mécanismes impliquant les jeunes chercheurs dans la vie scientifique internationale et les méthodes destinées à attirer les jeunes scientifiques de talent dans le domaine de la recherche. Michel Tararine a souligné le fait que les LIA et GDRI constituent un environnement idéal pour la formation des jeunes chercheurs, en leur assurant un encadrement humain et professionnel de première qualité, une immersion complète dans un environnement par définition international, sans compter l’ouverture et la richesse apportées par l’acquisition d’une culture différente. Il a également souligné l’importance des divers dispositifs de soutien - et en particulier des bourses - mis en place par l’Ambassade de France en Russie. Ces types de bourses sont destinés à fournir un support financier aux étudiants afin qu’ils puissent améliorer leur connaissance de la langue française, suivre une formation scientifique pour les jeunes chercheurs, depuis les niveaux de licence et master jusqu’au doctorat. Alexandre Sharov a quant à lui souligné l’importance de la visibilité, la nécessité de développer le réseautage professionnel et d’utiliser pleinement le potentiel de communication d’Internet.

Мichel Tararine, directeur du Bureau Régional du CNRS à Moscou
Alexander Sharov, directeur du Département des Relations Internationales de la RFFI

Il a été souligné que l’environnement créé par les LIA et GDRI et le soutien à ces structures apporté par la RFFI et le CNRS leur permet de mener des études scientifiques de façon plus efficace et de se développer plus rapidement. L’expérience acquise en matière de collaboration scientifique internationale au sein des LIA et GDRI, les échanges humains et d’équipement entre les partenaires facilitent la création de réseaux professionnels internationaux et l’implication de collègues de pays émergents dans la recherche conjointe.

L’Université d’Etat du Kouban (KubSU), organisateur de la conférence, est une jeune université qui se développe rapidement. Elle est un exemple de succès en matière de collaboration internationale en montrant qu’il est possible de faire de la bonne science non seulement dans la capitale, mais également en province. La veille de la table ronde s’est tenue une réunion des chercheurs et du Comité Directeur du LIA MEIPA (« Membranes échangeuses d’ions et procédés associés »). La réunion avait pour but d’analyser et de faire le point sur les activités du LIA au cours de l’année écoulée. Ce LIA comprend des chercheurs de l’Université Montpellier-2, de l’Université Paris-Est, de l’Université d’Etat du Kouban et de l’Institut de Chimie Générale et Inorganique de l’Académie des Sciences de Russie. Le LIA, en sus de son activité scientifique, prépare également de jeunes chercheurs. Actuellement, deux étudiants de KubSU sont à l’Université Montpellier-2, et un autre vient de recevoir une bourse de l’Ambassade de France à Moscou pour effectuer une thèse en co-tutelle à l’Université Paris-Est. Réciproquement, trois étudiants de l’Université Paris-Est effectuent un stage à KubSU.

Les chercheurs du LIA franco-russe « Membranes échangeuses d’ions et procédés associés » et les membres du Comité Directeur, André Vioux, Université Montpellier-2 (à gauche), et Michel Tararine (à droite).

Un autre événement important s’est produit au cours de la conférence : Gérald Pourcelly, professeur à l’Université Montpellier-2, a été décoré du titre de Docteur Honoris Causa de l’Université d’Etat du Kouban pour sa contribution significative au développement de la collaboration scientifique et universitaire entre le KubSU et l’Université Montpellier-2, l’Institut Européen des Membranes, l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier et d’autres centres de formation et de recherche en France. Il s’agit de la seconde décoration russe du Prof. Pourcelly, qui l’année passée a reçu la Médaille N.N. Semenov de l’Académie des Sciences de Russie.

