Sylvertriste

Les principales mines de sylvertriste se trouvent en France au réveillon, au Royaume-Uni au New year’s Eve et en Allemagne au Neujahres Abend. Peu abondant en temps normal, sa concentration augmente fin décembre, un premier pic étant observé le 25 décembre et un second plus important le 31.

Les échantillons de cet élément volatil, mais récurrent, de poids très variable, entre 40 et 140 kg, ont une moyenne qui se situe cependant dans la fourchette haute entre 80 et 100 kg, le tableau périodique (cf. D.I. Mendeleïev) ci-dessus indiquant les quantités de chaque élément pour un échantillon de 80 kg. La présence de sylvertriste est semble-t-il plus importante à la nuit tombée, le 31 décembre dans les lieux urbains éclairés par des dispositifs à base de LED (cf. LEDs) dits « guirlandes de Noël ».

L’état de base n du sylvertriste correspond à une température de 37 °C, une tension 13/8 et un rythme cardiaque de l’ordre de 60, qui ne le distingue pas des sources normales d’éléments.

  • L’état excité n+1 est atteint après diverses sollicitations, chacune d’entre elles permettant de sauter à ce niveau :
    • la première est l’évolution du temps, au fil des heures s’approchant de 24 h, sa tension augmente et se manifeste par des rougeurs de peau qui gagnent progressivement son visage,
    • la seconde est la concentration d’éthanol (cf. Éthanol) qui suivant les types de sylvertristes, et leur système d’élimination peut monter progressivement en fonction de l’absorption de liquides plus ou moins dilués,
    • la troisième est la vue d’aliments festifs et caloriques tels que protéines en grande quantité, sucres habilement présentés (cf. Glucose, Saccharose,Caramel) et corps gras (cf. Acide oléique, Acide gras) en abondance.

Cet état excité provoque, par échanges de liaisons, des rassemblements en petits groupes de trois à quatre sylvertristes, qui semblent attirés par les ondes lumineuses provenant de sources spécialisées dits « restaurants ». On observe alors la coalescence de ces groupes autour de tables régulièrement disposées dans ces établissements suivant un ordre bidimensionnel.

Il est en général 24 - 3 h lorsque le passage à l’état surexcité n+2 s’opère sous l’influence exacerbée des trois facteurs précédents. Cet état se caractérise par un comportement inhabituel des éléments. Coiffés de petits chapeaux en papier, exhalant des souffles alcoolisés dans des trompettes de mirliton ou des langues de belle-mère, ils s’agitent en vagues successives sous l’impact d’ondes sonores de plusieurs dizaines de décibels, qui provoquent assez vite l’état superexcité n+3.

Celui-ci se déclenche vers 23 h 59 après un décompte de chiffres plus ou moins long, lorsque 12 coups de canons, 12 sons de cloches ou l’affichage sur écran en couleurs (cf. Lanthanides) d’un défilement de chiffres : 5, 4, 3, 2, 1, 0, provoquent un genre de manifestation explosive. Les éléments se jettent brutalement les uns sur les autres en cognant des récipients de verre (cf. Verre, Cristal) emplis de liquides riches en dioxyde de carbone (cf. Dioxyde de carbone) dans les établissements précités.

Mais cet état n+3 se généralise et déborde à l’extérieur et, suivant les pays, dans de grandes artères, des places ou des plages, où la concentration de sylvertristes atteint des sommets vertigineux, catalysée par l’éthanol dilué et des fibres cellulosiques (cf. Cellulose) en petits disques ou en serpentins.

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Souvent des explosions ou des feux d’artifices (cf. Feux d’artifice) accompagnent ces pics de concentrations et libèrent une partie de l’énergie accumulée afin de préparer le retour à l’état fondamental.

Cependant, il se peut aussi que cet état se transmette à des structures métalliques, notamment celles des véhicules automobiles. On observe dans certains cas, principalement dans les banlieues de grandes villes, la combustion quasi spontanée de véhicules qui libèrent cette énergie transmise en dépit de mousses ignifuges que déversent des opérateurs spécialisés (cf. PBDE et autres retardateurs de flamme).

Progressivement après 0 h, le 1er janvier, ces états excités déclinent, et le sylvertriste revient à son état fondamental à l’aube, avec l’apparition du jour. C’est alors que l’on peut constater de fortes consommations d’acide acétylsalicylique (cf. Aspirine) ou de para-acétylaminophénol (cf. Paracétamol), de sorbitol (cf. Sorbitol) et de bicarbonate de sodium (cf. Bicarbonate de sodium). Ces ingrédients font alors disparaître toutes séquelles et le sylvertriste disparait pour ne réapparaître que l’année suivante.

Des experts se sont penchés sur cet élément fugace et à vie courte : ils ont proposé, pour les différencier, d’appeler les éléments dans les états excités « sylverjoyeux », mais l’IUPAC (cf. IUPAC) et l’Académie des sciences n’ont pas encore tranché.

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