Le recteur de l’Université d’Etat du Kouban, Mikhail Astapov, remet le diplôme de Docteur Honoris Causa de KubSU à Gérald Pourcelly, Professeur à l’Université Montpellier-2

Sources

  • Table ronde Franco-Russe« Soutien à la recherche fondamentale dans le cadre des LIA et GDRI : état, enjeux, perspectives »
  • Krasnodar - 18 juillet 2014
  • ADIT, BE Russie (N°64, 4 juillet 2014)

2.2.3 La Russie est officiellement membre de l’Installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF)

La Fédération de Russie a scellé le 24 juin dernier son adhésion à l’ESRF, la machine à rayonnement synchrotron européenne située à Grenoble, l’une une des sources de rayons X les plus performantes au monde. Le protocole d’adhésion a été signé pour la partie russe par le vice-ministre pour l’éducation et la science, M. Venjamin Kaganov. Le Centre national Kourtchatov, point focal des activités russes à l’ESRF et qui a joué un rôle clé dans la démarche d’adhésion de la Russie, était représenté par M. Pavel Kashkarov, l’un de ses directeurs adjoints. La délégation russe comprenait également des représentants d’une vingtaine d’institutions de recherche et d’universités du pays. Le maire de Grenoble, M. Eric Piolle, le préfet de l’Isère, M. Richard Samuel, et le président de la communauté urbaine grenobloise, M. Christophe Ferrari, ont assisté à cette cérémonie orchestrée par M. Francesco Sette, le Directeur général de l’ESRF et M. Bertrand Girard, prédisent du Conseil de l’ESRF.

L’ESRF à Grenoble

L’annonce de cette adhésion avait été rendue publique dès le 17 décembre dernier (cf. BE Russie 58). Cette signature conclut un processus enclenché en 2011 par un accord d’association qui structurait la participation des équipes russes aux activités de recherche de cette source synchrotron européenne et qui donnait une nouvelle dimension à une coopération initiée il y a plus de deux décennies.

Pour mémoire l’ESRF a été fondée en 1988, inaugurée en 1994 et regroupe 12 pays membres et 6 pays associés. L’ESRF a la forme juridique d’une société civile de droit français a un budget de 80 millions d’euros et emploie 600 personnes. L’adhésion de la Russie a pour effet immédiat l’acquisition par la Fédération de 6 % des parts de cette société civile. L’ESRF est un exemple remarquable de coopération scientifique européenne. La lumière synchrotron extrêmement brillante de l’ESRF ouvre des possibilités inégalées dans l’exploration des biomolécules, nanomatériaux, catalyseurs en action, fossiles ou objets précieux du patrimoine. L’ESRF reçoit environ 7000 scientifiques chaque année, qui viennent y réaliser les expériences les plus variées. [1]

Les chercheurs de la Fédération de Russie collaborent à l’ESRF principalement dans le domaine de l’optique en rayons X, de la cristallographie aux rayons X et cristallographie des macromolécules, de la spectroscopie des rayons X et de la diffusion des ondes appliquées à la science de la matière condensée, science des hautes-pressions et diffraction des rayons X par résonance magnétique nucléaire.

Pour mémoire, la Russie participe à plusieurs très grandes infrastructures de recherche européennes ou internationales situées sur le sol européen. On citera le laser à électrons libres XFEL à Hambourg qui sera opérationnel en 2015, l’accélérateur de particules FAIR de Darmstadt dont on attend les premiers travaux en 2018 le CERN de Genève comme observateur ainsi qu’au réacteur thermonucléaire expérimental international ITER de Cadarache comme fondateur. La Russie a également membre associé à partir de 1996 et pendant un temps à l’Institut Laue-Langevin, source de neutrons située à Grenoble avant d’en sortir.

En même temps, la Russie accueille sur son sol un centre de recherche international, l’Institut unifié de recherche nucléaire (JINR) de Dubna, centre de recherche international de physique nucléaire située dans la région de Moscou. Créé en 1956, le JINR regroupe 18 états membres, pays de l’ex sphère d’influence soviétique, et est traditionnellement présenté comme la réponse du bloc socialiste à la création du CERN.

Le Centre national Kourtchatov coordonne les activités de la Russie à l’ESRF comme la réflexion sur le programme de TGRI russe connu sous le nom de MegaScience, qui comprend 6 installations et que le gouvernement russe souhaiterait ouvrir à la coopération internationale. Ces projets sont sur des sites uniques et répartis surtout dans la partie européenne de la Russie : - un réacteur à haut flux (PIK) et - une source de rayonnement synchrotron de 4e génération (SSRS-4) à Gatchina dans la banlieue de Saint-Pétersbourg, - un tokamak à Troitzk dans la banlieue de Moscou (Ignitor), - un collisionneur électron-positron à Novossibirsk (TAU-CHARM), - un centre sur la lumière extrême à Nizhny Novgorod (XCELS) et - un super collisionneur supraconducteur à Dubna (NICA).

Sources

  • ADIT, BE Russie (N°64, 4 juillet 2014)

2.2.4 Un outil qui résume automatiquement les articles scientifiques

Des chercheurs de l’Université Ben Gourion du Néguev ont créé SUMMY, un outil de synthèse automatique d’articles scientifiques. L’objectif : aider les chercheurs et le grand public à accéder plus rapidement et plus facilement à la connaissance, à une époque où le problème n’est plus le manque de données, mais plutôt l’identification de l’information pertinente.

© tgellan

Faciliter la vie des scientifiques

Un part significative du temps de travail d’un chercheur est consacré à communiquer sur ses résultats. Cela passe généralement par la rédaction d’un article scientifique en vue d’une publication dans une revue à comité de lecture. Cet exercice délicat suit des codes très précis afin de s’assurer de la reproductibilité des résultats, pilier de la démarche de recherche scientifique. Cependant, cela aboutit à des textes qui sont difficiles à comprendre rapidement, même pour des chercheurs du même domaine. Ainsi, un travail exhaustif d’identification de la littérature existante sur un sujet devient une tâche particulièrement fastidieuse, occupant une grande partie des journées des scientifiques.

Un outil en ligne, accessible à tous

C’est pour aider ces derniers, mais aussi le grand public qui souhaite se saisir des problématiques scientifiques, que les étudiants Neta Weiss et David Moshkovich et leurs professeurs Mark Last et Marina Litvak, de l’Université Ben Gourion du Néguev, ont créé SUMMY. Son rôle ? Résumer automatiquement un papier académique, quelle que soit la discipline. Pour cela, ces chercheurs se sont appuyés sur l’algorithme MUSE, développé par les professeurs Last et Litvak et qui utilise une combinaison linéaire de 31 métriques statistiques afin de générer un classement des phrases d’un document selon leur importance, et produire ainsi un résumé pertinent. Implémenté, MUSE s’est transformé en SUMMY, un outil accessible depuis un site web ouvert à tous : http://summy-bgu.cloudapp.net/. Il permet de résumer des textes scientifiques et même des livres et est disponible en 3 langues : anglais, arabe et hébreu.

Un outil en amélioration continue

SUMMY est-il fiable ? Les chercheurs israéliens en sont convaincus. David Moshkovich explique : « Pour évaluer objectivement la performance de notre algorithme à résumer des articles, nous avons développé un programme qui analyse un corpus de textes académiques résumés par des expert et le compare aux mêmes textes résumés par SUMMY ». Neta Weiss complète : « Avoir un programme de synthétisation avec de bonnes performances est important. Mais ce n’est pas assez ! Nous suivons notre but de fournir un accès au savoir meilleur et plus rapide. Pour améliorer la performance et la convivialité de notre outil, nous sommes en phase de collecte de feedback auprès de nombreux étudiant de la BGU [Ben Gurion University]. Nous utilisons pour cela une base de données dans le cloud. Les feedbacks sont collectés et intégrés afin de calibrer finement SUMMY. Et nous l’améliorons constamment en rajoutant des fonctionnalités et en travaillant sur sa facilité d’utilisation ».

Sources

2.2.5 Une nouvelle « cape d’invisibilité » par des chercheurs du KIT

Ces dernières années, différents types de matériaux agissant en tant que « cape d’invisibilité » ont été développés. Suivant les applications, ces matériaux peuvent être « transparents » à la lumière, à la chaleur ou au son. Une équipe du KIT vient de développer une « cape » qui, cette fois, dissimule un objet qui ne sera pas ressenti en surface du matériau et ne sera pas détectable par des appareils de mesure de force.

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La « cape d’invisibilité » mécanique développée par le KIT

Cette sorte de cape d’invisibilité mécanique est constituée d’un méta-matériau polymère présentant une microstructure spéciale. La clé du développement a été la précision de la microstructure réalisée. Le matériau cristallin a été créé avec une précision inférieure au micromètre, de manière à atteindre les propriétés mécaniques souhaitées.

Lors des premiers tests effectués, un demi-cylindre dur a été inséré dans le matériau. La structure du méta-matériau redirige les forces exercées par le doigt ou l’instrument de mesure de manière à dissimuler le demi-cylindre. A l’inverse, si une mousse légère ou plusieurs couches de coton étaient placées au-dessus du demi-cylindre, celui-ci serait difficile à ressentir en surface mais toujours détectable.

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Structure du matériau

Le développement de ce matériau, complexe, a été permis par une méthode d’écriture laser directe mise au point par une spin-off du KIT, Nanoscribe. Le polymère artificiel a été choisi pour ses caractéristiques mécaniques spécifiques : dur à la pression, élastique au cisaillement. Des applications seront possibles d’ici quelques années, afin de produire des matériaux dont on maîtrisera parfaitement les caractéristiques mécaniques.

Sources

2.2.6 Quel est le comportement d’un électron en solution dans l’eau ?

Ce sont des réponses à cette question qu’apportent les travaux publiés dans la prestigieuse revue Nature Chemistry par l’équipe de Pavel Jungwirth de l’Institut de Chimie Organique et de Biochimie de l’Académie des Sciences, en collaboration avec des chercheurs expérimentateurs de l’Université de Zurich.

L’intérêt de ces travaux réside d’une part dans la meilleure compréhension de l’interface entre le monde classique et le monde quantique (thème qui a été récompensé par le Prix Nobel de Chimie 2013), et d’autre part dans ses implications dans le domaine de la radiochimie. En effet, la formation et la dissolution des électrons en solution aqueuse, ainsi que les processus qui en découlent, ont des répercussions sur la compréhension des mécanismes de traitement des tumeurs par radiothérapie ou des processus chimiques intervenant lors des différentes phases de stockage des déchets nucléaires.

En combinant les expériences de spectroscopie transitoire térahertz réalisées à Zurich aux calculs combinant mécanique quantique et classique réalisés à Prague, les chercheurs ont découvert que l’électron généré par photoionization possède une fonction d’onde délocalisée sur environ 40 A, qui se contracte au bout d’une picoseconde pour former une pseudo-sphère d’un diamètre de l’ordre de 2,5 A.

Le Prof. Pavel Jungwirth est un physico-chimiste tchèque, formé à la Faculté de Mathématiques et de Physique de l’Université Charles de Prague. Il dirige actuellement une équipe au sein de l’Institut de Chimie Organique et de Biochimie de l’Académie des Sciences. Il a publié plus de 250 articles dans des revues internationales, dont Science et PNAS, et participe souvent à des émissions de radio ou de télévision scientifique pour le grand public.

Sources

2.2.7 Un générateur de champ magnétique sans électricité

Un dispositif capable de générer un fort champ magnétique sans électricité a été développé par des chercheurs de l’Institut de Mécanique et Structure des Roches de l’Académie des Sciences et un brevet a été déposé. Il fonctionne grâce à l’utilisation de jeux d’aimants permanents mis en opposition, où se forme un champ magnétique dans l’espace ainsi formé entre les deux aimants. L’intensité du champ magnétique est contrôlée par la largeur de cet espace. Les assemblages peuvent être composés de petits aimants simples ou de gros blocs (jusqu’à 15 kg) pour des installations plus importantes.

Selon Vaclav Zezulka, l’un des auteurs de cette invention, l’objectif est de pouvoir créer un champ magnétique dans un espace suffisamment important pour une utilisation donnée. La problématique principale est le contrôle des puissantes forces électromagnétiques générées par la proximité des deux jeux d’aimants opposés. Les aimants utilisés sont à base d’un alliage de néodyme, fer et bore (NdFeB). Leur rapprochement doit être parfaitement contrôlée pour éviter la destruction des matériaux.

Le plus gros dispositif créé permet de générer un champ magnétique de 1,8 Tesla, soit plus 10.000 fois le champ magnétique terrestre (un appareil IRM génère un champ compris entre 0,1 et 10 Tesla), et les chercheurs n’entendent pas s’arrêter là. Les gros aimants sont fabriqués à partir de petits aimants par une méthode développée au laboratoire et précédemment brevetée, notamment en République tchèque et aux Etats-Unis, et utilisée pour la construction de séparateurs et de filtres magnétiques utilisés de façon industrielle pour séparer efficacement les impuretés dans différents matériaux ferromagnétiques. Cette nouvelle construction permettra la fabrication de séparateurs et filtres induisant des champs magnétiques environ 50 % plus puissants que ceux générés jusqu’à présent.

Les chercheurs espèrent un jour voir utilisé leur générateur dans de nombreux domaines, en particulier dans l’imagerie par résonnance magnétique (IRM), ce qui devrait permettre de réduire fortement le coût de fabrication et d’utilisation de ces appareils.

L’Institut de Mécanique et Structure des Roches de l’Académie des Sciences est spécialisé dans l’étude des structures et propriétés des roches, des matériaux qui en sont dérivés et des matériaux composites.

Sources

2.2.8 Du sulfure d’hydrogène pour une maturation accélérée des ovocytes

Le sulfure d’hydrogène est un gaz toxique et incolore, à l’odeur particulière d’oeuf pourri. Une équipe de chercheurs tchèques du Département des Sciences Vétérinaires de l’Université Tchèque des Sciences de la Vie, en collaboration avec une équipe de l’Université Lille 1, a démontré le rôle joué par ce gaz dans la maturation des ovocytes (cellules précurseurs des ovules).

Ils ont découvert que deux enzymes impliquées dans la maturation des ovocytes porcins, MPF et MAPK, étaient activées en présence de sulfure d’hydrogène. Ils ont observé qu’à fortes doses, cela provoquait un impact négatif sur la suite du développement des cellules, mais qu’à de faibles doses, l’effet accélérateur était conservé tout en perdant l’effet négatif, permettant ainsi une croissance embryonnaire plus efficace.

A faible dose, le sulfure d’hydrogène a aussi un effet positif sur les cellules entourant l’ovule, dont le rôle est de nourrir et protéger ce dernier. Il régule ainsi l’activité de nombreuses molécules dans ce système. Cette découverte a mené au dépôt conjoint d’un brevet par les équipes de recherche, cette découverte pouvant être appliquée dans le domaine de la médecine reproductive.

Les chercheurs français et tchèques collaborent sur le thème de l’implication de certains gaz dans la signalisation cellulaire. Quelques années auparavant, ces deux mêmes équipes avaient démontré l’implication de l’oxyde nitrique dans l’initiation du développement embryonnaire.

Sources

P.-S.

N’oubliez pas que SCF Info en ligne s’affiche sur la toile… Vous le trouverez sur la page d’accueil www.societechimiquedefrance.fr

Photocopiage, retransmission du courriel… sont vivement conseillés !

Ont participé à la réalisation de ce numéro : Séverine Bléneau-Serdel, Lilia Dahmoun, Halima Hadi, Roselyne Messal, Thelma Roy, Marie-Claude Vitorge.

Les dates des manifestations peuvent être modifiées. Les responsables scientifiques sont les références auprès de qui s’adresser en cas de doute.

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